Tarifs Activer ma vigilance
Loyers impayés & bail d'habitation · Vérifié par avocat

Expulsion locataire : le guide complet 2026, par avocat

Combien de temps dure une procédure d'expulsion locataire ? Comptez plusieurs mois : 6 semaines après le commandement de payer, 2 mois après le commandement de quitter les lieux, plus la trêve hivernale. Cette page place chaque jalon sur une frise à partir de votre vraie date.

En bref : La procédure d'expulsion s'étale sur plusieurs mois : la clause résolutoire ne joue que 6 semaines après un commandement de payer resté infructueux (art. 24, loi de 1989), puis l'expulsion intervient 2 mois après le commandement de quitter les lieux (art. L.412-1 CPCE), hors trêve hivernale (1er nov.–31 mars).
100 % gratuit · Sans inscription
Votre frise de la procédure d'expulsionJours fériés pris en compte
Acte signifié par commissaire de justice visant la clause résolutoire du bail.
    Gratuit et sans inscription : la frise et son rappel d'agenda (.ics) se téléchargent sans laisser d'adresse emailLa trêve hivernale du 1er novembre au 31 mars suspend l'exécution : l'outil reporte le jalon d'expulsion au 1er avril quand il tombe dans cette fenêtreChaque jalon reste théorique : il suppose que l'étape précédente aboutisse et que le juge n'accorde aucun délai de grâce
    Procédure d'expulsion : commandement, clés et calendrier des étapes
    Du commandement de payer à la trêve hivernale : la chronologie d'une expulsion, étape par étape.
    Récapitulatif

    Tous les délais de la procédure d'expulsion en un tableau

    Le tableau réunit les jalons qui rythment une expulsion, du premier acte au départ effectif de l'occupant : les 6 semaines du commandement de payer, le délai de 2 mois après le commandement de quitter les lieux, les 2 mois laissés au préfet pour le concours de la force publique, la trêve hivernale, et les régimes particuliers du squat et du bail commercial. Chaque délai est un minimum protecteur : l'occupant peut demander au juge de l'allonger.

    Tous les délais de la procédure d'expulsion en un tableau
    Votre situationLe délaiPoint de départDécompteFondement
    Commandement de payer visant la clause résolutoire — bail conclu depuis le 29/07/20236 semainesSignification du commandement par commissaire de justiceCalendaires, de date à dateart. 24 loi 1989
    Commandement de payer — bail conclu avant le 29/07/2023 (ancien régime)2 moisSignification du commandement par commissaire de justiceCalendaires, de date à dateCass. avis 13 juin 2024, n° 24-70.002
    Délai d'expulsion après jugement — commandement de quitter les lieux (local habité)2 moisSignification du commandement de quitter les lieuxCalendaires, de date à dateart. L.412-1 CPCE
    Délai de grâce que le juge de l'exécution peut accorder au locataire3 mois à 3 ansDécision du juge (difficultés de relogement)Calendaires, de date à dateart. L.412-1 CPCE et L.412-3 s.
    Concours de la force publique — réponse du préfet (silence = refus)2 moisRéception de la demande par la préfectureCalendaires, de date à dateart. L.153-1 CPCE
    Trêve hivernale — suspension de toute mesure d'expulsion1er novembre au 31 marsFenêtre annuelle fixeCalendaires (dates fixes)art. L.412-6 CPCE
    Délai d'expulsion d'un occupant sans droit ni titre (entrée par voie de fait)Délai de 2 mois réductible/supprimable ; trêve hivernale écartéeCommandement de quitter les lieux ou décision du jugeCalendaires, de date à dateart. L.412-1 et L.412-6 CPCE
    Délai d'expulsion en bail commercial — clause résolutoire1 moisCommandement de payer visant la clause (mention obligatoire)Calendaires, de date à dateart. L.145-41 C. com.
    Délai pour prévenir le locataire d'une augmentation de loyer (révision annuelle)1 an pour manifester sa volonté ; effet à la date de la demande, sans rétroactivitéDate de révision prévue au bail (échéance annuelle)Calendaires, de date à dateart. 17-1 loi 1989
    ÉTAPE 1

    Procédure d'expulsion : le délai de 6 semaines après le commandement de payer

    Tout part de la clause résolutoire du bail. Pour l'activer, le bailleur fait signifier par commissaire de justice un commandement de payer visant cette clause : celle-ci « ne produit effet que six semaines après un commandement de payer demeuré infructueux » (article 24 de la loi du 6 juillet 1989). Pendant ces six semaines, le locataire peut régler sa dette et anéantir la procédure ; l'acte doit d'ailleurs mentionner ce délai. Ce n'est qu'ensuite que le bail peut être déclaré résilié.

    Attention à une subtilité de calendrier confirmée par la Cour de cassation : le délai de six semaines ne vaut que pour les baux conclus après l'entrée en vigueur de la loi du 27 juillet 2023 ; les baux signés avant restent soumis à l'ancien délai de deux mois (Cass. avis, 3e ch. civ., 13 juin 2024, n° 24-70.002). En pratique, vérifiez la date de votre bail avant de compter : une assignation lancée trop tôt est irrégulière. Datez votre commandement dans la frise pour visualiser la première fenêtre d'action.

    ÉTAPE 2

    Délai d'expulsion après jugement : 2 mois après le commandement de quitter les lieux

    Une fois la clause résolutoire acquise, le bailleur assigne le locataire devant le juge des contentieux de la protection ; comptez couramment trois à six mois entre l'assignation et l'audience selon l'encombrement des tribunaux. Le jugement d'expulsion obtenu, un délai s'ouvre encore avant de pouvoir sortir l'occupant. Le commissaire de justice signifie un commandement de quitter les lieux, et l'expulsion « ne peut avoir lieu qu'à l'expiration d'un délai de deux mois qui suit le commandement » lorsque le local est habité (article L.412-1 du Code des procédures civiles d'exécution).

    Ce délai de deux mois n'est pas figé : le juge de l'exécution peut l'allonger jusqu'à trois ans en cas de difficultés de relogement, mais aussi le réduire ou le supprimer s'il constate la mauvaise foi de l'occupant. En pratique, le locataire dispose de tout ce temps pour saisir le juge d'une demande de délais, ce qui rallonge encore le calendrier réel. La frise additionne ces jalons pour vous donner la date d'expulsion la plus précoce, hors incident.

    ÉTAPE 3

    Concours de la force publique : le préfet dispose d'un délai de 2 mois

    Le locataire toujours en place à l'expiration des deux mois, le commissaire de justice ne peut pas forcer la porte seul : il sollicite le concours de la force publique auprès du préfet. Celui-ci dispose d'un délai de deux mois pour répondre, et son silence à l'issue de ce délai vaut refus (fiche officielle service-public.fr). En pratique, l'accord est loin d'être automatique : le préfet peut temporiser pour des motifs d'ordre public ou de relogement.

    Ce blocage n'est pas sans issue pour le bailleur. « Le refus de l'État de prêter son concours ouvre droit à réparation » (article L.153-1 du Code des procédures civiles d'exécution) : l'État indemnise alors le propriétaire des loyers perdus tant que l'expulsion n'est pas exécutée, selon des modalités précisées par décret. Concrètement, on adresse une demande d'indemnisation au préfet, puis, en cas de refus, on saisit le tribunal administratif. Reportez la date de votre demande de concours pour situer ce délai de deux mois sur la frise.

    SITUATION

    Délai d'expulsion d'un occupant sans droit ni titre : une procédure accélérée

    Un occupant sans droit ni titre (squatteur entré par effraction, ou personne restée dans les lieux sans bail) ne bénéficie pas des mêmes protections qu'un locataire défaillant. Deux garde-fous sautent lorsque l'entrée s'est faite « à l'aide de manœuvres, de menaces, de voies de fait ou de contrainte ». D'abord, le juge peut réduire ou supprimer le délai de deux mois du commandement de quitter les lieux (art. L.412-1 CPCE). Ensuite, la trêve hivernale ne s'applique pas à ces occupants : l'expulsion reste possible entre le 1er novembre et le 31 mars (art. L.412-6 CPCE).

    Pour le domicile occupé illégalement, il existe même une voie administrative express : le préfet, saisi sur le fondement de la loi, peut mettre en demeure les squatteurs de quitter les lieux puis procéder à l'évacuation forcée en quelques jours, sans passer par le juge. Ce régime dérogatoire ne vaut pas pour un locataire qui, lui, a signé un bail, d'où l'importance de ne pas confondre les deux situations avant d'agir.

    SITUATION

    Délai d'expulsion en bail commercial : la clause résolutoire joue en 1 mois

    Le bail commercial suit un régime distinct, plus rapide au départ. « Toute clause insérée dans le bail prévoyant la résiliation de plein droit ne produit effet qu'un mois après un commandement demeuré infructueux » (article L.145-41 du Code de commerce). Le commandement doit, à peine de nullité, mentionner ce délai d'un mois, deux fois moins long que les six semaines du bail d'habitation.

    La rapidité s'arrête là. Une fois la clause acquise, le bailleur doit obtenir en justice le constat de la résiliation, puis suivre les mêmes étapes d'exécution que pour un local d'habitation : commandement de quitter les lieux et, au besoin, concours de la force publique. Le juge peut par ailleurs accorder au preneur des délais et suspendre les effets de la clause résolutoire s'il règle sa dette dans les conditions fixées ; depuis la réforme du 26 mai 2026, cette suspension est subordonnée à la capacité financière du preneur. En pratique, un bail commercial se dénoue rarement en un mois : l'audience et l'exécution ajoutent plusieurs mois au calendrier.

    ACTE CLÉ

    Quel délai s'ouvre après le commandement de quitter les lieux ?

    Aucune évacuation forcée sans cet acte : « l'expulsion d'un immeuble ou d'un lieu habité ne peut être poursuivie qu'en vertu d'une décision de justice ou d'un procès-verbal de conciliation exécutoire et après signification d'un commandement d'avoir à libérer les locaux » (article L.411-1 du Code des procédures civiles d'exécution). Ce commandement, couramment appelé commandement de quitter les lieux, est signifié par commissaire de justice et indique la date à partir de laquelle le logement doit être libéré.

    Sa signification ouvre le délai de 2 mois de l'article L.412-1 : la fiche officielle service-public.fr rappelle que le locataire dispose en général de deux mois pour partir, sauf si le juge a réduit ou supprimé ce délai. Dans cette fenêtre, l'occupant peut encore saisir le juge de l'exécution pour demander des délais. Datez la signification dans la frise pour connaître le premier jour d'expulsion possible.

    PAS À PAS

    Comment se déroule la procédure d'expulsion d'un locataire, étape par étape ?

    Voici la procédure expulsion locataire résumée en cinq temps, dans un ordre impossible à inverser. 1. Le commandement de payer visant la clause résolutoire, qui laisse 6 semaines au locataire pour régler sa dette. 2. L'assignation devant le juge des contentieux de la protection. 3. L'audience puis le jugement prononçant la résiliation du bail : comptez couramment 3 à 6 mois selon les juridictions. 4. Le commandement de quitter les lieux et son délai de 2 mois. 5. À défaut de départ volontaire, le concours de la force publique, que le préfet accorde ou refuse dans les 2 mois.

    Aucune étape de cette procédure d'expulsion ne peut être court-circuitée : changer les serrures ou vider le logement soi-même constitue une voie de fait qui expose le bailleur à des poursuites, quelle que soit la dette du locataire.

    CALENDRIER

    Trêve hivernale expulsion : quelles dates et quelles exceptions ?

    Chaque année, « il est sursis à toute mesure d'expulsion non exécutée à la date du 1er novembre de chaque année jusqu'au 31 mars de l'année suivante » (article L.412-6 du Code des procédures civiles d'exécution). Durant la trêve hivernale expulsion et évacuation forcée sont donc suspendues, même après un jugement définitif. Deux limites principales : la protection ne joue pas lorsque le relogement des intéressés est assuré dans des conditions respectant l'unité et les besoins de la famille, ni pour les personnes entrées dans le domicile d'autrui « à l'aide de manœuvres, de menaces, de voies de fait ou de contrainte ».

    La trêve suspend l'exécution, pas la procédure : assignation, audience, jugement et commandements continuent de courir pendant l'hiver, et l'expulsion du locataire redevient possible dès le 1er avril. Mettez ces mois à profit pour chiffrer la dette : une mise en demeure gratuite prépare le recouvrement.

    DURÉE TOTALE

    Délai expulsion locataire : combien de temps faut-il prévoir au total ?

    Le délai expulsion locataire de bout en bout s'obtient en additionnant les jalons : 6 semaines après le commandement de payer, 3 à 6 mois d'audience et de jugement en usage courant, 2 mois après le commandement de quitter les lieux, 2 mois laissés au préfet pour la force publique, et l'éventuelle traversée de la trêve hivernale. Soit, au total, de plusieurs mois à plus d'un an entre le premier impayé et le départ effectif. Exemple calculé par la frise : un commandement de payer signifié le 1er septembre 2026 rend l'expulsion envisageable au plus tôt le 10 avril 2027, trêve hivernale comprise.

    Ce calendrier peut encore s'allonger : le juge peut accorder à l'occupant des délais de grâce de 3 mois à 3 ans, et un refus du préfet oblige à passer par l'indemnisation de l'État. Recalculez votre frise avec votre vraie date pour obtenir le scénario le plus précoce.

    Délai dépassé ?

    Délai non respecté : ce que vous pouvez (encore) faire

    Les délais de l'expulsion sont des minima qui protègent l'occupant : le bailleur ne peut pas les raccourcir, mais il n'est pas démuni quand la procédure s'enlise. Voici les blocages les plus fréquents et la marche à suivre, côté bailleur.

    Votre situationLa règleVotre action
    Le préfet ne répond pas ou refuse le concours de la force publiquePassé 2 mois, le silence vaut refus et « le refus de l'État de prêter son concours ouvre droit à réparation » (art. L.153-1 CPCE). Adressez une demande d'indemnisation à la préfecture, puis saisissez le tribunal administratif : l'État couvre les loyers perdus jusqu'à l'expulsion.Situer le délai de 2 mois du préfet sur la frise
    La trêve hivernale bloque l'expulsion (1er novembre – 31 mars)L'exécution est suspendue mais la procédure et la dette continuent de courir ; l'expulsion reprend dès le 1er avril (art. L.412-6 CPCE). Profitez de cette fenêtre pour relancer le recouvrement des impayés par une mise en demeure chiffrée.Mettre en demeure pour loyers impayés — gratuit
    Le locataire régularise sa dette dans le délai de 6 semainesLa clause résolutoire est neutralisée et le bail se poursuit : vous ne pouvez plus l'expulser sur ce fondement. Sécurisez la relation locative pour l'avenir avec un bail à jour, clauses de solidarité et de dépôt de garantie comprises.Repartir sur un bail solide — catalogue
    Votre bail a été signé avant le 29 juillet 2023Le délai n'est pas de 6 semaines mais de 2 mois après le commandement de payer (Cass. avis 13 juin 2024, n° 24-70.002). Assigner avant l'expiration de ces deux mois rend la procédure irrégulière : vérifiez la date avant d'agir.Vérifier votre calendrier réel

    Avant toute assignation, recalculez votre frise à partir de la date exacte du commandement : une étape lancée trop tôt fait perdre des mois, car la procédure doit être reprise depuis le départ.

    FAQ

    Procédure d'expulsion : vos questions fréquentes

    Combien de temps dure une procédure d'expulsion pour loyers impayés ?

    Comptez en général plusieurs mois à plus d'un an. Il faut additionner les 6 semaines du commandement de payer (art. 24 loi 1989), le délai d'audience et de jugement, les 2 mois du commandement de quitter les lieux (art. L.412-1 CPCE), les 2 mois du préfet, et l'éventuelle trêve hivernale.

    Quel délai après le commandement de payer avant de pouvoir agir ?

    Six semaines pour un bail conclu depuis le 29 juillet 2023 : la clause résolutoire « ne produit effet que six semaines après un commandement de payer demeuré infructueux » (art. 24 loi 1989). Pour un bail antérieur, le délai reste de deux mois selon la Cour de cassation (avis du 13 juin 2024, n° 24-70.002).

    Délai d'expulsion après jugement : combien de temps encore ?

    Le jugement obtenu, l'expulsion « ne peut avoir lieu qu'à l'expiration d'un délai de deux mois qui suit le commandement » de quitter les lieux (art. L.412-1 CPCE). S'ajoutent, si le locataire ne part pas, les 2 mois laissés au préfet pour accorder le concours de la force publique.

    Peut-on expulser un locataire pendant la trêve hivernale ?

    Non, en principe : toute mesure d'expulsion est suspendue du 1er novembre au 31 mars (art. L.412-6 CPCE). Les exceptions visent notamment les occupants entrés par voie de fait (squatteurs) et le relogement assuré. Hors ces cas, l'expulsion reprend au 1er avril ; la procédure, elle, avance pendant la trêve.

    Quel est le délai d'expulsion d'un occupant sans droit ni titre ?

    Pour un occupant entré « à l'aide de manœuvres, de menaces, de voies de fait ou de contrainte », le juge peut réduire ou supprimer le délai de deux mois et la trêve hivernale ne s'applique pas (art. L.412-6 CPCE). Pour un squat de domicile, une procédure administrative devant le préfet permet une évacuation en quelques jours.

    Combien de temps le préfet a-t-il pour accorder la force publique ?

    Deux mois : passé ce délai, le silence du préfet vaut refus (service-public.fr). Ce refus « ouvre droit à réparation » (art. L.153-1 CPCE) : l'État indemnise alors le bailleur des loyers perdus jusqu'à l'exécution effective de l'expulsion.

    Quel délai pour prévenir un locataire d'une augmentation de loyer ?

    Quand le bail contient une clause de révision, l'augmentation annuelle prend effet à la date de la demande du bailleur, sans rétroactivité. À défaut de la manifester dans l'année suivant la date de révision, le bailleur est réputé avoir renoncé à la révision pour l'année écoulée (art. 17-1 loi 1989).

    Quel est le délai d'expulsion en bail commercial ?

    La clause résolutoire d'un bail commercial « ne produit effet qu'un mois après un commandement demeuré infructueux » (art. L.145-41 C. com.), ce délai devant être mentionné à peine de nullité. Suivent le constat judiciaire de la résiliation, puis les étapes d'exécution communes : le calendrier réel dépasse largement un mois.

    Indemnité d'occupation locataire expulsion : que doit payer l'occupant maintenu dans les lieux ?

    Une fois le bail résilié, le locataire devient occupant sans droit ni titre : il ne doit plus un loyer, mais une indemnité d'occupation dont le montant est fixé par le juge (service-public.fr). Elle reste due jusqu'à la libération effective des lieux, y compris pendant la trêve hivernale et les délais accordés par le juge, et s'ajoute à la dette locative que le bailleur peut faire chiffrer dans le même jugement.

    Avertissement : ce guide et le calculateur sont fournis à titre informatif et ne constituent pas un conseil juridique personnalisé. Les dates calculées reposent sur les textes en vigueur à la date de vérification indiquée en haut de page (sources : Légifrance, service-public.fr, Cour de cassation ; calendrier officiel des jours fériés data.gouv.fr). Pour un accompagnement sur la création ou la cession d'entreprise, Actav Suite vous met en relation avec un avocat.

    Peut-on mener une procédure d'expulsion du locataire sans passer par le juge ?

    Non. La procédure d'expulsion d'un locataire est un monopole judiciaire : seul un jugement, suivi d'un commandement de quitter les lieux signifié par un commissaire de justice, permet de faire libérer le logement, au besoin avec le concours de la force publique. Le bailleur qui change les serrures, coupe l'eau ou l'électricité, ou fait pression pour obtenir le départ commet une voie de fait pénalement sanctionnée, même si les loyers sont impayés.

    Le passage obligé est donc le suivant : mise en jeu de la clause résolutoire par un commandement de payer, saisine du juge des contentieux de la protection, jugement constatant ou prononçant la résiliation du bail, puis phase d'exécution, suspendue pendant la trêve hivernale sauf exceptions. Les délais propres à chaque étape figurent dans le tableau en haut de cette page.

    Gratuit · 30 secondes

    Placez votre procédure d'expulsion sur une frise

    Saisissez la date de votre commandement de payer : le calculateur situe chaque jalon (clause résolutoire, jugement, commandement de quitter les lieux, force publique) et signale le blocage de la trêve hivernale, gratuitement et jours fériés compris.

    Bibliothèque
    ACTAV Suite
    Assistant en ligne
    Propulsé par ACTAV · support@actav.fr