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Clause résolutoire du bail : modèle, délais et procédure 2026

Définition en clair, modèle rédigé par avocat, générateur adapté à votre bail et analyseur de validité : tout est gratuit sur cette page.

Cette page fournit une information juridique générale, vérifiée par avocat le 06/07/2026. Elle ne constitue pas une consultation juridique et ne remplace pas l'analyse de votre situation par un professionnel.

Définition

Dans un bail, la clause résolutoire prévoit la résiliation de plein droit du contrat en cas de manquement du locataire. Obligatoire dans tout bail d'habitation depuis la loi du 27 juillet 2023, elle ne joue qu'après un commandement resté infructueux : six semaines en habitation (baux conclus depuis le 29/07/2023), un mois en bail commercial.

À quoi elle sertRésilier le bail automatiquement en cas d'impayé, sans débat sur la gravité du manquement : le juge ne fait que constater.
Condition cléUn commandement de payer conforme (mentions à peine de nullité) et le respect du délai légal (6 semaines ou 1 mois) conditionnent tout.
Le risqueEn habitation, les motifs sont limitatifs : toute clause visant un autre manquement (retards répétés, animaux…) est réputée non écrite (art. 4 g).

Modèle de clause résolutoire bail (bail d'habitation (nu))

Exemple de clause résolutoire bail location (nu ou meublé) ou bail commercial, rédigé par avocat : le modèle clause résolutoire bail se copie puis s'adapte.

151015

Article X — Clause résolutoire. Conformément aux articles 24 et 4 g) de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, le présent bail sera résilié de plein droit : 1° pour défaut de paiement du loyer ou des charges aux termes convenus ou pour non-versement du dépôt de garantie, six semaines après un commandement de payer demeuré infructueux ; 2° pour défaut de souscription de l'assurance des risques locatifs, un mois après un commandement demeuré infructueux ; 3° pour non-respect de l'obligation d'user paisiblement des locaux, résultant de troubles de voisinage constatés par une décision de justice passée en force de chose jugée.

Voir la version commentée ↓✓ Clause copiée

ComprendreDéfinition et fondement légal

Un bail avec clause résolutoire donne au bailleur la voie rapide : plutôt que de demander au juge la résiliation aux torts du locataire, il fait constater que le bail est déjà résilié de plein droit. En bail d'habitation, la clause est obligatoire dans les contrats conclus depuis le 29 juillet 2023 (article 24 de la loi du 6 juillet 1989, réécrit par la loi du 27 juillet 2023) et ne joue qu'après un commandement resté infructueux six semaines. En bail commercial, l'article L. 145-41 du Code de commerce impose un délai d'un mois.

Champ couvert par la clause résolutoire (bail locatif d'habitation) : uniquement les manquements que la loi permet de viser (loyer, charges, dépôt de garantie, assurance, troubles de voisinage constatés par décision de justice). Avant de signer son bail, clause résolutoire comprise, chaque partie doit savoir que la procédure passe par un commandement de payer, puis, si besoin, par le juge des contentieux de la protection pour l'expulsion. Le générateur ci-dessus adapte le modèle au bail nu, au meublé et au bail commercial.

VérifierLes 4 conditions de validité (cumulatives)

  • 1
    Les motifs limitatifs de l'habitationLa clause ne peut viser que : impayés de loyer, charges ou dépôt de garantie, défaut d'assurance, troubles de voisinage judiciairement constatés : toute autre cause est réputée non écrite.art. 24 et 4 g) loi de 1989
  • 2
    Un commandement conformeMentions à peine de nullité, dont le délai laissé au locataire et la faculté de demander un délai de grâce au juge (1343-5) ; signification à la caution sous 15 jours.art. 24 I loi de 1989 (réd. 2023)
  • 3
    Le bon délai selon la date du bail6 semaines pour les baux conclus depuis le 29/07/2023 ; 2 mois pour les baux antérieurs (avis Cass. 3e civ., 13/06/2024, n° 24-70.002) ; 1 mois minimum en bail commercial (L145-41).art. 24 | L145-41 | avis n° 24-70.002
  • 4
    Une mise en œuvre loyale et contrôléeLa mauvaise foi du bailleur paralyse la clause, et le juge peut suspendre ses effets en accordant des délais de paiement (jusqu'à 3 ans).1104 et 1343-5 C. civ. | art. 24 V

RédigerExemple de rédaction, commenté ligne à ligne

Reprenons le modèle proposé en haut de page et regardons pourquoi chaque membre de phrase est là :

« pour défaut de paiement du loyer ou des charges aux termes convenus… » : On reprend mot pour mot les motifs légaux : tout ajout serait réputé non écrit, toute reformulation source de débat.
« …six semaines après un commandement de payer demeuré infructueux » : Le délai légal des baux conclus depuis le 29/07/2023 ; pour les baux antérieurs, l'avis du 13/06/2024 maintient les deux mois stipulés.
« …défaut d'assurance : un mois après un commandement demeuré infructueux » : Chaque motif a son délai propre : celui de l'assurance n'est pas celui des impayés.
« …sera résilié de plein droit » : L'automaticité retire au juge l'appréciation de la gravité : il ne conserve que le contrôle de la procédure et le pouvoir d'accorder des délais.

ÉviterPièges et erreurs fréquentes

Recopier un vieux modèle « deux mois » Dans un bail conclu depuis le 29/07/2023, le délai légal est de six semaines : la coexistence de deux délais crée une ambiguïté qui fragilise le commandement.
Ajouter des motifs interdits Retards répétés, animaux, sous-location… : en habitation, tout motif hors liste légale est réputé non écrit : il ne reste que la résiliation judiciaire.
Oublier la caution Le commandement doit être signifié à la caution dans les 15 jours ; à défaut, elle échappe aux pénalités et intérêts de retard.
Ignorer le signalement CCAPEX Impayé continu de 2 mois ou dette égale à 2 loyers : le commissaire de justice doit signaler le commandement à la CCAPEX : étape de procédure à anticiper.
Croire la résiliation définitive Le juge peut accorder des délais de paiement (jusqu'à 3 ans) qui suspendent la clause ; s'ils sont respectés, elle est réputée n'avoir pas joué.

SuivreCe que disent les juges

⚖️ Derniers arrêts : clause résolutoire bailVérifié à la source
Avis Cass. 3e civ., 13 juin 2024, n° 24-70.002 (P+B)

Le délai de six semaines issu de la loi du 27 juillet 2023 ne s'applique pas aux baux en cours, qui restent régis par leurs stipulations (deux mois).

En clair : Bail signé avant le 29 juillet 2023 : le commandement doit laisser deux mois au locataire, pas six semaines.

Cass. 3e civ., 26 octobre 2023, n° 22-16.216

Lorsque des délais accordés par le juge ne sont pas intégralement respectés, la clause résolutoire reprend son plein effet.

En clair : Une fois des délais accordés par le juge, un jour de retard ou un euro manquant suffit : le bail tombe.

Décisions vérifiées à la source, résumées puis validées par avocat avant mise en ligne.

Soyez prévenu si cette clause évolue. Nouvel arrêt publié, article de loi modifié : vous recevez l'alerte en clair.

Questions fréquentesClause résolutoire bail : vos questions

La clause résolutoire est-elle obligatoire dans un bail d'habitation ?

Oui : depuis la loi n° 2023-668 du 27 juillet 2023, tout contrat de bail d'habitation contient une clause de résiliation de plein droit pour impayé de loyer, de charges ou de dépôt de garantie (art. 24 I). Les baux meublés à usage de résidence principale sont soumis au même texte.

Quel délai : six semaines ou deux mois ?

Six semaines pour les baux conclus depuis le 29 juillet 2023 ; deux mois pour les baux antérieurs, qui restent régis par leurs stipulations (avis Cass. 3e civ., 13 juin 2024, n° 24-70.002). En bail commercial, le délai est d'un mois minimum (L145-41).

Quels manquements peuvent déclencher la clause en habitation ?

Uniquement : impayés de loyer, de charges ou de dépôt de garantie, défaut d'assurance des risques locatifs, et troubles de voisinage constatés par une décision de justice passée en force de chose jugée. Toute clause visant un autre manquement est réputée non écrite ; le bailleur peut alors seulement demander la résiliation judiciaire.

Que doit contenir le commandement de payer ?

À peine de nullité : la mention du délai laissé au locataire pour payer (six semaines), le détail des sommes réclamées et la mention de la faculté de saisir le juge d'une demande de délai de grâce (art. 1343-5). Il est signifié à la caution dans les 15 jours, et signalé à la CCAPEX en cas d'impayé de 2 mois ou d'une dette de 2 loyers.

Le locataire peut-il encore sauver son bail ?

Oui : en payant dans le délai du commandement, la clause ne joue pas ; et même après, le juge peut accorder des délais de paiement (jusqu'à 3 ans) qui suspendent la clause : si le locataire les respecte, elle est réputée n'avoir pas joué.

Clause résolutoire bail expulsion : quelles étapes jusqu'au départ du locataire ?

Commandement de payer signifié par commissaire de justice, délai légal (six semaines en habitation, un mois en commercial), puis assignation pour faire constater la résiliation et ordonner l'expulsion. Le juge peut accorder des délais de paiement qui suspendent les effets de la clause.

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Sources juridiques : art. 24, 4 g) et 7 g) loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 (réd. loi n° 2023-668 du 27/07/2023) | L145-41 Code de commerce | 1224, 1225 et 1343-5 Code civil ; jurisprudence de la Cour de cassation (décisions publiées, liens vers les textes officiels). Information générale à jour au 06/07/2026 ; ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.

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