Actav compte chaque semaine les jugements d'ouverture de procédure collective publiés au BODACC, avec la ventilation par secteur d'activité et par département. Décompte systématique, méthodologie ouverte, données réutilisables.

1 294 jugements d'ouverture ont été publiés au BODACC sur la période, +43,6 % par rapport à la semaine précédente. La répartition entre les trois procédures du livre VI du Code de commerce est la suivante.
Les sauvegardes représentent 31 annonces, soit 2,4 % du total.
Les dix premiers secteurs d'activité et les dix premiers départements concentrent l'essentiel des ouvertures publiées cette semaine. Le classement sectoriel suit les codes NAF déclarés au registre.
| Secteur (code NAF) | Ouvertures | Part | Dont LJ |
|---|---|---|---|
| Travaux de construction spécialisés (43) | 220 | 17,0 % | 159 |
| Restauration (56) | 181 | 14,0 % | 128 |
| Commerce de détail, à l'exception des automobiles et des motocycles (47) | 164 | 12,7 % | 124 |
| Commerce de gros, à l'exception des automobiles et des motocycles (46) | 63 | 4,9 % | 41 |
| Commerce et réparation d'automobiles et de motocycles (45) | 62 | 4,8 % | 41 |
| Autres services personnels (96) | 50 | 3,9 % | 40 |
| Industries alimentaires (10) | 41 | 3,2 % | 27 |
| Activités des sièges sociaux ; conseil de gestion (70) | 40 | 3,1 % | 22 |
| Activités immobilières (68) | 36 | 2,8 % | 19 |
| Services relatifs aux bâtiments et aménagement paysager (81) | 34 | 2,6 % | 22 |
| Département | Ouvertures | Part | Dont LJ |
|---|---|---|---|
| Nord (59) | 82 | 6,3 % | 61 |
| Seine-Saint-Denis (93) | 64 | 4,9 % | 50 |
| Bouches-du-Rhône (13) | 61 | 4,7 % | 36 |
| Gironde (33) | 57 | 4,4 % | 36 |
| Drôme (26) | 52 | 4,0 % | 33 |
| Rhône (69) | 50 | 3,9 % | 43 |
| Alpes-Maritimes (06) | 45 | 3,5 % | 23 |
| Paris (75) | 44 | 3,4 % | 41 |
| Hauts-de-Seine (92) | 43 | 3,3 % | 30 |
| Isère (38) | 31 | 2,4 % | 13 |
La série ci-dessous couvre les douze dernières semaines publiées. Elle est sensible aux vacances judiciaires et aux jours fériés, qui décalent les parutions sans traduire de retournement économique, un point à garder en tête avant toute interprétation.
| Semaine | Ouvertures | Dont LJ | Dont RJ | Variation |
|---|---|---|---|---|
| 27 juil. → 2 août 2026 | 1 294 | 866 | 397 | +43,6 % |
| 20 → 26 juil. 2026 | 901 | 546 | 334 | −24,8 % |
| 13 → 19 juil. 2026 | 1 198 | 761 | 404 | −17,9 % |
| 6 → 12 juil. 2026 | 1 459 | 914 | 490 | +13,2 % |
| 29 juin → 5 juil. 2026 | 1 289 | 900 | 354 | −3,4 % |
| 22 → 28 juin 2026 | 1 335 | 895 | 403 | −4,7 % |
| 15 → 21 juin 2026 | 1 401 | 943 | 435 | +8,2 % |
| 8 → 14 juin 2026 | 1 295 | 826 | 449 | +22,6 % |
| 1 → 7 juin 2026 | 1 056 | 707 | 322 | −22,9 % |
| 25 → 31 mai 2026 | 1 369 | 927 | 427 | +26,9 % |
| 18 → 24 mai 2026 | 1 079 | 737 | 324 | −9,9 % |
| 11 → 17 mai 2026 | 1 197 | 798 | 377 | +4,0 % |
L'historique intégral depuis le lancement du baromètre est conservé semaine par semaine et librement réutilisable — voir la section Réutiliser ces données.
Une ouverture n'est pas une fin en soi : la procédure bascule, aboutit à un plan ou se clôt. Les compteurs ci-dessous suivent ces jugements ultérieurs, publiés au BODACC, semaine par semaine — chaque semaine est calculée une fois close, puis conservée telle quelle, comme le reste du baromètre.
Cette semaine : 455 conversions en liquidation judiciaire (à ajouter aux 866 liquidations directes, soit 1 321 entrées en liquidation au total), 148 plans de redressement ou de sauvegarde arrêtés — des entreprises qui poursuivent leur activité —, 32 plans de cession, 46 résolutions de plan et 726 clôtures de procédure, dont 709 pour insuffisance d'actif et 16 pour extinction du passif.
| Semaine | Conversions en LJ | Plans arrêtés | Plans de cession | Résolutions de plan | Clôtures |
|---|---|---|---|---|---|
| 27 juil. → 2 août 2026 | 455 | 148 | 32 | 46 | 726 |
| 20 → 26 juil. 2026 | 290 | 86 | 48 | 45 | 612 |
| 13 → 19 juil. 2026 | 303 | 138 | 16 | 47 | 1 148 |
| 6 → 12 juil. 2026 | 319 | 114 | 21 | 54 | 1 454 |
| 29 juin → 5 juil. 2026 | 303 | 122 | 22 | 47 | 1 372 |
| 22 → 28 juin 2026 | 305 | 126 | 21 | 51 | 1 089 |
| 15 → 21 juin 2026 | 248 | 114 | 9 | 41 | 808 |
| 8 → 14 juin 2026 | 270 | 121 | 15 | 49 | 1 488 |
| 1 → 7 juin 2026 | 247 | 90 | 14 | 37 | 879 |
| 25 → 31 mai 2026 | 302 | 134 | 15 | 27 | 1 473 |
| 18 → 24 mai 2026 | 257 | 97 | 17 | 26 | 701 |
| 11 → 17 mai 2026 | 258 | 83 | 32 | 64 | 689 |
Les conversions de sauvegarde en redressement (7 cette semaine) restent comptées à part. Ces compteurs suivent des jugements publiés la semaine considérée : ils ne se rapportent pas aux ouvertures de la même semaine — une procédure ouverte aujourd'hui se convertit, aboutit à un plan ou se clôt des mois plus tard.
Par un décompte systématique des annonces publiées au BODACC. Aucun échantillonnage, aucun redressement statistique, aucun modèle. Le détail ci-dessous permet à quiconque de refaire le calcul.
Le Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales, diffusé en données ouvertes par la Direction de l'information légale et administrative sous licence ouverte 2.0, via le portail bodacc-datadila.opendatasoft.com, jeu de données « annonces-commerciales ».
Sont comptées comme ouvertures les annonces de type « procédure collective » portant sur un jugement d'ouverture : sauvegarde, redressement judiciaire, liquidation judiciaire, y compris les liquidations judiciaires simplifiées. Sont exclus de ce décompte les jugements d'extension, les rectificatifs et les annulations. Les jugements ultérieurs de la vie des procédures — conversions, plans, cessions, résolutions de plan et clôtures — ne sont jamais mêlés aux ouvertures : ils sont comptés à part, dans la section « Que deviennent les procédures ouvertes ? », sur la base d'une liste exacte de natures de jugement.
Une annonce égale une ouverture. Chaque annonce du BODACC porte un identifiant unique — numéro de parution et numéro d'annonce — et n'est donc comptée qu'une seule fois. Les avis rectificatifs et les annulations, publiés séparément par la DILA, ne sont jamais comptés : seule l'annonce initiale l'est.
Le secteur d'activité de chaque entreprise (code NAF) est obtenu via l'API publique Recherche d'Entreprises. Une semaine n'est publiée que si au moins 80 % des ouvertures ont un secteur identifié ; les parts sectorielles sont calculées sur le total des ouvertures, elles ne peuvent donc qu'être sous-estimées, jamais surestimées.
Le baromètre est arrêté le dimanche soir ; les chiffres sont publiés le mardi suivant, la page pouvant recevoir des mises à jour éditoriales à d'autres dates. Une fois calculés, les compteurs hebdomadaires ne sont pas révisés ; si une évolution de méthodologie devait un jour modifier des semaines passées, elle serait signalée sur cette page.
Les compteurs hebdomadaires constatent ce qui a été publié : ils ne sont pas révisés. Un suivi distinct observe en parallèle ce que deviennent ces jugements. Périmètre précis : les 16 024 ouvertures comptées par ce baromètre entre sa première semaine (celle du 4 mai 2026) et le 2 août 2026. Parmi ces entreprises, 11 ont vu leur dossier faire ensuite l'objet d'un arrêt de cour d'appel infirmatif ou d'une rétractation sur tierce opposition, d'après les publications ultérieures au BODACC — décompte arrêté au 3 août 2026. Ce chiffre grandit mécaniquement avec le temps, les recours prenant plusieurs mois. Les autres arrêts de cour d'appel, qui peuvent aussi bien confirmer que réformer une décision, ne sont pas comptés dans ce suivi.
Beaucoup de choses. Ces cinq limites méritent d'être connues avant toute citation.
Oui, y compris à titre commercial, y compris pour un article de presse, sans nous demander d'autorisation. Nous demandons seulement d'être cités.
Les données sous-jacentes proviennent du BODACC, diffusé par la DILA sous licence ouverte 2.0. Notre traitement (décompte, classification par nature de jugement, ventilation sectorielle et géographique) est mis à disposition sous la même licence.
Le widget ci-dessous affiche toujours la dernière semaine publiée et se met à jour tout seul. Copiez-collez ce code — l'attribution est intégrée. Pour figer une semaine précise, ajoutez son numéro de semaine ISO à l'adresse : ?v=2026-W31.
<iframe src="https://www.actav.fr/embed/barometre"
width="100%" height="420" frameborder="0" loading="lazy"
title="Baromètre Actav Vigilance des ouvertures de procédures collectives"></iframe>Ventilation sur un département, un secteur ou une période précise, série longue, données brutes : écrivez-nous, c'est gratuit et sans contrepartie. Contact presse et ressources →
Parce que nous ne comptons pas la même chose. La Banque de France publie des défaillances en date de jugement, sur douze mois glissants, avec des révisions. Nous comptons des publications au BODACC, semaine par semaine, sans révision. Un décalage d'une à deux semaines et des écarts de périmètre en découlent mécaniquement. Pour la mesure macroéconomique des défaillances, la référence reste la Banque de France.
Oui, librement, y compris à titre commercial et sans autorisation préalable, sous réserve de citer « Baromètre Actav Vigilance, d'après le BODACC » avec la semaine concernée. Nous réalisons gratuitement les extractions sur mesure — écrivez-nous.
Non. Le BODACC ne contient pas les effectifs salariés des entreprises concernées. Publier un nombre d'emplois menacés supposerait un rapprochement avec d'autres bases et une extrapolation que nous ne faisons pas. Les chiffres d'emploi que vous trouverez ailleurs reposent sur des estimations qu'il faut lire comme telles.
L'article R. 621-8 du Code de commerce impose au greffier de procéder aux publicités, dont l'insertion au BODACC, dans les quinze jours de la date du jugement. C'est la parution, et non le prononcé, qui fait courir le délai de déclaration de créance : un créancier informé le jour de la publication dispose donc de l'intégralité de son délai.
Pas nécessairement. Les parutions au BODACC dépendent du calendrier judiciaire : vacations d'été, fêtes de fin d'année et jours fériés créent des creux puis des rattrapages, sans lien avec la conjoncture. Une variation hebdomadaire isolée ne doit pas être interprétée comme un retournement ; la série sur douze semaines est plus parlante.
Non : ces procédures amiables sont confidentielles par nature et ne font l'objet d'aucune publication officielle. Aucune source publique ne permet de les mesurer. Une part réelle des difficultés d'entreprises échappe donc à ce baromètre comme à toutes les statistiques publiques de défaillances.