6 mois de travail, combien de temps de chômage : estimez gratuitement votre durée d'indemnisation à partir de vos jours travaillés et de votre date de fin de contrat.
Une seule règle commande l'ouverture des droits : avoir travaillé assez longtemps sur la période de référence. Ce tableau croise chaque façon de poser la question — en jours, en heures, à 4 mois, à 9 mois, après 55 ans — avec le seuil applicable et son fondement. Tous les chiffres Unédic sont datés au 14/07/2026 et donnés sous réserve : seul France Travail liquide vos droits réels.
| Votre situation | Le délai | Point de départ | Décompte | Fondement |
|---|---|---|---|---|
| Combien de temps de travail pour toucher le chômage | 6 mois (130 jours ou 910 heures) | Fin du dernier contrat, sur les 24 derniers mois | calendaires | L.5422-1 · service-public.fr |
| Chômage, combien de temps de travail faut-il au minimum | 130 jours ou 910 heures | Sur la période de référence de 24 mois | calendaires | service-public.fr (ARE) |
| Combien de temps de travail pour chomage (règle générale) | 6 mois travaillés | Fin du contrat, période de référence 24 mois | calendaires | service-public.fr (ARE) |
| Combien de temps de travail pour avoir le chomage | 130 jours minimum | Fin du dernier contrat de travail | calendaires | L.5422-1 |
| Combien de temps de travail pour toucher le chomage (en heures) | 910 heures | Cumul des heures sur 24 mois | heures travaillées | service-public.fr (ARE) |
| Combien de temps de travail pour le chomage à 55 ans et plus | 130 jours ou 910 heures | Sur 36 mois (au lieu de 24) | calendaires | service-public.fr (ARE) |
| 4 mois de travail : combien de temps de chômage | Généralement 0 (≈ 120 j, sous le seuil) | Fin du contrat, période de référence 24 mois | calendaires | service-public.fr (ARE) |
| 9 mois de travail : combien de temps de chômage | ≈ 9 mois de droits, avant réduction (au 14/07/2026, sous réserve) | Durée d'affiliation reprise en jours | calendaires | L.5422-2 |
Pour ouvrir des droits à l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE), il faut avoir travaillé au moins 6 mois, soit 130 jours ou 910 heures, au cours des 24 derniers mois précédant la fin du contrat (fiche service-public.fr). Cette période de référence est portée à 36 mois pour les salariés de 55 ans et plus. S'ajoutent les conditions générales de l'art. L.5422-1 : être apte au travail, recherchant un emploi, et avoir perdu son emploi involontairement (licenciement, fin de CDD, rupture conventionnelle).
En pratique, on additionne tous les jours couverts par un contrat de travail sur la période, y compris les emplois cumulés ou successifs. Le seuil de 130 jours correspond à environ quatre mois et demi de travail continu : quelques semaines de contrat en moins peuvent donc fermer le droit. Depuis le 1er avril 2026, les primo-entrants peuvent remplir cette condition avec 5 mois au lieu de 6, sous réserve des règles en vigueur. Le simulateur ci-dessus teste votre éligibilité à partir de vos jours travaillés réels.
La durée d'indemnisation suit le principe « un jour affilié, un jour indemnisé » : elle reprend, en jours calendaires, votre durée d'affiliation sur la période de référence, avec un plancher de 182 jours (6 mois) et un plafond qui dépend de l'âge (art. L.5422-2). Au 14/07/2026, sous réserve, ces plafonds sont de 548 jours avant 55 ans, 685 jours entre 55 et 56 ans et 822 jours à partir de 57 ans (fiche service-public.fr).
Concrètement, avec 6 mois de travail vous vous situez au minimum légal : l'estimation tourne autour de six mois d'indemnisation. Attention, une réduction conjoncturelle de 25 % (coefficient 0,75) s'applique tant que le taux de chômage reste sous 9 % — un paramètre susceptible d'évoluer, jamais garanti. C'est pourquoi le calculateur affiche un ordre de grandeur daté, pas un montant contractuel : seul France Travail arrête votre durée réelle.
Avec seulement 4 mois de travail, la réponse est souvent décevante : quatre mois calendaires représentent environ 120 jours, en dessous du seuil des 130 jours (ou 910 heures) exigé sur 24 mois (fiche service-public.fr). Sans atteindre ce plancher, aucun droit à l'ARE ne s'ouvre, même de courte durée. Tout dépend donc du décompte exact : un contrat démarré un peu plus tôt, des heures effectuées au-delà du temps plein ou plusieurs contrats cumulés peuvent faire passer la barre.
En pratique, ne raisonnez jamais « en mois ronds » : ce sont les jours réellement couverts par un contrat qui comptent, week-ends inclus tant qu'ils sont dans la période d'emploi. Additionnez toutes vos périodes travaillées sur les 24 derniers mois avant de conclure. Le simulateur vous dit immédiatement si vos 4 mois franchissent ou non le seuil des 130 jours. À défaut, renseignez-vous auprès de France Travail sur l'allocation de solidarité spécifique ou, selon vos ressources, sur le RSA.
Neuf mois de travail dépassent largement le seuil d'ouverture des droits : l'indemnisation reprend alors votre durée d'affiliation, soit de l'ordre de neuf mois avant application du coefficient de réduction (fiche service-public.fr). Au 14/07/2026, sous réserve, la réduction conjoncturelle de 25 % ramène cette base à environ sept mois indemnisés, sans jamais descendre sous le plancher de 182 jours. Ces règles Unédic sont révisables : le chiffre affiché est une estimation datée.
Plus votre durée travaillée est longue, plus la durée indemnisable augmente, jusqu'au plafond lié à votre âge (art. L.5422-2). En pratique, un demandeur d'emploi qui a enchaîné des CDD gagne à faire additionner toutes ses périodes : chaque semaine compte pour la durée finale. Le calculateur convertit vos 9 mois en jours indemnisables estimés et positionne votre date de fin de droits.
Ouvrir des droits ne veut pas dire être payé tout de suite. Après l'inscription à France Travail s'applique un délai d'attente de 7 jours (fiche service-public.fr), sauf s'il a déjà couru dans les 12 mois précédents. S'y ajoutent deux différés : un différé « congés payés », calculé sur votre indemnité compensatrice, et un différé spécifique calculé sur la part d'indemnité de rupture qui dépasse le minimum légal. Ce dernier est plafonné à 150 jours calendaires (75 jours en cas de licenciement économique).
En pratique, c'est le différé spécifique qui surprend : plus la somme négociée dépasse le minimum, plus le premier paiement recule. Ces différés se cumulent avec le délai d'attente mais se calculent une seule fois. Le simulateur additionne délai d'attente et différés pour situer votre premier jour indemnisable — un repère daté, à confirmer par France Travail qui reste seul à liquider vos droits.
Un demandeur d'emploi indemnisé peut créer ou reprendre une entreprise sans perdre ses droits : deux options existent. Le maintien partiel de l'ARE ajuste chaque mois l'allocation en fonction des revenus de la nouvelle activité. À l'inverse, l'ARCE (aide à la reprise ou à la création d'entreprise) verse 60 % du reliquat de vos droits sous forme de capital, en deux fois — la moitié au démarrage, la moitié après six mois d'activité (fiche service-public.fr, au 14/07/2026, sous réserve). L'ARCE suppose d'avoir obtenu l'ACRE.
Le choix n'est pas neutre : l'ARCE transforme des mois d'allocation en trésorerie de lancement, mais consomme vos droits par anticipation. En pratique, on choisit l'ARCE quand le projet a besoin d'un apport rapide, et le maintien de l'ARE quand l'activité démarre lentement. Une fois la décision prise, il reste à choisir votre statut juridique et à rédiger vos statuts — c'est l'étape que couvre notre gamme création d'entreprise.
Ne pas atteindre 130 jours, ou voir ses droits s'épuiser, n'est pas toujours une impasse. Avant de conclure, recalculez vos jours réellement travaillés : beaucoup de refus supposés viennent d'un décompte « en mois ronds » alors que ce sont les jours couverts par un contrat qui comptent. Repérez ensuite votre cas ci-dessous.
| Votre situation | La règle | Votre action |
|---|---|---|
| Vous n'atteignez pas 130 jours ou 910 heures | Aucun droit à l'ARE ne s'ouvre sous ce seuil (fiche service-public.fr F38881). Vérifiez d'abord le cumul exact de toutes vos périodes de contrat sur 24 mois. Un contrat court supplémentaire, des heures au-delà du temps plein ou plusieurs CDD additionnés peuvent faire franchir la barre. À défaut, France Travail vous oriente vers l'allocation de solidarité spécifique ou le RSA. | Comprendre vos périodes de CDD et le seuil des 130 jours |
| Vos droits arrivent à échéance (fin de la durée d'indemnisation) | À l'épuisement des droits, vous pouvez, sous conditions de ressources, basculer sur l'allocation de solidarité spécifique. Si vous avez retravaillé pendant l'indemnisation, un rechargement des droits est possible dès un nouveau volume d'activité suffisant. C'est aussi le moment d'envisager un projet de création : l'ARCE mobilise le reliquat en capital. | Rebondir en créant votre activité (statuts dès 29 €) |
| France Travail a refusé ou minoré votre allocation | Vérifiez le calcul : jours d'affiliation retenus, période de référence, différés appliqués. Vous pouvez demander une révision par un recours amiable auprès de France Travail, puis saisir le médiateur régional et, en dernier lieu, le tribunal judiciaire. Conservez vos contrats, bulletins et attestations employeur : ce sont les pièces qui prouvent votre durée travaillée. | Revérifier votre éligibilité et vos différés |
| Vous voulez lancer une entreprise sans perdre vos droits | Deux dispositifs coexistent : le maintien partiel de l'ARE, ajusté chaque mois selon vos revenus d'activité, et l'ARCE, qui verse 60 % du reliquat en capital, en deux fois, après obtention de l'ACRE (au 14/07/2026, sous réserve). Le choix se fait avant l'immatriculation, en même temps que celui du statut juridique. | Choisir vos statuts (ARCE ou maintien de l'ARE) |
Dans tous les cas, l'attestation employeur et vos bulletins de salaire datent chaque jour travaillé : ce sont eux qui font foi si le calcul de vos droits est discuté.
Six mois de travail (130 jours) correspondent au minimum d'ouverture des droits. La durée d'indemnisation reprend alors votre durée d'affiliation, avec un plancher de 182 jours (6 mois), sous réserve du coefficient de réduction en vigueur (fiche service-public.fr). Chiffres Unédic au 14/07/2026, à confirmer par France Travail.
Il faut avoir travaillé au moins 6 mois, soit 130 jours ou 910 heures, au cours des 24 derniers mois (36 mois à partir de 55 ans), et avoir perdu son emploi involontairement (art. L.5422-1). Depuis le 1er avril 2026, les primo-entrants relèvent d'un seuil réduit à 5 mois, sous réserve.
Le minimum est de 130 jours travaillés ou 910 heures sur la période de référence (fiche service-public.fr). On additionne tous les jours couverts par un contrat, week-ends compris pendant l'emploi. Sous ce seuil, aucun droit à l'ARE ne s'ouvre : France Travail oriente alors vers l'allocation de solidarité spécifique ou le RSA.
Le seuil reste de 130 jours ou 910 heures, mais la période de référence est allongée à 36 mois au lieu de 24 (fiche service-public.fr). Les durées maximales d'indemnisation sont aussi plus longues : 685 jours entre 55 et 56 ans, 822 jours à 57 ans et plus, au 14/07/2026, sous réserve.
Rarement : quatre mois représentent environ 120 jours, sous le seuil des 130 jours exigé (fiche service-public.fr). Tout se joue au décompte exact : des heures supplémentaires ou plusieurs contrats cumulés peuvent faire la différence. Additionnez précisément vos jours travaillés avant de conclure, ou utilisez le simulateur de cette page.
Pour les allocataires de moins de 57 ans dont le salaire journalier de référence est élevé (supérieur à 159,68 € brut au 14/07/2026, sous réserve), une dégressivité de 30 % s'applique à partir du 7e mois d'indemnisation, sans que l'allocation ne descende sous un plancher de 92,57 € brut par jour (fiche service-public.fr). Ce mécanisme, distinct de la réduction de durée, ne touche que les revenus les plus élevés.
Après un délai d'attente de 7 jours suivant l'inscription, auxquels s'ajoutent un différé congés payés et un différé spécifique calculé sur la part d'indemnité supérieure au minimum légal, plafonné à 150 jours calendaires (75 en cas de licenciement économique). Voir la fiche service-public.fr. Chiffres au 14/07/2026, sous réserve.
Oui. Vous pouvez conserver un maintien partiel de l'ARE, ajusté chaque mois selon vos revenus, ou opter pour l'ARCE, qui verse 60 % du reliquat de vos droits en capital, en deux fois, après obtention de l'ACRE (fiche service-public.fr, au 14/07/2026, sous réserve). Le choix se fait avant l'immatriculation.
Soyez prévenu si ce délai évolue. Réforme, décret, revalorisation : vous recevez l'alerte en clair, rien d'autre.
Saisissez vos jours travaillés et votre date de fin de contrat : le simulateur teste votre éligibilité, estime votre durée d'indemnisation et situe votre premier jour payé, chiffres Unédic datés au 14/07/2026 et donnés sous réserve.