Le calcul frais kilométrique permet de déduire de votre impôt les trajets effectués avec votre véhicule personnel pour votre activité professionnelle. Plutôt que l'abattement automatique de 10 %, vous optez pour les frais réels et appliquez le barème publié par l'administration fiscale.
Notre simulateur de calcul frais kilométrique applique le barème officiel 2026 (revenus 2025) pour les voitures, les motos et les cyclomoteurs. Cette page vous explique la méthode de calcul, les tableaux du barème, les justificatifs à conserver et l'arbitrage entre frais réels et abattement forfaitaire.
Comment se fait le calcul des frais kilométriques ?
Le calcul des frais kilométriques repose sur une formule simple : la distance professionnelle parcourue dans l'année, multipliée par un coefficient fixé par l'administration fiscale. Ce coefficient dépend de deux critères : le type de véhicule (voiture, moto, cyclomoteur) et sa puissance fiscale en chevaux (CV).
Le barème distingue trois tranches de distance. Selon que vous parcourez peu ou beaucoup de kilomètres, la formule change pour mieux refléter la part fixe et la part variable des coûts. Concrètement, le calcul frais kilométrique d'une voiture suit l'une de ces trois équations, où d représente la distance annuelle.
- Jusqu'à 5 000 km : d × coefficient kilométrique de la tranche basse.
- De 5 001 à 20 000 km : (d × coefficient) + une part forfaitaire fixe.
- Au-delà de 20 000 km : d × coefficient de la tranche haute.
Le barème est volontairement tout compris : il intègre le carburant, l'entretien, les réparations, les pneumatiques, l'assurance et la dépréciation du véhicule. Vous ne pouvez donc pas ajouter séparément ces dépenses. Seuls les péages, le stationnement et les intérêts d'emprunt pour l'achat du véhicule s'ajoutent au barème, sur justificatifs et au prorata de l'usage professionnel.
Barème kilométrique 2026 (voiture, moto, vélo)
Pour la déclaration 2026, le barème kilométrique 2026 reste identique à celui des revenus 2022, 2023 et 2024 : il n'a pas été revalorisé. Les tableaux ci-dessous reprennent la Brochure pratique 2026 de la DGFiP (déclaration des revenus 2025).
Barème voiture (thermique, hybride, hydrogène)
| Puissance | Jusqu'à 5 000 km | De 5 001 à 20 000 km | Au-delà de 20 000 km |
|---|---|---|---|
| 3 CV et moins | d × 0,529 | (d × 0,316) + 1 065 | d × 0,370 |
| 4 CV | d × 0,606 | (d × 0,340) + 1 330 | d × 0,407 |
| 5 CV | d × 0,636 | (d × 0,357) + 1 395 | d × 0,427 |
| 6 CV | d × 0,665 | (d × 0,374) + 1 457 | d × 0,447 |
| 7 CV et plus | d × 0,697 | (d × 0,394) + 1 515 | d × 0,470 |
d = distance professionnelle annuelle en kilomètres. La puissance est plafonnée à 7 CV : au-delà, on applique la ligne « 7 CV et plus ».
Barème voiture électrique : majoration de 20 %
Pour un véhicule 100 % électrique, les montants ci-dessus sont majorés de 20 % (montant × 1,2). La location de batterie et les frais de recharge sont déjà inclus dans le barème. Le simulateur applique automatiquement cette majoration lorsque vous choisissez la motorisation électrique.
Barème moto (plus de 50 cm³)
| Puissance | Jusqu'à 3 000 km | De 3 001 à 6 000 km | Au-delà de 6 000 km |
|---|---|---|---|
| 1 ou 2 CV | d × 0,395 | (d × 0,099) + 891 | d × 0,248 |
| 3, 4 ou 5 CV | d × 0,468 | (d × 0,082) + 1 158 | d × 0,275 |
| Plus de 5 CV | d × 0,606 | (d × 0,079) + 1 583 | d × 0,343 |
Depuis 2026, le barème deux-roues s'applique que vous soyez propriétaire ou non du véhicule. En cas de location, le loyer est réputé couvert par le barème.
Barème cyclomoteur (50 cm³ ou moins)
| Jusqu'à 3 000 km | De 3 001 à 6 000 km | Au-delà de 6 000 km |
|---|---|---|
| d × 0,315 | (d × 0,079) + 711 | d × 0,198 |
Et le vélo ? Pas de barème en frais réels
Contrairement à une idée répandue, il n'existe pas de barème kilométrique vélo pour les frais réels de l'impôt sur le revenu. Le vélo relève du forfait mobilités durables : c'est votre employeur qui peut vous verser une allocation (souvent 0,25 €/km), exonérée d'impôt et de cotisations jusqu'à 600 € par an (900 € en cas de cumul avec un abonnement de transport). Cette aide n'entre donc pas dans le calcul des frais kilométriques de votre déclaration.
Une question fiscale précise sur vos trajets ? Actav Connect, le forum juridique gratuit d'Actav, vous permet d'échanger avec des avocats et des entrepreneurs sur vos frais réels et votre déclaration de revenus.
Le simulateur de calcul des frais kilométriques — mode d'emploi
Le simulateur de calcul frais kilométrique en haut de page vous donne une estimation en quelques secondes. Il suffit de renseigner les champs dans l'ordre, puis le résultat se met à jour automatiquement.
- Type de véhicule et puissance : sélectionnez votre voiture, moto ou cyclomoteur, puis ses chevaux fiscaux (indiqués sur la carte grise, case P.6).
- Motorisation : choisissez « électrique » pour appliquer la majoration de 20 %.
- Distance : saisissez directement votre kilométrage annuel, ou utilisez le mode « trajet domicile-travail » qui applique le plafond de 40 km.
- Comparaison : ajoutez votre salaire net imposable pour savoir si les frais réels battent l'abattement de 10 %.
Pour les trajets domicile-travail, l'administration retient un seul aller-retour par jour travaillé et limite la distance à 40 km par trajet (80 km aller-retour). Au-delà de 40 km, la déduction n'est admise que si vous justifiez de circonstances particulières : mutation professionnelle, conjoint travaillant dans une autre ville, précarité de l'emploi (CDD, intérim), problème de santé ou de handicap.
La distance retenue est celle du trajet le plus court entre le domicile et le lieu de travail. Pensez à appliquer ce calcul à chaque membre du foyer fiscal qui opte pour les frais réels : le choix est individuel.
Frais réels ou abattement forfaitaire de 10 % ?
Par défaut, l'administration applique un abattement de 10 % sur vos salaires pour couvrir vos frais professionnels. Pour les revenus 2025, cet abattement est compris entre un plancher de 509 € et un plafond de 14 555 € par membre du foyer. Vous n'avez rien à déclarer : il est calculé automatiquement.
Opter pour les frais réels n'a d'intérêt que si le total de vos frais (frais kilométriques + repas + autres dépenses professionnelles) dépasse cet abattement. Cette option est souvent gagnante pour les salariés qui cumulent un trajet long et un salaire modeste, et moins intéressante pour un court trajet associé à un salaire élevé. Dans la plupart des cas, le calcul frais kilométrique constitue le poste de déduction le plus important.
Un exemple chiffré
Avec un salaire net imposable de 30 000 €, l'abattement de 10 % vaut 3 000 €. Si le calcul frais kilométrique aboutit à 4 322 €, l'option pour les frais réels vous permet de déduire 4 322 € au lieu de 3 000 € : vous réduisez votre revenu imposable de 1 322 € supplémentaires. Le simulateur fait cette comparaison pour vous dès que vous renseignez votre salaire.
Justificatifs à conserver
En frais réels, vous devez pouvoir justifier chaque kilomètre en cas de contrôle. Aucun document n'est à joindre à la déclaration, mais l'administration peut vous les demander pendant le délai de reprise. Pour les revenus 2025 déclarés en 2026, conservez vos justificatifs jusqu'au 31 décembre 2028.
- La carte grise du véhicule (au nom du foyer fiscal pour une voiture).
- Un relevé détaillé des trajets : dates, distances, motifs, adresse de départ et d'arrivée.
- Les justificatifs de frais annexes ajoutés au barème : péages, stationnement, intérêts d'emprunt.
- Tout élément prouvant la distance domicile-travail et, le cas échéant, la justification d'un trajet supérieur à 40 km.
Erreur fréquente : calculer ses indemnités kilométriques mois par mois ou ajouter du carburant par-dessus le barème. Le barème est annuel et déjà tout compris. Tenez un suivi rigoureux dès le 1er janvier pour fiabiliser votre calcul des frais kilométriques l'année suivante.
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