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Cession de parts sociales : étapes clés pour réussir

La cession de parts sociales d’une entreprise est un processus complexe qui doit respecter les statuts et la réglementation. C’est une opération qui nécessite une attention particulière aux détails.

Que vous soyez associé d’une SARL (Société à Responsabilité Limitée) ou d’une SAS (Société par Actions Simplifiée), voici les grandes étapes qui vous aideront à comprendre les étapes essentielles pour vendre vos parts sociales.

 

💡 Pour mieux comprendre ce que c’est la cession de parts sociales, pensez également à consulter notre article Cession de parts sociales et cession de fonds de commerce : quelles différences ?

Étape 1 : Vérifier les clauses statutaires ou le pacte d'associés avant la vente de parts sociales

Avant de procéder à la cession de vos parts sociales, il est important de vérifier les clauses statutaires ou le pacte d’associés de votre entreprise. Ces documents peuvent contenir des dispositions spécifiques concernant les conditions de cession.

En effet, ces conditions peuvent varier d’une entreprise à l’autre en fonction de sa forme juridique (SARL, SAS, etc.). Le choix effectué par les associés lors de la rédaction des statuts a également son importance. Il est donc essentiel de se référer aux statuts de votre entreprise avant de vendre vos parts sociales.

Exemple de clauses que peuvent contenir les statuts :

La clause de préemption

Dans le cas d’une SARL, les statuts peuvent prévoir une clause de préemption. Celle-ci donne aux associés existants le droit de se porter acquéreurs en priorité des parts sociales mises en vente. Cette clause vise à maintenir la stabilité de la composition de la société: elle offre en effet aux associés la possibilité d’accroître leur participation ou de limiter l’entrée de nouveaux associés.

La clause d'agrément

De même, une clause d’agrément peut figurer dans les statuts. Ainsi, si un associé souhaite céder ses parts, il doit soumettre son projet de cession à l’approbation des autres associés. Cette mesure vise à protéger les intérêts de la société. Elle permet aux associés d’évaluer la qualité et les compétences du futur associé avant d’accepter la cession. Une décision collective des associés ou d’un organe spécifique de l’entreprise, tel qu’un conseil d’administration, peut accorder l’agrément. 

La clause d'inaliénabilité

En outre, les statuts peuvent également contenir une clause d’inaliénabilité. Il s’agit d’une clause qui restreint la vente des parts sociales pour une période déterminée. Cette mesure vise à garantir la stabilité de la société. Elle empêche ainsi les associés de céder leurs parts trop rapidement après leur acquisition. L’inaliénabilité peut être totale. Dans ce cas, les associés ne peuvent pas vendre leurs parts sociales pendant une période donnée. L’inaliénabilité peut aussi être partielle. Dans ce cas, la clause limite la cession à des tiers spécifiques ou à certaines conditions.

⚠️ Point important

Il est important de noter qu’il est possible de modifier les clauses statutaires. Il faudra dans ce cas respecter les règles de majorité et de procédure prévues par les statuts eux-mêmes. Ainsi, si vous envisagez la cession de vos parts sociales, il peut être nécessaire de procéder à une modification des statuts. Ces modifications visent à adapter les clauses de cession à votre situation spécifique.

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Les clauses statutaires ou le pacte d’associés jouent un rôle crucial lors de la cession de parts sociales. Ce sont ces clauses qui définissent les conditions et les limites de cette opération.

Étape 2 : Obtenir l'agrément des autres associés sur le projet de vente de parts

Selon les dispositions statutaires de votre entreprise, il se peut que vous ayez besoin d’obtenir l’agrément des autres associés avant de pouvoir céder vos parts sociales.

Pour obtenir cet agrément, le cédant doit généralement notifier son projet de cession à la société et à chacun des associés, en demandant leur accord. Les statuts de la société précisent en général les modalités pour obtenir cet agrément.

En fonction des dispositions statutaires, seule une décision collective des associés peut accorder l’agrément à la vente des parts. Les statuts peuvent également désigner un organe spécifique de la société chargé de donner l’agrément, tel qu’un conseil d’administration ou un comité de surveillance.

Quels sont les critères pour accorder l'agrément?

Il est important de noter que les statuts peuvent prévoir des critères spécifiques à prendre en compte lors de l’octroi de l’agrément.

Par exemple, le cessionnaire doit répondre à certaines conditions de compétence, de solvabilité ou de moralité.

 

Droit de préférence

De plus, les statuts peuvent accorder un droit de préférence à certains associés, leur donnant ainsi la priorité pour acquérir les parts sociales mises en vente par un associé cédant. 

Concrètement, cela signifie que si un associé souhaite céder ses parts sociales, il doit d’abord offrir la possibilité aux associés bénéficiant du droit de préférence d’acquérir ces parts dans les mêmes conditions que celles proposées à un tiers. Les associés bénéficiaires du droit de préférence ont alors la possibilité d’accepter ou de renoncer à l’acquisition des parts. Si aucun des associés bénéficiaires n’exerce son droit de préférence, le cédant est libre de vendre ses parts à un tiers.

Le droit de préférence vise à maintenir la stabilité de la société en permettant aux associés existants de contrôler l’entrée de nouveaux associés. Cela leur donne également l’opportunité d’augmenter leur participation dans la société en acquérant les parts mises en vente. Une clause conférant un droit de préférence à certains associés ou à tous, peut également permettre d’éviter la dispersion du capital social entre de nombreux petits associés.

Étape 3 : Valoriser les parts sociales à céder

La valorisation des parts à céder dans le cadre de la cession de parts sociales est une étape importante pour déterminer le prix de vente. Il existe plusieurs méthodes couramment utilisées pour évaluer les parts sociales d’une société.

 

📊 Méthodes de valorisation

Facteurs influençant la valorisation

Il est important de noter que la valorisation des parts peut varier en fonction de divers facteurs. Les plus importants de ces facteurs sont :

Étape 4 : Formaliser la cession de parts sociales par un acte de cession

Une fois que vous avez satisfait à toutes les conditions préalables, il faudra formaliser la cession par la signature d’un acte de cession. Cet acte permet de constater et de matérialiser le transfert de propriété des parts sociales entre le cédant et l’acquéreur.

Il doit donc être rédigé avec soin et doit contenir certaines mentions obligatoires pour être valable.

Quel est le contenu de l'acte de cession de parts sociales ?

Facteurs influençant la valorisation

Il est recommandé de se faire accompagner par un avocat en droit des sociétés pour garantir la validité juridique et la conformité du document.

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Étape 5 : Enregistrement de l'acte de cession de parts sociales

Il faudra procéder à l’enregistrement de la cession de parts sociales réalisée dans le délai d’un mois à compter de la date de l’acte de cession. Il s’agit d’une formalité obligatoire qui doit se faire au service des impôts du domicile de l’une des parties ou de la résidence du notaire si la cession est effectuée par acte notarié.

Cette formalité obligatoire a pour but de rendre cette cession opposable aux tiers et de régulariser la situation fiscale.

Le coût de l'enregistrement de la cession de parts sociales

💰 Droits d’enregistrement

⚠️ Point important

Il est important de noter que le calcul du coût d’enregistrement peut être complexe et dépend de plusieurs facteurs tels que le type de société, la nature des parts cédées et la valeur de celles-ci.

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6. Implications fiscales de la cession de parts sociales

La cession de parts sociales entraîne des implications fiscales importantes pour les parties à l’acte. Tant pour le vendeur que pour l’acheteur, il est essentiel de comprendre les conséquences fiscales de cette opération.

Pour le vendeur

Pour le vendeur, la plus-value réalisée lors de la cession de parts sociales est imposable. Cette plus-value correspond à la différence entre le prix de cession des parts et leur valeur d’acquisition. Elle est soumise à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux.

Le taux d’imposition de la plus-value dépend de la durée de détention des parts. En cas de détention des parts pendant plus de deux ans, il est possible de bénéficier d’un abattement sur la plus-value imposable.

Report d'imposition

Il est également important de mentionner que des dispositifs de report d’imposition peuvent s’appliquer dans certains cas spécifiques. Par exemple, en cas de réinvestissement de la plus-value dans une entreprise éligible, il est possible de différer l’imposition de la plus-value réalisée.

Pour le cessionnaire

Pour le cessionnaire, l’acquisition des parts sociales peut également avoir des conséquences fiscales. Le cessionnaire devra payer des droits de mutation sur le prix de cession des parts. Ces droits de mutation varient en fonction du montant de la transaction et des taux appliqués par les autorités fiscales.

Enfin, l’acquisition de parts sociales peut également influencer la base imposable de l’acheteur et les revenus générés par ces parts. Il est donc important pour l’acheteur de prendre en compte ces implications fiscales dans sa stratégie d’investissement.

Exemple

Un associé ayant acheté ses parts 10 000 € et les revendant 40 000 € sera imposé sur une plus-value de 30 000 €, sous réserve d’abattements selon la durée de détention.

Conclusion

La cession de parts sociales ne se limite pas à un simple accord entre deux parties : elle implique des vérifications statutaires, une valorisation précise, une formalisation juridique rigoureuse et une anticipation fiscale. Chaque étape conditionne la sécurité de l’opération et la stabilité future de la société.

S’entourer de professionnels et anticiper les aspects juridiques et financiers permet d’éviter les blocages, de négocier sereinement et de garantir une transmission fluide et sécurisée.

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