CGV Vente de logiciels et services numériques
Categories: Conditions générales de vente
barcode: AD4584
71,00 €
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CGV Vente de logiciels et services numériques : Pourquoi ce modèle ?
Modèle de CGV pour éditeur de logiciels et services numériques — licence perpétuelle on-premise, licence temporaire à durée déterminée, abonnement SaaS, plugins, modules complémentaires, marque blanche — applicable aux clients consommateurs et professionnels (B2B prédominant), rédigé par les avocats Actav, mis à jour droit français et européen 2026. 25 articles structurés et 3 annexes (formulaire de rétractation type, encadré obligatoire de garantie numérique, fiche prérequis techniques), livré au format Word modifiable, téléchargement immédiat.
Vous éditez un logiciel et vous le commercialisez sous une ou plusieurs des trois grandes formules : licence perpétuelle vendue une fois (typique de l’on-premise — outil métier, suite bureautique, antivirus), licence temporaire à durée déterminée renouvelable, ou abonnement SaaS facturé mensuellement ou annuellement. Vous vendez à des PME, à des ETI, parfois à des grands comptes qui exigent un MSA en bonne et due forme et un SLA contractualisé. Votre offre suppose une clé d’activation ou des identifiants, parfois un installateur, parfois un simple lien sur un environnement multi-tenant. Vous proposez de la maintenance corrective, des évolutions, un support N1/N2/N3, et vous hébergez les données SaaS chez un hyperscaler.
L’éditeur de logiciels qui vend sans CGV adaptées court trois risques très concrets. Premier risque : un client qui prétend avoir « acheté » le logiciel et revendique un droit de modification ou de redistribution — confusion classique entre vente et licence. Deuxième risque : un grand compte qui exige le code source en cas de défaillance de l’éditeur sans que la mécanique d’escrow soit cadrée. Troisième risque : une indisponibilité SaaS de 4 heures un mardi midi qui se transforme en mise en demeure parce qu’aucun SLA n’a été contractualisé. Avec ces CGV, la qualification de licence non exclusive non cessible (art. L122-6 CPI) est posée comme axiome, le code source reste votre propriété, le SLA est borné, la portabilité des données est organisée, et la responsabilité est plafonnée aux 12 derniers mois de redevance.
Points de vigilance
Voici les terrains sur lesquels un éditeur SaaS ou on-premise se fait reprendre, et que ce modèle traite un par un :
Chacun de ces points fait l’objet d’un article dédié, calibré pour le B2B prédominant tout en restant compatible avec une distribution B2C minoritaire.
Les fautes typiques côté éditeur de logiciels :
Ces quatre fautes sont les plus pénalisantes pour un éditeur SaaS en croissance qui veut vendre à des grands comptes. Le modèle les neutralise.
Références juridiques
Le modèle est ancré dans le Code de la propriété intellectuelle (art. L112-2 13°, L122-6, L122-6-1, L335-2), le Code de la consommation (art. L111-1, L215-1 à L215-3, L217-19, L217-20, L221-5, L221-14, L221-18, L221-28, L224-25-12 à L224-25-26, L611-1), le Code de commerce (art. L441-10, L442-1), le Code civil (art. 1112-2, 1127-1, 1218, 1231-3, 1641 à 1649), l’ordonnance n° 2021-1247 transposant la directive (UE) 2019/770, l’ordonnance n° 2026-2, le règlement (UE) 2016/679 (RGPD) avec article 20 sur la portabilité, ainsi que la jurisprudence Cass. com. Faurecia 2010 sur les clauses limitatives. Tout est intégré.
Questions fréquentes
Parce qu’en droit français, le logiciel est protégé par le droit d’auteur (art. L112-2, 13° CPI) et que l’éditeur en reste titulaire des droits. Lorsque vous « vendez » votre logiciel, vous concédez en réalité un droit d’usage non exclusif et non cessible (art. L122-6 CPI). Cette qualification conditionne votre capacité à interdire la revente, le partage de licence et le reverse engineering au-delà de l’interopérabilité.
L’article L122-6-1 CPI confère au licencié, par disposition d’ordre public, le droit à la copie de sauvegarde, à l’observation et à l’étude du fonctionnement, à la correction d’erreurs et à la décompilation dans la stricte mesure nécessaire à l’interopérabilité. Ces droits ne peuvent pas être supprimés par contrat. Le modèle les rappelle pour éviter toute clause inopposable.
La licence perpétuelle est concédée pour une durée illimitée moyennant un paiement unique. La licence temporaire est concédée pour une durée déterminée (souvent 1, 2 ou 3 ans), renouvelable. La licence SaaS correspond à un service continu accessible pendant toute la durée de l’abonnement, avec hébergement chez l’éditeur ou son sous-traitant, sans installation locale. Le modèle couvre les trois et active les clauses pertinentes selon la formule choisie.
La garantie légale de conformité spécifique aux contenus et services numériques (art. L224-25-12 à L224-25-26 C. conso., ordonnance n° 2021-1247). Pour un logiciel ponctuel (licence perpétuelle), les défauts sont présumés exister pendant 2 ans. Pour un SaaS, la présomption joue toute la durée du contrat — y compris les mises à jour de sécurité (art. L217-19 et L217-20). L’annexe 2 reproduit l’encadré obligatoire.
Non par défaut. Le code source reste la propriété exclusive de l’éditeur et n’est pas livré, sauf clause spécifique (typiquement un dépôt fiduciaire ou « escrow » auprès d’un tiers de confiance, libéré en cas de défaillance ou de cessation d’activité de l’éditeur). Cette protection est une exigence systématique des grands comptes et figure dans le modèle comme option activable.
Trame structurée : taux de disponibilité cible (99,5 % standard, 99,9 % premium), exclusions explicites (maintenance programmée préavisée 48 h, force majeure incluant cyberattaques, défaillance hébergeur tiers identifié), et compensation plafonnée sous forme d’avoir sur prochaine facture — jamais en dommages-intérêts directs.
L’article 20 du RGPD impose de fournir les données dans un format structuré, couramment utilisé et lisible par machine. Le modèle prévoit un délai de 30 jours après la fin du contrat pour récupérer un export complet en CSV, JSON ou XML, et la suppression définitive des données passé ce délai (sauf obligations légales de conservation).
Le modèle l’intègre explicitement dans la définition de la force majeure (art. 1218 C. civ.), au même titre que les pannes massives d’hébergeurs identifiés. La jurisprudence post-2020 admet la qualification dès lors que l’événement réunit imprévisibilité, irrésistibilité et extériorité.
Oui. Fichier Word .docx modifiable, 25 articles + 3 annexes. Variables entre crochets : raison sociale, type(s) de licence, tarifs HT/TTC, SLA cible, hébergeur, plafond de responsabilité, médiateur.
Oui. Rédaction et relecture par les avocats partenaires d’Actav, à jour des articles L112-2, L122-6 et L122-6-1 du CPI, de l’ordonnance n° 2021-1247, du RGPD article 20, de la jurisprudence Cass. com. Faurecia 2010 et des positions DGCCRF sur les abonnements numériques.
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Rédigé par
avocat au Barreau de Paris, spécialité droit commercial
Dernière mise à jour : 29 avril 2026.
Mention juridictionnelle : modèle conforme au droit français applicable à la date de mise à jour. Contenu non substituable à un conseil juridique personnalisé.
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Guide d’utilisation
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Calibrer la formule de licence
Personnalisation guidée : raison sociale, formule(s) de licence retenue(s) parmi les 3, tarifs HT/TTC, taux de disponibilité SLA cible, hébergeur et localisation des données, prérequis techniques en annexe 3, médiateur, plafond de responsabilité.
Contractualiser la commercialisation
Contractualisation : intégration aux conditions générales en ligne, acceptation explicite à la souscription (case à cocher pour le SaaS, signature contrat pour les déploiements on-premise grands comptes), édition d’une convention particulière en annexe pour les comptes nécessitant un MSA spécifique.