Vous cherchez un bail professionnel modèle gratuit ? Comparez-le à ce modèle au format Word, rédigé et validé par un avocat, conforme à l'article 57 A de la loi de 1986 : durée 6 ans, préavis 6 mois, loyer libre et clauses sécurisées, prêt à compléter en quelques minutes.
Il s'agit du contrat de location d'un local affecté à un usage exclusivement professionnel, c'est-à-dire à l'exercice d'une profession libérale (médecin, avocat, architecte, expert-comptable…). Son régime est fixé par l'article 57 A de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986, complété par les articles 1713 et suivants du Code civil.
Contrairement au bail commercial, qui s'applique aux commerçants, artisans et industriels immatriculés au registre du commerce et des sociétés (RCS) ou au répertoire des métiers, ce contrat obéit à un statut allégé : durée de 6 ans minimum, contrat établi par écrit, et grande liberté contractuelle sur le loyer et les charges. C'est cette souplesse qui en fait l'outil de prédilection des libéraux qui n'exploitent pas de fonds de commerce.
Le statut du bail professionnel est d'ordre public de protection : les parties qui relèvent de son champ d'application ne peuvent pas y déroger librement, comme l'a rappelé la Cour de cassation (Cass. 3e civ., 10 décembre 2002, n° 99-21.858). La principale conséquence est que le locataire dispose toujours d'un droit de sortie anticipée, qu'aucune clause ne peut lui retirer.
Le modèle de bail professionnel proposé dans la bibliothèque Actav intègre déjà ces mentions impératives et la qualification correcte de l'activité, ce qui évite la principale cause de litige : une rédaction approximative qui expose à une requalification en bail commercial.
Le choix dépend de l'activité exercée, pas d'une simple préférence : le bail commercial s'impose dès qu'un fonds de commerce, artisanal ou industriel est exploité par un preneur immatriculé, tandis que le bail professionnel est réservé aux activités libérales non commerciales. Se tromper de bail expose à une requalification, donc le critère décisif est la nature juridique de l'activité.
| Critère | Bail professionnel | Bail commercial |
|---|---|---|
| Pour qui | Profession libérale | Commerçant, artisan, industriel |
| Durée minimale | 6 ans | 9 ans |
| Résiliation locataire | À tout moment, préavis 6 mois | Tous les 3 ans, préavis 6 mois |
| Droit au renouvellement | Non | Oui |
| Indemnité d'éviction | Non | Oui |
| Loyer | Libre, non plafonné | Plafonné (ILC) |
| Référence | Art. 57 A loi 1986 | L.145-1 C. com. |
La différence essentielle tient à la « propriété commerciale » : le locataire d'un bail commercial bénéficie d'un droit au renouvellement et, s'il lui est refusé, d'une indemnité d'éviction souvent élevée. Ce dernier n'offre aucune de ces protections, ce qui le rend plus souple pour le bailleur mais moins sécurisant pour le preneur sur le long terme. Pour une activité commerciale, c'est le bail commercial 3-6-9 qui s'impose ; pour un test d'activité de courte durée, voir le bail commercial précaire.
La durée minimale d'un bail professionnel est de 6 ans : c'est une règle impérative de l'article 57 A de la loi du 23 décembre 1986, et toute clause prévoyant une durée plus courte est écartée. À son terme, le contrat est reconduit tacitement pour la même durée, sauf congé délivré par l'une des parties.
| Situation | Qui agit | Préavis & forme |
|---|---|---|
| Départ en cours de bail | Locataire (à tout moment) | 6 mois · LRAR ou commissaire de justice |
| Non-renouvellement au terme | Locataire ou bailleur | 6 mois avant l'échéance |
| Maintien sans congé | — | Tacite reconduction pour 6 ans |
Le locataire peut notifier à tout moment son intention de quitter les locaux, en respectant un préavis de 6 mois, sans avoir à se justifier. La notification se fait par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) ou par acte de commissaire de justice. Le délai de 6 mois court à compter de la notification, sans attendre une date anniversaire.
Le bailleur, lui, ne peut donner congé qu'à l'expiration du bail, en respectant le même préavis de 6 mois. Il n'a pas à motiver son refus de renouvellement et ne doit aucune indemnité d'éviction — c'est une différence majeure avec le bail commercial. À défaut de congé, le bail se poursuit par tacite reconduction. Lorsque la durée convenue dépasse 12 ans, le contrat doit obligatoirement être passé par acte notarié (voir la fiche officielle Fin du bail professionnel sur service-public.fr).
Le loyer d'un bail professionnel est fixé librement entre les parties : il n'existe ni plafonnement légal ni indice de référence imposé, contrairement au loyer commercial encadré par l'indice des loyers commerciaux (ILC). Cette liberté est l'un des grands avantages de ce bail, mais elle suppose une clause de révision rédigée avec soin.
En pratique, le contrat prévoit le plus souvent une clause d'indexation annuelle adossée à un indice public, généralement l'indice des loyers des activités tertiaires (ILAT) ou l'indice du coût de la construction (ICC). En l'absence de clause d'indexation, le loyer reste figé pour toute la durée du bail. Le modèle Actav propose une clause d'indexation conforme et une clause de révision claire, pour sécuriser l'évolution du loyer sans risque de nullité.
Le dépôt de garantie et la répartition des charges relèvent eux aussi de la liberté contractuelle : aucun inventaire limitatif n'est imposé par la loi, à la différence du bail commercial soumis à la loi Pinel. Il est donc d'autant plus important de détailler précisément, dans le contrat, qui prend en charge les travaux, les taxes et l'entretien.
Oui : depuis la loi LME du 4 août 2008, les parties peuvent choisir de le soumettre volontairement au statut des baux commerciaux, dans les conditions du 7° du I de l'article L.145-2 du Code de commerce. Cette option permet à un libéral de bénéficier du droit au renouvellement et de l'indemnité d'éviction, normalement réservés aux baux commerciaux.
Cette soumission volontaire doit résulter d'une volonté claire et non équivoque des deux parties. La Cour de cassation l'exige strictement : la seule qualification de « bail commercial », la mention que « le preneur bénéficiera du statut de la propriété commerciale » ou la simple référence aux règles du Code de commerce ne suffisent pas à caractériser cette renonciation aux dispositions d'ordre public de l'article 57 A (Cass. 3e civ., 20 octobre 2016, n° 15-20.285, publié au Bulletin). Une fois l'option régulièrement exercée, l'ensemble des règles du bail commercial s'imposent aux parties, y compris le droit au renouvellement et l'indemnité d'éviction.
C'est une décision lourde de conséquences, qui mérite l'avis d'un professionnel. En cas de doute sur l'opportunité de cette option, vous pouvez interroger un avocat partenaire sur Actav Connect avant de signer votre bail.
Un modèle complet doit prévoir au minimum une dizaine de clauses essentielles : la loi de 1986 fixe peu de mentions impératives, ce qui rend la rédaction d'autant plus déterminante pour équilibrer le contrat. Voici les clauses qu'un modèle sérieux doit comporter.
| Clause | Ce qu'elle encadre |
|---|---|
| Désignation des locaux | Adresse, superficie, usage exclusivement professionnel |
| Durée & reconduction | 6 ans minimum, tacite reconduction |
| Congé & préavis | Sortie locataire à tout moment, préavis 6 mois |
| Loyer & indexation | Montant libre, indice ILAT ou ICC |
| Dépôt de garantie | Montant, restitution |
| Charges & travaux | Répartition libre, à détailler |
| État des lieux | Entrée et sortie (art. 57 B loi 1986) |
| Cession & sous-location | Conditions, accord du bailleur |
| Destination des locaux | Activité libérale autorisée |
| Clause résolutoire | Résiliation en cas de manquement |
L'état des lieux d'entrée et de sortie est obligatoire (article 57 B de la loi de 1986) : il conditionne la restitution du dépôt de garantie. La cession du bail est en principe libre, sauf clause contraire du contrat — d'où l'intérêt d'une clause de cession précise. Un modèle validé par un avocat sécurise tous ces points sensibles que la loi laisse à la liberté des parties.
Il s'adresse à tous les professionnels libéraux qui louent un local pour y exercer une activité non commerciale. Dès qu'un fonds de commerce est exploité, c'est en revanche le bail commercial qui s'applique.
Médecins, dentistes, kinésithérapeutes, infirmiers, psychologues… qui installent un cabinet libéral.
Avocats, notaires, huissiers, experts-comptables, commissaires de justice exerçant en libéral.
Architectes, géomètres, consultants, ingénieurs, traducteurs et autres libéraux non commerçants.
Attention : choisir un bail professionnel pour une activité en réalité commerciale est risqué, car le preneur peut demander la requalification en bail commercial et réclamer la protection du statut. Le bon réflexe est de vérifier la nature exacte de l'activité avant de signer.
Un bail professionnel modèle gratuit trouvé en ligne aide à comprendre la structure du contrat, mais il atteint vite ses limites : comme la loi laisse l'essentiel à la liberté contractuelle, un modèle générique néglige souvent les clauses qui protègent réellement chaque partie. La différence se joue sur la qualité de rédaction des clauses libres.
Un bail professionnel modèle gratuit n'engage la responsabilité de personne ; sur Actav, vous téléchargez un modèle rédigé et validé par un avocat dès 127 € HT, prêt à compléter et conforme au droit 2026 — pour une fraction du coût d'une rédaction sur mesure en cabinet, souvent facturée 2 000 à 3 000 €. Pour une situation atypique (bail mixte habitation-profession, option statut commercial, local en copropriété), un guide de rédaction accompagne le modèle et vous pouvez interroger un avocat sur Actav Connect.
Parce que chaque modèle de la bibliothèque Actav est rédigé par des juristes et validé par un avocat inscrit au Barreau, à jour du droit 2026, et livré au format Word éditable avec un guide de rédaction intégré. Là où une plateforme formaliste se contente de vendre un PDF, Actav engage une responsabilité d'avocat.
Clauses rédigées par des juristes et validées par un avocat inscrit au Barreau, sous veille juridique permanente.
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Rédiger un bail professionnel conforme suppose 6 étapes : de la vérification de l'activité à la signature, en passant par l'état des lieux. Voici la marche à suivre.
Confirmer que l'activité est exclusivement libérale (non commerciale) et que le local est affecté à un usage professionnel : c'est ce qui rend le bail professionnel applicable.
Récupérer le modèle Actav au format Word, validé par avocat, dans la bibliothèque.
Compléter désignation, durée de 6 ans, loyer et clause d'indexation, dépôt de garantie et répartition des charges et travaux.
Établir l'état des lieux d'entrée contradictoire, imposé par l'article 57 B de la loi de 1986, et le joindre au contrat.
Décider, le cas échéant, d'une soumission volontaire au statut des baux commerciaux, en s'appuyant sur le guide de rédaction ou un avocat sur Actav Connect.
Faire signer les deux parties (signature électronique possible) et conserver un exemplaire daté pour chacune.
Un bail réservé aux professions libérales. Il s'agit du contrat de location d'un local à usage exclusivement professionnel, occupé par un libéral qui n'exploite pas de fonds de commerce. Il est régi par l'article 57 A de la loi du 23 décembre 1986 : durée minimale de 6 ans, contrat écrit, et grande liberté sur le loyer et les charges. Dès qu'un fonds de commerce est exploité, c'est le bail commercial qui s'applique.
6 ans minimum. L'article 57 A de la loi du 23 décembre 1986 impose une durée minimale de 6 ans, sans possibilité d'y déroger. À l'échéance, le bail est tacitement reconduit pour la même durée si aucune des parties ne donne congé. Lorsque la durée convenue dépasse 12 ans, le bail doit obligatoirement être passé par acte notarié.
L'activité, la durée et la protection. Le bail commercial s'applique aux commerçants, artisans et industriels immatriculés ; il dure 9 ans, donne droit au renouvellement et à une indemnité d'éviction, et son loyer est plafonné. Le bail professionnel est réservé aux libéraux : il dure 6 ans, le loyer est libre, mais il n'offre ni droit au renouvellement ni indemnité d'éviction. Il est plus souple, le bail commercial plus protecteur.
Par congé avec préavis de 6 mois. Le locataire peut quitter les locaux à tout moment, sans motif, en respectant un préavis de 6 mois notifié par lettre recommandée avec accusé de réception ou par acte de commissaire de justice. Le bailleur, lui, ne peut donner congé qu'à l'expiration du bail, avec le même préavis de 6 mois. Le délai court à compter de la notification, sans attendre de date anniversaire.
Non. Contrairement au bail commercial, il ne confère aucun droit au renouvellement ni indemnité d'éviction. À l'échéance, le bailleur peut refuser de renouveler sans motif et sans verser d'indemnité. Le contrat peut toutefois prévoir une clause de renouvellement, et les parties peuvent opter volontairement pour le statut des baux commerciaux pour obtenir ces protections.
Librement. Le loyer est négocié librement entre les parties : il n'existe ni plafonnement ni indice imposé, contrairement au loyer commercial encadré par l'indice ILC. Le contrat prévoit généralement une clause d'indexation annuelle adossée à l'indice ILAT ou ICC. En l'absence de clause d'indexation, le loyer reste figé pour toute la durée du bail.
Oui, par option volontaire. Depuis la loi LME du 4 août 2008, les parties peuvent soumettre volontairement ce bail au statut des baux commerciaux, dans les conditions du 7° du I de l'article L.145-2 du Code de commerce. Cette option doit résulter d'une volonté claire et non ambiguë. Une fois exercée, toutes les règles du bail commercial s'appliquent, y compris le droit au renouvellement et l'indemnité d'éviction.
Tout professionnel libéral. Le bail professionnel concerne les professions libérales qui exercent une activité non commerciale : professions de santé (médecins, kinésithérapeutes), professions du droit et du chiffre (avocats, experts-comptables), professions techniques et de conseil (architectes, consultants). Si l'activité est en réalité commerciale, le bail risque la requalification en bail commercial à la demande du locataire.
Un modèle validé par avocat, dès que l'enjeu est réel. Comme la loi de 1986 laisse l'essentiel à la liberté des parties, un modèle gratuit néglige souvent les clauses qui protègent réellement (indexation, charges, option statut commercial). Sur Actav, le modèle de bail professionnel est livré en Word éditable, à jour 2026, avec un guide de rédaction, dès 127 € HT. En cas de doute sur une clause, vous pouvez interroger un avocat sur Actav Connect.
Non : le « 3-6-9 » désigne le bail commercial. L'expression bail professionnel 3 6 9 mélange deux régimes distincts. Le bail 3-6-9 est le bail commercial de 9 ans, que le locataire peut résilier tous les 3 ans avec un préavis de 6 mois. Le bail professionnel, lui, relève de l'article 57 A de la loi du 23 décembre 1986 : durée minimale de 6 ans et sortie du locataire à tout moment, avec un préavis de 6 mois. Si vous exercez une profession libérale sans fonds de commerce, c'est donc un bail de 6 ans qu'il faut signer, pas un bail commercial 3-6-9.
Tout dépend de la nature de l'activité. Le choix bail professionnel ou commercial ne relève pas d'une préférence : le bail commercial s'impose dès qu'un fonds de commerce, artisanal ou industriel est exploité par un preneur immatriculé. Le bail professionnel est réservé aux activités libérales (médecin, avocat, architecte, consultant…). Concrètement : 6 ans, loyer libre et sortie à tout moment côté professionnel ; 9 ans, droit au renouvellement et indemnité d'éviction côté commercial. Se tromper de régime expose à une requalification du contrat. En cas de doute, vérifiez la nature juridique de votre activité et interrogez un avocat sur Actav Connect avant de signer.
Oui, sauf interdiction prévue au contrat. En matière de bail professionnel sous location, c'est le droit commun du Code civil qui s'applique : l'article 1717 autorise le locataire à sous-louer, sauf si cette faculté lui a été interdite par le bail. C'est l'inverse du bail commercial, où toute sous-location est interdite par principe, sauf stipulation contraire ou accord du bailleur (article L.145-31 du Code de commerce). Relisez donc d'abord votre contrat : la plupart des baux professionnels encadrent ou excluent la sous-location. Le modèle Actav comporte une clause dédiée, à ajuster selon que vous souhaitez l'autoriser, l'encadrer ou l'écarter.
6 ans minimum, sans dérogation possible. La durée bail professionnel ne peut pas être inférieure à 6 ans : l'article 57 A de la loi du 23 décembre 1986 est impératif et toute clause plus courte est écartée. Rien n'interdit en revanche de convenir d'une durée plus longue ; au-delà de 12 ans, l'acte notarié devient obligatoire. À l'échéance, le bail se reconduit tacitement pour 6 ans si aucune partie ne donne congé. Cette durée ne bloque pas le locataire : il conserve, à tout moment, son droit de quitter les locaux avec un préavis de 6 mois.
Comparez souplesse et protection. L'arbitrage bail professionnel ou bail commercial ne se pose vraiment que pour un libéral, seul autorisé à opter volontairement pour le statut commercial depuis la loi LME de 2008. Le bail professionnel offre la souplesse : 6 ans, loyer libre, départ possible à tout moment avec 6 mois de préavis. Le bail commercial offre la stabilité : droit au renouvellement et indemnité d'éviction si le bailleur refuse de renouveler. Un cabinet installé durablement, dont la patientèle est attachée au lieu, peut préférer l'option commerciale ; une activité récente privilégiera la souplesse du régime libéral.
Par un écrit cohérent avec le bail principal. Un bail sous location professionnel met en présence trois acteurs : le bailleur, le locataire principal et le sous-locataire. Le contrat de sous-location doit rester cohérent avec le bail principal : même usage exclusivement professionnel, durée qui n'excède pas celle du bail, loyer et charges clairement définis. Le locataire principal reste seul tenu envers le bailleur, notamment du paiement du loyer et des éventuelles dégradations. Formalisez toujours la sous-location par écrit et vérifiez que le bail principal l'autorise : à défaut, vous vous exposez à une résiliation aux torts du locataire.
Par la clause d'indexation du contrat. La révision loyer bail professionnel n'est encadrée par aucun plafonnement légal : tout repose sur la clause d'indexation librement rédigée par les parties. En pratique, le loyer est révisé chaque année selon un indice public, le plus souvent l'ILAT (indice des loyers des activités tertiaires) ou l'ICC (indice du coût de la construction). Sans clause d'indexation, le loyer reste figé pendant toute la durée du bail, soit 6 ans minimum. Vérifiez la rédaction de la clause : un indice mal désigné ou une formule ambiguë peut entraîner sa nullité.
Pour comprendre, oui ; pour signer, c'est risqué. Un bail professionnel gratuit téléchargé au hasard aide à visualiser la structure du contrat. Mais la loi de 1986 laisse l'essentiel à la liberté contractuelle : indexation du loyer, répartition des charges et travaux, cession, sous-location, option pour le statut commercial. Ce sont précisément ces clauses libres qu'un document générique traite mal, voire pas du tout. Un bail professionnel modèle gratuit non éditable ou non daté peut aussi être obsolète. Le modèle Actav, validé par un avocat et à jour 2026, sécurise ces points sensibles dès 127 € HT, avec un guide de rédaction intégré.
Dans le guide de rédaction joint au modèle Actav. Une résiliation bail professionnel modèle doit contenir : l'identification des parties et du local, la référence du bail, la volonté claire de donner congé et la date de départ respectant le préavis de 6 mois. Le locataire l'envoie par lettre recommandée avec accusé de réception ou la fait signifier par commissaire de justice, à tout moment et sans motif. Le délai de 6 mois court dès la notification. Le guide de rédaction livré avec le modèle de bail professionnel Actav inclut une trame de congé prête à personnaliser, côté locataire comme côté bailleur.
Non : c'est une source de confusion à éviter. Ce que l'on appelle bail 3/6/9 professionnel n'a pas d'existence légale : le 3/6/9 désigne le bail commercial de 9 ans, avec faculté de résiliation triennale. Un libéral qui n'exploite pas de fonds de commerce relève du bail professionnel de 6 ans, sauf option volontaire et non équivoque pour le statut des baux commerciaux. Signer un « 3/6/9 » sans respecter les conditions de cette option crée une insécurité juridique : la Cour de cassation exige une volonté claire des deux parties (Cass. 3e civ., 20 octobre 2016). Faites vérifier la qualification du bail avant de signer.
Autorisation, agrément et responsabilité. Une clause de sous-location bail professionnel bien rédigée précise trois points : si la sous-location est autorisée, totale ou partielle ; si le sous-locataire doit être agréé par le bailleur ; et qui répond des obligations du bail. Elle peut aussi encadrer le loyer de sous-location et imposer la transmission du contrat au bailleur. Le tableau des clauses du modèle Actav comporte une rubrique « Cession & sous-location » dédiée. Prendre le temps de la personnaliser évite le contentieux le plus fréquent : une sous-location consentie sans accord, sanctionnée par le jeu de la clause résolutoire.
À chaque modification du contrat en cours de bail. Un avenant bail professionnel formalise tout changement convenu entre les parties : extension ou réduction de la surface louée, évolution du loyer hors indexation, nouvelle répartition des charges, autorisation de sous-location ou changement de locataire après restructuration du cabinet. L'avenant doit être écrit, daté et signé par les deux parties, en rappelant les références du bail initial. Il ne peut pas contourner les règles impératives : impossible, par exemple, de réduire la durée sous 6 ans ou de supprimer le droit de sortie du locataire, protégés par l'article 57 A de la loi de 1986.
Simple, daté et notifié en recommandé. Le courrier résiliation bail professionnel indique vos coordonnées, celles du bailleur, l'adresse du local, la date de signature du bail et votre décision de donner congé. Précisez la date d'effet, au moins 6 mois après la notification, et demandez l'organisation de l'état des lieux de sortie. Envoyez-le par lettre recommandée avec accusé de réception ou faites-le signifier par commissaire de justice : c'est la date de notification qui fait courir le préavis. Aucun motif n'est exigé du locataire. Conservez l'accusé de réception jusqu'à la restitution du dépôt de garantie.
Le bail professionnel est souvent plus favorable au bailleur. Face au choix bail commercial ou bail professionnel, le bailleur d'un local loué à un libéral gagne en liberté avec le second : loyer fixé et indexé librement, pas de droit au renouvellement, pas d'indemnité d'éviction à l'échéance, congé possible tous les 6 ans. Le bail commercial, lui, l'engage sur 9 ans avec une « propriété commerciale » coûteuse à racheter. Attention toutefois : si l'activité du preneur est commerciale, le statut des baux commerciaux s'applique de plein droit, quelle que soit l'étiquette donnée au contrat.
Oui dès que le bail l'impose, et c'est presque toujours le cas. En principe, la sous location bail professionnel est possible sans accord si le contrat ne dit rien, en application du droit commun du Code civil. En pratique, la quasi-totalité des baux subordonnent la sous-location à l'autorisation écrite du bailleur, voire l'interdisent purement et simplement. Sous-louer en violation d'une telle clause expose à la résiliation du bail et à des dommages et intérêts. Sollicitez donc un accord écrit avant toute mise à disposition, même partielle ou ponctuelle, et annexez-le au contrat de sous-location pour sécuriser les trois parties.
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