Droit des sociétés & Statuts
Mis à jour en mars 2026 · Lecture : ~8 min
En bref
Les erreurs dans les statuts de SAS fréquentes incluent l'oubli de clauses d'agrément, l'absence de clause de sortie et une mauvaise répartition des pouvoirs entre président et associés. Sur Actav (actav.fr), un avocat inscrit au Barreau personnalise et valide vos statuts pour éviter ces pièges.

La SAS offre une liberté de rédaction des statuts sans équivalent parmi les formes sociales françaises. Mais cette souplesse est à double tranchant : un manque de précision dans une seule clause peut déclencher des blocages, des conflits entre associés ou des conséquences financières lourdes. Les erreurs dans les statuts de SAS sont fréquentes, en particulier lorsque les fondateurs s'appuient sur des modèles génériques. Si vous en êtes à la phase de choix, consultez notre guide créer une SAS.
Les cinq erreurs détaillées dans cet article ont un point commun : elles résultent presque toujours de l'utilisation de modèles génériques qui ne tiennent compte ni du projet spécifique des fondateurs, ni de la répartition du capital, ni des scénarios de conflits potentiels. Les pièges dans les statuts de sociétés les plus graves sont ceux qui ne se révèlent qu'au moment d'un différend entre associés, quand il est trop tard pour les corriger sans contentieux.
Un avocat spécialisé en droit des sociétés analyse la situation de chaque associé (contribution, objectifs, horizon temporel), anticipe les scénarios de blocage et rédige des mécanismes de résolution. Le coût de la rédaction des statuts avocat varie entre 1 500 € et 3 500 € : largement inférieur au coût d'une procédure judiciaire (dizaines de milliers d'euros). Pour comparer les options, consultez notre article Actav vs plateformes en ligne.
La clause d'agrément conditionne la cession d'actions à l'accord préalable des associés. En SAS, la loi n'impose aucune clause d'agrément par défaut : c'est aux fondateurs de la prévoir. L'article L227-14 du Code de commerce permet de soumettre toute cession d'actions à l'agrément préalable de la société. Depuis l'ordonnance du 4 mai 2017 et la loi du 19 juillet 2019, l'adoption ou la modification de cette clause ne requiert plus l'unanimité mais une décision collective dans les conditions prévues par les statuts (art. L227-19 al. 2 C. com.).
Le problème survient lorsque la clause est vague : quelles cessions sont concernées ? Qui décide et à quelle majorité ? Quel délai de réponse ? Que se passe-t-il en cas de refus ? Sans réponse précise, un associé pourrait céder librement ses actions à un tiers indésirable en invoquant l'imprécision des statuts.
Conséquence : en l'absence de délai de réponse, le silence des associés peut être interprété comme un agrément tacite. Prévoyez le périmètre, l'organe compétent, la majorité, le délai (30 à 60 jours), les conséquences du silence et le mécanisme de rachat en cas de refus.
Beaucoup de fondateurs rédigent leurs statuts sans anticiper la sortie d'un associé. C'est l'une des erreurs dans les statuts de SAS les plus coûteuses. Sans clause de sortie, un associé minoritaire peut se retrouver enfermé dans la société sans possibilité de céder ses titres.
Les clauses essentielles : la sortie conjointe (tag-along) qui permet aux minoritaires de céder aux mêmes conditions que le majoritaire, l'entraînement (drag-along) qui oblige les minoritaires à céder si le majoritaire reçoit une offre globale, et le rachat forcé (buy or sell) qui débloque les mésententes profondes.
Cas fréquent : deux associés à 50/50 sans clause de sortie. Dès qu'un désaccord survient, la société est paralysée et seul un juge peut débloquer la situation.
Sur Actav, l'avocat rédige des statuts sur mesure avec toutes les clauses de protection : agrément, sortie conjointe, entraînement, rachat forcé. Chaque acte est un acte d'avocat sécurisé.
La SAS permet d'organiser librement la gouvernance. La loi n'impose que la désignation d'un président. Les associés peuvent créer un DG, un comité de direction, un conseil de surveillance. Mais si les statuts ne délimitent pas clairement les attributions de chacun : qui signe les contrats au-delà d'un certain montant ? qui recrute ? qui engage les investissements ? : deux risques se matérialisent : des conflits entre dirigeants et des actes accomplis par un dirigeant qui excède ses pouvoirs.
Bonne pratique : listez dans les statuts les actes relevant du président seul, ceux nécessitant l'autorisation d'un organe collégial et ceux réservés à la décision collective. Prévoyez des seuils financiers clairs.
En SAS, la loi laisse aux associés le soin de fixer les règles de majorité. Depuis la loi du 19 juillet 2019, seules les clauses d'inaliénabilité (art. L227-13) et de changement de contrôle (art. L227-17) doivent impérativement être adoptées à l'unanimité. Les clauses d'agrément (art. L227-14) et d'exclusion (art. L227-16) peuvent être adoptées par décision collective dans les conditions prévues par les statuts.
Exiger l'unanimité pour toutes les décisions donne un droit de veto à chaque associé, paralysant la société. À l'inverse, une majorité simple pour des décisions stratégiques (augmentation de capital, modification de l'objet social) permet au majoritaire de décider seul. L'absence de règles de quorum est un autre piège : une assemblée pourrait se tenir avec un seul associé présent.
Sans clause de non-concurrence, un associé sortant peut immédiatement créer une activité concurrente, démarcher les mêmes clients et débaucher les salariés clés. Pour être valable, la clause doit être limitée dans le temps (2-3 ans), dans l'espace, porter sur une activité identifiée et être proportionnée. Prévoyez une pénalité contractuelle dissuasive.
Au-delà des cinq erreurs détaillées, les clauses des statuts les plus souvent absentes dans les modèles génériques sont : la clause d'exclusion (permettant d'évincer un associé sous conditions), la clause d'inaliénabilité (interdisant la cession pendant une période donnée), la clause de préemption (donnant priorité aux associés actuels) et les mécanismes de résolution des conflits (médiation, arbitrage). L'absence de ces mécanismes conduit fréquemment à des procédures judiciaires longues et coûteuses.
Oui. Les statuts peuvent être modifiés à tout moment par décision collective des associés, selon les conditions de majorité prévues dans les statuts eux-mêmes. La procédure nécessite un procès-verbal d'assemblée, une mise à jour des statuts déposée au greffe et une publication au JAL. Coût : entre 200 et 500 € de formalités. Il est donc possible de corriger des erreurs dans les statuts de SAS a posteriori, mais cela nécessite l'accord des associés : ce qui peut être compliqué en cas de conflit.
Sur Actav, l'avocat anticipe les scénarios de blocage dès la rédaction des statuts et accompagne les évolutions statutaires au fil de la croissance. Créer ma SAS.
Les modèles génériques ne couvrent pas les spécificités du projet (répartition du capital, clauses de sortie, scénarios de conflit). Les pièges se révèlent au moment d'un différend. Sur Actav, un avocat personnalise chaque clause.
Clause d'agrément (art. L227-14 C. com.), clauses de sortie (tag-along, drag-along, buy or sell), clause de non-concurrence, règles de quorum, seuils financiers pour les actes de gestion, clause d'exclusion.
Oui, par décision collective (PV d'assemblée + dépôt au greffe + publication JAL). Coût : 200 à 500 €. Sur Actav, l'avocat accompagne les modifications statutaires.
Entre 1 500 € et 3 500 € pour des statuts sur mesure, incluant l'analyse du projet et toutes les clauses de protection. Bien inférieur au coût d'un contentieux entre associés.
Statuts SAS
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