SCCV – Nomination du premier gérant salarié

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Description

SCCV – Nomination du premier gérant salarié : Pourquoi ce modèle ?

SCCV – Nomination du premier gérant salarié : ce que vous y gagnez

Modèle d’acte de désignation du premier gérant salarié d’une société civile de construction-vente — décision unanime des associés portant nomination du gérant en cumul d’un mandat social civil et d’un contrat de travail distinct portant sur des fonctions techniques effectives (suivi de chantier opérationnel, conduite de travaux, gestion technique de l’opération immobilière) — rédigé par un avocat partenaire d’Actav et conforme au droit français 2026. Acte sous seing privé au format Word modifiable, téléchargement immédiat après paiement.

Pour quel cas et avec quelles conditions strictes

Vous constituez une SCCV (société civile de construction-vente, articles L. 211-1 à L. 211-4 du Code de la construction et de l’habitation) et vous souhaitez désigner un gérant qui cumulera son mandat social civil avec un contrat de travail distinct. Configuration spécifique : la SCCV ayant une activité civile par essence (construction puis vente d’un programme immobilier), le cumul mandat / contrat de travail est juridiquement plus délicat qu’en société commerciale. La chambre sociale de la Cour de cassation l’admet à des conditions strictes : (1) lien de subordination effectif vis-à-vis de la SCCV pour les fonctions techniques exercées, (2) fonctions techniques réellement distinctes du mandat de représentation (par exemple : conduite opérationnelle des travaux, expertise technique immobilière, gestion administrative quotidienne du chantier), (3) rémunération distincte au titre du contrat de travail et au titre du mandat (souvent gratuit dans ce schéma), (4) antériorité du contrat de travail ou dissociation claire et écrite des deux fonctions à la nomination. Cette configuration est minoritaire en SCCV, généralement réservée aux opérations d’envergure où un gérant promoteur expérimenté souhaite formaliser ses fonctions techniques opérationnelles dans un cadre salarié pour bénéficier du régime général de la sécurité sociale (assimilé salarié, article L. 311-3 du Code de la sécurité sociale) et de l’assurance chômage.

Pourquoi un gérant salarié en SCCV — bénéfices et arbitrages

Le statut de gérant salarié en SCCV présente trois bénéfices pour le dirigeant qui justifient le recours à cette configuration malgré sa complexité. Premièrement le régime social : le contrat de travail emporte affiliation au régime général de la sécurité sociale en qualité d’assimilé salarié (article L. 311-3 du Code de la sécurité sociale par renvoi), donc protection maladie identique aux salariés cadres et accès à l’assurance chômage Pôle Emploi pour les fonctions techniques exercées. Deuxièmement le régime fiscal : la rémunération issue du contrat de travail est qualifiée de traitements et salaires (déductible en charge de la SCCV si elle a opté pour l’IS — article 239 ter du Code général des impôts), avec abattement forfaitaire de 10 % pour frais professionnels du salarié. Troisièmement la sécurité juridique des prestations : la formalisation par contrat de travail clarifie le périmètre des fonctions techniques (heures hebdomadaires, missions précises, rattachement hiérarchique aux associés) et facilite la gestion des litiges éventuels entre le dirigeant et les associés en distinguant ce qui relève du mandat et ce qui relève du contrat. En contrepartie, le modèle attire l’attention sur les risques : risque de requalification URSSAF en cas de subordination insuffisamment caractérisée, risque de nullité du contrat si les fonctions techniques se confondent avec le mandat de représentation, risque fiscal en cas de requalification de la rémunération salariale en distribution déguisée. Le modèle pose ces conditions explicitement dans l’acte pour sécuriser la configuration.

Points de vigilance

Les 11 points formels que cette décision verrouille

⚠️ Zones de risque identifiées par nos avocats partenaires

Voici les éléments structurants traités dans l’acte :

  • L’identification complète des associés signataires : personnes physiques (nom, prénoms, date de naissance, domicile) et personnes morales (dénomination, forme, capital, RCS, siège, représentant)
  • L’identification de la SCCV en cours de constitution : dénomination, capital, siège, mention « en cours d’immatriculation au RCS de [ville] », objet social construction-vente
  • Le renvoi à l’article des statuts prévoyant la nomination du gérant par acte ultérieur
  • La désignation nominative du gérant : nom, prénoms, date de naissance, domicile complet, qualité d’associé ou de tiers, qualifications professionnelles techniques justifiant le cumul (diplôme, expérience opérationnelle dans la promotion immobilière)
  • La mention expresse du cumul mandat social civil + contrat de travail distinct — rappel des conditions strictes posées par la chambre sociale de la Cour de cassation pour caractériser le cumul (subordination, fonctions techniques distinctes, rémunération distincte)
  • La description précise des fonctions techniques exercées au titre du contrat de travail : conduite opérationnelle du chantier, suivi des entreprises sous-traitantes, contrôles qualité et délais, reporting technique aux associés — fonctions distinctes du mandat de représentation et de gestion juridique générale
  • La prise d’effet du mandat civil et du contrat de travail (souvent à la même date pour cohérence, mais peuvent être différenciées)
  • La durée du mandat civil : déterminée (alignée sur la durée de l’opération immobilière) ou indéterminée. Le contrat de travail est en principe à durée indéterminée mais peut être à durée déterminée si la mission technique a un terme précis (par exemple : fin de la phase construction)
  • Les modalités de rémunération : rémunération du contrat de travail au titre des fonctions techniques (assimilé salarié, régime général SS — L. 311-3 CSS), rémunération du mandat distincte ou gratuité du mandat dans ce schéma. Précision impérative : ne jamais agréger les deux rémunérations dans un même bulletin
  • L’articulation avec les pouvoirs du gérant tels que définis par les statuts : représentation de la SCCV vis-à-vis des tiers (article 1849 C. civ.), pouvoirs de gestion encadrés par les statuts, indépendamment des fonctions techniques exercées au titre du contrat de travail
  • L’acceptation expresse de la nomination par le gérant et l’attestation d’absence de fonctions incompatibles ou d’interdiction de gérer (article L. 128-1 du Code de commerce par renvoi pour les SCCV immatriculées)

Chacun de ces éléments structure l’acte selon les particularités du cumul mandat civil + contrat de travail en SCCV, configuration juridiquement sensible nécessitant une rédaction rigoureuse.

Une fois l’acte signé par les associés et accepté par le gérant désigné, il est joint au dossier d’immatriculation transmis sur le guichet unique INPI ou directement au greffe du tribunal de commerce. Le contrat de travail distinct doit être signé séparément et conservé par les deux parties.

Guide d’utilisation

Comment utiliser ce modèle de SCCV – Nomination du premier gérant salarié

🔑 Mode d’emploi — 3 étapes
1

Télécharger le modèle

Téléchargement immédiat du fichier .docx après règlement (lien direct + courriel de confirmation à l’adresse de commande). Le modèle est ouvert et 100 % personnalisable, sans verrouillage.

2

Personnaliser la décision

Personnalisation : compléter l’identité des associés signataires, la dénomination et le capital de la SCCV, l’article des statuts visé, l’identité du gérant désigné, la durée du mandat civil, la description précise des fonctions techniques exercées au titre du contrat de travail (à distinguer rigoureusement du mandat), les modalités de rémunération (mandat / contrat de travail), les pouvoirs du gérant.

3

Signer et joindre au dossier RCS

Signature de l’acte de nomination en autant d’exemplaires originaux que de signataires. Signer parallèlement un contrat de travail distinct précisant les fonctions techniques. Intégrer l’acte de nomination au dossier d’immatriculation transmis sur le guichet unique INPI. Conserver le contrat de travail au siège de la SCCV et chez le gérant.

⛔ Pièges fréquents du cumul en SCCV

Cinq fautes graves entraînent presque systématiquement une requalification URSSAF ou une contestation du cumul en SCCV :

  • Décrire des fonctions techniques qui se confondent avec le mandat de représentation et de gestion juridique : la subordination est inexistante puisque le gérant est son propre supérieur hiérarchique, requalification systématique en mandat unique avec rétablissement du régime TNS et redressement URSSAF des cotisations indûment versées au régime général.
  • Verser un seul bulletin de salaire englobant rémunération du mandat et du contrat de travail : confusion fiscale et sociale, risque de requalification en distribution déguisée pour la part mandat et redressement de l’URSSAF.
  • Omettre la mention expresse du cumul et des conditions de la jurisprudence Cour de cassation chambre sociale dans l’acte de nomination : exposition à un contrôle URSSAF très défavorable, le contrôleur ne pouvant relier l’acte à un schéma de cumul juridiquement caractérisé.
  • Ne pas signer un contrat de travail distinct, ou le signer après l’acte de nomination sans préciser l’antériorité ou la dissociation des fonctions : requalification du cumul en mandat unique avec perte du régime général.
  • Confondre les pouvoirs du mandataire (article 1849 C. civ. — représentation, signature des actes notariés, contraction d’emprunts) et les fonctions techniques (conduite de chantier, suivi des entreprises) : ambiguïté qui fragilise la qualification de subordination et expose au redressement.

Le modèle prévient ces fautes par construction : mention expresse du cumul, conditions strictes de la chambre sociale rappelées en préambule, description distincte des fonctions techniques et du mandat, modalités de rémunération séparées.

Questions fréquentes

Vos questions sur cette SCCV – Nomination du premier gérant salarié

Le cumul mandat + contrat de travail est-il vraiment possible en SCCV ?

Oui mais à des conditions strictes. La SCCV étant civile par nature (construction-vente d’immeubles), le cumul mandat / contrat de travail est juridiquement plus délicat qu’en société commerciale. La chambre sociale de la Cour de cassation l’admet à condition de caractériser un lien de subordination effectif, des fonctions techniques distinctes du mandat de représentation, une rémunération distincte et de préférence l’antériorité du contrat ou la dissociation claire des fonctions à la nomination. Configuration minoritaire en SCCV, réservée aux opérations d’envergure avec un gérant promoteur exerçant des fonctions techniques opérationnelles formalisées.

Quelles fonctions techniques peuvent être l’objet du contrat de travail ?

Les fonctions doivent être distinctes du mandat de représentation et de gestion juridique générale. Exemples acceptés : conduite opérationnelle du chantier, suivi des entreprises sous-traitantes, contrôle qualité et délais, gestion administrative quotidienne du programme, expertise technique immobilière (étude de sol, suivi de la maîtrise d’œuvre). À éviter absolument : signature des actes notariés, représentation devant les tiers, négociation des contrats lourds — ces fonctions relèvent du mandat civil, pas du contrat de travail.

Quel est le régime social du gérant salarié de SCCV ?

Pour la part contrat de travail : régime général de la sécurité sociale par assimilation (article L. 311-3 du Code de la sécurité sociale), avec cotisations URSSAF calculées comme pour un assimilé salarié, accès à l’assurance maladie identique aux salariés cadres, et accès à l’assurance chômage Pôle Emploi pour les fonctions techniques exercées. Pour la part mandat civil (souvent gratuit dans ce schéma) : pas d’affiliation séparée. Si le mandat est rémunéré, application du régime TNS pour la part mandat (article L. 213-7 CSS).

Quel est le régime fiscal de la rémunération salariale ?

La rémunération issue du contrat de travail est qualifiée de traitements et salaires : déductible du résultat fiscal de la SCCV si elle a opté pour l’IS (article 239 ter CGI), imposée en TS chez le gérant avec abattement forfaitaire de 10 % pour frais professionnels. Si la SCCV est restée transparente (IR), la rémunération salariale reste qualifiée de TS chez le gérant mais ne bénéficie pas de la déductibilité au niveau de la SCCV.

Quels sont les principaux risques de ce schéma ?

Trois risques majeurs : (1) requalification URSSAF en cas de subordination insuffisamment caractérisée — l’URSSAF redresse les cotisations indûment versées au régime général et applique le régime TNS rétroactivement avec pénalités, (2) nullité du contrat de travail si les fonctions se confondent avec le mandat — perte du régime général et de l’assurance chômage, (3) requalification fiscale de la rémunération salariale en distribution déguisée si l’administration considère que le cumul est artificiel.

Faut-il un contrat de travail écrit ?

Oui systématiquement, et signé avant ou concomitamment à la nomination. Le contrat de travail à temps partiel doit obligatoirement être écrit (articles L. 3123-6 et suivants du Code du travail). Pour le cumul en SCCV, l’écrit est indispensable pour caractériser la dissociation des fonctions et la subordination dès l’origine — son absence facilite considérablement la requalification URSSAF en cas de contrôle.

Le gérant salarié peut-il bénéficier de l’assurance chômage ?

Oui pour les fonctions techniques exercées au titre du contrat de travail, sous réserve de l’examen par France Travail (ex-Pôle Emploi) qui vérifie systématiquement la réalité du lien de subordination et la dissociation effective avec le mandat. En pratique, l’examen est rigoureux pour les gérants de SCCV en raison de la nature civile de l’activité — il est recommandé de demander l’avis préalable de France Travail avant la nomination pour sécuriser le bénéfice de l’assurance chômage.

Comment publier la nomination ?

L’acte de nomination est joint au dossier d’immatriculation déposé sur le guichet unique INPI. Il fait l’objet d’une publication au BODACC après immatriculation. Le contrat de travail distinct n’est pas publié au RCS mais doit être conservé au siège de la SCCV et chez le gérant pour être produit en cas de contrôle URSSAF ou fiscal.

Le modèle est-il vraiment vérifié par un avocat ?

Oui — relu et validé par les avocats partenaires Actav. La rédaction tient compte des particularités des sociétés civiles (articles 1845 et suivants du Code civil, L. 211-1 et suivants du CCH propres à la SCCV) et de la jurisprudence constante de la chambre sociale de la Cour de cassation sur le cumul mandat / contrat de travail (notamment Cass. soc. 19 janvier 2017 n° 15-22.580 et Cass. soc. 27 mai 2020 n° 18-25.972).

Allez plus loin

Modèles complémentaires

📄

SCCV – Statuts apport en numéraire – gérant non salarié

pour la rédaction des statuts constitutifs de la SCCV

Voir le modèle

📋

SCCV – Nomination du premier gérant non salarié

pour la version sans cumul (mandat civil pur)

Voir le modèle

🛒

SCCV – Déclaration sur l’honneur de non-condamnation

pour l’attestation d’honorabilité du gérant

Voir le modèle

⚖️

Rédigé par

Me Manel Sghari

avocat au Barreau de Paris, spécialité droit commercial

Dernière mise à jour : 10 mai 2026.

Mention juridictionnelle : modèle conforme au droit français applicable à la date de mise à jour. Contenu non substituable à un conseil juridique personnalisé.

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