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Guide · Fiscalité

Imposition SCI : comment ça fonctionne en 2026 ?

Imposition sci : règles fiscales 2026, exemples chiffrés et pièges à éviter, vérifiés par un avocat. Analyse gratuite par LancIA sur actav.fr.

Me Manel Sghari, avocat au Barreau de ParisDirection de la publication : Me Manel SghariAvocat au Barreau de Paris · Contenu vérifié · Mis à jour le 22 juin 2026 · 10 min de lecture
En bref

L'imposition SCI repose par défaut sur l'impôt sur le revenu (IR), avec une option pour l'impôt sur les sociétés (IS). La société civile immobilière est régie par les articles 1832 à 1844-17 du Code civil. Sur Actav (actav.fr), accédez à des statuts SCI rédigés par des avocats inscrits au Barreau, conformes 2026.

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Choisir le bon régime d'imposition SCI est l'une des décisions les plus structurantes d'un projet immobilier. Selon que votre société civile immobilière relève de l'impôt sur le revenu (IR) ou de l'impôt sur les sociétés (IS), vos loyers, vos charges et vos plus-values ne sont pas taxés de la même façon : avec des écarts qui se chiffrent parfois en milliers d'euros chaque année.

Ce guide 2026 détaille le fonctionnement de l'imposition SCI et l'essentiel de la fiscalité SCI : régimes IR et IS, taux applicables, démarches de déclaration et charges déductibles. Bien comprendre l'imposition SCI en amont vous évite de subir un régime mal adapté. Pour passer à l'action, consultez aussi nos guides pour créer une SCI ou créer une SCI familiale.

Comment fonctionne l'imposition SCI en 2026 ?

L'imposition SCI repose sur un principe de transparence fiscale : par défaut, la société ne paie pas elle-même d'impôt. Ce sont les associés qui sont imposés sur leur quote-part de revenus, au titre de l'impôt sur le revenu (IR), en proportion de leur participation au capital.

La société civile immobilière est régie par les articles 1832 à 1844-17 du Code civil. Sur le plan fiscal, on parle de SCI « translucide » : la SCI déclare son résultat, mais l'impôt est acquitté directement par chaque associé. Une fois ce résultat partagé, chaque associé l'intègre à sa déclaration personnelle dans la catégorie des revenus fonciers.

Le fonctionnement de l'imposition SCI dépend donc avant tout d'un choix : rester à l'IR, le régime par défaut, ou opter pour l'impôt sur les sociétés (IS). Cette option, qui peut être actée dès la rédaction des statuts de SCI, est irrévocable après cinq exercices et transforme en profondeur le calcul de l'impôt. C'est tout l'enjeu de l'arbitrage que nous détaillons dans ce guide.

SCI à l'IR ou à l'IS : quelle différence ?

La différence majeure tient à qui paie l'impôt : à l'IR, ce sont les associés sur leur quote-part de revenus fonciers ; à l'IS, c'est la SCI elle-même sur son bénéfice. Ce point de départ entraîne des conséquences en cascade sur les loyers, les charges et la revente.

À l'IR, l'imposition SCI suit le régime des revenus fonciers : les loyers nets sont ajoutés aux autres revenus de l'associé et soumis au barème progressif de l'impôt sur le revenu, majoré de 17,2 % de prélèvements sociaux. En cas de revente, l'associé bénéficie d'abattements pour durée de détention, avec une exonération d'impôt sur la plus-value au bout de 22 ans et de prélèvements sociaux au bout de 30 ans.

À l'IS, l'imposition SCI bascule dans la logique de la comptabilité commerciale. La société peut amortir le bien (en déduire chaque année une fraction de sa valeur) et déduire la rémunération du gérant, ce qui réduit le bénéfice imposable pendant l'exploitation. En contrepartie, la plus-value de revente est calculée sur la valeur nette comptable, sans abattement pour durée de détention : la fiscalité de sortie est souvent plus lourde.

CritèreSCI à l'IR (par défaut)SCI à l'IS (sur option)
Qui paie l'impôtChaque associé, sur sa quote-partLa SCI, sur son bénéfice
TauxBarème IR (0 à 45 %) + 17,2 % de prélèvements sociaux15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %
Amortissement du bienNonOui
Rémunération du gérant déductibleNonOui
Plus-value de reventeAbattements pour durée de détention (exonération à 22 / 30 ans)Sur valeur nette comptable, sans abattement (25 %)
Idéal pourLocation nue, détention longue, transmissionRéinvestissement des bénéfices, location meublée

Quels sont les taux applicables ?

À l'IR, les revenus de la SCI sont soumis au barème progressif de l'impôt sur le revenu (de 0 à 45 % selon votre tranche) majoré de 17,2 % de prélèvements sociaux ; à l'IS, le bénéfice est taxé à 15 % jusqu'à 42 500 €, puis à 25 % au-delà.

Les taux de l'imposition SCI à l'IR

Au régime de l'impôt sur le revenu, il n'existe pas de taux « SCI » spécifique : la quote-part de revenus fonciers de chaque associé s'ajoute à ses autres revenus et est taxée à son taux marginal d'imposition. S'y ajoutent systématiquement 17,2 % de prélèvements sociaux. Un associé dans la tranche à 30 % supporte donc, sur ses revenus fonciers nets, une pression fiscale de 47,2 %. C'est pourquoi l'impôt SCI à l'IR est souvent plus avantageux lorsque les revenus restent modérés.

Les taux de l'imposition SCI à l'IS

À l'IS, la SCI relève du taux réduit de 15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfice, puis du taux normal de 25 %. Le taux réduit suppose, en application de l'article 219 du Code général des impôts, un chiffre d'affaires inférieur à 10 M€, un capital entièrement libéré et détenu à au moins 75 % par des personnes physiques. À titre d'exemple, une SCI qui dégage 50 000 € de bénéfice paie : (42 500 × 15 %) + (7 500 × 25 %) = 8 250 € d'impôts SCI.

Attention : lorsque la SCI à l'IS distribue ses bénéfices, les associés sont imposés une seconde fois sur les dividendes, via le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d'impôt + 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la loi de financement de la sécurité sociale 2026), sauf option pour le barème. C'est ce qui rend l'imposition SCI à l'IS particulièrement adaptée lorsque l'on souhaite capitaliser les bénéfices dans la société plutôt que les percevoir.

Plus-values, le vrai point de bascule : à l'IR, l'amortissement n'existe pas mais les abattements pour durée de détention allègent fortement la plus-value à la revente. À l'IS, l'amortissement réduit l'impôt chaque année, mais la plus-value est taxée à 25 % sur la valeur nette comptable, sans abattement. Le bon choix dépend de votre horizon de détention. Pour chiffrer l'écart entre les deux régimes, testez le simulateur SCI IS ou IR d'Actav.

Comment déclarer et payer ?

Les modalités déclaratives de l'imposition SCI dépendent du régime choisi. À l'IR, la SCI dépose chaque année une déclaration de résultats n° 2072, et chaque associé reporte sa quote-part de revenus fonciers sur sa déclaration n° 2044 ; à l'IS, la SCI dépose une liasse fiscale (formulaire 2065) et paie elle-même l'impôt sur les sociétés.

Déclaration de l'imposition SCI à l'IR

La SCI à l'IR souscrit la déclaration n° 2072 (variante 2072-S si tous les associés sont des personnes physiques, 2072-C sinon). Chaque associé reçoit le détail de sa quote-part, qu'il reporte ensuite sur sa déclaration de revenus fonciers n° 2044, jointe à sa déclaration 2042. Point important : les associés d'une SCI sont en principe exclus du régime micro-foncier et relèvent du régime réel, sauf s'ils détiennent par ailleurs un bien loué nu en direct. Pour les formulaires de déclaration, référez-vous au site impots.gouv.fr (rubrique professionnels).

Déclaration de l'imposition SCI à l'IS

La SCI à l'IS tient une comptabilité commerciale et dépose une liasse fiscale (déclaration n° 2065 et annexes). Elle règle l'IS sous forme d'acomptes trimestriels puis d'un solde. Les associés ne sont imposés personnellement que sur les dividendes effectivement distribués ou sur leur rémunération de gérant. Ce régime impose un suivi comptable plus exigeant : le recours à un expert-comptable est, en pratique, vivement recommandé.

Quelles charges sont déductibles ?

Les charges qui réduisent l'imposition SCI ne sont pas les mêmes selon le régime. À l'IR au régime réel, vous déduisez les charges réelles (taxe foncière, intérêts d'emprunt, travaux d'entretien et de réparation, assurances, frais de gestion) ; à l'IS, vous déduisez en plus l'amortissement du bien et la rémunération du gérant.

Charges déductibles à l'IR

Au régime réel des revenus fonciers, la liste des charges déductibles est encadrée par l'article 31 du Code général des impôts. Elle comprend notamment la taxe foncière SCI, les intérêts d'emprunt, les dépenses de réparation, d'entretien et d'amélioration, les primes d'assurance et les frais de gestion. En revanche, les dépenses de construction, de reconstruction ou d'agrandissement ne sont jamais déductibles. Si les charges dépassent les loyers, le déficit foncier s'impute sur le revenu global jusqu'à 10 700 € par an, l'excédent étant reportable sur les revenus fonciers des dix années suivantes.

Charges déductibles à l'IS

À l'IS, la palette de déduction est plus large. Outre les charges courantes, la SCI déduit l'amortissement du bien immobilier (généralement sur 30 à 40 ans pour les constructions) et la rémunération du gérant. Cet amortissement réduit mécaniquement le résultat imposable, ce qui explique l'attrait de l'IS pour les investisseurs qui réinvestissent leurs loyers. Les déficits éventuels sont reportables sur les bénéfices des exercices suivants.

Un mot sur la taxe foncière SCI : propriétaire du bien, la société en est toujours redevable. Elle est déductible au régime réel (IR) comme à l'IS, mais jamais au micro-foncier, où seul l'abattement forfaitaire de 30 % s'applique. Pensez à l'intégrer dans le calcul de votre rentabilité nette.

Quel impôt paie une SCI : comment fonctionne la fiscalité SCI ?

Par défaut, la SCI est dite translucide : elle ne paie rien en propre. Chaque associé ajoute sa quote-part de loyers à ses revenus et l'impôt SCI se règle via sa déclaration personnelle, au barème progressif (0 % jusqu'à 11 600 €, puis 11 %, 30 %, 41 % et 45 %), auquel s'ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux sur les revenus fonciers. Sur option, la société passe à l'IS : elle est alors imposée elle-même, au taux réduit de 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, avec amortissement de l'immeuble mais une taxation supplémentaire lors de la revente. Les impôts SCI dépendent donc du régime choisi : la fiscalité SCI à l'IR favorise la détention longue, l'IS convient plutôt aux loyers élevés (impots.gouv.fr).

Qui paie la taxe foncière SCI et est-elle déductible ?

C'est la SCI, propriétaire du bien, qui reçoit l'avis et doit régler la taxe foncière SCI, calculée d'après la valeur locative cadastrale et les taux votés par les collectivités locales (impots.gouv.fr). Son traitement fiscal suit le régime de la société : à l'IR, elle est déductible des revenus fonciers des associés au régime réel ; à l'IS, elle constitue une charge déductible du résultat. En location nue d'habitation, elle ne peut pas être mise à la charge du locataire ; en bail commercial, une clause expresse du bail peut en transférer le coût au preneur. La taxe d'enlèvement des ordures ménagères, en revanche, fait partie des charges récupérables sur le locataire.

Impôts SCI : que paie la société et que paient les associés ?

Le poids des impôts SCI dépend du régime fiscal. À l'impôt sur le revenu, la SCI ne paie rien elle-même : chaque associé déclare sa quote-part du résultat en revenus fonciers, soumise au barème progressif (0 % jusqu'à 11 600 €, puis 11 %, 30 %, 41 % et 45 %) et aux prélèvements sociaux de 17,2 %. Si la SCI opte pour l'impôt sur les sociétés, c'est la société qui paie : taux réduit de 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, taux normal au-delà. S'y ajoutent la taxe foncière et, selon l'activité, la cotisation foncière des entreprises (impots.gouv.fr). En cas de vente d'un immeuble par une SCI à l'IR, la plus-value suit le régime des particuliers, avec prélèvements sociaux de 17,2 %.

FAQ : imposition SCI

Comment fonctionne l'imposition SCI ? ▼

Par défaut, l'imposition SCI relève de l'impôt sur le revenu (IR) : la société est transparente et chaque associé est imposé sur sa quote-part de revenus fonciers, au barème progressif de l'IR majoré de 17,2 % de prélèvements sociaux. Les associés peuvent toutefois opter pour l'impôt sur les sociétés (IS) : la SCI est alors taxée à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, puis à 25 % au-delà. Le choix IR ou IS détermine le calcul de vos loyers, charges et plus-values.

SCI à l'IR ou à l'IS : que choisir ? ▼

Tout dépend de votre horizon. L'IR convient à la location nue et à une détention longue : transparence fiscale, simplicité comptable et abattements pour durée de détention sur les plus-values. L'IS est adapté à un projet de long terme avec réinvestissement des bénéfices, ou à la location meublée : il permet d'amortir le bien et de déduire la rémunération du gérant, mais la plus-value de revente est plus lourdement taxée. Comparez les deux régimes au regard de votre tranche d'imposition et de vos objectifs patrimoniaux avant de trancher.

Les frais sont-ils déductibles dans une SCI ? ▼

Oui. À l'IR au régime réel, les charges sont déductibles des revenus fonciers : taxe foncière, intérêts d'emprunt, travaux d'entretien et de réparation, assurances et frais de gestion. À l'IS, la palette est plus large : vous déduisez en plus l'amortissement du bien immobilier et la rémunération du gérant. En revanche, les dépenses de construction, de reconstruction ou d'agrandissement ne sont jamais déductibles. Le régime micro-foncier, lui, applique un abattement forfaitaire de 30 % sans déduction des charges réelles.

Quand opter pour l'IS dans une SCI ? ▼

Pour un projet de long terme. L'option pour l'IS est pertinente lorsque vous souhaitez réinvestir les bénéfices plutôt que les percevoir chaque année, lorsque votre tranche marginale d'imposition est élevée, ou lorsque la SCI pratique de la location meublée. L'amortissement du bien réduit alors fortement le bénéfice imposable. Attention : l'option pour l'IS devient irrévocable après cinq exercices, et la plus-value de revente est calculée sans abattement pour durée de détention. C'est un arbitrage à mesurer avant de s'engager.

Une SCI paie-t-elle la taxe foncière ? ▼

Oui. En tant que propriétaire du bien, la SCI est redevable de la taxe foncière chaque année. La taxe foncière SCI est déductible des revenus fonciers lorsque la société est à l'IR au régime réel, et constitue une charge déductible du résultat à l'IS. En revanche, au régime micro-foncier, aucune charge réelle, taxe foncière comprise, ne peut être déduite : seul l'abattement forfaitaire de 30 % s'applique. Pensez à intégrer la taxe foncière dans le calcul de la rentabilité nette de votre investissement.

Combien coûte la création d'une SCI ? ▼

Entre 350 et 800 € selon les options retenues : rédaction des statuts, publication de l'annonce légale et frais d'immatriculation au greffe. Le délai moyen est de 7 à 15 jours une fois le dossier complet. Sur Actav (actav.fr), vos statuts SCI sont rédigés par des avocats inscrits au Barreau, avec une négociation libre des honoraires avec l'avocat partenaire. Pour aller plus loin, consultez nos guides comment créer une SCI et pourquoi créer une SCI.

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