ComprendreDéfinition et fondement légal
La clause de confidentialité (contrat de travail, NDA entre entreprises, contrat commercial) impose le silence sur les informations sensibles échangées : savoir-faire, données clients, conditions financières, projets. Le droit ne l'impose pas dans tous les cas : le salarié est déjà tenu à une obligation de discrétion, et la révélation d'un secret de fabrication est pénalement sanctionnée par l'article L. 1227-1 du Code du travail ; le secret des affaires est protégé par les articles L. 151-1 et suivants du Code de commerce. La clause complète ces protections légales et les rend opposables sans débat.
Pour être efficace, elle définit précisément les informations couvertes, sa durée, ses exceptions (informations publiques, injonctions légales) et la sanction de sa violation. Le générateur ci-dessus produit la version adaptée à votre cas : clause de confidentialité contrat de travail ou NDA autonome entre entreprises.
VérifierLes 4 conditions de validité (cumulatives)
- 1Des informations définiesLister ou catégoriser les informations couvertes (technique, commercial, données clients…) : « toutes les informations » sans définition est presque impossible à opposer utilement en justice.Charge de la preuve + L151-1 C. com.
- 2Une durée maîtriséeDurée pendant le contrat et après sa fin ; une durée illimitée n'est admise que pour de véritables secrets d'affaires : pour le reste, préférez une durée longue mais déterminée.Arbitrage validé 05/07/2026
- 3Des exceptions usuellesDomaine public, informations déjà connues, divulgation exigée par la loi ou une autorité : sans exceptions, la clause devient inapplicable et contestable.Usage contractuel constant
- 4Aucune contrepartie financière exigéeÀ la différence de la non-concurrence, la validité de la clause de confidentialité n'est pas subordonnée à une contrepartie financière : elle restreint la divulgation, pas la liberté de travailler.Cass. soc. 15/10/2014 (n° à confirmer pipeline)
RédigerExemple de rédaction, commenté ligne à ligne
Reprenons le modèle proposé en haut de page et regardons pourquoi chaque membre de phrase est là :
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Questions fréquentesClause de confidentialité : vos questions
Non. À la différence de la clause de non-concurrence, sa validité n'est pas subordonnée à une contrepartie financière : elle interdit de divulguer, pas de travailler (Cass. soc., 15 octobre 2014). C'est ce qui la rend systématisable dans tous les contrats.
Oui, deux fois : par l'obligation générale de discrétion et de loyauté attachée au contrat de travail, et pénalement pour le secret de fabrication (article L1227-1 : deux ans d'emprisonnement et 30 000 € d'amende). La clause précise, étend et prolonge cette protection : notamment après la rupture.
Librement fixée, pendant le contrat et après sa fin. Une durée illimitée est admise pour de véritables secrets d'affaires ; pour des informations commerciales ordinaires, une durée longue mais déterminée (2 à 5 ans après la fin du contrat) est plus sûre et plus facile à faire respecter.
Des dommages-intérêts (ou la pénalité chiffrée si une clause pénale est stipulée), la cessation sous astreinte, une sanction disciplinaire pour le salarié, et des actions spécifiques du droit du secret des affaires (L151-1 s. C. com. : interdiction, rappel des produits, réparation) : voire le pénal pour le secret de fabrication.
Aucune sur le fond : le NDA (non-disclosure agreement) est un accord de confidentialité autonome signé avant ou hors contrat principal (typiquement pendant des négociations) tandis que la clause s'insère dans un contrat existant. Le NDA se justifie dès que l'échange d'informations précède le contrat.
Pour protéger des échanges ponctuels (négociation, appel d'offres), la clause de confidentialité NDA autonome suffit : un accord signé avant de partager quoi que ce soit. Dans une relation déjà contractualisée (contrat de travail, prestation), la clause s'insère directement dans le contrat. Le contenu protecteur est le même : périmètre, durée, exceptions, sanction. Pour chiffrer la sanction, un accord de confidentialité (clause pénale à l'appui) fixe d'avance l'indemnité due en cas de violation.
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