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Clause bénéficiaire d'assurance-vie : définition, modèle et rédaction 2026

Définition en clair, modèles types à copier, générateur selon votre situation familiale et analyseur des pièges de rédaction : tout est gratuit sur cette page.

Cette page fournit une information juridique générale, vérifiée par avocat le 04/07/2026. Elle ne constitue pas une consultation juridique et ne remplace pas l'analyse de votre situation par un professionnel. La rédaction d'une clause bénéficiaire engage votre patrimoine : faites-la relire avant de la transmettre à votre assureur.

Définition

La clause bénéficiaire est la stipulation du contrat d'assurance-vie qui désigne la ou les personnes recevant le capital au décès de l'assuré. Bien rédigée, elle transmet le capital hors succession dans un cadre fiscal favorable ; imprécise ou obsolète, elle peut réintégrer le capital dans la succession ou avantager la mauvaise personne.

À quoi elle sertTransmettre le capital décès à la personne choisie, hors succession (art. L132-12 C. assur.).
Condition cléToujours prévoir des bénéficiaires « à défaut » : sans bénéficiaire vivant ni clause subsidiaire, le capital réintègre la succession.
Le risqueDésigner nominativement son conjoint est le piège classique : en cas de divorce, l'ex-conjoint reste bénéficiaire.

Modèle de clause bénéficiaire assurance vie (standard conjoint puis enfants)

Modèle clause bénéficiaire assurance vie rédigé par avocat : l'exemple clause bénéficiaire standard (conjoint puis enfants) et ses variantes, à copier puis adapter.

151015

Mon conjoint ou partenaire de PACS, non séparé de corps, ni engagé(e) dans une procédure de divorce ou de rupture ; à défaut, mes enfants nés ou à naître, vivants ou représentés, Par parts égales ; à défaut, mes héritiers.

Voir la version commentée ↓✓ Clause copiée

ComprendreDéfinition et fondement légal

Dans un contrat d'assurance vie, clause bénéficiaire et transmission ne font qu'un : ce paragraphe décide qui recevra le capital, hors succession et dans le cadre fiscal de faveur. Les articles L. 132-8 et suivants du Code des assurances organisent la désignation (par la police, par avenant, par testament) et sa modification : tant qu'aucun bénéficiaire n'a accepté, vous changez librement ; après acceptation, l'accord du bénéficiaire devient nécessaire.

La rédaction clause bénéficiaire obéit à des réflexes précis, appliqués dans le modèle et le générateur ci-dessus : désigner le conjoint par sa qualité (jamais par son nom, pour suivre les remariages), prévoir « vivants ou représentés » pour protéger les petits-enfants, toujours finir par « à défaut, mes héritiers » pour éviter la réintégration du capital dans la succession. Autant d'exemples commentés ligne à ligne plus bas.

VérifierLes 4 conditions de validité (cumulatives)

  • 1
    Des bénéficiaires identifiablesPar leur qualité (conjoint, enfants) ou une identification complète (nom, date et lieu de naissance).L132-8 C. assur.
  • 2
    Une cascade « à défaut »Bénéficiaires de second rang puis « mes héritiers » : sans bénéficiaire vivant, le capital réintègre la succession.L132-11 C. assur.
  • 3
    La représentation des prédécédés« Vivants ou représentés » pour ne pas exclure les petits-enfants.Pratique notariale
  • 4
    Des primes non exagéréesDes primes manifestement exagérées au regard des facultés du souscripteur peuvent être réintégrées à la succession.L132-13 C. assur.

RédigerExemple de rédaction, commenté ligne à ligne

Reprenons le modèle proposé en haut de page et regardons pourquoi chaque membre de phrase est là :

« Mon conjoint ou partenaire de PACS, non séparé de corps ni engagé dans une procédure de divorce… » : Désignation par la QUALITÉ : c'est la personne qui a cette qualité au jour du décès qui reçoit : un divorce prononcé ne profite jamais à l'ex. L'exclusion dès l'ENGAGEMENT de la procédure est une option de notre générateur : cochée, elle écarte le conjoint dès la demande en divorce, même si celle-ci n'aboutit pas ; décochée, il reste bénéficiaire jusqu'au divorce définitif. Un choix personnel, pas une règle de droit.
« …à défaut, mes enfants nés ou à naître… » : La cascade « à défaut » évite que le capital réintègre la succession si le premier bénéficiaire est prédécédé ou renonce.
« …vivants ou représentés… » : Sans la représentation, les enfants d'un enfant prédécédé (vos petits-enfants) seraient exclus du partage.
« …par parts égales ; à défaut, mes héritiers. » : La répartition explicite évite le litige ; « mes héritiers » en dernier rang garantit qu'il y a toujours un bénéficiaire désigné.

ÉviterPièges et erreurs fréquentes

Désigner nominativement son conjoint En cas de divorce, la personne nommée reste bénéficiaire ; désignez « mon conjoint » par sa qualité.
Oublier les bénéficiaires « à défaut » Bénéficiaire prédécédé sans subsidiaire = capital réintégré à la succession, fiscalité avantageuse perdue.
Faire accepter le bénéficiaire à la légère Après acceptation (L132-9), plus de rachat ni de modification sans son accord : vous perdez la main sur votre épargne.
Des primes manifestement exagérées Versées sans proportion avec vos facultés, elles peuvent être réintégrées à la succession à la demande des héritiers (L132-13).
Ne jamais relire la clause Mariage, divorce, naissance, décès : une clause rédigée il y a quinze ans peut avantager exactement la mauvaise personne.

SuivreCe que disent les juges

⚖️ Derniers arrêts : clause bénéficiaire assurance vieVérifié à la source
Cass. ch. mixte, 23 novembre 2004, n° 01-13.592, 02-11.352, 02-17.507 et 03-13.673 (P) — arrêts de principe

Le caractère manifestement exagéré des primes s'apprécie au moment du versement, au regard de l'âge ainsi que des situations patrimoniale et familiale du souscripteur.

En clair : C'est votre situation au jour où vous versez qui compte : des versements raisonnables à 60 ans ne deviennent pas « exagérés » parce que vous décédez à 85.

Cass. 2e civ., 19 décembre 2024, n° 23-19.110

L'atteinte à la réserve héréditaire est un critère étranger à la démonstration du caractère manifestement exagéré des primes au sens de l'article L132-13.

En clair : Le seul fait que l'assurance-vie « déshérite » les enfants ne suffit pas à la faire réintégrer dans la succession.

Décisions vérifiées à la source, résumées puis validées par avocat avant mise en ligne.

Soyez prévenu si cette clause évolue. Nouvel arrêt publié, article de loi modifié : vous recevez l'alerte en clair.

Questions fréquentesClause bénéficiaire assurance vie : vos questions

Clause assurance vie : peut-on modifier la clause bénéficiaire à tout moment ?

Oui, à tout moment et gratuitement, par simple avenant ou lettre à l'assureur : sAUF si le bénéficiaire a accepté le bénéfice du contrat : son accord devient alors nécessaire (article L132-9 du Code des assurances).

Que se passe-t-il sans clause bénéficiaire ou si le bénéficiaire est décédé ?

Sans bénéficiaire déterminé au décès, le capital intègre la succession de l'assuré (article L132-11) : il est partagé et taxé comme le reste du patrimoine, et l'avantage fiscal de l'assurance-vie est perdu. D'où l'importance de la cascade « à défaut ».

Faut-il écrire « mon conjoint » ou le nommer ?

Écrivez la qualité « mon conjoint » : c'est la personne ayant cette qualité au jour du décès qui reçoit. Une désignation nominative survit au divorce : l'ex-époux nommé resterait bénéficiaire.

Qu'est-ce qu'une clause bénéficiaire démembrée ?

Elle attribue l'usufruit du capital à un bénéficiaire (souvent le conjoint) et la nue-propriété à d'autres (souvent les enfants) : le conjoint dispose des fonds, les enfants récupèrent la valeur à son décès. Puissante mais technique : elle a sa propre page dans le Clausier.

L'assurance-vie échappe-t-elle vraiment à la succession ?

Oui par principe : le capital est versé hors succession (article L132-12 du Code des assurances), avec une fiscalité propre : chiffres en vigueur en 2026. Pour les primes versées AVANT les 70 ans de l'assuré : abattement de 152 500 € PAR bénéficiaire, puis prélèvement de 20 % jusqu'à 700 000 € taxables et 31,25 % au-delà (article 990 I du CGI). Pour les primes versées APRÈS 70 ans : abattement global unique de 30 500 € sur les primes, le surplus étant soumis aux droits de succession : mais les gains restent exonérés (article 757 B du CGI). Le conjoint et le partenaire de PACS sont totalement exonérés (article 796-0 bis du CGI). Deux limites au principe : les primes manifestement exagérées peuvent être réintégrées à la succession (L132-13), et la clause doit désigner un bénéficiaire, sans quoi le capital retombe dans la succession (L132-11).

Rédaction clause bénéficiaire exemple : quelles formules éviter absolument ?

Les désignations nominatives du conjoint (elles survivent au divorce), les formules sans rang subsidiaire (« à défaut, mes héritiers » manquant), et les clauses ambiguës (« mes proches », « ma famille ») que l'assureur ne peut pas exécuter : autant de cas où le capital risque de réintégrer la succession ou d'aller à la mauvaise personne. Un exemple sûr : la clause bénéficiaire assurance vie exemple type proposée en haut de page.

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Sources juridiques : L132-8, L132-9, L132-11, L132-12 et L132-13 Code des assurances ; jurisprudence de la Cour de cassation (décisions publiées, liens vers les textes officiels). Information générale à jour au 04/07/2026 ; ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.

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