ComprendreDéfinition et fondement légal
Dans un contrat d'assurance vie, clause bénéficiaire et transmission ne font qu'un : ce paragraphe décide qui recevra le capital, hors succession et dans le cadre fiscal de faveur. Les articles L. 132-8 et suivants du Code des assurances organisent la désignation (par la police, par avenant, par testament) et sa modification : tant qu'aucun bénéficiaire n'a accepté, vous changez librement ; après acceptation, l'accord du bénéficiaire devient nécessaire.
La rédaction clause bénéficiaire obéit à des réflexes précis, appliqués dans le modèle et le générateur ci-dessus : désigner le conjoint par sa qualité (jamais par son nom, pour suivre les remariages), prévoir « vivants ou représentés » pour protéger les petits-enfants, toujours finir par « à défaut, mes héritiers » pour éviter la réintégration du capital dans la succession. Autant d'exemples commentés ligne à ligne plus bas.
VérifierLes 4 conditions de validité (cumulatives)
- 1Des bénéficiaires identifiablesPar leur qualité (conjoint, enfants) ou une identification complète (nom, date et lieu de naissance).L132-8 C. assur.
- 2Une cascade « à défaut »Bénéficiaires de second rang puis « mes héritiers » : sans bénéficiaire vivant, le capital réintègre la succession.L132-11 C. assur.
- 3La représentation des prédécédés« Vivants ou représentés » pour ne pas exclure les petits-enfants.Pratique notariale
- 4Des primes non exagéréesDes primes manifestement exagérées au regard des facultés du souscripteur peuvent être réintégrées à la succession.L132-13 C. assur.
RédigerExemple de rédaction, commenté ligne à ligne
Reprenons le modèle proposé en haut de page et regardons pourquoi chaque membre de phrase est là :
ÉviterPièges et erreurs fréquentes
SuivreCe que disent les juges
Le caractère manifestement exagéré des primes s'apprécie au moment du versement, au regard de l'âge ainsi que des situations patrimoniale et familiale du souscripteur.
En clair : C'est votre situation au jour où vous versez qui compte : des versements raisonnables à 60 ans ne deviennent pas « exagérés » parce que vous décédez à 85.
L'atteinte à la réserve héréditaire est un critère étranger à la démonstration du caractère manifestement exagéré des primes au sens de l'article L132-13.
En clair : Le seul fait que l'assurance-vie « déshérite » les enfants ne suffit pas à la faire réintégrer dans la succession.
Soyez prévenu si cette clause évolue. Nouvel arrêt publié, article de loi modifié : vous recevez l'alerte en clair.
Questions fréquentesClause bénéficiaire assurance vie : vos questions
Oui, à tout moment et gratuitement, par simple avenant ou lettre à l'assureur : sAUF si le bénéficiaire a accepté le bénéfice du contrat : son accord devient alors nécessaire (article L132-9 du Code des assurances).
Sans bénéficiaire déterminé au décès, le capital intègre la succession de l'assuré (article L132-11) : il est partagé et taxé comme le reste du patrimoine, et l'avantage fiscal de l'assurance-vie est perdu. D'où l'importance de la cascade « à défaut ».
Écrivez la qualité « mon conjoint » : c'est la personne ayant cette qualité au jour du décès qui reçoit. Une désignation nominative survit au divorce : l'ex-époux nommé resterait bénéficiaire.
Elle attribue l'usufruit du capital à un bénéficiaire (souvent le conjoint) et la nue-propriété à d'autres (souvent les enfants) : le conjoint dispose des fonds, les enfants récupèrent la valeur à son décès. Puissante mais technique : elle a sa propre page dans le Clausier.
Oui par principe : le capital est versé hors succession (article L132-12 du Code des assurances), avec une fiscalité propre : chiffres en vigueur en 2026. Pour les primes versées AVANT les 70 ans de l'assuré : abattement de 152 500 € PAR bénéficiaire, puis prélèvement de 20 % jusqu'à 700 000 € taxables et 31,25 % au-delà (article 990 I du CGI). Pour les primes versées APRÈS 70 ans : abattement global unique de 30 500 € sur les primes, le surplus étant soumis aux droits de succession : mais les gains restent exonérés (article 757 B du CGI). Le conjoint et le partenaire de PACS sont totalement exonérés (article 796-0 bis du CGI). Deux limites au principe : les primes manifestement exagérées peuvent être réintégrées à la succession (L132-13), et la clause doit désigner un bénéficiaire, sans quoi le capital retombe dans la succession (L132-11).
Les désignations nominatives du conjoint (elles survivent au divorce), les formules sans rang subsidiaire (« à défaut, mes héritiers » manquant), et les clauses ambiguës (« mes proches », « ma famille ») que l'assureur ne peut pas exécuter : autant de cas où le capital risque de réintégrer la succession ou d'aller à la mauvaise personne. Un exemple sûr : la clause bénéficiaire assurance vie exemple type proposée en haut de page.
ContinuerClauses liées
La clause ne suffit pas ? Passez à l'étape suivante.
Un contrat entier rédigé par avocat, une société créée en ligne avec accompagnement : Actav couvre la suite, au-delà de la clause.
- Avocat dédié (Actav Suite)
- Diagnostic gratuit avec LancIA
- 100 % en ligne