Simulateur 2026

Calcul de l'indemnité de licenciement 2026 : simulateur gratuit

Calculez le montant de votre indemnité légale de licenciement en quelques secondes. Notre simulateur indemnité licenciement applique la formule officielle de l'article R1234-2 du Code du travail : ¼ de mois de salaire par an jusqu'à 10 ans, puis ⅓ au-delà. Inaptitude professionnelle, exonérations fiscales et sociales prises en compte.

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Réponse rapide

L'indemnité légale de licenciement est due à tout salarié en CDI ayant au moins 8 mois d'ancienneté ininterrompus (art. L1234-9 CT), licencié hors faute grave ou lourde. Son montant minimum est de ¼ de mois de salaire par année d'ancienneté pour les 10 premières années, puis ⅓ de mois par année au-delà (art. R1234-2 CT). Le salaire de référence est le plus élevé entre la moyenne des 12 ou des 3 derniers mois. En cas d'inaptitude d'origine professionnelle, l'indemnité est doublée (art. L1226-14 CT).

Mise à jour : barèmes 2026 — Loi de Finances 2026

Simulateur

Simulateur indemnité de licenciement — Mode d'emploi

Renseignez votre ancienneté, votre salaire brut et votre motif de licenciement pour estimer instantanément votre indemnité minimale légale.

Votre indemnité estimée

Ancienneté retenue
Salaire de référence
Indemnité 10 premières années
Indemnité au-delà 10 ans
Majoration éventuelle
Indemnité brute totale 0 €

Estimation indicative basée sur le minimum légal (art. R1234-2 CT). Votre convention collective peut prévoir un montant supérieur.

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Méthode légale

Comment est calculée l'indemnité de licenciement ?

L'indemnité légale de licenciement est encadrée par l'article R1234-2 du Code du travail, dans sa rédaction issue du décret n° 2017-1398 du 25 septembre 2017 (ordonnances Macron). Le calcul repose sur trois variables : la durée d'ancienneté, le salaire de référence et le motif du licenciement.

1. La formule légale (article R1234-2 CT)

Le minimum légal applicable à tout licenciement prononcé hors faute grave ou lourde est le suivant :

Tranche d'anciennetéTauxExemple : salaire 2 500 €
De 0 à 10 ans1/4 de mois × année625 €/an
Au-delà de 10 ans1/3 de mois × année833 €/an supplémentaire
Mois incompletsProrata temporisMois ÷ 12 × tranche

Exemple concret : un salarié avec 12 ans d'ancienneté et un salaire brut mensuel de 2 500 € percevra :
→ (10 × 1/4 × 2 500) + (2 × 1/3 × 2 500) = 6 250 + 1 666,67 = 7 916,67 € brut.

2. Le salaire de référence (article R1234-4 CT)

Le salaire à retenir est le plus favorable au salarié entre :

  • La moyenne mensuelle des 12 derniers mois précédant la rupture (ou la totalité des mois si l'ancienneté est inférieure à 12 mois) ;
  • Le tiers des 3 derniers mois, primes annuelles incluses au prorata.

Ce salaire intègre les avantages en nature, les commissions, les primes de fonction et la part variable, mais exclut les remboursements de frais professionnels et les primes exceptionnelles.

3. L'ancienneté à retenir

L'ancienneté est appréciée à la date d'expiration du préavis, qu'il soit effectué ou non (Cass. soc., jurisprudence constante). Les périodes de suspension du contrat (maladie professionnelle, accident du travail, maternité) sont assimilées à du travail effectif. À l'inverse, le congé sabbatique et le congé sans solde ne sont pas comptabilisés sauf disposition conventionnelle plus favorable.

Cas particuliers

Inaptitude, faute, licenciement économique : les règles spécifiques

1

Inaptitude d'origine professionnelle

Lorsque l'inaptitude est consécutive à un accident du travail ou à une maladie professionnelle, l'indemnité légale est doublée (art. L1226-14 CT). À cela s'ajoute une indemnité compensatrice équivalente à l'indemnité de préavis, même si le préavis n'est pas exécuté.

2

Inaptitude d'origine non professionnelle

L'indemnité légale standard de l'article R1234-2 s'applique sans majoration. Le préavis n'est pas dû : il n'est ni exécuté ni indemnisé.

3

Licenciement économique

Le calcul est identique au licenciement personnel (formule R1234-2). Si l'entreprise relève d'un Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE), des indemnités supra-légales sont fréquemment négociées en plus de l'indemnité légale.

4

Faute grave ou faute lourde

Aucune indemnité de licenciement ni de préavis n'est due. Le salarié conserve toutefois son indemnité compensatrice de congés payés. Une contestation de la qualification de la faute devant le Conseil de prud'hommes peut, en cas de succès, ouvrir droit à l'indemnité légale rétroactive.

Fiscalité 2026

Charges sociales et fiscalité de l'indemnité de licenciement

L'indemnité de licenciement bénéficie d'un régime fiscal et social favorable, dans la limite de plafonds fixés par la loi. Le PASS 2026 (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale) est de 48 060 €, soit 2 PASS = 96 120 €.

Exonération d'impôt sur le revenu (article 80 duodecies CGI)

La fraction correspondant au minimum légal ou conventionnel est exonérée d'impôt en totalité. Au-delà, l'exonération est limitée au plus élevé des deux montants suivants :

  • 2 fois la rémunération brute annuelle perçue l'année civile précédant le licenciement ;
  • 50 % du montant total de l'indemnité versée.

Avec un plafond absolu de 288 360 € pour les indemnités versées en 2026 (6 PASS).

Exonération de cotisations sociales

L'exonération de cotisations sociales s'applique à la part exonérée d'impôt, dans la limite de 2 PASS, soit 96 120 € en 2026. Au-delà, les cotisations s'appliquent intégralement. La CSG-CRDS reste due dès le premier euro sur la fraction qui excède le minimum légal ou conventionnel.

Indemnité verséeImpôt sur le revenuCotisations socialesCSG-CRDS
Part = minimum légalExonérée totalementExonéréeExonérée
Part > légal mais ≤ 2 PASSExonérée selon plafondsExonéréeDue
Part > 2 PASSImposableSoumise à cotisationsDue
FAQ

Questions fréquentes sur l'indemnité de licenciement

À partir de combien de mois d'ancienneté l'indemnité est-elle due ?

Depuis les ordonnances Macron de 2017, le seuil d'ancienneté minimum est de 8 mois ininterrompus chez le même employeur (article L1234-9 du Code du travail). Avant ce seuil, aucune indemnité légale n'est due, sauf disposition plus favorable de la convention collective ou du contrat de travail.

Comment l'ancienneté est-elle calculée ?

L'ancienneté pour le calcul de l'indemnité est appréciée à la date d'expiration du préavis, qu'il soit effectué ou non. Les fractions d'année sont retenues au prorata : 6 mois supplémentaires comptent pour 0,5 année. Les arrêts maladie professionnelle, accidents du travail et congés maternité sont intégralement comptabilisés ; les congés sabbatiques et sans solde ne le sont pas.

Faut-il déclarer l'indemnité de licenciement aux impôts ?

La part correspondant à l'indemnité légale ou conventionnelle est exonérée d'impôt sur le revenu (art. 80 duodecies CGI). Au-delà, l'exonération est limitée au plus favorable de : 2× la rémunération brute de l'année précédente ou 50 % du total. Plafond absolu : 288 360 € en 2026.

Que faire si l'employeur refuse de verser l'indemnité ?

L'indemnité de licenciement est versée avec le solde de tout compte. En cas de non-versement, le salarié peut saisir le Conseil de prud'hommes dans un délai de 12 mois à compter de la notification de la rupture (art. L1471-1 CT). Avant la saisine, une mise en demeure par lettre recommandée est conseillée. Un avocat en droit social peut sécuriser cette démarche.

L'indemnité est-elle la même qu'en rupture conventionnelle ?

Le minimum légal est identique : la rupture conventionnelle ne peut prévoir une indemnité spécifique de rupture inférieure à l'indemnité légale de licenciement (art. L1237-13 CT). Toutefois, le régime fiscal et social diffère et la rupture conventionnelle est négociée d'un commun accord. Voir notre simulateur rupture conventionnelle.

Les primes annuelles entrent-elles dans le calcul ?

Oui, les primes annuelles, 13e mois, primes de bilan et part variable sont intégrées au salaire de référence, à proportion de la période concernée. Sont en revanche exclus les remboursements de frais professionnels, les primes exceptionnelles non récurrentes et les avantages purement ponctuels.

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Sources juridiques

  • Article L1234-9 du Code du travail — Conditions d'octroi de l'indemnité de licenciement
  • Article R1234-2 du Code du travail — Formule de calcul (¼ puis ⅓ de mois par année)
  • Article R1234-4 du Code du travail — Salaire de référence
  • Article L1226-14 du Code du travail — Doublement en cas d'inaptitude professionnelle
  • Article 80 duodecies du Code général des impôts — Régime fiscal des indemnités de rupture
  • Décret n° 2017-1398 du 25 septembre 2017 (ordonnances Macron)
  • Arrêté du 22 décembre 2025 fixant le PASS 2026 à 48 060 €
  • BOI-RSA-CHAMP-20-40-10-30 (BOFIP) — Indemnités de rupture du contrat de travail

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