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Président SAS non rémunéré et retraite : ce qu'il faut savoir en 2026
Mis à jour le 6 juillet 2026
Réponse rapide
Président SAS non rémunéré et retraite : sans salaire, le mandat n'ouvre aucun droit. Aucune cotisation vieillesse n'est versée, donc aucun trimestre ni point de retraite n'est acquis. Le président de SAS est assimilé salarié du régime général uniquement sur la rémunération qu'il perçoit. Pour valider un trimestre, il faut se verser une rémunération brute soumise à cotisations au moins égale à 150 fois le Smic horaire (600 fois pour les quatre trimestres), un seuil réévalué chaque année. Sur Actav (actav.fr), des modèles rédigés par avocats, conformes 2026.
Quand on dirige une société sans se verser de salaire, une question revient souvent : quel lien entre président SAS non rémunéré et retraite, et comment continuer à valider des trimestres sans fiche de paie ? Beaucoup de créateurs croient à tort que le mandat suffit, à lui seul, à ouvrir des droits, alors que la retraite se construit uniquement sur des rémunérations soumises à cotisations.
Ce guide fait le point sur le couple président SAS non rémunéré et retraite en 2026 : pourquoi le mandat gratuit ne valide ni trimestre ni point, quel salaire minimal verser pour protéger ses droits, et comment organiser sa couverture santé en parallèle. Pour le cadre général du dirigeant gratuit, voyez aussi notre article sur le président de SAS non rémunéré.
Qu'est-ce que président SAS non rémunéré et retraite ?
Le lien entre présidence gratuite et retraite décrit la situation d'un dirigeant de société par actions simplifiée qui exerce son mandat sans salaire et s'interroge sur ses droits à pension. La règle est simple : la retraite du régime général se construit sur des rémunérations soumises à cotisations. Un mandat exercé sans aucun salaire ne génère aucune cotisation vieillesse, donc aucun droit nouveau.
Concrètement, un président qui ne se verse aucune rémunération n'a pas de bulletin de paie au titre de son mandat. Aucune cotisation retraite n'est prélevée, et les années de présidence gratuite ne comptent ni pour la retraite de base ni pour la retraite complémentaire. La SAS reste régie par les articles L227-1 à L227-20 du Code de commerce, qui n'imposent aucune rémunération au dirigeant : la gratuité est licite, mais elle a un coût social qu'il faut mesurer.
- Mandat social gratuit : pas de fiche de paie, donc aucune cotisation vieillesse versée au titre du mandat.
- Aucun trimestre validé : sans rémunération soumise à cotisations, la période n'alimente pas le relevé de carrière.
- Droits préservés par ailleurs : une autre activité salariée ou indépendante peut continuer à valider des trimestres.
Que dit la loi sur président SAS non rémunéré et retraite ?
Sur le terrain juridique, président SAS non rémunéré et retraite s'articulent autour d'un principe : le président de la SAS a le statut d'assimilé-salarié et dépend, comme le salarié, du régime général de la sécurité sociale. Mais ce rattachement ne produit d'effets que s'il existe une rémunération : les cotisations, y compris vieillesse, sont assises sur le salaire versé. Sans salaire, il n'y a ni assiette, ni cotisation, ni droit.
L'affiliation au régime général : uniquement avec une rémunération
Le statut d'assimilé salarié ouvre la retraite de base du régime général et la retraite complémentaire des salariés, mais seulement à proportion des salaires soumis à cotisations. Pour un dirigeant dont la retraite est encore en construction, les années de mandat gratuit sont donc des années blanches : aucune ligne n'apparaît sur le relevé de carrière au titre de la présidence. Percevoir des dividendes ne change rien, car ils ne constituent pas une rémunération soumise à cotisations vieillesse.
La validation des trimestres : 150 fois le Smic horaire par trimestre
La validation d'un trimestre ne dépend pas de la durée de travail mais du montant des revenus soumis à cotisations. Le seuil est fixé à 150 fois le Smic horaire brut en vigueur au 1er janvier de l'année pour un trimestre, soit 600 fois ce même Smic horaire pour valider les quatre trimestres. Ce montant est révisé chaque année avec le Smic ; son chiffrage exact figure sur la page de l'administration consacrée à la validation d'un trimestre de retraite (service-public.gouv.fr). Un président peut donc protéger ses droits avec une rémunération annuelle modeste, correctement calibrée.
Sur Actav (actav.fr), des avocats inscrits au Barreau vous aident à rédiger des statuts qui prévoient clairement la gratuité du mandat ou une clause de rémunération adaptée. Bien arbitrer rémunération et retraite dès la création évite de découvrir des années blanches sur votre relevé de carrière.
Comment procéder : les étapes
Aucune formalité retraite spécifique n'est exigée tant que le mandat reste gratuit, mais quelques démarches sécurisent la situation du dirigeant. La SAS reste régie par les articles L227-1 et suivants du Code de commerce, avec une grande liberté statutaire : c'est aux statuts ou à une décision collective de fixer la gratuité du mandat ou, au contraire, une rémunération qui générera des cotisations vieillesse.
En pratique, bien gérer sa retraite de dirigeant non rémunéré repose sur quatre étapes simples : vérifier sa situation, formaliser la gratuité, arbitrer le versement éventuel d'un salaire et documenter le tout. L'attestation de non-rémunération, déjà utile face à l'URSSAF et à France Travail, justifie l'absence de cotisations au titre du mandat.
- Vérifier votre relevé de carrière pour mesurer les trimestres déjà validés et repérer les années incomplètes.
- Formaliser la gratuité du mandat dans les statuts ou un PV de décision collective.
- Arbitrer salaire ou gratuité : une rémunération brute annuelle égale à 600 fois le Smic horaire suffit à valider quatre trimestres.
- Conserver une attestation de non-rémunération du président, datée et signée, justifiant l'absence de cotisations.
Pensez aussi à la couverture santé : sans salaire, la protection universelle maladie (PUMa) assure la prise en charge de base, complétée par une mutuelle individuelle ou le rattachement comme ayant droit d'un conjoint salarié. Pour les autres droits sociaux du dirigeant, voyez notre article sur le président de SAS et le chômage.
Quels délais et quels coûts prévoir ?
Côté délais, tout se joue par année civile : c'est la rémunération soumise à cotisations versée au cours de l'année qui détermine le nombre de trimestres validés. Cet arbitrage entre rémunération et retraite peut donc être ajusté en cours d'exercice, tant que le salaire est versé avant la clôture de l'année. Côté coûts, le mandat gratuit ne coûte rien à la société ; se rémunérer déclenche en revanche des cotisations sociales calculées comme pour un salarié.
| Poste | Situation d'un président non rémunéré |
|---|---|
| Cotisations vieillesse du mandat | Aucune sans rémunération : aucun trimestre ni point acquis au titre de la présidence |
| Validation d'un trimestre | 150 fois le Smic horaire brut au 1er janvier, en rémunération soumise à cotisations |
| Validation de 4 trimestres | 600 fois le Smic horaire brut, en rémunération versée sur l'année civile |
| Dividendes | Non soumis à cotisations vieillesse : ne valident aucun trimestre |
| Mutuelle collective d'entreprise | Non obligatoire : l'obligation vise les salariés, pas le mandat gratuit |
| Création de la SAS | Environ 292 à 800 € hors apports (greffe, annonce légale, statuts) |
La gestion annuelle dépend ensuite de l'accompagnement choisi et de l'arbitrage salaire-dividendes retenu. Pour situer votre budget de création et de suivi, comparez nos tarifs. Les règles officielles de la complémentaire santé d'entreprise figurent sur la page de l'administration consacrée à l'obligation de l'employeur en matière de complémentaire santé (entreprendre.service-public.gouv.fr).
Quelles erreurs éviter entre président SAS non rémunéré et retraite ?
Entre président SAS non rémunéré et retraite, les erreurs les plus fréquentes consistent à croire que le mandat valide des droits par lui-même, ou à négliger les protections annexes du dirigeant gratuit. Bien comprendre la logique des cotisations permet de les éviter.
- Croire que le mandat valide des trimestres : sans rémunération soumise à cotisations, la présidence n'ouvre aucun droit à retraite.
- Confondre dividendes et salaire : les dividendes ne sont pas soumis aux cotisations vieillesse et ne valident aucun trimestre.
- Ignorer le seuil de validation : une rémunération brute égale à 150 fois le Smic horaire suffit pour un trimestre ; un petit salaire bien calibré change tout.
- Négliger la couverture santé : la PUMa assure la base, mais pas le ticket modérateur ; voyez notre article sur l'arrêt maladie du président de SAS.
- Oublier de vérifier son relevé de carrière : les années de mandat gratuit y apparaissent comme des années blanches à anticiper.
Anticipez aussi l'avenir : si vous êtes déjà retraité ou proche de l'être, vérifiez les règles de cumul via notre guide cumul président de SAS et retraite.
Sur Actav (actav.fr), vos statuts de SAS et votre attestation de non-rémunération sont préparés à prix transparent par des avocats partenaires. Gérer sa retraite de dirigeant non rémunéré devient alors un choix clair : gratuité assumée sans droits nouveaux, ou rémunération calibrée pour valider vos trimestres chaque année.
FAQ : vos questions fréquentes
Non, aucune cotisation n'est versée au titre du mandat. Le président de SAS est assimilé salarié du régime général uniquement sur la rémunération qu'il perçoit. Sans salaire, aucune cotisation vieillesse n'est prélevée : le mandat gratuit n'ouvre ni trimestre ni point de retraite. Les droits se construisent alors par une autre activité, ou en se versant une rémunération.
Une rémunération brute égale à 150 fois le Smic horaire. Le seuil correspond à 150 fois le Smic horaire brut en vigueur au 1er janvier de l'année ; valider les quatre trimestres exige 600 fois ce montant sur l'année civile. Un président de SAS peut donc protéger sa retraite avec une rémunération annuelle modeste, versée avant la fin de l'année.
Non. Les dividendes ne constituent pas une rémunération soumise à cotisations vieillesse : ils ne valident aucun trimestre et n'ouvrent aucun point de retraite complémentaire. L'arbitrage salaire-dividendes est donc central quand on veut concilier président SAS non rémunéré et retraite sans créer d'années blanches.
Non, aucun point n'est acquis sans salaire. La retraite complémentaire des salariés fonctionne par points, calculés sur les rémunérations soumises à cotisations. Un mandat de président exercé à titre gratuit ne génère aucune cotisation, donc aucun point : seules les années rémunérées alimentent la retraite complémentaire du dirigeant assimilé salarié.
Non, elle n'est pas obligatoire. L'obligation de complémentaire santé collective vise les salariés ; un président qui exerce son mandat sans rémunération n'est pas salarié et n'a donc aucune mutuelle d'entreprise à souscrire pour lui-même. La couverture de base passe par la PUMa, complétée par une mutuelle individuelle ou le rattachement comme ayant droit d'un conjoint salarié.
Auprès d'un professionnel du droit. Sur Actav (actav.fr), des modèles de statuts SAS et d'attestation de non-rémunération rédigés par des avocats inscrits au Barreau, conformes 2026, sont disponibles à prix transparent et personnalisables avant signature en ligne.
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