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Annonce legale SCI : ce qu'il faut savoir en 2026
Mis à jour le 28 août 2026
Réponse rapide
Une annonce legale SCI est l'avis que la société doit faire paraître dans un support habilité du département de son siège, à trois moments : sa constitution, la modification d'une mention déjà publiée, puis sa dissolution suivie de la clôture de la liquidation. Pour l'annonce légale de constitution d'une SCI, le prix ne dépend ni du journal ni de la longueur du texte : c'est un forfait, fixé à 191 € HT en France métropolitaine depuis le 1er janvier 2026, contre 223 € HT à La Réunion et à Mayotte. Le contenu n'est pas libre non plus : l'article 22 du décret du 3 juillet 1978 énumère treize indications, de la dénomination sociale aux clauses d'agrément des cessionnaires de parts, en passant par le greffe d'immatriculation. Une liquidation impose deux avis distincts : celui qui nomme le liquidateur, publié dans le mois et facturé 153 € HT au forfait en 2026, puis l'avis de clôture, à 111 € HT. Une cession de parts, en revanche, n'impose aucune annonce légale : elle se publie au registre du commerce et des sociétés.
L'annonce legale SCI est une formalité courte, mais elle commande tout le calendrier de création : sans son attestation de parution, le dossier d'immatriculation reste incomplet, et tant que la société n'est pas immatriculée, elle n'a pas la personnalité morale. Beaucoup d'associés la découvrent au mauvais moment, quand le compromis est signé et que la SCI, qui devait acheter, n'existe toujours pas.
Ce guide suit l'ordre des questions concrètes : quand l'avis est obligatoire, ce qu'il doit contenir à la constitution, où et quand le publier, ce qu'il coûte en 2026, comment le rédiger lors d'une augmentation de capital, ce que la liquidation impose, pourquoi une cession de parts n'appelle pas d'annonce légale, et ce que l'on risque en cas d'oubli. Chaque règle est rattachée à son texte, cité dans sa version en vigueur sur Légifrance ou à la fiche officielle de l'administration. Les montants d'honoraires et de prestations cités proviennent des pages publiques d'Actav.
Annonce legale SCI : dans quels cas est-elle obligatoire ?
Une société civile immobilière ne publie pas un avis parce qu'elle le souhaite, mais parce qu'un texte le lui impose, et ces textes sont peu nombreux. Le premier est l'article 22 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978, qui ouvre par une phrase à retenir : « Lorsque les autres formalités de constitution de la société ont été accomplies, un avis est inséré dans un journal habilité à recevoir les annonces légales dans le département du siège social. » Deux informations y sont contenues : le moment, après les autres formalités, et le lieu, le département du siège.
Le deuxième texte est l'article 24 du même décret, qui organise la suite de la vie sociale : « Si l'une des mentions de l'avis prévu à l'article 22 est frappée de caducité par suite de la modification des statuts ou d'un autre acte, délibération ou décision, la modification intervenue est publiée dans les conditions prévues par cet article. » La règle est donc mécanique. Il n'existe pas de liste d'événements à publier : il existe une liste de mentions publiées, et tout ce qui rend l'une d'elles fausse doit être republié.
Les deux derniers concernent la fin de la société. L'article 27 impose la publication de l'acte de nomination des liquidateurs « dans le délai d'un mois », et l'article 29 celle de l'avis de clôture de la liquidation. Ces quatre articles figurent au chapitre des dispositions générales du décret, applicable aux sociétés dotées de la personnalité morale, et c'est à eux que la SCI se rattache.
| Événement dans la vie de la SCI | Avis obligatoire ? | Texte applicable | Tarif 2026 en métropole |
|---|---|---|---|
| Constitution de la SCI | Oui, avant le dépôt du dossier d'immatriculation | Art. 22 du décret n° 78-704 | 191 € HT au forfait |
| Changement de gérant, modification de la durée | Oui, ces mentions figurent dans l'avis de constitution | Art. 24 du décret n° 78-704 | 109 € HT au forfait |
| Augmentation ou réduction du capital, changement d'objet | Oui, le capital et l'objet sont des mentions publiées | Art. 24 du décret n° 78-704 | 136 € HT au forfait |
| Changement de dénomination ou de sigle | Oui, c'est la première mention de l'avis de constitution | Art. 24 du décret n° 78-704 | 199 € HT au forfait |
| Transfert du siège hors du ressort du greffe | Oui, avec des mentions supplémentaires | Art. 26 du décret n° 78-704 | 109 € HT au forfait |
| Dissolution et nomination du liquidateur | Oui, dans le mois de l'acte | Art. 27 du décret n° 78-704 | 153 € HT au forfait |
| Clôture de la liquidation | Oui, dans le support qui a publié l'avis précédent | Art. 29 du décret n° 78-704 | 111 € HT au forfait |
| Cession de parts sociales | Non, sauf si elle emporte une autre modification publiée | Art. 1865 du Code civil (publicité au RCS) | Sans objet |
Où publier : journal papier ou service de presse en ligne ?
Le décret parle encore de « journal habilité », mais l'offre s'est élargie. La fiche officielle « Annonces légales », vérifiée le 1er janvier 2026, indique qu'il faut s'adresser à « un journal d'annonces légales (JAL) ou d'un service de presse en ligne (SPEL) habilité dans le département où est situé le siège social de la société ». Ces deux canaux sont regroupés sous le terme de support habilité à recevoir des annonces légales. La même fiche précise la suite : « Après la diffusion de l'annonce légale, le Shal remet à la société une attestation de parution », et « l'ensemble des annonces publiées dans les supports habilités (SHAL) sont consultables dans une base de données numérique centrale : le portail de la publicité légale des entreprises (PPLE) ».
Une SCI familiale n'échappe pas à l'annonce légale. La dispense existe, mais elle vise d'autres profils : selon la même fiche officielle, « les artisans et commerçants qui exercent sous le statut d'entreprise individuelle (EI, EIRL, micro-entrepreneur) et les GIE ne sont pas concernés par cette obligation ». Une SCI est une société dotée de la personnalité morale, quel que soit le lien de parenté entre ses associés. Pour comprendre ce que recouvre exactement cette forme, voyez notre guide SCI signification.
Annonce légale de constitution d'une SCI : que doit contenir l'avis ?
C'est la partie que l'on improvise le plus souvent, et à tort. L'article 22 du décret du 3 juillet 1978 ne se contente pas d'imposer un avis : il en fixe le contenu, indication par indication, et précise qui le signe. « Cet avis est signé par le notaire qui a reçu l'acte de société ou au rang des minutes duquel il a été déposé ; dans les autres cas, il est signé par l'un des fondateurs ou des premiers associés ayant reçu un pouvoir spécial à cet effet. » Pour une SCI dont les statuts sont sous seing privé, ce sera donc un fondateur muni d'un pouvoir spécial.
Le texte énumère ensuite treize indications. Le tableau ci-dessous les reprend dans l'ordre, avec ce que chacune donne pour une SCI ordinaire.
| Indication de l'article 22 | Ce que le texte exige | Exemple pour une SCI |
|---|---|---|
| 1° | La raison sociale ou la dénomination sociale, suivie s'il y a lieu du sigle | SCI Les Tilleuls |
| 2° | La forme de la société et, s'il y a lieu, son statut légal particulier | Société civile immobilière |
| 3° | Le montant du capital social, et le plancher en cas de capital variable | 1 000 euros |
| 4° | L'adresse du siège social | 14 rue des Écoles, 69003 Lyon |
| 5° | L'objet social indiqué sommairement | Acquisition, administration et location de biens immobiliers |
| 6° | La durée pour laquelle la société a été constituée | 99 ans à compter de l'immatriculation |
| 7° | Le montant des apports en numéraire | 1 000 euros |
| 8° | La description sommaire et l'évaluation des apports en nature | Néant, ou l'immeuble apporté et sa valeur |
| 9° | Les associés tenus indéfiniment et solidairement des dettes sociales | Sans objet dans une SCI, voir ci-dessous |
| 10° | Les gérants, administrateurs, membres du directoire ou commissaires aux comptes | M. Paul Martin, gérant, domicilié à Villeurbanne |
| 11° | Les personnes ayant le pouvoir général d'engager la société envers les tiers | Le gérant |
| 12° | Le greffe du tribunal où la société sera immatriculée | Greffe du tribunal de commerce de Lyon |
| 13° | S'il y a lieu, les clauses d'agrément des cessionnaires de parts et l'organe compétent | Agrément de tous les associés en assemblée générale |
Deux lignes méritent un commentaire, parce qu'elles sont propres à la société civile. La neuvième vise « les associés tenus indéfiniment et solidairement des dettes sociales ». Or l'associé de SCI n'est pas dans ce cas : l'article 1857 du Code civil prévoit que les associés « répondent indéfiniment des dettes sociales à proportion de leur part dans le capital social », et la fiche officielle « Société civile immobilière (SCI) » résume la règle en trois adjectifs : la responsabilité y est « à la fois indéfinie, non-solidaire et subsidiaire ». La rubrique est écrite pour les sociétés à responsabilité solidaire, elle ne trouve donc pas à s'appliquer, ce qui explique que les avis de constitution de SCI ne listent pas les associés.
La treizième, à l'inverse, concerne presque toutes les SCI. L'article 1861 du Code civil pose que « les parts sociales ne peuvent être cédées qu'avec l'agrément de tous les associés », les statuts pouvant abaisser cette majorité ou confier la décision aux gérants. Dès lors qu'une clause d'agrément figure aux statuts, son existence et l'organe habilité à statuer doivent apparaître dans l'avis.
À quoi ressemble un avis complet. « Avis est donné de la constitution de la société civile immobilière LES TILLEULS, au capital de 1 000 euros, siège social 14 rue des Écoles, 69003 Lyon. Objet : l'acquisition, l'administration et la location de tous biens immobiliers. Durée : 99 ans à compter de l'immatriculation. Apports en numéraire : 1 000 euros. Apports en nature : néant. Gérant : Monsieur Paul Martin, demeurant 3 allée des Chênes, 69100 Villeurbanne, ayant le pouvoir général d'engager la société envers les tiers. Les parts sociales ne peuvent être cédées qu'avec l'agrément de tous les associés statuant en assemblée générale. Immatriculation au registre du commerce et des sociétés de Lyon. » Cet avis couvre les indications 1° à 8° et 10° à 13°, la neuvième étant sans objet.
La durée de 99 ans n'est pas un usage : l'article 1838 du Code civil dispose que « la durée de la société ne peut excéder quatre-vingt-dix-neuf ans ». Elle doit par ailleurs figurer aux statuts, au même titre que l'objet, le siège et le capital, puisque l'article 1835 du Code civil impose des statuts écrits qui « déterminent, outre les apports de chaque associé, la forme, l'objet, l'appellation, le siège social, le capital social, la durée de la société et les modalités de son fonctionnement ». Un avis ne peut donc être rédigé qu'après des statuts complets, jamais avant. Le détail des étapes figure dans notre guide comment faire une SCI.
Publication de l'annonce légale de constitution d'une SCI : où, quand et dans quel ordre ?
L'erreur la plus fréquente est un problème d'ordre, pas de contenu. L'avis se publie après la signature des statuts et avant le dépôt du dossier, parce que l'attestation de parution est une pièce de ce dossier. La fiche officielle « Immatriculation d'une société », vérifiée le 12 juin 2026, la nomme précisément : « Attestation de parution de l'avis de création de la société dans un support habilité à recevoir des annonces légales ». Voici la séquence complète.
- Terminer les formalités préalables. Statuts datés et signés, apports libérés, siège justifié. L'article 22 ne déclenche la publication que « lorsque les autres formalités de constitution de la société ont été accomplies ».
- Choisir un support habilité dans le département du siège. Journal papier ou service de presse en ligne, au choix, mais habilité dans ce département précis. Un support d'un département voisin ne vaut pas publication.
- Rédiger l'avis avec les indications de l'article 22. Chaque mention manquante est une formalité irrégulièrement accomplie, avec les conséquences décrites plus bas.
- Publier et récupérer l'attestation de parution. Le support la remet après diffusion. Elle porte le titre du support, la date et le texte publié.
- Déposer le dossier sur le guichet des formalités des entreprises. Avec les statuts, le justificatif de domiciliation, l'attestation de parution, la pièce d'identité et la déclaration de non-condamnation du gérant, ainsi que la déclaration des bénéficiaires effectifs.
- Vérifier la publication au BODACC. L'article 23 du décret prévoit qu'« après immatriculation au registre du commerce et des sociétés la constitution de la société fait l'objet d'une publicité au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales ». Cette seconde publicité est faite par le greffe, elle ne se commande pas.
Un dossier incomplet n'est pas rejeté définitivement. La même fiche officielle indique qu'il faut alors transmettre les pièces manquantes « dans un délai de 15 jours ouvrables à compter de la réception » du récépissé, et que « la durée de validité maximale du récépissé est de 1 mois ». Une attestation de parution oubliée coûte donc du temps, pas le dossier.
Rien ne s'achète avant l'immatriculation. L'article 1842 du Code civil réserve la personnalité morale aux sociétés immatriculées et précise que « jusqu'à l'immatriculation, les rapports entre les associés sont régis par le contrat de société [...] ». Une SCI en cours de constitution ne peut donc ni signer un prêt, ni acquérir un immeuble en son nom. C'est la raison pour laquelle l'annonce légale, qui conditionne le dépôt du dossier, se planifie dès la signature du compromis.
Combien coûte une annonce legale SCI en 2026 ?
Depuis 2022, la constitution d'une société n'est plus facturée à la ligne : le prix est un forfait, fixé par arrêté et identique quel que soit le support choisi. L'actualité officielle « Tarifs 2026 des annonces légales », publiée le 30 décembre 2025, rappelle que « les tarifications forfaitaires et au caractère dont font l'objet les annonces judiciaires et légales sont actualisées au 1er janvier 2026 », en application de l'arrêté du 19 novembre 2025 modifiant l'arrêté du 19 novembre 2021. Un point mérite l'attention : la SCI a son propre forfait, distinct de celui des autres sociétés civiles.
| Forme de société | Forfait 2026 en France métropolitaine | Forfait 2026 à La Réunion et à Mayotte |
|---|---|---|
| SCI | 191 € HT | 223 € HT |
| Société civile autre qu'une SCI | 222 € HT | 263 € HT |
| EURL | 124 € HT | 147 € HT |
| SARL | 148 € HT | 173 € HT |
| SASU | 142 € HT | 167 € HT |
| SAS | 199 € HT | 233 € HT |
| SNC | 220 € HT | 259 € HT |
| SA | 399 € HT | 466 € HT |
Attention à la lecture des colonnes : la majoration ne vise que La Réunion et Mayotte. La Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Wallis-et-Futuna relèvent de la colonne métropolitaine, donc de 191 € HT pour une SCI. La constitution n'est plus le seul avis au forfait : depuis le 1er janvier 2024, la même actualité officielle recense une série d'annonces de modification passées elles aussi au forfait, et chacune vise expressément les sociétés commerciales et les sociétés civiles, donc les SCI. Voici celles qu'une SCI rencontre au cours de sa vie.
| Avis de modification ou de liquidation | Forfait 2026 en métropole | Forfait 2026 à La Réunion et à Mayotte |
|---|---|---|
| Nomination ou cessation de fonction du gérant, transfert du siège social, modification de la durée, nomination ou cessation du commissaire aux comptes | 109 € HT | 126 € HT |
| Modification du capital social, changement de l'objet social, nomination de l'administrateur judiciaire | 136 € HT | 158 € HT |
| Changement de dénomination sociale ou de sigle, transformation de la forme sociale, mouvements d'associés | 199 € HT | 229 € HT |
| Acte de nomination des liquidateurs | 153 € HT | 181 € HT |
| Avis de clôture de la liquidation | 111 € HT | 129 € HT |
Une précision sur la dernière ligne : le forfait « mouvements d'associés » est prévu par l'arrêté pour les sociétés civiles en général, mais une SCI n'a pas à l'utiliser, puisque son avis de constitution ne publie pas l'identité de ses associés. La démonstration figure plus bas, dans la section consacrée à la cession de parts.
Le tarif au caractère, espaces compris, n'a donc plus qu'un rôle résiduel : il s'applique, selon la même source, « lorsqu'une tarification au forfait n'est pas prévue », par exemple pour un avis rectificatif. Une réserve mérite d'être connue avant de regrouper deux décisions dans un seul texte : « pour ces annonces légales, le tarif sera au caractère si l'entreprise souhaite publier une annonce comprenant plusieurs modifications. » Le prix redevient alors fonction de la longueur, et il dépend du département du siège.
| Départements | Tarif 2026 du caractère |
|---|---|
| Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne | 0,239 € HT |
| Nord, Pas-de-Calais, Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne, Val-d'Oise | 0,227 € HT |
| Eure, Seine-Maritime | 0,206 € HT |
| La Réunion, Mayotte | 0,210 € HT |
| Aisne, Ardèche, Ardennes, Drôme, Isère, Oise, Rhône, Somme, Yonne | 0,195 € HT |
| Guadeloupe, Martinique, Guyane, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Wallis-et-Futuna | 0,185 € HT |
| Autres départements | 0,189 € HT |
Reste le piège classique du budget de création. Le forfait de l'annonce légale est exprimé hors taxes, alors que les frais de greffe sont publiés toutes taxes comprises. Selon la fiche « Quel est le coût des formalités de création d'une entreprise ? », vérifiée le 18 mars 2026, l'immatriculation d'une société civile coûte 60,38 € et la déclaration des bénéficiaires effectifs 19,33 €. Ces deux montants sont ceux réellement payés au greffe, taxe comprise, puisqu'ils correspondent aux émoluments réglementés majorés de la TVA. Additionner mécaniquement 191 et 60,38 revient donc à comparer deux bases différentes.
Sur Actav (actav.fr), la page Créer une SCI convertit le forfait et affiche le détail : 60,38 € TTC de greffe, 19,33 € TTC de bénéficiaires effectifs et une annonce légale à « 191 € HT → 229,20 € TTC », soit un total de frais légaux de 308,91 € TTC pour une SCI en métropole. Le parcours se fait en deux temps : le diagnostic LancIA est gratuit et la publication du dossier aux avocats se fait « sans paiement à cette étape » ; le déblocage du dossier coûte 99 € HT, les honoraires d'avocat démarrent à 89 € HT et incluent la publication légale et les démarches INPI, et une option en autonomie existe sous la forme d'un kit de documents à 49 € HT.
Modèle d'annonce légale d'augmentation de capital d'une SCI : quelles mentions doit-il contenir ?
Le capital social est la troisième indication de l'avis de constitution. Une augmentation le rend faux, donc caduc au sens de l'article 24, et déclenche un nouvel avis. Son prix ne dépend pas de sa longueur : depuis le 1er janvier 2024, une modification du capital social relève d'un forfait, soit 136 € HT en France métropolitaine et 158 € HT à La Réunion et à Mayotte. Le contenu de cet avis modificatif est lui aussi imposé. Le texte prévoit qu'il est signé par le notaire lorsque l'acte a été reçu ou déposé chez lui et, « dans les autres cas », « par les représentants légaux de la société », donc par le gérant de la SCI. Il contient ensuite, après les indications 1° à 4° de l'article 22, trois blocs supplémentaires.
- Le numéro d'immatriculation de la société, celui qui figure sur l'extrait Kbis.
- Les références du premier avis, c'est-à-dire « les titre, date du numéro et lieu de publication du journal dans lequel a été inséré l'avis prévu à l'article 22, ainsi que la date du numéro du Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales dans lequel a été faite la publication prévue à l'article 23 ».
- Les modifications intervenues, « reproduisant l'ancienne mention à côté de la nouvelle ». C'est la particularité de l'avis modificatif : il ne suffit pas d'annoncer le nouveau capital, il faut afficher l'ancien en regard.
Un avis modificatif complet. « SCI LES TILLEULS, société civile immobilière au capital de 1 000 euros, siège social 14 rue des Écoles, 69003 Lyon, immatriculée au RCS de Lyon sous le numéro 900 123 456. Avis de constitution publié dans [titre du support habilité du Rhône] du 12 mars 2024, publicité au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales du 20 mars 2024. Aux termes d'une assemblée générale extraordinaire du 3 juin 2026, le capital social a été augmenté par apports en numéraire. Ancienne mention : capital social 1 000 euros. Nouvelle mention : capital social 50 000 euros. Les statuts ont été modifiés en conséquence. » Le même schéma s'applique à un changement de gérant, d'objet, de dénomination ou de durée.
Un avis modificatif n'existe jamais seul : il suppose un acte, en général le procès-verbal de l'assemblée qui a décidé l'opération. Sur Actav, ces procès-verbaux se préparent en amont depuis la page générateurs de documents, dont la FAQ précise que « les 40 générateurs sont 100 % gratuits et sans inscription ». Un point de périmètre à connaître avant de cliquer : le générateur de procès-verbal d'augmentation de capital vise la SARL et la SAS, tandis que le changement de gérant, le transfert de siège social et la modification de l'objet social disposent d'un formulaire qui couvre bien la SCI.
Deux délais encadrent l'opération. Le premier concerne le registre : l'article R. 123-66 du code de commerce, en vigueur depuis le 1er janvier 2023, énonce que « toute personne morale immatriculée demande, par l'intermédiaire de l'organisme unique mentionné à l'article R. 123-1, une inscription modificative dans le mois de tout fait ou acte rendant nécessaire la rectification ou le complément des énonciations prévues aux articles R. 123-53 et suivants ». Le second est pratique : l'attestation de parution accompagne ce dépôt, l'avis se publie donc en premier.
Le transfert de siège obéit à une règle particulière lorsqu'il fait changer de greffe. L'article 26 du décret impose alors un avis publié « dans un journal d'annonces légales du département du nouveau siège », qui reproduit les mentions 1° à 9° de l'article 22 et indique en outre « le lieu et le numéro d'immatriculation au registre du commerce et des sociétés de l'ancien siège social » ainsi que le registre où la société sera désormais immatriculée. Un simple déménagement dans la même ville, en revanche, relève du régime de droit commun de l'article 24.
Modèle d'annonce légale de liquidation d'une SCI : que doit-il contenir ?
La fin d'une SCI impose deux avis, à deux moments différents, et beaucoup de dossiers s'arrêtent après le premier. Le premier accompagne la dissolution et la nomination du liquidateur. Le second constate la clôture des opérations. Tant que le second n'est pas publié, la société n'a pas disparu : l'article 1844-8 du Code civil prévoit que « la personnalité morale de la société subsiste pour les besoins de la liquidation jusqu'à la publication de la clôture de celle-ci ».
Premier avis : la nomination du liquidateur
L'article 27 du décret du 3 juillet 1978 impose que « l'acte de nomination des liquidateurs, quelle que soit sa forme, est publié dans le délai d'un mois dans un journal habilité à recevoir les annonces légales dans le département du siège social ». Le délai d'un mois court à compter de l'acte, en général le procès-verbal d'assemblée générale qui décide la dissolution. Le texte énumère huit indications, puis deux précisions supplémentaires.
| Indication de l'article 27 | Contenu attendu | Exemple |
|---|---|---|
| 1° | Dénomination sociale et sigle éventuel | SCI Les Tilleuls |
| 2° | Forme de la société, suivie de la mention « en liquidation » | Société civile immobilière en liquidation |
| 3° | Montant du capital social | 50 000 euros |
| 4° | Adresse du siège social | 14 rue des Écoles, 69003 Lyon |
| 5° | Numéro d'immatriculation de la société | RCS Lyon 900 123 456 |
| 6° | Cause de la dissolution | Décision de l'assemblée générale du 4 février 2026 |
| 7° | Nom, prénom usuel et domicile des liquidateurs | M. Paul Martin, demeurant à Villeurbanne |
| 8° | S'il y a lieu, les limitations apportées à leurs pouvoirs | Néant, ou vente de l'immeuble soumise à autorisation |
| En outre | Le lieu où la correspondance doit être adressée et où les actes de liquidation sont notifiés | Au siège de la liquidation |
| En outre | Le tribunal de commerce au greffe duquel seront déposés les actes et pièces de la liquidation | Greffe du tribunal de commerce de Lyon |
Cette publication n'est pas une simple information. Toujours selon l'article 1844-8 du Code civil, la dissolution « n'a d'effet à l'égard des tiers qu'après sa publication », et, s'agissant du liquidateur, « la nomination et la révocation ne sont opposables aux tiers qu'à compter de leur publication ». Un liquidateur non publié négocie donc sans que sa qualité soit opposable à l'acheteur ou à la banque.
Second avis : la clôture de la liquidation
L'article 29 du même décret désigne le support : « L'avis de clôture de la liquidation, signé par le liquidateur, est publié à la diligence de celui-ci dans le journal d'annonces légales ayant reçu la publicité prescrite par l'article 27. » Le choix n'est donc plus libre, c'est le même support que pour le premier avis. Le contenu reprend la dénomination et le sigle, la forme suivie de la mention « en liquidation », le capital, l'adresse du siège, l'identité des liquidateurs et le numéro d'immatriculation.
Les deux avis, rédigés. Nomination du liquidateur : « SCI LES TILLEULS, société civile immobilière en liquidation, au capital de 50 000 euros, siège social 14 rue des Écoles, 69003 Lyon, RCS Lyon 900 123 456. Aux termes d'une assemblée générale du 4 février 2026, les associés ont décidé la dissolution anticipée de la société et sa mise en liquidation. Monsieur Paul Martin, demeurant 3 allée des Chênes, 69100 Villeurbanne, a été nommé liquidateur, sans limitation de ses pouvoirs. La correspondance doit être adressée et les actes et documents concernant la liquidation notifiés au siège de la liquidation, fixé au siège social. Le dépôt des actes et pièces relatifs à la liquidation sera effectué au greffe du tribunal de commerce de Lyon. » Clôture, plusieurs mois plus tard : « SCI LES TILLEULS, société civile immobilière en liquidation, au capital de 50 000 euros, siège social 14 rue des Écoles, 69003 Lyon, RCS Lyon 900 123 456. Liquidateur : Monsieur Paul Martin, demeurant 3 allée des Chênes, 69100 Villeurbanne. Aux termes d'une assemblée générale du 15 juillet 2026, les associés ont approuvé les comptes définitifs de liquidation, donné quitus au liquidateur, l'ont déchargé de son mandat et ont constaté la clôture de la liquidation. » Le premier avis couvre les huit indications de l'article 27 et les deux mentions supplémentaires ; le second reprend les six indications de l'article 29.
Depuis le 1er octobre 2024, le dépôt qui accompagne cette clôture s'est alourdi. Le décret n° 2024-751 du 7 juillet 2024 a complété l'article 10 du décret de 1978 : aux comptes définitifs et à la décision des associés s'ajoutent désormais « l'attestation mentionnée à l'article L. 243-15 du code de la sécurité sociale ainsi que le certificat relatif à certains impôts et taxes prévu à l'article R. 2143-7 du code de la commande publique ». Autrement dit, une attestation de vigilance sociale et un certificat fiscal de régularité, à obtenir avant de déposer. La mesure vise les liquidations utilisées pour échapper à un contrôle, et elle s'applique aux sociétés civiles puisque c'est ce décret de 1978 qui les régit. Les comptes définitifs supposent une comptabilité tenue, sujet détaillé dans notre guide sur la compta SCI.
| Étape | Texte | Délai | Tarif 2026 en métropole |
|---|---|---|---|
| Avis de dissolution et de nomination du liquidateur | Art. 27 du décret n° 78-704 | 1 mois à compter de l'acte | 153 € HT au forfait |
| Inscription modificative au RCS | Art. R. 123-66 du code de commerce | 1 mois | Frais de greffe |
| Avis de clôture de la liquidation | Art. 29 du décret n° 78-704 | Après approbation des comptes définitifs | 111 € HT au forfait |
| Dépôt des comptes, de la décision, de l'attestation sociale et du certificat fiscal | Art. 10 du décret n° 78-704, modifié au 1er octobre 2024 | Au moment de la clôture | Frais de greffe |
Deux situations sortent de ce schéma. La première est la liquidation qui s'éternise : selon l'article 1844-8 du Code civil, « si la clôture de la liquidation n'est pas intervenue dans un délai de trois ans à compter de la dissolution, le ministère public ou tout intéressé peut saisir le tribunal ». La seconde est la dissolution d'une SCI dont toutes les parts sont réunies entre les mains d'une société : elle entraîne une transmission universelle du patrimoine, sans liquidation, et depuis le décret du 7 juillet 2024, sa publicité se fait au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales et non plus dans un journal d'annonces légales.
Exemple d'annonce légale de cession de parts de SCI : faut-il vraiment en publier une ?
La recherche « exemple annonce legale cession parts sci » repose sur une confusion utile à lever : une cession de parts de SCI ne donne pas lieu à une annonce légale. Le raisonnement tient en deux temps. D'abord, l'avis de constitution ne mentionne pas les associés d'une SCI, puisque la neuvième indication de l'article 22 vise les seuls associés tenus solidairement. Ensuite, l'article 24 ne déclenche un avis modificatif que lorsqu'une mention publiée devient caduque. Un changement d'associé ne rend aucune de ces mentions fausse : il n'y a donc rien à republier.
La publicité de la cession existe pourtant, mais elle passe par le registre. L'article 1865 du Code civil énonce que « la cession de parts sociales doit être constatée par écrit », qu'elle « est rendue opposable à la société dans les formes prévues à l'article 1690 ou, si les statuts le stipulent, par transfert sur les registres de la société », et qu'elle « n'est opposable aux tiers qu'après accomplissement de ces formalités et après publication au registre du commerce et des sociétés ». Publication au RCS, donc, et non insertion dans un support d'annonces légales.
Deux obligations complètent le tableau, et elles ont un coût réel. La première est fiscale : l'article 635 du code général des impôts impose l'enregistrement « dans le délai d'un mois à compter de leur date » des actes portant cession de parts sociales dans les sociétés dont le capital n'est pas divisé en actions, et l'article 726 du même code fixe le droit à 5 % « pour les cessions de participations dans des personnes morales à prépondérance immobilière », ce qu'est presque toujours une SCI. La seconde est nouvelle : l'article 1865-1 du Code civil, créé par la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 et en vigueur depuis le 27 juin 2026, exige « à peine de nullité » un acte authentique, un acte contresigné par avocat ou, dans les cas où il y est habilité, un acte d'expert-comptable. Il renvoie exactement à la même définition, celle du « 2° du I de l'article 726 du code général des impôts » : entre dans son champ la SCI dont l'actif est, ou a été au cours de l'année précédant la cession, principalement constitué d'immeubles ou de droits immobiliers situés en France. C'est le cas de la très grande majorité des SCI, mais la vérification est à faire dossier par dossier : lorsque la prépondérance immobilière est établie, la cession rédigée entre associés sur un modèle téléchargé n'est plus valable.
Quand une cession finit tout de même par imposer un avis. Ce n'est jamais la cession elle-même, mais ce qu'elle entraîne. Si le cédant était gérant et démissionne, la dixième indication de l'article 22 devient caduque et un avis modificatif s'impose. Il en va de même si l'assemblée profite de l'opération pour transférer le siège, changer la dénomination, modifier l'objet ou revoir la clause d'agrément. Dans ces cas, l'avis porte sur la modification statutaire, pas sur la cession.
Annonce légale oubliée ou erronée : que risquent la SCI et ses fondateurs ?
Le premier risque est immédiat et purement pratique : sans attestation de parution, le dossier d'immatriculation est incomplet, et la SCI n'obtient pas son Kbis. Les deux autres sont juridiques, et ils survivent longtemps à la création.
Le premier est l'action en régularisation. L'article 1839 du Code civil prévoit que « si les statuts ne contiennent pas toutes les énonciations exigées par la législation ou si une formalité prescrite par celle-ci a été omise ou irrégulièrement accomplie, tout intéressé est recevable à demander en justice que soit ordonnée, sous astreinte, la régularisation de la constitution ». Les mêmes règles valent en cas de modification des statuts, et l'action « se prescrit par trois ans à compter de l'immatriculation de la société ou de la publication de l'acte modifiant les statuts ».
Le second vise les personnes, pas la société. Selon l'article 1840 du Code civil, « les fondateurs, ainsi que les premiers membres des organes de gestion, de direction ou d'administration sont solidairement responsables du préjudice causé soit par le défaut d'une mention obligatoire dans les statuts, soit par l'omission ou l'accomplissement irrégulier d'une formalité prescrite pour la constitution de la société ». En cas de modification des statuts, la règle s'applique aux gérants en fonction. Et l'action « se prescrira par dix ans ». Une annonce légale bâclée engage donc la responsabilité personnelle et solidaire des fondateurs pendant dix ans, alors même que la responsabilité aux dettes sociales de l'associé de SCI n'est, elle, jamais solidaire.
Reste l'erreur matérielle, la plus fréquente : un capital mal recopié, un prénom inexact, une adresse incomplète. En pratique, le support habilité publie un avis rectificatif, facturé au caractère, qui reprend la mention erronée et la mention exacte. Mieux vaut le publier avant le dépôt du dossier, car le greffe compare l'avis et les statuts.
FAQ : vos questions sur l'annonce légale d'une SCI
Quatre règles, toutes issues du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978. L'avis de constitution se publie « dans un journal habilité à recevoir les annonces légales dans le département du siège social », une fois les autres formalités accomplies, et il contient les treize indications de l'article 22. Toute mention publiée qui devient caduque impose un avis modificatif reproduisant « l'ancienne mention à côté de la nouvelle » (article 24). L'acte de nomination des liquidateurs se publie « dans le délai d'un mois » (article 27). L'avis de clôture de la liquidation se publie dans le même support que le précédent (article 29). Le support peut être un journal d'annonces légales ou un service de presse en ligne habilité dans le département du siège, et il délivre une attestation de parution.
Aucun délai n'est fixé pour l'avis de constitution, mais trois autres délais commandent le dossier. L'avis de constitution doit précéder le dépôt de la demande d'immatriculation, puisque l'attestation de parution en est une pièce. Une inscription modificative doit être demandée « dans le mois de tout fait ou acte » qui la rend nécessaire, selon l'article R. 123-66 du code de commerce. L'acte de nomination des liquidateurs se publie dans le mois (article 27 du décret n° 78-704). Côté guichet, la fiche officielle d'immatriculation indique que la durée de validité maximale du récépissé est de 1 mois et qu'un dossier incomplet se complète « dans un délai de 15 jours ouvrables à compter de la réception ». Enfin, une liquidation non clôturée dans les trois ans de la dissolution peut être portée devant le tribunal.
Pour rédiger l'avis, les statuts suffisent ; pour le dossier, il en faut davantage. L'avis se rédige à partir des statuts signés, qui portent la dénomination, la forme, le capital, le siège, l'objet, la durée et l'identité du gérant, ainsi que la clause d'agrément le cas échéant. Le dossier déposé ensuite sur le guichet des formalités des entreprises comprend, selon la fiche officielle vérifiée le 12 juin 2026, les statuts datés et signés, le justificatif de domiciliation, l'« attestation de parution de l'avis de création de la société dans un support habilité à recevoir des annonces légales », la pièce d'identité du gérant, sa déclaration sur l'honneur de non-condamnation et de filiation, et la déclaration des bénéficiaires effectifs. Contrairement à une SARL ou à une SAS, une société civile n'a pas à joindre de certificat du dépositaire des fonds : la liste officielle des pièces d'une société civile ne le prévoit pas. Pour une clôture de liquidation, s'ajoutent depuis le 1er octobre 2024 une attestation de vigilance sociale et un certificat fiscal.
191 € HT pour la constitution en France métropolitaine, au 1er janvier 2026. Ce forfait, fixé par l'arrêté du 19 novembre 2025, passe à 223 € HT à La Réunion et à Mayotte. Il est propre à la SCI : une autre société civile paie 222 € HT, une SARL 148 € HT, une SAS 199 € HT. Les avis de modification sont eux aussi au forfait depuis le 1er janvier 2024 : 109 € HT pour un changement de gérant, un transfert de siège ou une modification de la durée, 136 € HT pour une modification du capital ou de l'objet, 199 € HT pour un changement de dénomination. La liquidation compte deux avis, 153 € HT pour l'acte de nomination des liquidateurs et 111 € HT pour la clôture. Le tarif au caractère, de 0,185 € à 0,239 € HT selon le département, ne s'applique plus qu'à défaut de forfait, ou lorsqu'un même avis regroupe plusieurs modifications. Attention à la base de calcul : ces montants sont hors taxes, alors que les 60,38 € d'immatriculation d'une société civile et les 19,33 € de déclaration des bénéficiaires effectifs sont des montants TTC.
Cinq erreurs reviennent constamment. Publier dans un support habilité d'un autre département que celui du siège, alors que l'article 22 exige le département du siège social. Publier avant d'avoir terminé les autres formalités, ce qui donne un avis qui ne correspond pas aux statuts définitifs. Oublier la clause d'agrément, alors que la treizième indication de l'article 22 impose de signaler son existence et l'organe compétent. Rédiger un avis modificatif sans reproduire « l'ancienne mention à côté de la nouvelle », comme l'exige l'article 24. Publier l'avis de dissolution et s'arrêter là, alors que la personnalité morale de la société subsiste jusqu'à la publication de la clôture de la liquidation, selon l'article 1844-8 du Code civil.
Distinguez le refus administratif de la contestation judiciaire. Si le dossier est rejeté pour une attestation manquante ou un avis non conforme, la fiche officielle d'immatriculation prévoit une régularisation « dans un délai de 15 jours ouvrables à compter de la réception » du récépissé indiquant les éléments manquants. Si l'irrégularité est découverte plus tard, l'article 1839 du Code civil permet à « tout intéressé » de demander en justice la régularisation « sous astreinte », dans les trois ans de l'immatriculation ou de la publication de l'acte modificatif. Si l'omission a causé un préjudice, l'article 1840 du Code civil rend les fondateurs et les premiers gérants « solidairement responsables », l'action se prescrivant par dix ans. Une erreur matérielle se corrige plus simplement, par un avis rectificatif publié dans le même support, facturé au caractère.
Non pour l'avis lui-même, souvent oui pour ce qui l'entoure. L'article 22 du décret n° 78-704 prévoit que l'avis de constitution est signé par le notaire qui a reçu l'acte ou, dans les autres cas, « par l'un des fondateurs ou des premiers associés ayant reçu un pouvoir spécial à cet effet » : aucun professionnel n'est imposé. La vigilance porte sur l'acte sous-jacent. Les statuts doivent contenir les énonciations de l'article 1835 du Code civil, et une cession de parts de SCI à prépondérance immobilière exige depuis le 27 juin 2026, à peine de nullité, un acte authentique, un acte contresigné par avocat ou un acte d'expert-comptable, selon l'article 1865-1 du Code civil. Sur Actav, le diagnostic LancIA est gratuit ; la publication du dossier aux avocats se fait sans paiement à cette étape, le déblocage du dossier coûte 99 € HT et les honoraires d'avocat démarrent à 89 € HT.
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