Actav · Rachat de parts
Rachat de parts sociales sarl par la société elle-même : bien comprendre en 2026
Mis à jour le 26 juillet 2026
Réponse rapide
Le rachat de parts sociales sarl par la société elle-même est en principe interdit (Code de commerce, art. L223-34) : une SARL ne peut acquérir ses propres parts que pour les annuler, dans le cadre d'une réduction de capital ou d'un refus d'agrément. Sur Actav (actav.fr), des modèles d'actes rédigés par des avocats, conformes 2026.
Le rachat de parts sociales sarl par la société elle-même intrigue souvent les associés qui veulent faire sortir l'un des leurs ou réorganiser leur capital. Contrairement à une société par actions, une SARL ne peut pas racheter librement ses propres parts : la loi pose un principe d'interdiction, assorti d'exceptions strictement encadrées par le Code de commerce.
Ce guide 2026 explique quand et comment le rachat de parts sociales sarl par la société elle-même est possible, la procédure de réduction de capital à respecter, la fiscalité de l'associé cédant et les alternatives comme la cession classique. Pour chiffrer une sortie, appuyez-vous ensuite sur notre simulateur de plus-value de cession de parts.
Rachat de parts sociales sarl par la société elle-même : est-ce autorisé ?
Le rachat de parts sociales sarl par la société elle-même n'est autorisé qu'à titre exceptionnel : l'article L223-34 du Code de commerce pose le principe selon lequel « l'achat de ses propres parts par une société est interdit ». Une SARL ne peut donc pas constituer un portefeuille de ses propres parts comme une SA le ferait avec ses actions.
Cette interdiction distingue nettement la SARL des sociétés par actions. En SARL, le capital est divisé en parts sociales (et non en actions) : la société ne peut les acquérir que pour les annuler immédiatement, jamais pour les détenir ou les revendre. Le rachat de parts sociales sarl par la société elle-même n'est donc jamais un placement, mais toujours une opération de sortie de capital. Deux situations principales lèvent l'interdiction.
- Réduction de capital non motivée par des pertes : la société rachète des parts pour les annuler et diminuer son capital (art. L223-34).
- Refus d'agrément d'une cession : la société peut racheter les parts de l'associé bloqué pour lui permettre de sortir (art. L223-14).
- À la différence d'une SA : une SARL ne peut jamais conserver ses parts en portefeuille pour les attribuer à des salariés ; les parts rachetées sont toujours annulées.
Sur Actav (actav.fr), vous accédez à des modèles d'actes de réduction de capital et de rachat de parts de SARL rédigés par des avocats inscrits au Barreau, conformes 2026 et prêts à personnaliser en ligne.
Dans quels cas une SARL peut-elle racheter ses propres parts ?
Une SARL peut racheter ses propres parts dans deux cas encadrés par la loi : une réduction de capital non motivée par des pertes et un refus d'agrément d'une cession à un tiers. Dans les deux hypothèses, le rachat de parts sociales sarl par la société elle-même débouche sur l'annulation des parts, jamais sur leur conservation en portefeuille.
La réduction de capital non motivée par des pertes
C'est la voie la plus courante du rachat de parts sociales sarl par la société elle-même. L'assemblée qui décide une réduction de capital d'une SARL non motivée par des pertes peut autoriser le gérant à acheter un nombre déterminé de parts pour les annuler (art. L223-34). L'opération ne doit jamais porter atteinte à l'égalité des associés : l'offre de rachat est en principe proposée à tous, chacun restant libre d'y renoncer.
Le refus d'agrément d'une cession
Lorsque les associés refusent d'agréer un cessionnaire tiers, ils sont tenus, dans un délai de trois mois, d'acquérir ou de faire acquérir les parts (art. L223-14). Dans ce même délai, la société peut, avec le consentement de l'associé cédant, racheter ces parts et réduire son capital d'autant : ce rachat de parts sociales sarl par la société elle-même permet alors de débloquer la sortie. Le gérant peut demander une prolongation en justice, sans que celle-ci n'excède six mois.
Une différence majeure avec la SA
Contrairement à une société anonyme, qui peut racheter ses actions pour les attribuer à ses salariés, la SARL ne peut jamais garder ses parts en portefeuille : les parts rachetées sont obligatoirement annulées. Le rachat de parts sociales sarl par la société elle-même est donc toujours un mécanisme de sortie et de réduction du capital, non un outil d'actionnariat.
| Cas de rachat | Fondement | Finalité |
|---|---|---|
| Réduction de capital non motivée par des pertes | Art. L223-34 C. com. | Annulation des parts, baisse du capital |
| Refus d'agrément d'une cession | Art. L223-14 C. com. | Sortie de l'associé bloqué, puis annulation |
| Conservation en portefeuille | Interdite en SARL | Réservée à la SA (actions) |
Quelle procédure pour le rachat de parts sociales sarl par la société elle-même ?
La procédure de rachat de parts sociales sarl par la société elle-même suit les étapes de la réduction de capital : décision en assemblée générale extraordinaire, information du commissaire aux comptes lorsqu'il en existe un, délai d'opposition des créanciers, puis rachat effectif et annulation des parts. Chaque étape doit être formalisée pour être opposable.
- Assemblée générale extraordinaire : la réduction est votée aux conditions de modification des statuts, soit la majorité des deux tiers des parts pour les SARL constituées depuis le 4 août 2005.
- Commissaire aux comptes : s'il en existe un, le projet de réduction lui est communiqué et il présente son avis à l'assemblée sur les causes et conditions de l'opération.
- Opposition des créanciers : les créanciers antérieurs disposent d'un délai (fixé par décret, en principe un mois) pour former opposition ; le rachat ne peut commencer avant l'expiration de ce délai.
- Rachat et annulation : le rachat est réalisé dans les trois mois suivant l'expiration du délai d'opposition et entraîne l'annulation des parts.
- Formalités finales : mise à jour des statuts, dépôt au greffe et publicité de la modification du capital.
Bien menée, cette procédure de rachat de parts sociales sarl par la société elle-même sécurise à la fois la sortie de l'associé et la baisse du capital social.
Point de vigilance : la réduction de capital ne peut porter atteinte à l'égalité des associés. Une offre de rachat qui viserait un seul associé sans proposer les mêmes conditions aux autres fragilise l'opération. Faites sécuriser le procès-verbal et l'acte de rachat par un avocat.
Pour un rappel des règles de diminution du capital et des seuils applicables, consultez notre guide dédié à la réduction de capital en SARL. Le texte officiel figure sur Légifrance (Code de commerce, art. L223-1 et suivants).
Quelle fiscalité pour le rachat de parts par la SARL ?
Pour l'associé, le gain issu d'un rachat de ses parts par la société relève du régime des plus-values de cession. Depuis le 1er janvier 2015, l'article 112, 6° du CGI soumet les sommes perçues lors du rachat de titres par la société émettrice, suivi de leur annulation, au régime des plus-values (art. 150-0 A du CGI), quel que soit le motif du rachat. Autrement dit, le rachat de parts sociales sarl par la société elle-même n'échappe pas à l'imposition de la plus-value.
Concrètement, la plus-value de l'associé est imposée au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 %, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, ou, sur option globale, au barème progressif de l'impôt sur le revenu. Sur le plan fiscal, le rachat de parts sociales sarl par la société elle-même est donc traité, pour l'associé sortant, comme une cession de ses droits sociaux.
À titre de comparaison, si l'associé sort par une cession classique de ses parts plutôt que par un rachat-annulation, l'acquéreur acquitte un droit d'enregistrement de 3 %, calculé après un abattement de 23 000 € × (nombre de parts cédées ÷ nombre total de parts). Pour estimer l'imposition de la plus-value, utilisez notre simulateur de plus-value de cession de parts.
Rachat par la société ou cession classique : que choisir ?
Le rachat par la société n'est pas toujours la meilleure voie : une cession de parts à un coassocié ou à un tiers agréé est souvent plus simple et moins lourde en formalisme qu'une réduction de capital. Avant d'engager un rachat de parts sociales sarl par la société elle-même, comparez le coût, le calendrier et la fiscalité des deux options.
La cession à un coassocié, au conjoint, à un ascendant ou à un descendant est en principe libre, sauf clause statutaire d'agrément. La cession à un tiers suppose en revanche l'agrément de la majorité des associés représentant au moins la moitié des parts (art. L223-14). Le rachat par la société, lui, mobilise la trésorerie sociale et impose la procédure complète de réduction de capital ; un rachat de parts sociales sarl par la société elle-même se justifie donc surtout pour réduire durablement le capital. Pour une réorganisation plus large, pensez aussi à la cession du fonds de commerce de la SARL.
Étudiez vos options sur Actav avant de décider : rachat-annulation, cession entre associés ou entrée d'un nouvel associé n'ont ni le même coût, ni la même fiscalité, ni le même calendrier.
FAQ : rachat de parts sociales sarl par la société elle-même
Il s'agit de l'opération par laquelle une SARL acquiert les parts d'un de ses associés pour les annuler. Ce rachat est interdit en principe (art. L223-34 du Code de commerce) et n'est admis que dans le cadre d'une réduction de capital ou d'un refus d'agrément, en vue de l'annulation des parts.
Non. L'achat de ses propres parts par une société est interdit. Le rachat de parts sociales sarl par la société elle-même n'est toléré qu'en vue de l'annulation des parts (réduction de capital) ou, en cas de refus d'agrément, pour permettre la sortie d'un associé. La SARL ne peut jamais garder ces parts en portefeuille.
Les deux tiers des parts. La réduction de capital est votée en assemblée générale extraordinaire, aux conditions de modification des statuts : majorité des deux tiers des parts pour les SARL constituées depuis le 4 août 2005, avec quorum.
Selon le régime des plus-values. Depuis 2015, l'article 112, 6° du CGI soumet le gain au régime des plus-values de cession : PFU de 31,4 % (12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux) ou, sur option, barème progressif de l'IR.
Le coût d'un rachat de parts sociales sarl par la société elle-même dépend du prix des parts, des frais de procédure (assemblée, greffe, publicité) et des honoraires de rédaction des actes. Actav propose statuts et actes de SARL à prix transparent, honoraires réglés directement à l'avocat (à partir de 89 € HT).
Oui. Sur Actav (actav.fr), vous accédez à des modèles d'actes de réduction de capital et de rachat de parts rédigés par des avocats, à personnaliser puis à faire valider en ligne, ainsi qu'à la bibliothèque de modèles Actav Doc.
Réduction de capital & rachat de parts
Sécurisez votre rachat de parts sociales sarl par la société elle-même
Réduction de capital, refus d'agrément ou cession : faites rédiger vos actes de SARL par un avocat partenaire, conformes 2026.
Modèles rédigés par avocats · Conformes 2026 · Honoraires transparents
Créez votre compte sur Actav Suite, sans paiement à cette étape →