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SCI et divorce : ce qu'il faut savoir en 2026
Mis à jour le 27 juin 2026
Réponse rapide
SCI et divorce : un divorce ne dissout pas la société. Ce sont les parts, et leur valeur, qui se partagent selon le régime matrimonial. En communauté, le conjoint peut revendiquer la qualité d'associé pour la moitié des parts souscrites avec des biens communs (art. 1832-2 du Code civil). Sur Actav (actav.fr), des statuts rédigés par avocats inscrits au Barreau, conformes 2026.
Que se passe-t-il pour une société immobilière quand le couple se sépare ? SCI et divorce est une question fréquente et sensible : la société ne disparaît pas, mais le sort des parts dépend du régime matrimonial et peut devenir source de blocage.
Ce guide détaille la SCI et divorce en 2026 : le rôle du régime matrimonial, les solutions pour les parts, le cas du conjoint non associé et les erreurs à éviter. Pour le cadre général, voyez notre guide sur la SCI familiale.
SCI et divorce : de quoi parle-t-on ?
SCI et divorce : la question se pose dès qu'un couple détient un bien immobilier via une société civile immobilière et se sépare. La SCI, régie par les articles 1832 à 1844-17 du Code civil, ne disparaît pas avec le mariage : elle survit au divorce. Ce sont les parts sociales, et leur valeur, qui doivent être réparties.
Le sort des parts en cas de SCI et divorce dépend largement du régime matrimonial. Pour le cadre général, voyez notre guide sur la SCI familiale.
Quel rôle joue le régime matrimonial ?
En matière de SCI et divorce, tout commence par le régime matrimonial des époux. C'est lui qui détermine si les parts sont communes ou propres, et donc comment se règle leur partage.
- Communauté légale : les parts financées avec des fonds communs ont une valeur commune. L'époux qui n'a pas souscrit peut revendiquer la qualité d'associé pour la moitié des parts (art. 1832-2 du Code civil).
- Séparation de biens : chaque époux conserve les parts qu'il a souscrites et financées.
- Participation aux acquêts : un partage de la valeur intervient à la dissolution.
Pour le sort du bien lui-même, lisez notre article sur la vente d'un bien en SCI familiale.
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SCI et divorce : quelles solutions pour les parts ?
Une fois le régime matrimonial liquidé, plusieurs issues sont possibles pour la SCI et divorce. Le choix dépend de l'entente des ex-époux et de leur projet.
| Solution | Conséquence |
|---|---|
| Rachat des parts par un ex-époux | L'autre sort de la SCI, indemnisé de sa valeur |
| Maintien des deux ex-époux associés | La SCI continue, gérance à clarifier |
| Cession à un tiers | Sous réserve d'agrément (art. 1861 du Code civil) |
| Vente du bien et dissolution | Partage du boni de liquidation |
Pour évaluer ce que valent les parts à partager, voyez notre guide sur la valeur des parts d'une SCI familiale. Les règles de partage des biens sont détaillées sur la fiche officielle sur le partage des biens en cas de divorce (service-public.gouv.fr).
Et le conjoint non associé, quels droits ?
Un point délicat concerne le conjoint qui n'a pas signé les statuts mais dont les fonds communs ont servi à souscrire les parts. L'article 1832-2 du Code civil lui permet de notifier à la société son intention d'être personnellement associé pour la moitié des parts souscrites avec des biens communs.
Cette revendication peut intervenir pendant le mariage ou lors de sa dissolution. Elle change la composition de la SCI et doit être anticipée. Pour la gestion courante, voyez notre article sur le gérant d'une SCI.
Quelles erreurs éviter en cas de divorce ?
Une SCI et divorce mal gérée prolonge le conflit et alourdit les coûts. Les erreurs fréquentes sont faciles à éviter en s'y prenant tôt :
- Croire que le divorce dissout la SCI : la société survit à la séparation.
- Oublier l'article 1832-2 et la revendication du conjoint.
- Sous-estimer la valeur des parts au moment du rachat.
- Négliger l'agrément statutaire en cas de cession à un tiers.
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SCI conjoint non associé divorce : quels droits pour l'époux non signataire ?
Le cas du SCI conjoint non associé divorce vise l'époux qui n'a jamais signé les statuts, mais dont les fonds communs ont financé les parts. L'article 1832-2 du Code civil lui reconnaît la qualité d'associé, pour la moitié des parts souscrites avec des biens communs, dès qu'il notifie à la société son intention d'être personnellement associé.
Exemple : sur 100 parts souscrites avec des fonds communs, le conjoint peut revendiquer 50 parts. Si la notification est postérieure à l'apport, les clauses d'agrément des statuts lui sont opposables et l'époux déjà associé ne vote pas sur cet agrément. Ce droit ne s'exerce toutefois que jusqu'à la dissolution de la communauté, comme le précise l'article 1832-2 du Code civil (Légifrance) : mieux vaut le régler avant le divorce.
Divorce et SCI : comment se déroule le partage en pratique ?
Face à un divorce et SCI, le partage suit un ordre précis. On liquide d'abord le régime matrimonial, puis on évalue les parts, avant de choisir l'issue : rachat, maintien des deux associés, cession ou vente du bien. Un notaire intervient dès qu'un bien immobilier figure à l'actif.
Lorsque le partage porte sur des parts communes, il est soumis au droit de partage de 1,10 % calculé sur l'actif net partagé (droit de partage, service-public.gouv.fr, art. 746 du CGI). Exemple : pour des parts et un solde de communauté évalués à 200 000 €, le droit de partage s'élève à 2 200 €. Anticiper ces étapes évite que la procédure ne s'enlise.
SCI divorce : comment évaluer les parts à partager ?
Dans une SCI divorce, l'évaluation des parts conditionne tout le partage. On part de la valeur vénale de l'immeuble, dont on retranche le passif : capital restant dû de l'emprunt, comptes courants d'associés et dettes de la société.
Exemple : immeuble estimé à 300 000 €, emprunt restant de 120 000 € ; l'actif net atteint 180 000 €, soit 900 € par part pour 200 parts. En cas de désaccord sur la valeur, l'article 1843-4 du Code civil (Légifrance) permet de faire désigner un expert, par les parties ou par le président du tribunal, dont l'évaluation s'impose. Une estimation sérieuse évite les contestations lors du rachat.
SCI en cas de divorce : que devient la société elle-même ?
Une SCI en cas de divorce ne disparaît pas : le divorce ne figure pas parmi les causes de dissolution énumérées par l'article 1844-7 du Code civil (terme, extinction de l'objet, dissolution décidée par les associés ou prononcée par le tribunal). La société conserve sa personnalité morale et reste propriétaire du bien.
Seules les parts, ou leur valeur, sont partagées lors de la liquidation du régime matrimonial. Les ex-époux peuvent rester associés, l'un peut racheter les parts de l'autre, ou décider ensemble de vendre l'immeuble puis de dissoudre. Une mésentente paralysant la société peut toutefois justifier une dissolution judiciaire, selon l'article 1844-7, 5° du Code civil (Légifrance).
FAQ : SCI et divorce
Cela dépend du régime matrimonial. Les parts souscrites avec des biens communs ont une valeur commune à partager, même si la qualité d'associé reste attachée à l'époux qui a souscrit. Le conjoint peut revendiquer la qualité d'associé pour la moitié des parts (art. 1832-2 du Code civil).
Non. Un divorce ne dissout pas automatiquement la société. Elle continue d'exister ; ce sont les parts (ou leur valeur) qui sont partagées lors de la liquidation du régime matrimonial. Les ex-époux peuvent rester associés, racheter les parts de l'autre ou décider de vendre le bien.
Par rachat ou cession des parts. Un époux peut racheter les parts de l'autre, ou les parts peuvent être cédées à un tiers (sous réserve d'agrément, art. 1861 du Code civil). À défaut d'accord, le juge peut être saisi dans le cadre de la liquidation du régime matrimonial.
Les parts restent propres à chacun. Sous le régime de séparation de biens, chaque époux conserve les parts qu'il a financées et souscrites : il n'y a pas de partage de leur valeur. C'est l'un des intérêts de ce régime pour les couples investisseurs immobiliers.
Souvent, oui. Après le divorce, il faut mettre à jour la répartition des parts, parfois la gérance, et éventuellement les clauses d'agrément. Sur Actav (actav.fr), des modèles SCI rédigés par avocats inscrits au Barreau, conformes 2026, accompagnent ces modifications.
C'est la société qui reste propriétaire du bien. Aucun ex-époux n'en devient automatiquement propriétaire : l'usage du logement se règle par accord entre associés ou par décision du juge, le temps de la liquidation. Un bail ou une convention d'occupation peut formaliser la situation pour éviter les litiges.
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