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Livre de recette micro entreprise : ce qu'il faut savoir en 2026
En bref
Le livre de recette micro entreprise, officiellement le « livre des recettes », est le seul document comptable exigé de chaque micro entrepreneur : il enregistre chronologiquement vos encaissements (montant, origine, mode de règlement, référence de facture) et se conserve 10 ans. Ce guide 2026 détaille cette obligation et toutes celles qui accompagnent la création.
Créer sa micro entreprise consiste à déclarer une entreprise individuelle placée sous le régime micro-fiscal et micro-social, gratuitement et en ligne, sur le guichet unique de l'INPI. La déclaration prend une quinzaine de minutes ; le numéro SIRET est délivré sous 1 à 4 semaines. Aucun capital, aucun statut à rédiger : un justificatif d'identité et de domicile suffisent. Plafonds 2026 : 203 100 € (vente) et 83 600 € (services).
La micro entreprise reste la porte d'entrée préférée des créateurs en France : simple, rapide et sans frais d'immatriculation pour la plupart des activités. Mais derrière cette apparente facilité se cachent quelques règles à connaître (éligibilité, plafonds de chiffre d'affaires, cotisations, TVA) qui déterminent la réussite de votre projet. La tenue d'un livre de recette micro entreprise à jour en fait partie, dès le premier euro encaissé.
Ce guide complet vous accompagne étape par étape : de la vérification des conditions jusqu'à l'obtention de votre SIRET, en passant par les documents à préparer, le coût réel et les obligations qui suivent la création. Pour partir sur des bases juridiques solides, le diagnostic gratuit LancIA d'Actav vous oriente en quelques minutes vers le statut le mieux adapté à votre situation.
Pourquoi tenir un livre de recette micro entreprise dès le lancement ?
Le livre de recette micro entreprise est la contrepartie de la dispense de comptabilité classique : pas de bilan ni de compte de résultat à produire, mais un registre chronologique de toutes vos recettes encaissées. Chaque ligne mentionne le montant et l'origine de la recette (identité du client ou de la société mandataire), le mode de règlement (chèque, espèces ou autres) et les références des pièces justificatives, c'est-à-dire le numéro de la facture ou de la note correspondante.
Ce document se conserve pendant 10 ans à partir de la clôture de l'exercice comptable, sur papier, tableur ou logiciel. En cas de contrôle de l'URSSAF ou de l'administration fiscale, il justifie le chiffre d'affaires que vous avez déclaré. Un livre de recette micro entreprise incomplet vous expose à une reconstitution de vos recettes : mettez-le en place dès le premier encaissement. Le détail officiel figure sur service-public.gouv.fr.
Qu'est-ce qu'une micro entreprise ?
La micro entreprise n'est pas une forme juridique à part entière : c'est un régime simplifié de l'entreprise individuelle (EI). Concrètement, vous exercez en votre nom propre, mais vous bénéficiez d'un calcul allégé de l'impôt (régime micro-fiscal) et des cotisations sociales (régime micro-social).
Le terme auto entrepreneur, employé jusqu'en 2016, désigne exactement la même chose que micro entrepreneur aujourd'hui : les deux mots sont synonymes. Depuis la loi du 14 février 2022 entrée en vigueur le 15 mai 2022, l'entrepreneur individuel bénéficie en plus d'une protection automatique de son patrimoine personnel : seuls les biens utiles à l'activité peuvent être saisis par les créanciers professionnels.
Ce régime séduit par ses avantages : pas de capital minimum, pas de statuts à rédiger, une comptabilité réduite à un livre de recettes, et des cotisations calculées uniquement sur le chiffre d'affaires réellement encaissé. En l'absence de recettes, aucune cotisation n'est due.
Avantages et limites en un coup d'œil
Côté atouts : création gratuite et immédiate, formalités allégées, charges proportionnelles au chiffre d'affaires, et possibilité de tester une activité sans risque financier majeur. Côté limites : impossibilité de déduire vos charges réelles (l'abattement est forfaitaire), plafonds de chiffre d'affaires à ne pas dépasser, et protection sociale plus légère qu'au régime réel ou en société. La micro entreprise est idéale pour démarrer ; au-delà d'un certain volume ou d'investissements lourds, une autre structure devient souvent plus pertinente.
Quelles conditions faut-il remplir pour créer une micro entreprise ?
Le régime de la micro entreprise est largement ouvert, mais quelques conditions doivent être réunies avant de vous lancer.
Conditions liées à la personne
Vous devez être une personne physique majeure (ou mineure émancipée), résider fiscalement en France et ne pas être frappé d'une interdiction de gérer. Les ressortissants hors Union européenne doivent disposer d'un titre de séjour autorisant une activité indépendante.
Conditions liées à l'activité
La plupart des activités commerciales, artisanales et libérales sont éligibles. Certaines en sont toutefois exclues : professions juridiques et de santé réglementées, activités agricoles relevant de la MSA, activités relevant de la TVA immobilière, ou encore certaines professions libérales réglementées. Vérifiez toujours l'éligibilité de votre activité avant de déclarer.
Le respect des plafonds de chiffre d'affaires
Pour rester en micro entreprise, votre chiffre d'affaires annuel ne doit pas dépasser, sur la période 2026-2028, les seuils suivants :
| Type d'activité | Plafond de CA 2026 |
|---|---|
| Vente de marchandises, hébergement, restauration sur place | 203 100 € |
| Prestations de services (BIC) et professions libérales (BNC) | 83 600 € |
En cas de dépassement deux années civiles consécutives, vous basculez automatiquement vers le régime réel d'imposition l'année suivante. Le cumul avec un autre statut est possible : vous pouvez être micro entrepreneur en plus d'un emploi salarié, d'études, d'une retraite ou d'une période de recherche d'emploi.
Quelles sont les étapes pour créer sa micro entreprise ?
La création se fait intégralement en ligne depuis le 1er janvier 2023, sur le guichet unique des formalités d'entreprises. Voici le parcours complet en quatre étapes.
Étape 1 — Définir et qualifier votre activité
Identifiez précisément votre activité et sa catégorie : commerciale ou artisanale (BIC), ou libérale (BNC). Cette qualification détermine vos taux de cotisations, votre régime fiscal et l'éventuelle obligation de qualification professionnelle (pour certains métiers artisanaux notamment).
Étape 2 — Déclarer le début d'activité sur le guichet unique
Rendez-vous sur le guichet unique de l'INPI (formalites.entreprises.gouv.fr), désormais le seul point d'entrée pour toutes les formalités. Créez votre compte, remplissez le formulaire de déclaration de début d'activité, joignez vos pièces justificatives et validez. La saisie prend une quinzaine de minutes.
Étape 3 — Recevoir votre numéro SIRET
Une fois la déclaration traitée, l'INSEE vous attribue un numéro SIREN et un SIRET, généralement sous 1 à 4 semaines. Ce numéro officialise l'existence de votre micro entreprise : vous pouvez alors facturer vos premiers clients en toute légalité.
Étape 4 — Réaliser les démarches complémentaires
Selon votre activité : ouverture d'un compte bancaire dédié, souscription d'une assurance professionnelle (obligatoire pour les métiers du bâtiment et certaines professions réglementées), inscription à l'ordre ou au registre compétent. Pensez aussi à activer votre espace sur le portail de l'URSSAF des auto entrepreneurs.
| Étape | Action | Délai indicatif |
|---|---|---|
| 1 | Définir et qualifier l'activité (BIC ou BNC) | En amont |
| 2 | Déclarer sur le guichet unique de l'INPI | ~15 minutes |
| 3 | Réception du numéro SIREN / SIRET | 1 à 4 semaines |
| 4 | Démarches complémentaires (compte, assurance) | Après le SIRET |
Quels documents préparer pour la déclaration ?
La micro entreprise étant un régime allégé, la liste des pièces reste courte. Préparez :
| Document | Précisions |
|---|---|
| Pièce d'identité | Carte nationale d'identité ou passeport en cours de validité, recto-verso. |
| Justificatif de domicile | De moins de 3 mois (facture d'énergie, quittance de loyer, avis d'imposition). |
| Déclaration de non-condamnation et de filiation | Attestation sur l'honneur de ne pas avoir fait l'objet d'une condamnation interdisant d'exercer. |
| Justificatif de qualification (si artisan) | Diplôme ou expérience pour les activités artisanales soumises à qualification (coiffure, bâtiment, etc.). |
| Attestation de domiciliation | Si vous exercez chez vous, à votre adresse personnelle ; sinon, contrat de domiciliation. |
Avant de déclarer, le diagnostic LancIA d'Actav analyse votre projet et vous indique le statut le plus avantageux (micro entreprise, EI au réel, SASU, EURL) selon votre chiffre d'affaires prévisionnel, vos charges et vos objectifs. Un repère utile avant de vous engager.
Combien coûte la création d'une micro entreprise ?
La déclaration de création est gratuite pour les activités commerciales, artisanales et libérales : l'immatriculation au registre national des entreprises ne génère aucun frais d'État. Les seuls coûts éventuels sont annexes et dépendent de votre activité.
| Poste | Coût indicatif |
|---|---|
| Immatriculation au guichet unique | Gratuite |
| Assurance responsabilité civile professionnelle | De 100 € à 400 € / an selon l'activité (obligatoire pour certaines) |
| Compte bancaire dédié | Gratuit à ~10 € / mois (obligatoire au-delà de 10 000 € de CA sur 2 ans) |
| Cotisation foncière des entreprises (CFE) | Exonérée la 1re année, puis variable selon la commune |
| Accompagnement juridique (facultatif) | Variable — souvent rentabilisé dès la première erreur évitée |
Méfiez-vous des plateformes payantes qui facturent une démarche officiellement gratuite : la création directe sur le guichet unique ne coûte rien. Le vrai budget à anticiper, c'est le poids des cotisations qui suivront.
Quelles charges et obligations après la création ?
Une fois votre micro entreprise active, plusieurs obligations rythment votre activité.
Les cotisations sociales URSSAF
Vous déclarez votre chiffre d'affaires chaque mois ou chaque trimestre sur le portail des auto entrepreneurs de l'URSSAF, puis vous payez un pourcentage de cotisations sociales. Les taux applicables en 2026 sont les suivants :
| Nature de l'activité | Taux de cotisations 2026 |
|---|---|
| Vente de marchandises (BIC) | 12,3 % |
| Prestations de services commerciales et artisanales (BIC) | 21,2 % |
| Professions libérales (BNC, hors CIPAV) | 25,6 % depuis 2026 (contre 24,6 % en 2025) |
À ces cotisations s'ajoute une contribution à la formation professionnelle (de 0,1 % à 0,3 % du CA). La règle d'or reste la même : pas de chiffre d'affaires, pas de cotisations.
La TVA et la franchise en base
En micro entreprise, vous bénéficiez en principe de la franchise en base de TVA : vous ne facturez pas la TVA tant que votre CA ne dépasse pas 85 000 € (vente) ou 37 500 € (services). Les seuils de tolérance sont fixés à 93 500 € et 41 250 €. Le projet de seuil unique à 25 000 € a été définitivement abandonné : les seuils restent inchangés en 2026.
L'impôt sur le revenu
Vos bénéfices sont imposés à l'impôt sur le revenu, après un abattement forfaitaire (71 %, 50 % ou 34 % selon l'activité). Vous pouvez aussi opter, sous conditions de revenus, pour le versement libératoire : un prélèvement fixe (1 %, 1,7 % ou 2,2 % du CA) qui solde l'impôt en même temps que les cotisations.
Les autres obligations
Tenez un livre des recettes (et un registre des achats pour les activités de vente), établissez des factures conformes, et ouvrez un compte bancaire dédié si votre CA dépasse 10 000 € deux années consécutives. La tenue du livre de recette micro entreprise est détaillée en début de guide.
Micro entreprise ou entreprise individuelle classique ?
La micro entreprise est en réalité une option fiscale et sociale de l'entreprise individuelle. Si votre activité génère des charges importantes (achats de matériel, sous-traitance, local), le régime réel de l'EI peut devenir plus avantageux, car il permet de déduire vos dépenses réelles, ce que le régime micro ne permet pas.
Le bon choix dépend de votre marge, de vos investissements et de vos perspectives de croissance. Pour comparer en détail, consultez notre article dédié : micro entreprise ou entreprise individuelle : quelles différences ?
Quelles aides pour démarrer votre micro entreprise ?
Plusieurs dispositifs facilitent le lancement et allègent vos premières charges.
L'ACRE (exonération de cotisations)
L'ACRE réduit vos cotisations sociales la première année d'activité. Attention : pour les créations à compter du 1er juillet 2026, l'exonération passe de 50 % à 25 % des cotisations. La demande se fait auprès de l'URSSAF au moment de la création.
L'ARCE et le maintien des allocations
Si vous êtes demandeur d'emploi indemnisé, vous pouvez opter pour l'ARCE (versement en capital d'une partie de vos droits) ou conserver une partie de vos allocations pendant le démarrage.
Microcrédit et accompagnement
Le microcrédit professionnel (plafond relevé à 17 000 €) et les réseaux d'accompagnement complètent le panorama.
La micro entreprise fait partie de l'écosystème Actav : posez vos questions gratuitement sur Actav Connect, lancez votre diagnostic LancIA et pilotez vos démarches dans Actav Suite. Pour aller plus loin : immatriculer sa micro entreprise à l'INPI.
Micro entreprise et salarié : ce qu'il faut savoir
Peut-on cumuler micro entreprise et salarié à temps plein ?
Oui, le cumul est autorisé, sous trois conditions rappelées par service-public.gouv.fr : votre contrat de travail ne doit pas comporter de clause d'exclusivité, votre activité indépendante ne doit pas concurrencer celle de votre employeur, et elle doit s'exercer en dehors du temps de travail salarié. L'obligation de loyauté s'applique même sans clause écrite : un manquement expose le salarié à un licenciement pour faute grave, voire lourde. Côté protection sociale, cumuler micro entreprise et salarié suppose de cotiser dans les deux régimes, les prestations maladie restant servies par votre activité principale. Vérifiez enfin une éventuelle clause de non-concurrence avant de déclarer votre début d'activité.
Salaire micro entreprise : ce qu'il faut savoir
Comment calculer votre salaire micro entreprise réel ?
Il n'existe pas de salaire micro entreprise au sens strict : sans fiche de paie, vous prélevez ce qui reste du chiffre d'affaires après charges. Exemple calculé avec les taux 2026 vus plus haut : pour 3 000 € encaissés en prestations de services (BIC), vous réglez 21,2 % de cotisations sociales, soit 636 €. Il vous reste 2 364 € avant impôt sur le revenu et avant vos frais professionnels (matériel, déplacements, assurance), qui ne sont jamais déduits fiscalement en micro. Pour estimer un « net » fiable, retranchez donc de chaque encaissement les cotisations, l'impôt et les frais réels, et mettez la somme correspondante de côté dès la déclaration URSSAF. Ce disponible constitue votre véritable rémunération.
Livre de recettes micro entreprise : ce qu'il faut savoir
Comment tenir un livre de recettes micro entreprise conforme ?
Un livre de recettes micro entreprise conforme s'établit de façon chronologique et sans rature : chaque encaissement y figure avec son montant, l'identité du client, le mode de règlement et le numéro de la facture ou de la note. Deux souplesses existent : les ventes au détail inférieures à 76 € peuvent être inscrites globalement en fin de journée, et le support reste libre (registre papier, tableur ou logiciel). Les commerçants et les prestataires d'hébergement tiennent en plus un registre des achats. Conservez l'ensemble 10 ans à compter de la clôture de l'exercice. Aucun dépôt au greffe n'est exigé : la régularité du livre de recette micro entreprise suffit à justifier vos déclarations en cas de contrôle.
Domiciliation micro-entreprise : ce qu'il faut savoir
Quelle adresse choisir pour votre domiciliation micro-entreprise ?
La domiciliation micro-entreprise la plus simple reste votre adresse personnelle : elle est permise lorsque le logement constitue votre résidence principale et qu'aucune clause du bail, du règlement de copropriété ou des règles d'urbanisme ne s'y oppose (service-public.gouv.fr). Vous pouvez aussi recourir à une société de domiciliation agréée, avec un contrat d'une durée minimale de 3 mois et des services annexes (gestion du courrier, permanence téléphonique), ou louer un local pour séparer vie privée et professionnelle. L'adresse retenue figure sur vos factures et sert de base à la cotisation foncière des entreprises : choisissez-la avant la déclaration au guichet unique, tout transfert ultérieur imposant une formalité modificative.
Are micro entreprise : ce qu'il faut savoir
Comment fonctionne le cumul are micro entreprise ?
Le cumul are micro entreprise est possible : vous conservez une partie de votre allocation chômage pendant le démarrage. France Travail calcule chaque mois le nombre de jours indemnisables selon la formule officielle : (ARE mensuelle − 70 % des rémunérations déclarées) ÷ ARE journalière, détaillée sur service-public.gouv.fr. Tant que votre revenu réel n'est pas connu, un forfait provisoire s'applique, puis une régularisation intervient. L'alternative est l'ARCE : renoncer au maintien mensuel et percevoir 60 % du reliquat de vos droits en capital, versé en deux fois, le second paiement intervenant six mois après le premier. Dans tous les cas, déclarez votre activité lors de l'actualisation mensuelle.
Logiciel comptabilité micro entreprise : ce qu'il faut savoir
Faut-il un logiciel comptabilité micro entreprise ?
Aucun texte n'impose de logiciel comptabilité micro entreprise : un cahier ou un tableur suffit pour le livre des recettes. Un logiciel devient pourtant vite précieux : numérotation continue des factures, mentions obligatoires automatiques, suivi des seuils de TVA et préparation des déclarations URSSAF. Surtout, la facturation électronique change la donne : à compter du 1er septembre 2026, les entreprises assujetties devront recourir à une plateforme agréée pour recevoir leurs factures électroniques et transmettre leurs données de transaction (impots.gouv.fr), l'obligation d'émission étant déployée ensuite. Choisir dès maintenant un outil compatible, qui tient aussi votre livre de recette micro entreprise à jour, vous évitera une migration précipitée.
Numero tva micro entreprise : ce qu'il faut savoir
Quand demander un numero tva micro entreprise ?
Sous la franchise en base, aucun numero tva micro entreprise n'est exigé pour facturer en France : vos factures portent simplement la mention « TVA non applicable - article 293 B du CGI », dont l'omission expose à un redressement fiscal (service-public.gouv.fr). Un numéro de TVA intracommunautaire devient en revanche nécessaire si vous vendez ou achetez des prestations de services auprès de professionnels établis dans l'Union européenne, ou si vos achats de marchandises intracommunautaires dépassent 10 000 € (détails officiels). La demande s'effectue gratuitement via la messagerie de votre compte professionnel sur impots.gouv.fr ; en cas de sortie de franchise, le service des impôts des entreprises vous l'attribue.
Expert comptable micro entreprise : ce qu'il faut savoir
Un expert comptable micro entreprise est-il obligatoire ?
Non, recourir à un expert comptable micro entreprise n'est jamais obligatoire : le régime a précisément été conçu pour se passer de comptabilité d'engagement, de bilan et de liasse fiscale. Le livre des recettes, l'éventuel registre des achats et des factures conformes suffisent. Un accompagnement redevient pertinent dans quatre situations : approche des plafonds de chiffre d'affaires, sortie de la franchise de TVA, arbitrage sur le versement libératoire, ou bascule vers le régime réel et la société. Dans ces cas, une mission ponctuelle de conseil coûte généralement bien moins cher qu'une erreur d'option fiscale. Le diagnostic LancIA d'Actav constitue un premier filtre gratuit avant d'engager ces frais.
FAQ : créer sa micro entreprise
La déclaration en ligne sur le guichet unique prend environ 15 minutes. Le traitement du dossier et l'attribution du numéro SIRET par l'INSEE interviennent ensuite sous 1 à 4 semaines selon l'activité. Vous pouvez facturer dès réception de votre SIRET.
Oui. L'immatriculation sur le guichet unique de l'INPI est gratuite pour les activités commerciales, artisanales et libérales. Les seuls coûts possibles sont annexes : assurance professionnelle, compte bancaire dédié ou accompagnement facultatif. Les plateformes qui facturent la démarche sont à éviter.
Pour la période 2026-2028, les plafonds sont de 203 100 € pour la vente de marchandises et l'hébergement, et de 83 600 € pour les prestations de services et les professions libérales. Au-delà pendant deux ans consécutifs, vous basculez au régime réel.
Non. La micro entreprise ne nécessite aucun capital de départ ni rédaction de statuts. Vous exercez en nom propre, en tant qu'entrepreneur individuel. C'est l'un des grands atouts du régime pour tester une activité à moindre risque.
Oui. Le cumul est autorisé : vous pouvez être micro entrepreneur en complément d'un emploi salarié, d'études, d'une retraite ou d'une période de chômage. Vérifiez seulement votre contrat de travail (clause d'exclusivité ou de non-concurrence) et informez votre employeur si nécessaire.
Pas tant que vous restez sous les seuils. Grâce à la franchise en base, vous ne facturez pas de TVA jusqu'à 85 000 € (vente) ou 37 500 € (services). Au-delà des seuils de tolérance (93 500 € et 41 250 €), vous devez la facturer et la déclarer.
Trois pièces principales : une pièce d'identité valide, un justificatif de domicile de moins de 3 mois et une déclaration de non-condamnation. Un justificatif de qualification est exigé pour certaines activités artisanales réglementées.
Aucune. Les deux termes désignent le même régime. « Auto entrepreneur » était l'appellation jusqu'en 2016 ; on parle aujourd'hui de « micro entrepreneur ». Il s'agit dans les deux cas du régime simplifié de l'entreprise individuelle.
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