Vous entreprenez seul et vous hésitez entre plusieurs formes ? L’EURL est souvent choisie pour une raison simple : elle permet de créer une société « classique » (avec une vraie personnalité morale), tout en restant associé unique, avec un cadre juridique plutôt balisé.
La eurl définition la plus utile à retenir est la suivante : l’EURL est une SARL avec un seul associé. Le capital est divisé en parts sociales (et non en actions), et la responsabilité de l’associé est en principe limitée à ses apports.
« Responsabilité limitée » ne veut pas dire « zéro risque ». En pratique, le risque revient souvent par d’autres portes : caution personnelle demandée par une banque, dettes fiscales/sociales en cas de manquements, ou responsabilité du dirigeant en cas de faute de gestion.
Exemple concret
Vous sollicitez un prêt bancaire et la banque vous demande une caution personnelle. Même si la société est une EURL, la caution peut ré-exposer votre patrimoine si la société ne rembourse pas.
L’EURL est pertinente quand vous voulez :
Sur la forme, l’EURL est la version « solo » d’une SARL : règles plus détaillées, décisions formalisées, logique assez standardisée.
La SASU est plus flexible : c’est souvent un avantage si vous anticipez une croissance rapide, des investisseurs, ou des mécanismes de gouvernance « sur mesure ».
Exemple concret
Vous prévoyez d’accueillir un investisseur minoritaire et vous voulez encadrer finement ses droits (certaines décisions à valider, informations à communiquer, etc.). En SASU/SAS, c’est généralement plus simple à organiser dès le départ dans les statuts.
C’est souvent le critère décisif.
➡️ Pour un comparatif « projet par projet », on revient très vite à eurl ou sarl (si vous pensez ouvrir le capital) et eurl ou sasu (si vous cherchez de la souplesse).
L’EURL a une particularité fiscale importante : selon votre situation, la logique de base n’est pas la même qu’en SASU.
Exemple concret
Vous avez une activité de prestation de services avec un chiffre d’affaires modéré. La micro-entreprise peut être ultra simple, mais si vous voulez un cadre « société » (contrats, crédibilité, organisation, ouverture future), l’EURL peut être plus cohérente.
Dès que vous n’êtes plus seul, l’EURL bascule dans la logique sarl et eurl : concrètement, vous faites entrer un nouvel associé (cession ou augmentation de capital), et vous vous retrouvez avec une SARL « classique ».
Exemple concret
Vous êtes seul depuis 1 an, puis vous faites entrer un associé à 30% pour développer l’activité. Votre EURL devient une SARL, et vous devez adapter statuts et décisions en conséquence.
L’opération existe aussi : rachat des parts de l’autre associé, départ, transmission… et la société se retrouve avec un seul associé.
Exemple concret
Vous aviez créé à deux, puis votre associé sort. Si toutes ses parts vous reviennent, la société redevient « unipersonnelle ».
Quand vous voulez passer d’une logique SARL/EURL (parts sociales, cadre encadré) à une logique SASU (actions, souplesse statutaire), vous entrez dans une vraie opération de transformation : rédaction d’actes, mise à jour des statuts, formalités, annonce légale, et parfois intervention d’un commissaire à la transformation selon la situation.
Exemple concret
Vous aviez choisi l’EURL pour démarrer vite et cadrer l’activité, puis vous préparez une entrée d’investisseurs et vous souhaitez une gouvernance plus flexible : la transformation vers une SASU peut se justifier, à condition d’être sécurisée.
➡️ Si vous avez un cas concret (investisseur, changement de régime social, projet familial…), le plus rentable est souvent d’obtenir un avis ciblé : vous pouvez poser votre question sur Actav Connect.
La création eurl suit une logique assez standard :
Exemple concret
Vous domiciliez la société chez vous et vous prévoyez de louer un bureau plus tard. Anticiper le transfert de siège dans les statuts évite une modification « dans l’urgence » quand le bail arrive.
Beaucoup de personnes sous-estiment le sujet parce qu’elles sont seules. Pourtant, le eurl statut conditionne déjà : votre marge de manœuvre, l’entrée future d’un associé, la cession de parts, les pouvoirs du gérant, les décisions importantes, etc.
➡️ Si vous voulez avancer en autonomie, vous pouvez partir sur un statut pour eurl prêt à remplir via Actav (kits et modèles) : https://www.actav.fr/je-cree-mon-entreprise/
➡️ Si vous voulez sécuriser la structure dès le départ (surtout si vous anticipez une ouverture du capital, un financement, ou un changement de forme), l’option la plus solide est de passer par un avocat (rédaction + cohérence d’ensemble). Dans ce cas, vous pouvez lancer votre création via Actav Suite (création avec avocat) depuis la même porte d’entrée : https://www.actav.fr/je-cree-mon-entreprise/
Même si une offre annonce « EURL à 0 € », la création d’une société commerciale implique au minimum :
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Calculez les frais de création au centime près
Le coût « visible » (annonce + immatriculation) est rarement le problème. Le vrai risque, c’est un statut pour eurl trop générique, qui ne prévoit pas correctement les décisions importantes, l’évolution (entrée d’un associé, passage en SARL), ou les clauses sensibles.
C’est souvent là que naissent les modifications imprévues… et donc les coûts reportés.
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L’EURL est cohérente si vous voulez entreprendre seul avec un cadre clair, en gardant la possibilité d’évoluer vers une SARL (entrée d’associé) ou de transformer vers une SASU selon la trajectoire du projet. Les vrais critères de choix restent : votre stratégie de rémunération (social), votre fiscalité (IR/IS/micro selon cas), et votre scénario d’évolution (investisseurs, associés, transmission).
Une EURL est une « SARL à associé unique » : vous créez une société avec une personnalité morale distincte, tout en restant seul au capital. Cette forme est plus encadrée que les structures « en actions » et sert souvent à entreprendre seul avec un cadre juridique balisé.
Exemple : vous lancez une activité de services seul et vous voulez un cadre sociétaire clair (statuts, décisions, comptes) dès le départ.
Dans une EURL, la direction est assurée par un gérant (souvent l’associé unique lui-même, mais ce peut être un tiers). Le rôle du gérant est central : il représente la société, engage l’entreprise vis-à-vis des tiers et applique les règles prévues par les statuts.
Exemple : vous restez associé unique mais vous nommez un gérant « opérationnel » : il faut cadrer précisément ses pouvoirs dans les statuts.
Le point le plus déterminant, c’est le régime social. Quand le gérant est aussi l’associé unique, il relève généralement du statut de travailleur non salarié (TNS/SSI), avec une protection sociale différente de celle d’un assimilé salarié (SASU).
Exemple : vous cherchez à optimiser le niveau de cotisations au démarrage : l’EURL est souvent comparée à la SASU sur ce critère précis.
La création eurl suit une logique « statuts → formalités » : vous rédigez les statuts, vous préparez le dossier (domiciliation, pièces du dirigeant, etc.), vous publiez l’annonce légale, puis vous immatriculez. Un point souvent oublié : si vous commencez à contracter avant l’immatriculation, il faut encadrer correctement les actes passés « pour le compte de la société en formation ».
Exemple : vous signez un gros contrat client avant d’avoir le Kbis : il faut sécuriser la reprise de cet acte par la société.
Le piège n’est pas « l’administration » : c’est de prendre des statuts trop génériques. Même seul, vous pouvez évoluer (entrée d’un associé, cession, transformation, option fiscale). Une rédaction trop standard « passe » aujourd’hui, mais vous rattrape souvent demain.
Exemple : vous prévoyez de louer un local plus tard : anticiper le transfert de siège évite une modification en urgence.
Le comparatif eurl ou sasu se joue principalement sur (1) le statut social du dirigeant (TNS en EURL vs assimilé salarié en SASU) et (2) la souplesse statutaire (la SASU est souvent plus flexible dans l’organisation).
Exemple : si vous privilégiez une protection sociale « type régime général », la SASU revient souvent ; si vous privilégiez une logique TNS, l’EURL est souvent envisagée.
Techniquement, l’EURL est la version unipersonnelle de la SARL : même « famille », mais avec un seul associé. La vraie question eurl ou sarl se pose surtout si vous savez dès le départ que vous serez à deux (ou plus) rapidement.
Exemple : vous démarrez seul mais vous voulez intégrer votre associé dans 6 mois : l’EURL peut être une étape, à condition de l’anticiper.
La logique sarl et eurl est simple : dès que vous faites entrer un ou plusieurs associés (cession de parts ou augmentation de capital), l’EURL « devient » une SARL pluripersonnelle. Il faut alors mettre à jour les statuts et accomplir les formalités liées à l’entrée au capital.
Exemple : vous cédez 30% des parts à un associé : vous basculez en SARL et vous devez sécuriser la gouvernance à deux.
Une SARL peut devenir une EURL quand toutes les parts se retrouvent entre les mains d’un seul associé (rachat, départ des autres, etc.). Point de vigilance (souvent méconnu) : si la SARL était à l’IS, le maintien/organisation de l’IS peut imposer une rigueur particulière dans la mise à jour des statuts et les démarches, sinon vous pouvez subir un basculement fiscal non souhaité.
Exemple : vous rachetez toutes les parts de votre associé : la société devient EURL, mais il faut vérifier l’impact fiscal et la rédaction statutaire.
En pratique, eurl vers sasu signifie généralement transformer la société existante : on change la forme, mais l’entreprise continue (mêmes contrats, même historique), à condition de respecter la procédure. Cette procédure comporte des étapes juridiques (décisions, statuts, annonce légale, dépôt) et, selon les cas, la désignation d’un commissaire à la transformation.
Exemple : vous voulez passer en « actions » pour préparer une entrée d’investisseurs : la transformation est souvent plus logique que repartir de zéro.
Le choix eurl ou micro entreprise dépend surtout de votre réalité économique :
Exemple : si vous avez beaucoup de matériel, sous-traitance, logiciels : la logique « charges réelles » d’une société devient souvent plus cohérente.
Créer une entreprise individuelle (EI) revient à entreprendre « en nom propre », avec moins de formalisme. Une EURL crée une personne morale distincte : c’est plus structuré (statuts, décisions, comptes) et souvent plus évolutif si vous pensez à faire entrer quelqu’un, céder, ou transformer.
Exemple : vous démarrez seul mais vous voulez rendre l’activité « cessible » ou transmissible plus facilement : la logique société est souvent privilégiée.
En principe, oui : la responsabilité de l’associé est limitée aux apports. En pratique, votre responsabilité personnelle peut être engagée dans certains scénarios (faute de gestion, confusion des patrimoines, garanties personnelles). C’est l’une des raisons pour lesquelles la rigueur de gestion et la rédaction statutaire comptent, même en solo.
Exemple : vous signez une caution bancaire à titre personnel : la banque pourra se retourner contre vous, même si la société est en difficulté.
Oui : en EURL à l’IS, quand l’associé unique est aussi gérant (TNS/SSI), une partie des dividendes peut être soumise aux cotisations sociales au-delà d’un seuil lié au capital/primes/compte courant. C’est un point clé à connaître avant de bâtir une stratégie « tout dividendes ».
Exemple : vous vous rémunérez peu et vous sortez surtout du dividende : le gain attendu peut être réduit si vous dépassez le seuil.
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