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Visite médicale du travail : tous les combien de temps ?

Visite médicale du travail, tous les combien de temps ? Selon le suivi du salarié, la périodicité maximale va de 5 ans à 2 ans.

En bref : En suivi classique, la visite médicale du travail se renouvelle au plus tard tous les 5 ans (art. R.4624-16). Elle passe à 3 ans en suivi adapté (nuit, handicap) et à 4 ans en suivi renforcé, avec une visite intermédiaire à 2 ans.
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Visite médicale du travail : quelle périodicité selon votre suivi ?

Votre échéancier de visite médicale du travailJours fériés pris en compte
Exemple — suivi classique, dernière visite le 10 mars 2023 : prochaine visite au plus tard le vendredi 10 mars 2028Changez le type de suivi et la date de la dernière visite pour obtenir votre propre échéance. recalculez avec vos propres dates ci-dessus.
Détail du calcul : Délai de 5 an(s) de quantième à quantième (art. 641 C. proc. civ.) : échéance le 10/03/2028.
Périodicités maximales fixées par le Code du travail (art. R.4624-16 à R.4624-28).Le médecin du travail peut retenir une périodicité plus courte selon le poste.Export .ics gratuit et sans inscription, pour bloquer l'échéance dans l'agenda RH.
Sommaire — Sous la direction de Me Manel Sghari, avocat au Barreau de Paris · Dernière vérification juridique : 14/07/2026
  1. La périodicité selon le suivi
  2. Identifier le bon suivi
  3. La durée de la visite
  4. Le rôle de l'employeur
  5. Embauche et reprise
  6. Délai dépassé : vos recours
  7. FAQ
Récapitulatif

Toutes les périodicités de visite médicale du travail en un tableau

Chaque catégorie de suivi a sa propre périodicité maximale et son propre point de départ. Ce tableau récapitule les plafonds fixés par le Code du travail, de l'embauche à la reprise, en passant par les suivis classique, adapté et renforcé. Ce sont des durées maximales : le médecin du travail peut toujours retenir un rythme plus rapproché selon le poste, l'âge et l'état de santé du salarié.

Toutes les périodicités de visite médicale du travail en un tableau
Votre situationLe délaiPoint de départDécompteFondement
Médecine du travail, suivi classique (VIP)5 ans maxDate de la dernière visite d'information et de préventionde date à dateR.4624-16
Suivi adapté (nuit, handicap, invalidité)3 ans maxDate de la dernière visite d'information et de préventionde date à dateR.4624-17
Suivi individuel renforcé (poste à risque)4 ans maxDate du dernier examen d'aptitude par le médecin du travailde date à dateR.4624-28
Visite intermédiaire du suivi renforcé2 ans maxDate de la visite avec le médecin du travailde date à dateR.4624-28
Visite d'information et de prévention initiale3 mois max (2 mois pour les apprentis)Prise effective du poste de travailde date à dateR.4624-10
Visite de reprise après arrêt8 jours maxJour de la reprise effective du travailcalendairesR.4624-31
Durée de la visite elle-mêmeNon fixée par la loi— (fréquence encadrée, pas la durée)— (voir la section dédiée)— (aucun texte, cf. explications)
SITUATION

Médecine du travail, tous les combien de temps selon le suivi ?

La réponse dépend du type de suivi du salarié, jamais d'un rythme annuel unique. En suivi classique, la visite d'information et de prévention se renouvelle selon une périodicité qui ne peut excéder cinq ans (art. R.4624-16 C. trav.). Elle tombe à trois ans pour le suivi adapté (travailleurs de nuit, handicapés, titulaires d'une pension d'invalidité) au titre de l'art. R.4624-17. Pour un poste à risque en suivi individuel renforcé, l'examen d'aptitude est renouvelé au plus tard tous les quatre ans, avec une visite intermédiaire au plus tard deux ans après (art. R.4624-28). Ces durées sont des plafonds : le médecin du travail peut fixer un rythme plus rapproché en fonction des conditions de travail, de l'âge et de l'état de santé. En pratique, l'employeur pilote ces échéances par salarié, car c'est lui qui organise et déclenche chaque convocation. Indiquez le type de suivi et la date de la dernière visite pour obtenir la date limite exacte de la prochaine.

ÉTAPE 1

Suivi classique, adapté ou renforcé : lequel s'applique à ce salarié ?

Avant de calculer une date, il faut classer le poste, car chaque catégorie a sa propre périodicité. Le suivi classique concerne la majorité des salariés : ils bénéficient d'une visite d'information et de prévention, renouvelée dans la limite de cinq ans (art. R.4624-16). Le suivi adapté vise les travailleurs dont l'état de santé, l'âge ou les conditions de travail le justifient, notamment les travailleurs de nuit, handicapés ou en invalidité : périodicité ramenée à trois ans (art. R.4624-17). Le suivi individuel renforcé (SIR) s'impose pour les postes à risques particuliers (amiante, plomb, risque hyperbare, agents cancérogènes, travail en hauteur sur équipements, habilitation électrique, conduite d'engins…) : examen d'aptitude renouvelé tous les quatre ans maximum, avec visite intermédiaire à deux ans (art. R.4624-28). En pratique, la catégorie figure sur l'attestation ou l'avis remis après la dernière visite : c'est le premier document à consulter. Sélectionnez le suivi dans l'outil pour caler la bonne échéance.

BON À SAVOIR

Combien de temps dure une visite médicale du travail ?

Aucun texte du Code du travail ne fixe la durée d'une visite médicale du travail : la question porte sur la fréquence, pas sur le chronomètre. La réglementation encadre la périodicité maximale (cinq, trois, quatre ou deux ans selon le suivi) et le contenu de la visite, mais laisse le professionnel de santé mener l'entretien au temps utile. En pratique, une visite d'information et de prévention se déroule souvent en quinze à trente minutes : vérification du poste, échange sur les conditions de travail, dépistage éventuel, remise de l'attestation de suivi. Un examen d'aptitude en suivi renforcé, réalisé par le médecin du travail, peut être plus long s'il déclenche des examens complémentaires. Point qui compte autant que la durée : le temps passé est pris sur les heures de travail sans retenue de salaire, ou rémunéré comme temps de travail effectif s'il a lieu en dehors ; les frais et le temps de transport sont à la charge de l'employeur (art. R.4624-39). Le salarié n'a donc rien à avancer ni à récupérer.

EMPLOYEUR

Obligations de l'employeur : convoquer et suivre les échéances

C'est l'employeur, et non le salarié, qui doit déclencher chaque visite dans les délais. Le suivi médical relève de son obligation de sécurité : il adhère à un service de prévention et de santé au travail, y déclare ses salariés et répond aux convocations organisées par le service. Concrètement, la difficulté n'est pas la règle mais le pilotage par salarié : dans une équipe, le suivi classique (5 ans), le suivi adapté (3 ans) et le suivi renforcé (4 ans + intermédiaire à 2 ans) se chevauchent, avec des dates de départ différentes pour chacun. Une échéance oubliée expose l'employeur : en cas d'accident ou de litige prud'homal, l'absence de visite à jour est régulièrement retenue comme manquement à l'obligation de sécurité. En pratique, un tableau de bord daté par salarié, alimenté par la date de la dernière visite, évite l'oubli mieux qu'un rappel générique. Calculez la date limite de chaque salarié et exportez-la dans l'agenda RH ; le fondement des périodicités reste l'art. R.4624-16 et suivants.

CAS PARTICULIERS

Visite d'embauche et visite de reprise : les autres délais à ne pas rater

La périodicité n'est pas le seul délai à surveiller. À l'embauche, la visite d'information et de prévention doit avoir lieu dans un délai qui n'excède pas trois mois à compter de la prise effective du poste (art. R.4624-10) ; ce délai est ramené à deux mois pour les apprentis, et la visite est préalable à l'affectation pour les travailleurs de nuit et les postes à risque. Après une absence, une visite de reprise s'impose : au retour de congé maternité, après une maladie professionnelle, après un accident du travail d'au moins 30 jours ou une maladie ou un accident non professionnel d'au moins 60 jours. L'employeur organise cette visite le jour de la reprise et au plus tard dans les huit jours qui suivent (art. R.4624-31). Ces rendez-vous ne remplacent pas le compteur de périodicité : ils repartent d'une nouvelle date de référence. Entrez la date de la dernière visite, quel qu'en soit le motif, pour connaître l'échéance suivante.

Délai dépassé ?

Périodicité dépassée : ce que vous pouvez (encore) faire

Une visite en retard n'est jamais définitivement perdue : la périodicité n'est pas un délai de forclusion, la visite reste due et rattrapable. Mais le retard fait courir un risque, surtout à l'employeur, tenu à une obligation de sécurité. Voici comment réagir selon la situation.

Votre situationLa règleVotre action
L'employeur a laissé passer l'échéance (5, 3 ou 4 ans)La visite reste obligatoire : elle doit être organisée sans attendre le prochain cycle. Le retard n'annule pas l'obligation, il l'aggrave en cas de contrôle ou de litige.Recalculer la date limite dépassée et convoquer immédiatement via le service de prévention et de santé au travail.
Un accident survient alors que la visite n'était pas à jourL'absence de suivi médical à jour est régulièrement retenue comme manquement à l'obligation de sécurité de l'employeur, avec un enjeu de faute inexcusable.Vérifier les délais de déclaration de l'accident du travail en parallèle.
Le salarié est convoqué mais ne se présente pasLe salarié ne peut pas refuser une visite obligatoire : un refus répété peut constituer une faute. L'employeur doit toutefois prouver qu'il a bien convoqué.Conserver une trace écrite de chaque convocation et de sa date (courrier ou e-mail daté).
Vous ne savez plus quelle visite est due pour quiChaque salarié a sa propre échéance selon son suivi. Sans tableau de bord daté, l'oubli est quasi inévitable dans une équipe.Repartir de la date de la dernière visite de chaque salarié pour reconstituer les échéances.

Dans tous les cas, le réflexe utile est le même : dater la dernière visite connue, recalculer l'échéance, convoquer, et garder la preuve de la convocation.

FAQ

Périodicité de la visite médicale du travail : vos questions fréquentes

La visite médicale du travail est-elle obligatoire tous les ans ?

Non. Il n'existe pas de visite annuelle systématique. En suivi classique, la visite d'information et de prévention se renouvelle au plus tard tous les cinq ans (art. R.4624-16). Le médecin du travail peut fixer un rythme plus court, mais rien n'impose une périodicité d'un an.

Combien de temps dure une visite médicale du travail ?

Aucun texte ne fixe de durée : la loi encadre la fréquence, pas le temps de l'entretien. En pratique, une visite d'information et de prévention prend souvent quinze à trente minutes. Le temps passé est pris sur les heures de travail sans perte de salaire (art. R.4624-39).

Qui doit convoquer le salarié à la visite médicale du travail ?

C'est l'employeur. Au titre de son obligation de sécurité, il adhère à un service de prévention et de santé au travail, y déclare ses salariés et déclenche les visites dans les délais. Le salarié n'a pas à en faire la demande, sauf pour la visite de préreprise qu'il peut solliciter lui-même.

La visite médicale du travail est-elle sur le temps de travail et payée ?

Oui. Le temps nécessaire aux visites et examens est pris sur les heures de travail sans retenue de salaire, ou rémunéré comme temps de travail effectif s'il a lieu en dehors. Les frais et le temps de transport sont à la charge de l'employeur (art. R.4624-39).

Un salarié peut-il refuser la visite médicale du travail ?

Non, dès lors qu'elle est obligatoire. Le suivi médical fait partie des obligations liées au contrat de travail ; un refus répété et injustifié peut être qualifié de faute. L'employeur doit néanmoins pouvoir prouver qu'il a bien organisé et notifié la convocation.

Quand faut-il une visite de reprise après un arrêt de travail ?

Après un congé maternité, une maladie professionnelle, un accident du travail d'au moins 30 jours, ou une maladie ou un accident non professionnel d'au moins 60 jours. L'employeur l'organise le jour de la reprise, au plus tard dans les huit jours (art. R.4624-31).

Le travail de nuit change-t-il la périodicité de la visite ?

Oui. Les travailleurs de nuit relèvent du suivi adapté : la périodicité maximale est de trois ans au lieu de cinq (art. R.4624-17). Leur première visite d'information et de prévention doit en outre être réalisée avant l'affectation au poste de nuit.

Avertissement : ce guide et le calculateur sont fournis à titre informatif et ne constituent pas un conseil juridique personnalisé. Les dates calculées reposent sur les textes en vigueur à la date de vérification indiquée en haut de page (sources : Légifrance, service-public.fr, code.travail.gouv.fr ; calendrier officiel des jours fériés data.gouv.fr). Pour un accompagnement sur la création ou la cession d'entreprise, Actav Suite vous met en relation avec un avocat.
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Type de suivi et date de la dernière visite : obtenez la date limite exacte et exportez-la dans votre agenda RH, gratuitement et sans inscription.

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