La taxe foncière est l'impôt local que tout propriétaire ou usufruitier d'un bien bâti acquitte chaque année. Son montant peut varier du simple au triple selon la commune, ce qui rend l'estimation indispensable avant un achat ou pour anticiper un budget. Notre simulateur de calcul taxe foncière vous donne une estimation immédiate à partir de deux données : votre valeur locative cadastrale et le taux voté par votre collectivité.
Pour comprendre le résultat, cette page détaille la formule officielle 2026, l'abattement de 50 %, la revalorisation de +0,8 % des bases, les écarts de taux par commune, ainsi que les exonérations possibles. Un volet est consacré à la cotisation foncière des entreprises (CFE), qui repose sur des règles voisines.
Comment est calculée la taxe foncière ?
Le calcul de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) suit une formule fixée par le Code général des impôts. Le calcul taxe foncière 2026 s'appuie sur trois variables : la valeur locative cadastrale du bien, un abattement forfaitaire de 50 %, puis le taux global voté par les collectivités.
Formule officielle : Taxe foncière = (valeur locative cadastrale × coefficient de revalorisation × 50 %) × taux global. Soit, pour 2026 : valeur locative × 1,008 × 50 %, multiplié par le taux de la commune et de l'intercommunalité.
L'établissement de la taxe se fait au 1er janvier de l'année d'imposition. La base nette obtenue après l'abattement de 50 % est appelée revenu cadastral : c'est elle qui sert d'assiette. Les taux, eux, sont décidés chaque année par la commune et l'établissement public de coopération intercommunale (EPCI).
En 2026, le coefficient de revalorisation forfaitaire des valeurs locatives est fixé à +0,8 %, son plus faible niveau depuis plusieurs années. Il est indexé sur l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) constaté en novembre 2025 et s'applique automatiquement à tous les biens bâtis, sans vote particulier.
Pour aller plus loin sur le calcul taxe foncière, l'administration publie le mode de calcul officiel et les réductions possibles sur economie.gouv.fr.
Valeur locative cadastrale et abattement
La valeur locative cadastrale correspond au loyer annuel théorique que le bien pourrait produire s'il était loué. Établie d'après des références datant des années 1970, elle est ensuite revalorisée chaque année. Vous la retrouvez sur votre avis, à la ligne « valeur locative brute », ou dans votre espace impots.gouv.fr, rubrique « Biens immobiliers ».
Pour la taxe foncière sur les propriétés bâties, l'administration applique ensuite un abattement légal de 50 %. Cet abattement, prévu par l'article 1388 du Code général des impôts, est censé couvrir les frais de gestion, d'assurance, d'amortissement, d'entretien et de réparation. Pour les propriétés non bâties, l'abattement est de 20 %.
La mise à jour des éléments de confort, suspendue en 2026
La valeur locative dépend de la surface pondérée et de critères de confort fixés en 1970 (eau courante, chauffage central, sanitaires…). Une opération de fiabilisation de ces éléments, qui visait 7,4 millions de logements (hausse moyenne estimée à 63 € par an, 466 M€ de recettes en jeu), a été suspendue le 26 novembre 2025 par le Premier ministre Sébastien Lecornu, à l'approche des élections municipales de mars 2026. Une concertation est ouverte jusqu'au printemps 2026 et l'application est désormais reportée à 2027 au plus tôt. Pour 2026, seule la revalorisation de +0,8 % joue. La grande révision des valeurs locatives des locaux d'habitation (RVLLH), elle, a été reportée par la loi de finances pour 2026 : les nouvelles valeurs entreront en vigueur au 1er janvier 2030, avec des effets fiscaux à compter de 2031.
Une valeur locative qui vous paraît surévaluée ? Vous pouvez la contester auprès de votre centre des finances publiques. Pour formaliser un courrier ou une réclamation, la Bibliothèque Actav met à disposition des modèles juridiques rédigés par des avocats, prêts à personnaliser.
Simulateur taxe foncière — Mode d'emploi
Le simulateur de calcul taxe foncière en haut de page reproduit fidèlement la formule officielle. Voici comment l'utiliser pour obtenir une estimation fiable en quelques secondes.
Les étapes du calcul taxe foncière
- Choisissez votre donnée : valeur locative brute, ou base d'imposition déjà réduite de 50 % (les deux figurent sur l'avis).
- Saisissez le montant en euros annuels.
- Conservez la revalorisation +0,8 % si votre valeur provient d'un avis antérieur à 2026.
- Indiquez le taux global de votre commune, via la liste indicative ou en saisie manuelle.
- Ajoutez le taux TEOM si vous souhaitez intégrer les ordures ménagères.
Le résultat affiche votre base d'imposition, la taxe foncière (TFPB), la TEOM éventuelle et le total annuel. Prenons un exemple concret : pour une valeur locative de 6 000 €, la base imposable 2026 ressort à 3 024 € (6 000 × 1,008 × 50 %). Avec un taux global de 40 %, la taxe foncière s'élève à environ 1 210 €. Ce calcul taxe foncière se met à jour en temps réel à chaque modification d'un paramètre.
Taux de taxe foncière par commune
À valeur locative identique, le montant final dépend presque entièrement du taux voté localement. Les écarts entre villes sont considérables : de l'ordre de 20 % à Paris contre près de 68 % à Grenoble. Voici les taux globaux (commune + intercommunalité, hors TEOM) votés en 2025 et reconduits pour 2026 par la plupart des conseils sortants : la deadline du 30 avril est passée et les nouveaux conseils élus en mars 2026 ne pourront pas modifier les taux 2026.
| Commune | Taux global (2025-2026) | Niveau |
|---|---|---|
| Neuilly-sur-Seine | 15,04 % | Très bas |
| Paris | 20,50 % | Bas |
| Lyon | 32,44 % | Modéré |
| Moyenne nationale | ≈ 39,7 % | Référence |
| Marseille | 47,13 % | Élevé |
| Bordeaux | 48,48 % | Élevé |
| Toulouse | 48,55 % | Élevé |
| Nantes | 52,75 % | Très élevé |
| Grenoble | 67,92 % | Record |
Ces taux ont été très largement reconduits en 2025, la quasi-totalité des grandes villes ayant gelé leur taux à l'approche des élections municipales de mars 2026. La hausse observée sur les avis provient donc surtout de la revalorisation des bases. Pensez aussi aux taxes annexes : la TEOM (ordures ménagères, récupérable sur le locataire), la taxe GEMAPI et certaines taxes spéciales d'équipement s'ajoutent au montant et doivent être intégrées à un calcul taxe foncière complet.
Exonérations et dégrèvements possibles
Plusieurs dispositifs réduisent, voire suppriment, la taxe foncière sous conditions. Ils concernent la résidence principale, sauf l'exonération des constructions neuves.
Construction neuve : 2 ans d'exonération
Les constructions nouvelles, reconstructions et additions de construction bénéficient d'une exonération de taxe foncière pendant deux ans à compter de leur achèvement (article 1383 du CGI). Condition : déposer une déclaration (formulaire H1 ou H2) auprès du centre des impôts fonciers dans les 90 jours suivant l'achèvement. Certaines communes peuvent supprimer la part communale de cette exonération.
Personnes âgées et revenus modestes
Si vous aviez plus de 75 ans au 1er janvier et que votre revenu fiscal de référence ne dépasse pas le plafond légal (article 1417-I du CGI, soit 12 679 € pour une part majorés de 3 386 € par demi-part supplémentaire pour la taxe foncière 2026), vous êtes exonéré de taxe foncière sur votre résidence principale. Les titulaires de l'ASPA ou de l'ASI sont exonérés sans condition d'âge ; les bénéficiaires de l'AAH le sont sous condition de revenus. Entre 65 et 74 ans, un dégrèvement de 100 € s'applique sous les mêmes plafonds de revenus.
Plafonnement à 50 % des revenus
À défaut d'exonération, la taxe foncière de la résidence principale peut être plafonnée : la part qui dépasse 50 % des revenus du foyer fiscal est supprimée, sur demande adressée au centre des finances publiques. Attention : la TEOM, elle, n'est jamais concernée par ces exonérations.
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FAQ — Taxe foncière et CFE
Le calcul taxe foncière se reconstitue en trois temps. Reprenez la valeur locative cadastrale figurant sur votre avis, appliquez le coefficient 2026 de 1,008 puis l'abattement de 50 % : vous obtenez la base d'imposition. Multipliez-la par le taux global de votre commune. Le résultat doit correspondre à la ligne « taxe foncière » de votre avis, hors TEOM et taxes annexes. Notre simulateur automatise ce calcul et évite les erreurs d'arrondi.
+0,8 %. C'est la revalorisation forfaitaire des bases appliquée automatiquement en 2026, indexée sur l'inflation (IPCH de novembre 2025). C'est la plus faible hausse depuis plusieurs années, après +1,7 % en 2025 et +3,9 % en 2024. À cela peut s'ajouter une éventuelle hausse de taux votée par votre commune, mais la plupart des grandes villes ont gelé leur taux à l'approche des municipales de 2026.
Valeur locative. Elle apparaît sur votre dernier avis de taxe foncière, dans la section « Détail du calcul », à la ligne « valeur locative brute » ou « base brute ». Vous pouvez aussi la consulter dans votre espace personnel sur impots.gouv.fr, rubrique « Biens immobiliers », ou la demander à votre centre des finances publiques. La base d'imposition affichée correspond à la moitié de cette valeur.
Non. La taxe foncière est due exclusivement par le propriétaire ou l'usufruitier, quel que soit le type de bail. Seule la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) peut être récupérée auprès du locataire, car elle est juridiquement distincte. La taxe d'habitation sur la résidence principale, supprimée depuis 2023, ne concerne plus les occupants.
La CFE (cotisation foncière des entreprises) est l'équivalent professionnel. Elle repose sur la valeur locative des biens utilisés pour l'activité, mais sans l'abattement de 50 % de la taxe foncière. À défaut de local ou si la valeur locative est faible, une base minimum s'applique, fixée par la commune selon le chiffre d'affaires N-2. Pour la CFE 2026, c'est le chiffre d'affaires 2024 qui est retenu.
CFE = valeur locative × taux communal. Sans local, une base minimum encadrée par l'article 1647 D du CGI s'applique, selon trois tranches en 2026 : 247 à 589 € pour un chiffre d'affaires N-2 jusqu'à 10 000 € ; 247 à 1 179 € entre 10 001 et 32 600 € ; 247 à 2 477 € entre 32 601 et 100 000 €. Chaque commune choisit le montant exact dans la fourchette. S'ajoutent une taxe additionnelle CCI (1,12 % en 2025) et des frais de gestion de 1 %. Les entreprises dont le chiffre d'affaires N-2 ne dépasse pas 5 000 € en sont exonérées.
Non. L'année de création de l'activité est totalement exonérée de CFE, quelle que soit la date de début. La cotisation devient due à partir de la deuxième année, avec une base réduite de moitié la première année d'imposition. Le micro-entrepreneur reste néanmoins redevable de la CFE dès lors qu'il dépasse 5 000 € de chiffre d'affaires N-2, sans pouvoir la déduire de son résultat.
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