Combien de temps de pause au travail ? 20 minutes dès 6 heures : indiquez la durée de votre journée, l'outil affiche votre droit minimal et ce que votre convention peut ajouter.
Ce tableau réunit les repères vérifiés au 14/07/2026 : le temps de pause légal selon la durée de votre journée (6, 7, 8, 10 heures), le seuil en dessous duquel aucune pause n'est imposée, ainsi que le régime protecteur des moins de 18 ans. Chaque ligne précise le point de départ, la nature exacte du décompte et l'article du Code du travail à lire sur Légifrance.
| Votre situation | Le délai | Point de départ | Décompte | Fondement |
|---|---|---|---|---|
| Combien de temps de pause pour 6h de travail | 20 minutes (dès le seuil atteint) | 6e heure de travail effectif | minutes consécutives | L.3121-16 |
| Combien de temps de pause pour 7h de travail | 20 minutes minimum | 6e heure de travail effectif | minutes consécutives | L.3121-16 |
| Combien de temps de pause pour 8h de travail | 20 minutes minimum (pause déjeuner en sus, usuelle) | 6e heure de travail effectif | minutes consécutives | L.3121-16 |
| Combien de temps de pause pour 10h de travail | 20 minutes minimum (+ max 10 h/jour) | 6e heure ; durée quotidienne plafonnée | minutes consécutives | L.3121-16 · L.3121-18 |
| Pause au bout de combien de temps de travail | Dès 6 heures de travail effectif | Début de la journée de travail | heures de travail effectif | L.3121-16 |
| Combien de temps de travail sans pause | Jusqu'à 6 h (aucune pause légale imposée) | Début de la journée de travail | heures de travail effectif | L.3121-16 |
| Jeune travailleur de moins de 18 ans | 30 minutes | Dès 4 h 30 de travail continu | minutes consécutives | L.3162-3 |
| Pause rémunérée (poste tenu) | Payée si travail effectif | Salarié à disposition pendant la pause | temps de travail effectif | L.3121-2 |
Pause au bout de combien de temps de travail ? Le déclencheur unique fixé par la loi est 6 heures. Dès que le temps de travail quotidien atteint six heures, le salarié bénéficie d'un temps de pause d'une durée minimale de 20 minutes consécutives (art. L.3121-16 du Code du travail). Ce seuil ne se compte pas en heures de présence dans l'entreprise mais en travail effectif : le temps pendant lequel vous êtes à la disposition de l'employeur, sans pouvoir vaquer à des occupations personnelles (art. L.3121-1).
En pratique, la pause doit intervenir avant que les six heures de travail continu ne soient dépassées, et non être reportée en toute fin de journée : la vocation du texte est de couper une longue séquence de travail. Un employeur qui vous ferait enchaîner sept heures d'affilée avant toute coupure ne respecterait pas l'esprit de la règle.
Sélectionnez votre durée de journée dans le vérificateur : il vous indique si le seuil est atteint et le minimum applicable. Attention, ce minimum de 20 minutes est un plancher d'ordre public : ni le contrat, ni l'employeur ne peuvent descendre en dessous.
Combien de temps de travail sans pause peut-on imposer ? Pour un salarié majeur, la loi n'oblige à aucune pause tant que la journée reste inférieure à 6 heures de travail effectif. Vous pouvez donc légalement travailler jusqu'à six heures d'affilée sans coupure imposée par le Code du travail — seule votre convention collective ou votre règlement intérieur peut en prévoir une plus tôt.
La bascule se joue à l'instant précis où le compteur atteint six heures. Combien de temps de pause pour 6h de travail ? À partir de ce seuil, le droit à 20 minutes consécutives s'ouvre (art. L.3121-16). Une journée de 5 h 55 n'ouvre donc aucun droit légal ; une journée de 6 h 05 l'ouvre.
Ce raisonnement change pour les salariés de moins de 18 ans : leur seuil est bien plus protecteur, aucune période continue ne pouvant dépasser 4 h 30 (voir la section dédiée). En pratique au cabinet, les litiges portent souvent sur la frontière : notez vos horaires réels, car c'est le travail effectif — non l'amplitude — qui fait foi. Le vérificateur vous situe par rapport à ce seuil.
Combien de temps de pause pour 7h de travail, pour 8h ou pour 10h ? La réponse est identique dans les trois cas : le minimum légal reste 20 minutes consécutives, car l'article L.3121-16 fixe un seuil unique à 6 heures et ne module pas la durée de la pause au-delà. Travailler 7, 8 ou 10 heures n'augmente donc pas mécaniquement votre pause légale.
Dans les faits, une journée de 7 ou 8 heures s'accompagne presque toujours d'une pause déjeuner de 30 à 60 minutes : elle dépasse largement le minimum, mais elle n'est ni obligatoire dans cette durée, ni rémunérée par principe. Pour une journée de 10 heures, deux limites entrent en jeu : la durée quotidienne de travail effectif ne peut, sauf dérogation, excéder 10 heures (art. L.3121-18), et un repos quotidien d'au moins 11 heures consécutives doit séparer deux journées (art. L.3131-1).
C'est là que votre convention collective devient décisive : beaucoup de branches imposent des pauses supplémentaires au-delà de 6 ou 8 heures. Indiquez votre durée dans le vérificateur, puis vérifiez l'IDCC figurant sur votre bulletin de paie.
Par principe, la pause n'est pas rémunérée. Le temps de pause n'est considéré comme du temps de travail effectif — et donc payé — que lorsque les critères de l'article L.3121-1 sont réunis, c'est-à-dire lorsque, pendant sa pause, le salarié reste à la disposition de l'employeur et ne peut vaquer librement à des occupations personnelles (art. L.3121-2 du Code du travail).
Concrètement : si vous devez garder votre poste, surveiller une machine ou répondre à un appel pendant la coupure, la pause devient du travail effectif et doit être payée. Si vous êtes libre de quitter votre poste, de sortir ou de gérer une affaire personnelle, elle ne l'est pas — sauf disposition plus favorable.
C'est le second levier : une convention, un accord d'entreprise ou d'établissement peut prévoir le paiement des pauses même lorsqu'elles ne sont pas du travail effectif. De nombreuses branches rémunèrent ainsi une pause quotidienne. En cas de pause imposée « poste tenu » non payée, le rappel de salaire se réclame devant le conseil de prud'hommes : conservez plannings et consignes. Le vérificateur vous rappelle de contrôler votre convention sur ce point.
Le minimum de 20 minutes n'est qu'un plancher. Une convention ou un accord d'entreprise, d'établissement ou de branche peut fixer un temps de pause supérieur (art. L.3121-17) : pause plus longue, seuil de déclenchement plus bas, ou pause payée. C'est pourquoi la première chose à vérifier reste toujours votre convention collective, identifiable par son numéro d'IDCC sur le bulletin de paie.
Les salariés de moins de 18 ans bénéficient d'un régime nettement plus protecteur : aucune période de travail effectif ininterrompue ne peut excéder 4 heures 30, et dès que cette durée est atteinte, le jeune travailleur a droit à une pause d'au moins 30 minutes consécutives (art. L.3162-3 du Code du travail). Ce seuil de 4 h 30 s'ajoute au minimum général et prime pour les mineurs.
En pratique, l'employeur formalise souvent les horaires et modalités de pause dans le règlement intérieur de l'entreprise : c'est le document de référence en cas de désaccord sur les créneaux. Notre générateur de trame de règlement intérieur vous aide à cadrer ces règles sans oublier les mentions obligatoires.
Le droit à la pause est d'ordre public : le non-respect n'est pas une simple négligence, il ouvre des recours. Voici les quatre situations les plus fréquentes, avec la règle applicable et l'action utile dans chaque cas.
| Votre situation | La règle | Votre action |
|---|---|---|
| L'employeur ne vous accorde aucune pause au-delà de 6 heures de travail | Manquement à l'article L.3121-16. Le salarié peut saisir l'inspection du travail et réclamer des dommages-intérêts devant le conseil de prud'hommes pour le préjudice subi, même sans perte de salaire. | Cadrez les horaires de pause dans un règlement intérieur et conservez vos plannings comme preuve. |
| Votre pause de 20 minutes est fractionnée en deux coupures de 10 minutes | La loi exige 20 minutes consécutives : deux pauses de 10 minutes ne satisfont pas le minimum de l'article L.3121-16, sauf disposition conventionnelle plus favorable prévoyant un aménagement. | Vérifiez le minimum applicable à votre journée, puis signalez l'écart par écrit à l'employeur. |
| Votre pause « poste tenu » n'est pas rémunérée alors que vous restez à disposition | Si vous ne pouvez vaquer à des occupations personnelles pendant la coupure, il s'agit de travail effectif (L.3121-2) : la pause doit être payée. Un rappel de salaire est réclamable sur les trois dernières années. | Repérez le principe de rémunération et rassemblez consignes et messages prouvant que vous êtes resté disponible. |
| Votre convention collective prévoit une pause plus longue ou payée, non appliquée | Une clause conventionnelle plus favorable prime sur le minimum légal (L.3121-17). Son non-respect ouvre droit au rappel des minutes ou du salaire correspondants. | Vérifiez votre convention et vos délais à partir de l'IDCC de votre bulletin de paie. |
Dans tous les cas, la preuve écrite (plannings, badgeages, consignes, échanges) départage les litiges sur la pause : conservez systématiquement une trace datée de vos horaires réels.
Oui. Dès que le temps de travail quotidien atteint 6 heures, le salarié majeur a droit à un temps de pause d'au moins 20 minutes consécutives (art. L.3121-16 du Code du travail). Ce seuil se calcule en travail effectif, pas en temps de présence. En dessous de 6 heures, aucune pause n'est légalement imposée.
En principe, non. La pause n'est payée que si elle constitue du travail effectif, c'est-à-dire lorsque le salarié reste à la disposition de l'employeur sans pouvoir vaquer à des occupations personnelles (art. L.3121-2). Une convention ou un accord collectif peut toutefois prévoir le paiement des pauses, même non travaillées.
Non, sauf accord collectif plus favorable. L'article L.3121-16 impose 20 minutes consécutives : deux coupures de 10 minutes ne remplissent pas le minimum légal. La pause doit couper effectivement la séquence de travail, elle ne peut pas être émiettée ni reportée en fin de journée.
Le minimum légal reste 20 minutes consécutives (art. L.3121-16). Mais une journée de 12 heures suppose une dérogation : la durée quotidienne de travail effectif ne peut normalement excéder 10 heures (art. L.3121-18). Votre convention collective prévoit alors souvent des pauses supplémentaires.
Oui. Aucune période de travail effectif ininterrompue ne peut dépasser 4 h 30 pour un jeune travailleur, et dès ce seuil il bénéficie d'une pause d'au moins 30 minutes consécutives (art. L.3162-3 du Code du travail). Ce régime est plus protecteur que le minimum général des majeurs.
Aucun texte n'impose une pause déjeuner d'une durée précise ni sa rémunération. La seule obligation est la pause de 20 minutes dès 6 heures de travail (art. L.3121-16). La pause repas de 30 à 60 minutes résulte de l'usage, de la convention collective ou du règlement intérieur, pas de la loi.
Oui, dans le cadre de son pouvoir d'organisation, l'employeur peut fixer le moment de la pause, généralement via le règlement intérieur ou les plannings. Il doit toutefois garantir les 20 minutes consécutives dès 6 heures (art. L.3121-16) et respecter les pauses plus favorables prévues par la convention collective.
Soyez prévenu si ce délai évolue. Réforme, décret, revalorisation : vous recevez l'alerte en clair, rien d'autre.
Indiquez la durée de votre journée de travail : l'outil gratuit affiche le temps de pause minimal garanti par la loi et vous rappelle de contrôler votre convention collective, qui peut prévoir mieux.