Actav · SCI et immobilier
Charges déductibles SCI familiale : ce qu'il faut savoir en 2026
Mis à jour le 28 août 2026
Réponse rapide
Les charges déductibles SCI familiale sont celles que l'article 31 du Code général des impôts autorise à retrancher des loyers lorsque la société loue nu et relève de l'impôt sur le revenu : réparation et entretien, primes d'assurance, provisions de copropriété, travaux d'amélioration des locaux d'habitation, intérêts des emprunts, taxe foncière, et des frais de gestion fixés à 20 € par local. La liste est fermée : ni l'amortissement de l'immeuble, ni le remboursement du capital de l'emprunt, ni la rémunération versée à l'associé gérant n'en font partie. Sur le micro foncier, la règle surprend la plupart des familles : le d du 2 de l'article 32 du même code écarte du régime l'associé qui ne possède pas, à côté de ses parts, au moins un immeuble donné en location nue. Un associé qui ne détient que des parts déclare donc au régime réel, même très en dessous de 15 000 € de revenus bruts. Quand les charges dépassent les loyers, le déficit s'impute sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an, la fraction provenant des intérêts d'emprunt restant réservée aux revenus fonciers des dix années suivantes.
Les charges déductibles SCI familiale obéissent à un seul texte, l'article 31 du Code général des impôts, et cette liste est fermée. C'est la première chose à comprendre, parce qu'elle explique pourquoi une dépense réellement payée par la société peut très bien ne pas être déductible. La SCI qui loue des logements vides ne paie pas l'impôt elle-même : elle établit un résultat, et chaque associé déclare sa quote-part dans la catégorie des revenus fonciers. Ce sont donc les règles des revenus fonciers qui s'appliquent, pas celles d'une entreprise commerciale.
Ce guide suit l'ordre dans lequel les questions se posent réellement : la liste exacte des charges admises, les dépenses systématiquement refusées, l'accès au micro foncier pour un associé de SCI, le calcul du seuil de 15 000 €, la déclaration à déposer, le déficit foncier et son plafond, puis l'arbitrage entre impôt sur le revenu et impôt sur les sociétés. Chaque chiffre renvoie au texte en vigueur sur Légifrance, à la doctrine publiée au BOFiP ou à une fiche officielle de l'administration. Les montants d'honoraires et de frais cités en fin de guide proviennent des pages publiques d'Actav.
Charges déductibles SCI familiale : quelle est la liste exacte en 2026 ?
Le point de départ est le régime fiscal de la société. Une SCI qui loue des logements nus relève par défaut de l'impôt sur le revenu, en application de l'article 8 du Code général des impôts, qui soumet personnellement à l'impôt les membres des sociétés civiles « pour la part de bénéfices sociaux correspondant à leurs droits dans la société ». Les charges déductibles sont donc celles des revenus fonciers, et elles sont énumérées par l'article 31 du Code général des impôts, dans sa version en vigueur du 21 février 2026 au 1er janvier 2027. Le texte s'ouvre par une phrase qui donne le ton : « Les charges de la propriété déductibles pour la détermination du revenu net comprennent : ». Ce qui suit est une liste, et rien d'autre n'entre.
| Charge déductible | Ce qu'elle couvre concrètement | Montant ou limite | Texte |
|---|---|---|---|
| Réparation et entretien | Remettre le bien en état sans en modifier la consistance : toiture reprise, chaudière remplacée, peintures, plomberie | « Les dépenses de réparation et d'entretien effectivement supportées par le propriétaire » | Art. 31, I, 1°, a CGI |
| Primes d'assurance | Assurance propriétaire non occupant, assurance de l'immeuble, garantie des loyers impayés | Montant réellement payé dans l'année | Art. 31, I, 1°, a bis CGI |
| Charges du locataire jamais remboursées | Dépenses avancées pour le compte du locataire et restées impayées à son départ | Déductibles « au 31 décembre de l'année du départ du locataire » | Art. 31, I, 1°, a ter CGI |
| Provisions de copropriété | Provisions pour dépenses prévues à l'article 14-1 de la loi du 10 juillet 1965, supportées par le propriétaire | Déduites l'année du versement, « diminuées du montant des provisions déduites l'année précédente qui correspond à des charges non déductibles » | Art. 31, I, 1°, a quater CGI |
| Travaux d'amélioration | Apporter un élément de confort nouveau à un logement : isolation, ascenseur, création d'une salle d'eau | « à l'exclusion des frais correspondant à des travaux de construction, de reconstruction ou d'agrandissement » | Art. 31, I, 1°, b CGI |
| Taxe foncière et impositions locales | Impositions perçues à raison du bien au profit des collectivités territoriales | Uniquement celles « autres que celles incombant normalement à l'occupant » | Art. 31, I, 1°, c CGI |
| Intérêts d'emprunt | « Les intérêts de dettes contractées pour la conservation, l'acquisition, la construction, la réparation ou l'amélioration des propriétés » | Les intérêts seuls, jamais le capital remboursé | Art. 31, I, 1°, d CGI |
| Frais de gestion | Forfait couvrant les frais courants, complété par certains frais réels | « Les frais de gestion, fixés à 20 € par local » | Art. 31, I, 1°, e CGI |
Le forfait de 20 € par local ne remplace pas les frais réels
C'est le point que presque toutes les SCI familiales lisent à l'envers. Le e du 1° fixe « les frais de gestion, fixés à 20 € par local, majorés, lorsque ces dépenses sont effectivement supportées par le propriétaire, des frais de rémunération des gardes et concierges, des frais de procédure et des frais de rémunération, honoraire et commission versés à un tiers pour la gestion des immeubles ». Le forfait couvre les menus frais courants, sans justificatif à produire. Les honoraires d'une agence de gestion, la rémunération d'un gardien ou les frais d'une procédure contre un locataire s'ajoutent au forfait pour leur montant exact, dès lors qu'ils sont effectivement supportés. Une SCI familiale qui détient trois appartements déduit ainsi 60 € au titre du forfait, plus les frais réels justifiés.
Réparation, amélioration, construction : la frontière qui décide de la déduction
Cette frontière est la source principale de désaccord avec l'administration. La réparation remet le bien en état, l'amélioration lui apporte un confort nouveau sans toucher au gros œuvre, la construction crée de la surface ou reconstruit. L'article 31 exclut expressément des dépenses d'amélioration « les frais correspondant à des travaux de construction, de reconstruction ou d'agrandissement ». Un exemple parle mieux qu'une définition : remplacer une salle de bains vétuste par une salle de bains équivalente est une réparation, installer une salle d'eau là où il n'y en avait pas est une amélioration, ajouter une extension de vingt mètres carrés est une construction. Les deux premières se déduisent, la troisième non. Elle vient augmenter le prix de revient du bien et jouera plus tard sur le calcul de la plus-value.
Les travaux d'amélioration ne sont visés que pour les locaux d'habitation. Le b du 1° parle des « dépenses d'amélioration afférentes aux locaux d'habitation ». Une SCI familiale qui loue un local commercial nu ne relève pas de ce texte pour ses travaux d'amélioration : d'autres alinéas du même article, plus étroits, s'appliquent. Vérifiez la destination du bien avant de retenir une déduction.
Charges déductibles SCI IR : quelles dépenses ne se déduisent jamais ?
La question des charges déductibles SCI IR se règle par soustraction : tout ce qui ne figure pas dans la liste de l'article 31 reste à la charge des associés, même si la dépense est réelle, justifiée et payée par la société. Six postes reviennent dans presque tous les dossiers de SCI familiale.
| Dépense refusée | Pourquoi elle ne se déduit pas | Texte ou doctrine |
|---|---|---|
| Amortissement de l'immeuble | Le régime des revenus fonciers ne connaît pas l'amortissement : la liste de l'article 31 ne le mentionne nulle part | Art. 31 CGI |
| Remboursement du capital de l'emprunt | Le d du 1° ne vise que « les intérêts de dettes » : la mensualité se scinde en deux, seuls les intérêts entrent | Art. 31, I, 1°, d CGI |
| Travaux de construction, de reconstruction ou d'agrandissement | Exclus expressément des dépenses d'amélioration | Art. 31, I, 1°, b CGI |
| Taxe d'enlèvement des ordures ménagères et charges récupérables | Le c ne vise que les impositions « autres que celles incombant normalement à l'occupant » | Art. 31, I, 1°, c CGI |
| Rémunération versée à l'associé gérant | La doctrine la range parmi les rémunérations exclues : « Les rémunérations allouées à l'associé-gérant d'une société immobilière. Il doit seulement en être tenu compte pour la répartition du bénéfice social imposable entre les mains de chacun des membres de la société » | BOI-RFPI-BASE-20-10, § 70 |
| Charges d'un logement occupé gratuitement par un associé | Le logement n'est pas imposé, et « l'exonération a pour contrepartie l'impossibilité de déduire les charges afférentes à ces immeubles » | Art. 15, II CGI et BOI-RFPI-CHAMP-20-20, § 100 |
Le dernier cas est le plus spécifique aux familles, et le plus mal connu. L'article 15, II du Code général des impôts énonce que « les revenus des logements dont le propriétaire se réserve la jouissance ne sont pas soumis à l'impôt sur le revenu ». Le BOFiP BOI-RFPI-CHAMP-20-20 étend cette règle aux sociétés à son paragraphe 10 : « Il en est également ainsi des sociétés non soumises à l'impôt sur les sociétés et non dotées de la transparence fiscale à raison des logements qu'elles mettent gratuitement à la disposition de leurs membres. » Puis il en tire la conséquence au paragraphe 100 : « L'exonération a pour contrepartie l'impossibilité de déduire les charges afférentes à ces immeubles. »
Loger gratuitement un enfant associé dans un bien de la SCI a un coût fiscal. Le paragraphe 10 vise les logements mis gratuitement à la disposition des membres de la société. Aucun loyer n'est imposé, mais aucune charge de ce logement n'est déductible : ni la taxe foncière, ni l'assurance, ni les intérêts de l'emprunt qui l'a financé, ni les travaux. Sur un bien financé à crédit, l'addition est rarement neutre. Le choix se fait donc en connaissance de cause, et il se compare à une location au prix du marché.
SCI IR charges déductibles : la société déduit, l'associé déclare
Le partage des rôles est source de confusion, et la question SCI IR charges déductibles se pose en réalité à deux niveaux. La SCI calcule un résultat unique : elle additionne les loyers encaissés, retranche les charges de l'article 31, puis répartit le solde entre les associés. Chaque associé reporte ensuite sa quote-part sur sa propre déclaration. La fiche officielle « Société civile immobilière (SCI) : ce qu'il faut savoir » pose une précision décisive pour une SCI familiale : chaque associé déclare sa quote-part « peu importe que les associés aient effectivement perçu les sommes correspondantes ». Autrement dit, un bénéfice laissé en réserve dans la société est quand même imposé chez les associés.
Une charge échappe pourtant à ce circuit, et elle se déduit directement chez l'associé. Le BOFiP BOI-RFPI-BASE-20-80 précise à son paragraphe 130 que les membres de sociétés immobilières non passibles de l'impôt sur les sociétés peuvent déduire « la quote-part qui leur incombe dans les intérêts des emprunts contractés par la société pour l'acquisition, l'amélioration, la réparation et la conservation des immeubles » et « les intérêts des prêts qu'ils ont contractés personnellement pour faire leur apport à la société ou acquérir leurs droits sociaux ». Un parent qui emprunte à titre personnel pour souscrire au capital de la SCI familiale, ou pour racheter les parts d'un frère, déduit donc ces intérêts de ses revenus fonciers.
Reste le coût final. Le résultat foncier net supporte l'impôt sur le revenu au barème, puis les prélèvements sociaux. La page « Je donne un bien en location. Dois-je payer des prélèvements sociaux ? » d'impots.gouv.fr, mise à jour le 17 juillet 2026, fixe le taux global à 17,2 %, composé de 9,2 % de CSG, 0,5 % de CRDS et 7,5 % de prélèvement de solidarité. Elle précise que ces prélèvements portent sur les revenus nets, c'est-à-dire, au régime réel, « les recettes nettes après déduction des charges ». Chaque euro de charge correctement déduit économise donc à la fois de l'impôt et des prélèvements sociaux.
Micro foncier et SCI : le régime simplifié est-il ouvert à l'associé ?
Le micro foncier est le régime simplifié des revenus fonciers. L'article 32 du Code général des impôts, dans sa version en vigueur depuis le 21 février 2026, le définit ainsi : « Par dérogation aux dispositions de l'article 31, lorsque le montant du revenu brut annuel défini aux articles 29 et 30 n'excède pas 15 000 €, le revenu imposable correspondant est fixé à une somme égale au montant de ce revenu brut diminué d'un abattement de 30 %. » L'échange est simple : le contribuable renonce à déduire ses charges réelles et reçoit à la place un abattement automatique. Le BOFiP BOI-RFPI-DECLA-10 rappelle à son paragraphe 160 que « le revenu net imposable est déterminé automatiquement par l'administration par l'application d'un abattement de 30 % représentatif de l'ensemble des charges de la propriété ». Aucune charge ne s'ajoute à cet abattement, pas même les intérêts d'emprunt.
La relation entre micro foncier et SCI se joue ensuite sur une condition que le 1 de l'article 32 ne laisse pas deviner. Elle figure au 2 du même article, qui écarte le régime pour tout un ensemble de biens. Le d de ce 2 vise expressément les associés de sociétés translucides : « Parts de sociétés, autres que celles visées à l'article 1655 ter, qui donnent en location des immeubles nus et dont les résultats sont imposés dans les conditions prévues à l'article 8 lorsque leur détenteur n'est pas propriétaire d'un immeuble donné en location nue ». La lecture est sans ambiguïté : détenir uniquement des parts de SCI ferme l'accès au micro foncier, quel que soit le montant des revenus.
| Situation de l'associé | Revenu brut foncier du foyer | Régime applicable |
|---|---|---|
| Ne détient que des parts d'une SCI familiale | 9 000 € | Régime réel obligatoire, déclaration 2044 : le d du 2 de l'article 32 ferme le micro foncier |
| Détient des parts de SCI et un studio loué nu en direct | 12 000 € | Micro foncier possible, abattement de 30 % sur l'ensemble |
| Détient des parts de SCI et un studio loué nu en direct | 18 000 € | Régime réel : le seuil de 15 000 € est dépassé |
| Détient des parts d'une SCI ayant opté pour l'impôt sur les sociétés | Sans objet | Ni revenus fonciers ni micro foncier : la société est imposée elle-même |
Cette exclusion est moins pénalisante qu'il n'y paraît. Un associé renvoyé au régime réel déduit ses charges réelles, intérêts d'emprunt compris, ce qui dépasse presque toujours 30 % des loyers pendant les premières années d'un crédit. La contrainte est déclarative, rarement financière.
Micro foncier SCI : comment se calcule le seuil de 15 000 € ?
Le seuil ne s'apprécie ni par immeuble, ni par société, mais sur le revenu brut foncier total du foyer fiscal. Le paragraphe 90 du BOFiP BOI-RFPI-DECLA-10 le formule ainsi : « Le régime micro-foncier s'applique aux contribuables dont le revenu brut foncier total n'excède pas 15 000 € au titre de l'année d'imposition. » L'article 32 précise que, lorsque le contribuable détient des parts de sociétés donnant en location des immeubles nus, « la limite de 15 000 € est appréciée en tenant compte du montant du revenu brut annuel [...] à proportion de ses droits dans les bénéfices comptables ». La quote-part de loyers de la SCI familiale entre donc dans le calcul, exactement comme un loyer encaissé en direct.
Un exemple chiffré rend la mécanique évidente. Un couple détient 50 % d'une SCI familiale qui encaisse 16 000 € de loyers nus, et possède par ailleurs un studio loué nu qui rapporte 5 000 €.
| Élément du calcul | Montant retenu | Commentaire |
|---|---|---|
| Quote-part de la SCI | 8 000 € | 50 % des 16 000 € de loyers bruts encaissés par la société |
| Loyers du studio détenu en direct | 5 000 € | Ce bien ouvre aussi la porte du micro foncier au regard du d du 2 de l'article 32 |
| Revenu brut foncier total | 13 000 € | Sous le seuil de 15 000 € : le micro foncier est ouvert |
| Si les loyers de la SCI passent à 22 000 € | 16 000 € | 11 000 € de quote-part plus 5 000 € : le seuil est dépassé, retour au réel |
Reste à savoir si le micro foncier est intéressant. Sur 13 000 € de revenus bruts, l'abattement de 30 % laisse 9 100 € imposables. Si les charges réelles de l'année atteignent 6 200 €, le régime réel ne laisse que 6 800 € imposables : il est nettement plus favorable. Le point d'équilibre est facile à retenir : dès que les charges réelles dépassent 30 % des loyers bruts, soit 3 900 € dans cet exemple, le réel prend l'avantage. Un crédit en cours suffit presque toujours à franchir ce seuil.
SCI micro foncier : quelle déclaration déposer, étape par étape ?
La confusion la plus fréquente consiste à croire qu'une SCI peut « être au micro foncier ». Elle ne le peut pas : la société calcule toujours son résultat au réel, et le choix du régime se joue ensuite, sur la déclaration personnelle de chaque associé. Voici la séquence complète, dans l'ordre du calendrier.
- La SCI établit son résultat et dépose sa déclaration. La fiche officielle « Société civile immobilière (SCI) : ce qu'il faut savoir », vérifiée le 7 octobre 2025, indique que le formulaire 2072-S s'utilise « lorsque tous les associés de la SCI sont des personnes physiques », et le formulaire 2072-C « lorsque la SCI détient un bien en nue-propriété ou un logement avec déduction au titre de l'amortissement ».
- Elle respecte la date limite. Toujours selon la même fiche, « cette déclaration doit être réalisée au plus tard avant le 2e jour ouvré suivant le 1er mai N, pour les loyers perçus en N-1 ».
- Chaque associé reçoit sa quote-part. C'est ce chiffre qui alimentera sa déclaration personnelle, qu'il ait ou non touché l'argent.
- L'associé vérifie les deux conditions du micro foncier. D'abord un revenu brut foncier total du foyer qui n'excède pas 15 000 €, ensuite la propriété d'au moins un immeuble donné en location nue en dehors de ses parts. Les deux conditions sont cumulatives.
- S'il y a droit, il déclare au micro foncier. Le revenu brut se reporte sur la déclaration de revenus, dans la rubrique des revenus fonciers, et l'abattement de 30 % est appliqué par l'administration. Aucune charge n'est à détailler.
- Sinon, il déclare au régime réel. La quote-part de résultat foncier se reporte sur la déclaration 2044 annexée à la déclaration de revenus.
- S'il préfère le réel alors que le micro lui est ouvert, il opte. Le 4 de l'article 32 encadre cette option : « L'option est exercée pour une période de trois ans dans le délai prévu pour le dépôt de la déclaration mentionnée à l'article 170 de la première année au titre de laquelle elle s'applique. » Trois ans, ce n'est pas un choix que l'on révise chaque printemps.
Les justificatifs se conservent six ans. L'article L. 102 B du livre des procédures fiscales impose que « les livres, registres, documents ou pièces sur lesquels peuvent s'exercer les droits de communication, d'enquête et de contrôle de l'administration » soient conservés pendant un délai de six ans. Factures au nom de la SCI, tableau d'amortissement de l'emprunt, avis de taxe foncière et appels de charges de copropriété entrent dans ce périmètre. La tenue de ces pièces rejoint les questions de comptabilité d'une SCI.
SCI déficit foncier : comment s'impute-t-il sur le revenu global ?
Quand les charges dépassent les loyers, le résultat foncier devient négatif. Le traitement de ce déficit foncier est fixé par le 3° du I de l'article 156 du Code général des impôts, dans sa version en vigueur depuis le 1er juillet 2026, et il repose sur une distinction que beaucoup de contenus escamotent. Le principe est posé d'abord : il s'agit « des déficits fonciers, lesquels s'imputent exclusivement sur les revenus fonciers des dix années suivantes ». Puis le texte ouvre une brèche : « L'imputation exclusive sur les revenus fonciers n'est pas non plus applicable aux déficits fonciers résultant de dépenses autres que les intérêts d'emprunt. » Et il la borne aussitôt : « L'imputation est limitée à 10 700 €. »
| Origine du déficit | Sur quoi il s'impute | Limite | Sort de l'excédent |
|---|---|---|---|
| Charges autres que les intérêts d'emprunt | Revenu global du foyer fiscal | 10 700 € par an | La fraction supérieure part sur les revenus fonciers des dix années suivantes |
| Intérêts d'emprunt | Revenus fonciers uniquement | Aucune imputation sur le revenu global | Reportable sur les revenus fonciers des dix années suivantes |
| Travaux de rénovation énergétique faisant passer le bien d'une classe E, F ou G à une classe A, B, C ou D | Revenu global du foyer fiscal | Limite rehaussée « sans pouvoir excéder 21 400 € par an », le nouveau classement devant être atteint « au plus tard le 31 décembre 2027 » | La fraction supérieure part sur les revenus fonciers des dix années suivantes |
| Logement ouvrant droit à l'une des déductions des f ou o du 1° du I de l'article 31 | Revenu global du foyer fiscal | 15 300 € par an | Même report sur les dix années suivantes |
La mécanique de calcul suit toujours le même ordre, et c'est ce qui décide du sort du déficit. Le BOFiP BOI-RFPI-BASE-30-20 le pose en une phrase à son paragraphe 110 : « Le revenu brut est toujours réputé compenser prioritairement les intérêts d'emprunt. » Les loyers absorbent donc les intérêts en premier, et seules les autres charges peuvent creuser un déficit imputable sur le revenu global. Le texte de l'article 156 le confirme en disposant que « la fraction du déficit supérieure à 10 700 € et la fraction du déficit non imputable résultant des intérêts d'emprunt sont déduites dans les conditions prévues au premier alinéa », c'est-à-dire sur les revenus fonciers des dix années suivantes.
Deux exemples chiffrés sur une SCI familiale
Premier cas, les intérêts restent inférieurs aux loyers. Une SCI détenue à parts égales par deux parents encaisse 18 000 € de loyers nus. Elle supporte 9 000 € d'intérêts d'emprunt, 16 000 € de réfection de toiture, 1 200 € de taxe foncière, 600 € d'assurance et 40 € de forfait de gestion pour deux logements, soit 26 840 € de charges et un déficit de 8 840 €. Les intérêts sont entièrement absorbés par les loyers, donc aucune fraction du déficit ne provient d'eux. Le déficit de 8 840 € reste sous le plafond de 10 700 € : il s'impute intégralement sur le revenu global, à hauteur de 4 420 € pour chaque associé.
Second cas, les intérêts dépassent les loyers. La même SCI n'encaisse que 12 000 € de loyers, paie 14 000 € d'intérêts et 5 000 € d'autres charges, soit un déficit de 7 000 €. Les intérêts absorbent les loyers et laissent 2 000 € : cette fraction ne peut s'imputer que sur les revenus fonciers des dix années suivantes. Les 5 000 € d'autres charges, eux, s'imputent sur le revenu global puisqu'ils restent sous le plafond. Le déficit se scinde donc en deux blocs au sort très différent, et c'est la répartition entre intérêts et travaux qui commande le résultat.
Déficit foncier SCI : que se passe-t-il si le bien cesse d'être loué ou si les parts sont vendues ?
L'imputation sur le revenu global se paie d'un engagement, et c'est le point de vigilance le plus coûteux du déficit foncier SCI. Le même 3° dispose que « lorsque le propriétaire cesse de louer un immeuble ou lorsque le propriétaire de titres d'une société non soumise à l'impôt sur les sociétés les vend, le revenu foncier et le revenu global des trois années qui précèdent celle au cours de laquelle intervient cet événement sont, nonobstant toute disposition contraire, reconstitués selon les modalités prévues au premier alinéa du présent 3° ».
Deux événements sont donc visés, et le second concerne directement les SCI familiales : la vente des parts par un associé, au même titre que l'arrêt de la location. Reconstituer, ici, signifie recalculer les trois années précédentes comme si le déficit n'avait jamais été imputé sur le revenu global, avec le rattrapage d'impôt correspondant. Le texte réserve trois situations : « Cette disposition ne s'applique pas en cas d'invalidité correspondant au classement dans la deuxième ou la troisième des catégories prévues à l'article L. 341-4 du code de la sécurité sociale, de licenciement ou de décès du contribuable ou de l'un des époux soumis à une imposition commune. »
La conséquence pratique est simple à formuler. Une famille qui réalise de gros travaux, impute un déficit sur son revenu global, puis réorganise le capital de la SCI dans la foulée, peut perdre l'avantage obtenu. Le calendrier de la donation ou de la cession de parts se cale donc sur celui des travaux, et non l'inverse.
SCI familiale à l'IR ou à l'IS : quel régime déduit le plus ?
La comparaison revient dès que les travaux ou les intérêts pèsent lourd. Elle ne se tranche pas sur la seule liste des charges, parce que les deux régimes ne se rattrapent pas au même moment : l'impôt sur les sociétés allège l'impôt annuel, l'impôt sur le revenu allège la sortie.
| Point de comparaison | SCI à l'impôt sur le revenu | SCI à l'impôt sur les sociétés |
|---|---|---|
| Charges déductibles | Liste fermée de l'article 31 CGI | Charges engagées dans l'intérêt de la société, amortissement compris |
| Amortissement de l'immeuble | Impossible | Possible, il efface souvent le résultat pendant des années |
| Déficit | Imputable sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an | Reportable sur les bénéfices futurs de la société uniquement |
| Imposition du résultat | Barème de l'impôt sur le revenu chez chaque associé, plus 17,2 % de prélèvements sociaux | 15 % dans la limite de 42 500 € de bénéfice puis 25 %, sous conditions de chiffre d'affaires et de détention du capital |
| Plus-value à la revente | Régime des particuliers : 19 % d'impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux, avec abattements pour durée de détention | Plus-value professionnelle calculée sur la valeur nette comptable, sans abattement pour durée de détention |
| Réversibilité | Régime de droit commun | Renonciation possible jusqu'au cinquième exercice suivant celui de l'option, puis irrévocable |
Les taux de l'impôt sur les sociétés sont ceux de l'article 219 du Code général des impôts, dans sa version en vigueur depuis le 21 février 2026 : « Le taux normal de l'impôt est fixé à 25 % », le taux réduit de 15 % s'appliquant dans la limite de 42 500 € de bénéfice imposable, pour les redevables réalisant un chiffre d'affaires n'excédant pas 10 millions d'euros et remplissant les conditions de détention du capital. Les taux de la plus-value des particuliers, eux, sont ceux de la fiche officielle « Impôt sur le revenu - Plus-value immobilière » : « La plus-value immobilière, après déduction du ou des abattements, est imposée à l'impôt sur le revenu au taux de 19 % » et « vous devez payer des prélèvements sociaux au taux de 17,2 % ».
Charges déductibles SCI à l'IS : qu'est-ce qui change vraiment ?
Le changement principal tient en un mot : l'amortissement. À l'impôt sur les sociétés, la SCI comptabilise l'usure de l'immeuble en charge, ce que le régime des revenus fonciers ignore totalement. Un bien de 300 000 €, dont 240 000 € de construction que le plan d'amortissement retenu étale sur trente ans, génère ainsi 8 000 € de charge annuelle sans aucun décaissement. Beaucoup de SCI à l'impôt sur les sociétés affichent pour cette raison un résultat nul pendant des années. La contrepartie arrive à la revente. La société quitte le régime des plus-values immobilières des particuliers, celui qui ouvre l'exonération d'impôt sur le revenu au-delà de vingt-deux ans de détention et l'exonération de prélèvements sociaux au-delà de trente ans. Elle relève des plus-values professionnelles, calculées à partir de la valeur comptable du bien : les amortissements déduits année après année ont réduit cette valeur, et l'écart avec le prix de vente s'en trouve d'autant plus large. Ce que l'impôt sur les sociétés allège pendant la détention se rattrape en partie à la sortie.
Le basculement peut aussi être subi. L'article 206, 2 du Code général des impôts soumet à l'impôt sur les sociétés les sociétés civiles « si elles se livrent à une exploitation ou à des opérations visées aux articles 34 et 35 ». Le BOFiP BOI-IS-CHAMP-10-30 l'applique sans détour à son paragraphe 250 : « Une société civile qui donne en location des locaux meublés exerce une activité commerciale et doit être assujettie à l'impôt sur les sociétés en vertu du 2 de l'article 206 du CGI. » Meubler un appartement de la SCI familiale fait donc basculer toute la société, sans option et souvent sans que personne ne s'en aperçoive avant un contrôle. Une tolérance existe pour des recettes commerciales accessoires, tant qu'elles n'excèdent pas 10 % des recettes totales hors taxes, mais elle ne couvre pas une activité meublée installée. C'est l'arbitrage détaillé sur la page LMNP ou SCI.
Sur l'irrévocabilité, un point mérite d'être lu dans le texte plutôt que repris de mémoire. L'article 239, 1 du Code général des impôts ouvre une fenêtre de renonciation et prévoit qu'« en l'absence de renonciation avant la fin du mois précédant la date limite de versement du premier acompte d'impôt sur les sociétés du cinquième exercice suivant celui au titre duquel l'option a été exercée, l'option devient irrévocable ». L'option n'est donc pas irrévocable dès le premier jour, contrairement à ce qu'on lit souvent, mais une renonciation interdit d'opter de nouveau.
Optimisation fiscale SCI : quels leviers sont légaux et où est la limite ?
L'optimisation fiscale SCI utile ne consiste pas à déduire davantage, mais à placer les bonnes dépenses sur les bonnes années et à choisir le régime au bon moment. Quatre leviers reposent directement sur les textes cités plus haut.
- Piloter le calendrier des travaux. L'article 31 ne vise que les dépenses « effectivement supportées par le propriétaire », donc payées. Une facture réglée le 3 janvier au lieu du 28 décembre bascule sur l'exercice suivant. Regrouper les travaux sur une année maximise le déficit, les étaler sur deux années permet d'utiliser deux plafonds de 10 700 €.
- Faire porter l'emprunt par la SCI, ou l'assumer personnellement en connaissance de cause. Les deux voies sont déductibles, mais pas au même endroit : les intérêts d'un emprunt de la société entrent dans son résultat, ceux d'un prêt personnel contracté pour l'apport ou l'acquisition des parts se déduisent chez l'associé, en application du paragraphe 130 du BOI-RFPI-BASE-20-80.
- Choisir le régime en fonction de l'horizon. Un bien destiné à être conservé et transmis se traite mal à l'impôt sur les sociétés, à cause de la plus-value calculée sur la valeur nette comptable. Un bien à fort rendement, dont le résultat est régulièrement bénéficiaire, s'y traite souvent mieux.
- Préparer le démembrement dans les statuts. L'article 1844 du Code civil prévoit que, si une part est grevée d'un usufruit, « le droit de vote appartient au nu-propriétaire, sauf pour les décisions concernant l'affectation des bénéfices, où il est réservé à l'usufruitier », et permet aux statuts d'y déroger. Une donation de la nue-propriété des parts aux enfants se prépare donc à la rédaction des statuts, pas au moment de la déclaration.
La limite est claire, et elle est écrite. L'article L. 64 A du livre des procédures fiscales, en vigueur depuis le 1er janvier 2021, autorise l'administration à écarter comme ne lui étant pas opposables « les actes qui, recherchant le bénéfice d'une application littérale des textes ou de décisions à l'encontre des objectifs poursuivis par leurs auteurs, ont pour motif principal d'éluder ou d'atténuer les charges fiscales » que le contribuable aurait normalement supportées. Un motif principalement fiscal suffit désormais, il n'a plus besoin d'être exclusif. Un montage de SCI familiale qui ne s'expliquerait par aucune raison patrimoniale, familiale ou de gestion se situe dans ce champ.
Enfin, une sortie se prépare, elle aussi. La cession de parts d'une SCI à prépondérance immobilière, celle dont l'actif est principalement composé d'immeubles, supporte un droit d'enregistrement de 5 %, fixé par le 2° du I de l'article 726 du Code général des impôts pour « les cessions de participations dans des personnes morales à prépondérance immobilière ». Et depuis le 27 juin 2026, l'article 1865-1 du Code civil, créé par la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, impose que la cession de parts d'une telle société soit constatée « à peine de nullité » par un acte authentique, un acte contresigné par avocat ou, dans les cas prévus, un acte rédigé par un expert-comptable. Une cession entre membres d'une même famille rédigée sur papier libre est donc nulle. Les étapes de constitution sont détaillées sur la page comment faire une SCI.
Sur Actav (actav.fr), la création d'une SCI passe par un parcours en deux temps. Le analyse LancIA est gratuit et prépare le kit de documents. La voie avec avocat ensuite : le déblocage du dossier coûte 99 € HT et les honoraires de l'avocat, libres, démarrent à 290 € HT selon le dossier. Une option en autonomie existe, le kit de documents à 49 € HT. Les frais officiels sont facturés à part : 60,38 € TTC d'immatriculation au greffe pour une société civile, 19,33 € TTC pour le registre des bénéficiaires effectifs et 191 € HT d'annonce légale de constitution d'une SCI en métropole.
FAQ : vos questions sur les charges déductibles SCI familiale
Quatre règles commandent tout le reste. Première règle, la liste de l'article 31 du Code général des impôts est fermée : réparation et entretien, primes d'assurance, charges du locataire non remboursées, provisions de copropriété, travaux d'amélioration des locaux d'habitation, impositions locales, intérêts d'emprunt et frais de gestion fixés à 20 € par local. Deuxième règle, la charge se déduit l'année de son paiement effectif, le texte ne visant que les dépenses « effectivement supportées par le propriétaire ». Troisième règle, la dépense doit se rattacher à un bien qui produit un revenu imposable : l'article 15, II exonère les logements dont le propriétaire se réserve la jouissance, et le BOFiP BOI-RFPI-CHAMP-20-20 en tire au paragraphe 100 « l'impossibilité de déduire les charges afférentes à ces immeubles ». Quatrième règle, la location doit rester nue : la location meublée fait basculer la société à l'impôt sur les sociétés en vertu du 2 de l'article 206.
Cinq échéances structurent l'année et les années suivantes. La déclaration de résultat de la SCI, formulaire 2072-S lorsque tous les associés sont des personnes physiques, doit être déposée « au plus tard avant le 2e jour ouvré suivant le 1er mai N, pour les loyers perçus en N-1 ». L'option pour le régime réel, quand le micro foncier est ouvert, « est exercée pour une période de trois ans » selon le 4 de l'article 32. Le déficit foncier non imputé se reporte sur les revenus fonciers des dix années suivantes. Le déficit imputé sur le revenu global suppose que la location se poursuive : la vente des parts ou l'arrêt de la location entraîne la reconstitution des trois années précédentes. Enfin, les justificatifs se conservent six ans, en application de l'article L. 102 B du livre des procédures fiscales.
Un dossier de charges se monte en trois blocs. Les pièces de la dépense d'abord : factures de travaux établies au nom de la SCI, contrats et quittances d'assurance, avis de taxe foncière, appels de fonds et décomptes de charges de copropriété, honoraires de gestion et frais de procédure. Les pièces du financement ensuite : offre de prêt, tableau d'amortissement séparant intérêts et capital, et, pour un associé ayant emprunté personnellement, le contrat de prêt souscrit pour faire son apport ou acquérir ses parts, dont les intérêts sont déductibles selon le paragraphe 130 du BOI-RFPI-BASE-20-80. Les pièces de la société enfin : statuts, baux, procès-verbaux d'assemblée et déclaration 2072-S. L'article L. 102 B du livre des procédures fiscales impose une conservation de six ans. Une facture au nom d'un associé plutôt qu'au nom de la SCI fragilise la déduction, et cela se corrige mal après coup.
Déduire ne coûte rien, ne pas déduire coûte cher. Aucune formalité payante n'est exigée : la déduction s'opère sur la déclaration 2072-S, sans droit ni redevance. Le seul montant forfaitaire prévu par l'article 31 est celui des frais de gestion, fixés à 20 € par local, tout le reste se déduisant pour son montant réel et sur justificatif. L'enjeu se mesure à l'inverse, sur l'impôt évité. Le résultat foncier net supporte le barème de l'impôt sur le revenu, puis 17,2 % de prélèvements sociaux composés de 9,2 % de CSG, 0,5 % de CRDS et 7,5 % de prélèvement de solidarité. Pour un associé dont le taux marginal atteint 30 %, 1 000 € de charges correctement déduites allègent l'impôt et les prélèvements sociaux de 472 €, soit environ 452 € une fois pris en compte l'effet de la CSG déductible à hauteur de 6,8 points prévue au II de l'article 154 quinquies du Code général des impôts. À l'échelle d'une toiture à 16 000 €, l'écart change la trésorerie d'une famille.
Cinq erreurs reviennent dans presque tous les dossiers de SCI familiale. Déduire la mensualité entière du crédit, alors que le d du 1° de l'article 31 ne vise que « les intérêts de dettes » et jamais le capital. Déduire les charges d'un logement prêté gratuitement à un enfant, que le BOFiP écarte expressément. Déduire une rémunération versée au gérant lorsqu'il est associé, exclue par le paragraphe 70 du BOI-RFPI-BASE-20-10. Croire que le micro foncier est ouvert parce que les revenus sont faibles, alors que le d du 2 de l'article 32 le ferme à l'associé qui ne possède aucun immeuble loué nu en direct. Vendre ses parts dans les trois ans suivant l'imputation d'un déficit sur le revenu global, ce qui déclenche la reconstitution prévue par le 3° du I de l'article 156 et annule l'avantage obtenu.
Le refus prend la forme d'une proposition de rectification, et il se discute. L'article L. 57 du livre des procédures fiscales impose que « l'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation ». Le contribuable dispose de trente jours pour répondre, et le même article ajoute que « sur demande du contribuable reçue par l'administration avant l'expiration du délai mentionné à l'article L. 11, ce délai est prorogé de trente jours ». La réponse se construit pièce par pièce : facture, preuve de paiement dans l'année, rattachement du bien à une location effective, qualification exacte des travaux entre réparation, amélioration et construction. En SCI, un point supplémentaire compte : la rectification se poursuit au niveau de la société, mais ses effets se produisent chez chaque associé, à hauteur de sa quote-part.
Pas pour déclarer des charges, souvent pour les actes qui les commandent. Une déclaration 2072-S se dépose sans intermédiaire, et le choix entre micro foncier et régime réel relève de l'associé. En revanche, trois moments engagent durablement la fiscalité de la famille. La rédaction des statuts d'abord, puisqu'elle fixe la répartition des parts, les règles de vote et le sort de l'usufruit, points que l'article 1844 du Code civil renvoie largement aux statuts. L'option pour l'impôt sur les sociétés ensuite, qui devient irrévocable au terme de la fenêtre de renonciation ouverte par l'article 239, 1. La cession de parts enfin : depuis le 27 juin 2026, l'article 1865-1 du Code civil impose, si la SCI est à prépondérance immobilière, un acte authentique, un acte contresigné par avocat ou un acte d'expert-comptable, à peine de nullité.
Cession de parts de SCI
Cédez vos parts de SCI par acte contresigné par avocat, sans notaire (réforme 2026)
Depuis la loi du 25 juin 2026, la cession de parts d'une société à prépondérance immobilière obéit à un formalisme précis. Un avocat inscrit au Barreau rédige l'acte, gère l'agrément des associés, l'enregistrement fiscal et le dépôt.
Avocat inscrit au Barreau · Honoraires libres, annoncés avant de payer · Frais officiels facturés à part
Découvrir la cession de parts de SCI →