La question « SAS ou SARL : que choisir ? » revient tout le temps pour une raison simple : les deux structures permettent de créer une société « classique », mais elles ne racontent pas la même histoire en termes de pouvoirs, de rémunération du dirigeant et de mouvements d’associés. Autrement dit, la différence entre SARL et SAS ne se joue pas sur un détail, elle se joue sur votre manière de piloter l’entreprise — aujourd’hui et dans 18 mois.
👉 Si vous voulez aller droit au but : vous pouvez faire un diagnostic en quelques minutes avec notre DAV pour trancher SAS ou SARL comment choisir, et estimer le coût exact de votre création (Frais légaux obligatoires).
Dans une SAS, vous pouvez construire une gouvernance « sur mesure » : pouvoirs du président, règles de majorité, droits de vote, conditions de nomination/révocation, clauses de contrôle, organisation en cas de conflit, etc. C’est souvent ce qui ressort quand on compare SAS SARL différence : la SAS vous laisse dessiner votre système.
La souplesse est un avantage uniquement si vos statuts sont bons. Le piège classique, c’est le 50/50 sans mécanisme anti-blocage. Le jour où vous n’êtes plus d’accord, vous avez une société… qui ne peut plus décider (banque, embauche, investissement, signature d’un bail, etc.).
Exemple
Vous êtes deux associés à 50/50. L’un veut réinvestir, l’autre veut distribuer. Sans clause prévue (majorité renforcée, arbitrage, buy/sell, etc.), votre entreprise peut se retrouver « coincée » alors même que l’activité marche.
👉 Transition utile : si vous voulez une SAS sans improviser les clauses, vous avez deux options selon votre besoin :
La SARL est perçue comme plus « encadrée ». C’est souvent un avantage quand vous voulez un cadre clair, connu, stable. C’est typiquement le cas d’une activité familiale, d’une société à associés « de confiance », ou une gouvernance simple.
Ce cadre « prêt à l’emploi » peut devenir moins confortable dès que vous voulez des mécanismes plus fins (entrée d’investisseurs, droits politiques différenciés, clauses de sortie sophistiquées). Ce n’est pas impossible en SARL, mais vous aurez plus vite besoin de structurer proprement (statuts + parfois pacte).
👉 Si vous partez sur une SARL, on conseille souvent de verrouiller dès le départ : conditions de cession, règles de décision, pouvoirs du gérant, et gestion des conflits.
Télécharger les Statuts de SARL sur Actav
C’est ici que la différence SARL SAS devient très « terrain », parce que ça touche votre fiche de paie, vos cotisations, votre retraite, et parfois votre arbitrage salaire/dividendes.
En SAS, le président est généralement assimilé salarié (régime général, sans assurance chômage par défaut). Ça signifie souvent : cotisations plus élevées si vous vous rémunérez, mais une protection sociale souvent jugée plus complète.
Beaucoup d’entrepreneurs choisissent la SAS en pensant « je me payerai en dividendes ». Sauf que :
Si vous hésitez parce que vous voulez arbitrer « coût / protection », faites un DAV
En SARL, le cas le plus fréquent est celui du gérant majoritaire, affilié au régime des TNS : cotisations souvent plus faibles que le régime assimilé salarié, mais protection différente (et à calibrer avec soin).
En SARL, selon votre situation, une partie des dividendes peut se retrouver dans une logique de charges sociales au-delà de certains seuils. Donc le raisonnement « je prends tout en dividendes » peut donner une surprise.
Quand on compare SAS ou SARL fiscalité, il faut éviter un piège classique : croire que « tout se joue sur l’impôt ».
En réalité, le vrai arbitrage est presque toujours fiscal + social : ce que vous payez au titre de l’impôt (Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) ou barème) et ce que vous payez au titre des cotisations (selon que vous êtes assimilé salarié ou TNS).
C’est pour ça que deux dirigeants peuvent avoir la même société « à l’IS » et, pourtant, un coût global très différent selon leur manière de se rémunérer.
Sur les dividendes, le repère de base est le PFU (« flat tax ») à 30%, composé de 12,8% d’impôt sur le revenu + 17,2% de prélèvements sociaux.
À ce stade, beaucoup se disent : « OK, donc dividendes = 30%. » Oui… mais le vrai sujet, c’est : est-ce que ces dividendes supportent en plus des cotisations sociales (et là, SAS vs SARL diffère dans certains cas).
Cette logique est rappelée également en matière fiscale par la doctrine administrative (BOFiP) : le créancier doit établir “l’inanité” des poursuites contre la société, c’est-à-dire l’impossibilité d’obtenir paiement.
En SAS, les dividendes ne sont pas soumis aux cotisations sociales « classiques » du régime assimilé salarié (ils restent dans la logique fiscale des revenus de capitaux mobiliers).
En SARL, si vous êtes gérant majoritaire, une fraction des dividendes peut être réintégrée dans l’assiette des cotisations sociales au-delà d’un certain seuil (souvent présenté comme « au-delà de 10% du capital + primes d’émission + comptes courants »).
Parce qu’un dividende n’est jamais « automatique » : il dépend du résultat, des décisions de distribution, et d’une trésorerie compatible. Et à l’inverse, une rémunération a un coût social plus prévisible, mais elle peut aussi être utile pour la protection et le financement personnel.
La SAS (Société par Actions Simplifiée) est aujourd’hui très souvent recommandée dès que l’on anticipera des mouvements d’associés, une levée de fonds ou l’entrée d’un ou plusieurs investisseurs. Sa grande force tient à la liberté qu’elle donne pour organiser la vie du capital social directement dans les statuts ou dans un pacte d’associés.
Cette liberté est réelle : il est possible d’intégrer des mécanismes spécifiques pour :
Du point de vue juridique, c’est un avantage majeur lorsque vous préparez une évolution en plusieurs étapes plutôt qu’une structure « statique ».
Les avocats insistent souvent sur le rôle du pacte d’associés en SAS, qui permet de compléter et préciser ce que les statuts ne devraient pas (ou ne veulent pas) contenir.
Un pacte d’associés peut :
À la différence d’une SARL, ces mécanismes sont plus nativement cohérents avec le fonctionnement d’une SAS, car le pacte se greffe naturellement sur une structure déjà souple.
La liberté offerte par la SAS n’est pas exempte de risques :
En pratique, la vraie question n’est pas seulement « est-ce possible ? », mais est-ce que c’est lisible, applicable, et sécurisant pour tous les associés ?
Exemple
Dans une SAS à trois associés, l’un d’eux veut vendre ses actions à un concurrent potentiel. Sans clause de préemption ou d’agrément bien définie, ce concurrent pourrait entrer dans la société sans vraie discussion. Une clause de préemption bien calibrée (par exemple : préemption interne, puis externe à conditions strictes) protège l’équilibre, mais à condition que les modalités soient pensées et écrites précisément.
La SAS est la forme la plus adaptée dès lors qu’il y aura :
Une SAS bien structurée facilite les entrées/sorties sans multiplier les obstacles formels, contrairement à certaines rigidités possibles d’une SARL (même si ces dernières peuvent être contournées avec diligence).
Si votre projet prévoit des évolutions de capital, des investisseurs ou des mouvements fréquents d’associés, il peut être utile de faire un diagnostic structuré de votre projet afin de déterminer précisément si une SAS avec des clauses adaptées est réellement ce dont vous avez besoin.
Si vous cherchez holding SAS ou SARL, posez-vous plutôt cette question : votre holding est-elle un outil d’investissement et de croissance, ou un outil patrimonial et stable ?
Ici, le DAV est particulièrement utile, parce qu’il ne répond pas « SAS partout » ou « SARL partout » : il répond à votre montage.
DAV (diagnostic + estimation coût exact)
Créer une SAS ou une SARL passe aujourd’hui par une chaîne de formalités assez standardisée. Le risque, ce n’est pas la formalité en elle-même : c’est (1) de sous-estimer le rôle des statuts et (2) de payer plus cher que ce que cela coûte vraiment notamment s’agissant des frais légaux obligatoires.
La création d’entreprise, que ce soit une SAS ou une SARL, se fait via le Guichet unique opéré par l’INPI : dépôt du dossier, pièces, transmission, immatriculation, etc.
On distingue ici deux blocs :
Il ne faut pas confondre ici prestation commerciale annoncée « gratuite » et « création réellement gratuite ».
Pour éviter ça, vous pouvez créer votre entreprise avec un avocat à moindre coût
Certaines offres mettent en avant un prix d’appel très faible, puis réintègrent des coûts via un assemblage de « frais légaux » et « frais de traitement » difficilement lisible.
Le bon réflexe est de demander le détail ligne par ligne et de comparer la publicité légale au barème officiel, publié et consultable.
Si votre objectif est de répondre proprement à « sas ou sarl comment choisir » et de savoir combien ça coûte réellement (frais + options utiles), le plus efficace est de faire un diagnostic guidé, puis de choisir le bon niveau d’accompagnement.
Diagnostiquer + chiffrer le coût exact SAS/SARL
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