Actav Mega Menu

Actav · Conformité juridique

Quelles sont les mentions obligatoires des CGV en 2026 ?

Sous la direction de Me Manel Sghari
Avocat au Barreau de Paris
9 min

En bref

Les mentions obligatoires CGV couvrent en 2026 : prix et conditions de paiement, délais de livraison, garanties légales, droit de rétractation 14 jours en B2C, pénalités de retard et indemnité forfaitaire de 40 € en B2B, identité du vendeur et juridiction compétente. Sur Actav, tous les modèles intègrent ces mentions et les nouveautés 2026 (bouton de rétractation au 19 juin 2026, DSA, Omnibus).

Checklist des mentions obligatoires CGV en 2026 — Actav
Checklist complète des mentions obligatoires CGV B2C et B2B en 2026

Une CGV incomplète expose à des sanctions lourdes : jusqu'à 75 000 € pour défaut de communication, et jusqu'à 2 millions d'euros pour omission des conditions de règlement (article L441-16 du Code de commerce). En 2026, deux nouveautés majeures s'imposent : la fonctionnalité de rétractation en ligne au 19 juin et la pleine application du Digital Services Act. Cet article détaille la checklist complète, B2C et B2B, avec sanctions associées et exemples concrets. Pour comprendre le parcours complet de mise en conformité : comment ça marche.

Quelle distinction entre CGV B2C et B2B ?

Avant toute checklist, une question préalable s'impose : à qui s'adressent vos CGV ? Le régime juridique change radicalement selon que votre client est un consommateur (B2C) ou un professionnel (B2B). Cette distinction conditionne le choix des textes applicables, les mentions à intégrer et les sanctions encourues.

En B2C, les CGV sont quasi obligatoires : l'article L111-1 du Code de la consommation impose une obligation générale d'information précontractuelle (caractéristiques, prix, identité du vendeur, garanties). En pratique, ces informations se concentrent dans les CGV. En B2B, l'article L441-1 du Code de commerce ne rend pas la rédaction obligatoire, mais impose leur communication à tout acheteur professionnel qui en fait la demande.

Critère CGV B2C (consommateur) CGV B2B (professionnel)
RédactionDe fait obligatoireFacultative mais recommandée
CommunicationAvant la conclusion du contratSur demande de l'acheteur
Code de référenceC. consommation (L111-1, L221-5)C. commerce (L441-1, L441-10)
Rétractation14 jours pour la vente à distanceAucune rétractation légale
Garantie légale2 ans (art. L217-3 C. conso.)Vices cachés (art. 1641 C. civ.)
Sanction principaleJusqu'à 15 000 € (PP) / 75 000 € (PM)Jusqu'à 75 000 € (PP) / 2 M€ (PM)

Sur Actav, chaque modèle CGV sectoriel est décliné en versions B2C et B2B distinctes, ou en version hybride lorsque l'activité concerne les deux publics.

Modèle CGV sectoriel rédigé par avocat B2C, B2B ou hybride · Conforme 2026 · Personnalisable au format Word.

Quelles mentions sont obligatoires en B2C ?

Les CGV destinées aux consommateurs reprennent les informations précontractuelles imposées par les articles L111-1 et L221-5 du Code de la consommation. Toute omission peut être qualifiée de manquement à l'obligation d'information précontractuelle, voire de pratique commerciale trompeuse par la DGCCRF.

Identité et coordonnées du vendeur

Dénomination sociale, adresse du siège, numéro RCS, TVA intracommunautaire, téléphone et e-mail de contact. Cette obligation a été renforcée depuis l'entrée en vigueur de l'ordonnance dite Omnibus (28 mai 2022) qui a transposé la directive (UE) 2019/2161.

Caractéristiques essentielles du bien ou du service

Description claire, fonctionnalités, et pour les biens comportant des éléments numériques, la compatibilité et l'interopérabilité (depuis l'ordonnance n° 2021-1247 du 29 septembre 2021).

Prix TTC et frais accessoires

Prix complet TTC, frais de livraison, modalités de calcul. Lorsque le prix résulte d'une décision automatisée personnalisée, cette information doit être expressément signalée au consommateur.

Modalités de paiement et de livraison

Moyens acceptés, délai précis de livraison et conséquences d'un retard. En cas de manquement, le consommateur peut résoudre le contrat après mise en demeure restée infructueuse (art. L216-6 C. conso., issu de l'ordonnance n° 2021-1247).

Droit de rétractation de 14 jours

Conditions, délai, formulaire type annexé (annexe de l'art. R221-1 C. conso.) et exceptions de l'art. L221-28. À défaut d'information complète, le délai de 14 jours est prolongé de 12 mois.

Garanties légales

Garantie légale de conformité de 2 ans (art. L217-3 C. conso.), garantie des vices cachés (art. 1641 C. civ.) et garantie commerciale éventuelle, distinctement présentée.

Médiation et juridiction

Coordonnées du médiateur de la consommation, plateforme européenne de règlement en ligne des litiges, droit applicable et juridiction compétente, sans clause attributive de juridiction abusive.

Attention aux clauses abusives. Les articles R212-1 et R212-2 du Code de la consommation listent les clauses noires (toujours abusives) et grises (présumées abusives). Une clause limitant indûment la responsabilité du vendeur ou imposant une indemnité disproportionnée au consommateur sera réputée non écrite.

Exemple concret. Un commerçant de prêt-à-porter en ligne qui omet d'annexer le formulaire type de rétractation s'expose à voir le délai porté à 14 jours + 12 mois pour ses clients. Sur la plateforme Actav, les CGV e-commerce intègrent systématiquement le formulaire annexé.

A

Le modèle CGV B2C d'Actav intègre déjà l'information précontractuelle complète (art. L111-1), le formulaire de rétractation R221-1 annexé, et l'articulation des garanties L217-3 / 1641. Rédigé par avocat partenaire, personnalisable au format Word. Pour comprendre le parcours complet : comment ça marche.

Quelles mentions sont obligatoires en B2B ?

L'article L441-1 du Code de commerce structure les mentions obligatoires CGV entre professionnels autour de deux piliers : conditions de règlement et éléments de détermination du prix.

Les conditions de règlement (art. L441-10 C. com.)

Les CGV B2B doivent obligatoirement préciser :

  • Le délai de paiement, dans la limite de 60 jours calendaires à compter de la facture, ou 45 jours fin de mois sous réserve d'une convention écrite.
  • Le taux des pénalités de retard, qui ne peut être inférieur à 3 fois le taux d'intérêt légal. À défaut de stipulation, c'est le taux BCE majoré de 10 points qui s'applique de plein droit.
  • Le montant de l'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement, fixé à 40 € par facture (art. D441-5 C. com.).
  • Les conditions d'escompte éventuel applicable en cas de paiement anticipé.

Pénalités de retard B2B : le taux BCE + 10 points est le seuil supplétif (à vérifier à la date de publication selon le taux directeur en vigueur). Les pénalités sont exigibles dès le lendemain de l'échéance, sans mise en demeure préalable (Cass. com., 3 mars 2009, n° 07-16.527).

Autres mentions essentielles B2B

Bien que non strictement listées par l'article L441-1, ces clauses sont indispensables : identification complète du vendeur, description des produits, conditions de livraison et transfert des risques, clause de réserve de propriété (art. 2367 C. civ.), garanties commerciales (sous réserve de l'art. 1170 C. civ.), force majeure, droit applicable et juridiction. Le modèle CGV B2B d'Actav intègre l'ensemble dans une rédaction validée par avocat partenaire inscrit au Barreau.

Faire valider ses CGV par un avocat partenaire Relecture, audit ou rédaction sur mesure · Démarrer dans Actav Suite.

Quelles sanctions en cas de mention manquante ?

Les sanctions varient selon la nature du manquement. Les contrôles sont assurés par la DGCCRF via ses directions régionales (DREETS).

Manquement Texte Personne physique Personne morale
Refus de communication des CGV B2B L441-1 IV C. com. 15 000 € 75 000 €
Défaut de mention des conditions de règlement L441-16 C. com. 75 000 € (150 k€ récidive) 2 M€ (4 M€ récidive)
Manquement information précontractuelle B2C (1° à 4°, 6°) L131-1 C. conso. 3 000 € 15 000 €
Information sur garanties et SAV (5° de L. 111-1) L131-1-1 C. conso. 15 000 € 75 000 €
Pratique commerciale trompeuse L132-2 C. conso. 2 ans + 300 000 € 1,5 M€ ou 10 % CA
Pratique trompeuse en ligne (loi 2024-420 du 10 mai 2024) L132-2 al. 3 5 ans + 750 000 € 3,75 M€ ou 10 % CA
Défaut de bouton de rétractation (à compter du 19 juin 2026) L242-13 C. conso. 15 000 € 75 000 €

Les sanctions administratives prononcées par la DGCCRF peuvent être publiées nominativement, ce qui ajoute un risque réputationnel notable. Les bilans annuels de la DGCCRF font régulièrement état de condamnations significatives pour manquement aux délais de paiement et défaut d'information précontractuelle.

Bonnes pratiques et erreurs courantes

Pour limiter le risque de sanction, quatre bonnes pratiques sont recommandées : audit annuel des CGV par avocat, versionnage daté de chaque mise à jour, conservation d'un support durable d'acceptation par le client, et révision systématique à chaque évolution légale. À l'inverse, les erreurs les plus fréquentes sont l'usage d'un modèle générique non sectorisé, l'oubli du formulaire de rétractation B2C, la confusion entre médiation B2C et règlement amiable B2B, et l'insertion d'une clause attributive de juridiction abusive.

A

Le coût d'une CGV non conforme dépasse de loin le prix d'un modèle rédigé par avocat. Les modèles Actav couvrent les principales zones de risque DGCCRF (L441-1, L441-16, L131-1, L131-1-1, L132-2, L242-13, R212-1) et sont mis à jour à chaque évolution réglementaire. Pour toute question : FAQ Actav.

Quelles nouveautés 2026 intégrer ?

Trois évolutions structurent les mentions obligatoires CGV en 2026. Une CGV non actualisée à l'une d'elles devient juridiquement fragile.

1. Rétractation en ligne au 19 juin 2026

L'ordonnance n° 2026-2 du 5 janvier 2026 et son décret d'application n° 2026-3 ont transposé la directive (UE) 2023/2673 du 22 novembre 2023 et modifié l'article L221-21 du Code de la consommation. À compter du 19 juin 2026, tout professionnel concluant des contrats à distance via une interface en ligne devra mettre à disposition une fonctionnalité gratuite permettant au consommateur d'exercer son droit de rétractation directement en ligne. Bien que l'ordonnance porte sur les services financiers, l'obligation s'applique à l'ensemble des contrats à distance conclus en ligne (e-commerce, applications mobiles, marketplaces, espaces clients).

Le décret crée l'article D221-5 du Code de la consommation et précise les exigences techniques : libellé clair et sans ambiguïté, accessibilité, gratuité, présence pendant toute la durée du délai de rétractation. Les CGV doivent désormais mentionner l'existence de cette fonctionnalité et son emplacement. La sanction est fixée par l'article L242-13 C. conso. : 15 000 € pour une personne physique et 75 000 € pour une personne morale.

2. Le Digital Services Act (DSA)

Pleinement applicable depuis le 17 février 2024, le règlement (UE) 2022/2065 impose aux plateformes une transparence renforcée des CGU sur la modération et les algorithmes, un mécanisme de notification des contenus illicites, et pour les marketplaces la traçabilité des vendeurs tiers. La loi SREN du 21 mai 2024 (loi n° 2024-449) transpose ces obligations en droit français. Les sanctions peuvent atteindre 6 % du chiffre d'affaires mondial pour les très grandes plateformes en ligne désignées par la Commission européenne.

3. Les règles Omnibus sur les annonces de réduction de prix

L'article L112-1-1 du Code de la consommation, issu de l'ordonnance n° 2021-1734 du 22 décembre 2021 entrée en vigueur le 28 mai 2022, impose qu'une annonce de réduction de prix indique le prix le plus bas pratiqué dans les 30 jours précédant la promotion. Une infraction peut relever de la pratique commerciale trompeuse (art. L121-2 C. conso.). Les CGV qui régissent les opérations promotionnelles doivent préciser la méthode de calcul du prix de référence affiché barré.

À vérifier à la date de publication. D'autres réformes en cours peuvent affecter vos CGV en 2026 : facturation électronique obligatoire (calendrier 1er septembre 2026 pour la réception, déploiement progressif jusqu'en 2027 pour l'émission), AI Act, et projets de réforme de la résiliation en quelques clics. Les avocats partenaires Actav assurent une veille continue et mettent à jour les modèles à chaque évolution.

Comment choisir un modèle CGV conforme ?

Trois options s'offrent à vous selon votre niveau d'autonomie et votre budget. Une rédaction sur mesure par avocat reste l'option la plus sécurisée, mais aussi la plus coûteuse (souvent plusieurs centaines à plusieurs milliers d'euros). Un modèle générique téléchargeable sur des sites non spécialisés est rarement sectorisé et expose à des oublis majeurs. Un modèle CGV sectoriel rédigé par avocat sur Actav constitue un bon compromis : conformité 2026 garantie, déclinaison par secteur, et personnalisation rapide au format Word.

Quel que soit votre choix, trois vérifications restent indispensables : adapter les clauses à votre activité réelle (livraison, paiement, sectoriel), faire relire le document par un avocat avant la première mise en ligne, et programmer une révision annuelle pour intégrer les évolutions législatives.

A

Pour démarrer rapidement, LancIA propose un diagnostic juridique gratuit en 5 minutes pour identifier le modèle CGV adapté à votre activité, et Actav Suite permet ensuite un échange direct avec un avocat partenaire pour validation. Accès depuis suite.actav.fr.

FAQ : mentions obligatoires CGV

Non. Le droit de rétractation de 14 jours prévu à l'article L221-18 du Code de la consommation s'applique uniquement aux contrats conclus à distance ou hors établissement entre un professionnel et un consommateur. Entre professionnels, aucune rétractation légale n'existe. Sur Actav, les modèles distinguent clairement B2B et B2C.

Les sanctions varient selon la mention manquante. Le défaut de communication des CGV B2B expose à une amende administrative jusqu'à 15 000 € pour une personne physique et 75 000 € pour une personne morale (art. L441-1 IV C. com.). L'absence de mention des conditions de règlement et pénalités de retard peut atteindre 2 millions d'euros pour une personne morale (art. L441-16 C. com.).

Oui, une révision annuelle est recommandée. Le droit de la consommation évolue rapidement : ordonnance Omnibus de décembre 2021 entrée en vigueur le 28 mai 2022, DSA pleinement applicable depuis février 2024, bouton de rétractation en ligne au 19 juin 2026. Les modèles Actav sont actualisés par les avocats partenaires à chaque évolution.

Non, leur rédaction n'est pas obligatoire en B2B. Mais l'article L441-1 du Code de commerce impose leur communication à tout acheteur professionnel qui en fait la demande, dès lors qu'elles existent. En pratique, les avocats partenaires Actav recommandent leur rédaction systématique pour sécuriser les délais de paiement et les pénalités de retard.

Trois évolutions principales : la fonctionnalité de rétractation en ligne au 19 juin 2026 (ordonnance n° 2026-2 du 5 janvier 2026 transposant la directive UE 2023/2673), la conformité DSA depuis février 2024, et les règles Omnibus sur les annonces de réduction de prix (art. L112-1-1 C. conso.). Les modèles CGV Actav intègrent l'ensemble de ces obligations.

En B2C, les CGV sont de fait obligatoires : l'article L111-1 du Code de la consommation impose une obligation générale d'information précontractuelle (caractéristiques, prix, identité, garanties). En B2B, l'article L441-1 du Code de commerce ne rend pas la rédaction obligatoire mais impose leur communication à tout acheteur professionnel qui en fait la demande. Le régime des sanctions et les mentions diffèrent substantiellement.

Modèles CGV sectoriels · Conformité 2026

Sécurisez votre activité dès aujourd'hui

Les modèles CGV Actav sont rédigés par des avocats inscrits au Barreau, conformes 2026 (Omnibus, DSA, rétractation en ligne 19 juin 2026), livrés au format Word personnalisable.

Rédigés par des avocats inscrits au Barreau · 29 secteurs disponibles

Découvrir les modèles CGV →
Bibliothèque
ACTAV Suite
Assistant en ligne
Propulsé par ACTAV · support@actav.fr