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Plus value cession parts sci : comment la calculer en 2026 ?

Mis à jour le 29 août 2026

Réponse rapide

La plus value cession parts sci dépend du régime fiscal de la société, pas de la nature de l'immeuble qu'elle détient. Si la SCI relève de l'impôt sur le revenu et que son actif est immobilier à plus de 50 %, la vente des parts suit le régime des plus-values immobilières des particuliers : 19 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux, avec un abattement pour durée de détention qui efface l'impôt sur le revenu au bout de 22 ans et les prélèvements sociaux au bout de 30 ans. Si la SCI est à l'impôt sur les sociétés, la même vente bascule dans les plus-values de valeurs mobilières : prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, sans abattement pour les parts acquises depuis le 1er janvier 2018. C'est ce second cas que calcule le simulateur gratuit d'Actav. Dans les deux hypothèses, dès lors que la société est à prépondérance immobilière au sens du 2° du I de l'article 726 du CGI, l'acte lui-même obéit depuis le 27 juin 2026 à un formalisme imposé à peine de nullité.

plus value cession parts sci : calcul et abattements — Actav
Deux régimes coexistent selon que la SCI relève de l'impôt sur le revenu ou de l'impôt sur les sociétés, avec des taux et des abattements différents.

La plus value cession parts sci est le gain réalisé quand un associé vend ses parts plus cher qu'il ne les a payées. La question paraît simple. Elle ne l'est pas, parce que deux régimes fiscaux très différents se disputent la même opération, et que le premier réflexe des vendeurs consiste à raisonner comme s'ils vendaient l'immeuble lui-même. Or ce n'est pas l'immeuble qui change de mains, ce sont des titres. Le régime applicable se décide sur deux critères : le régime fiscal de la SCI, et la composition de son actif au cours des trois derniers exercices.

Ce guide déroule le calcul dans l'ordre où il se pose : quel régime s'applique à votre situation, comment se calcule la plus-value, quel abattement retirer selon la durée de détention, ce qui change quand la SCI est à l'impôt sur les sociétés, quel simulateur utiliser, quelles exonérations existent vraiment, quand s'ajoute la taxe sur les plus-values élevées, comment déclarer et payer, et ce que la réforme du 25 juin 2026 impose désormais à l'acte de cession. Chaque taux et chaque délai renvoie au texte du Code général des impôts, à la doctrine publiée au BOFiP ou à la fiche officielle de l'administration.

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Plus value cession parts sci : quel régime fiscal s'applique à votre vente ?

Tout se joue sur une bascule. Le I de l'article 150 UB du Code général des impôts dispose que « les gains nets retirés de cessions à titre onéreux de droits sociaux de sociétés ou groupements qui relèvent des articles 8 à 8 ter, dont l'actif est principalement constitué d'immeubles ou de droits portant sur ces biens, sont soumis exclusivement au régime d'imposition prévu au I et au 1° du II de l'article 150 U ». Autrement dit : une SCI qui n'a pas opté pour l'impôt sur les sociétés et dont l'actif est essentiellement immobilier fait basculer la vente de ses parts dans le régime des plus-values immobilières des particuliers, celui que l'on applique d'ordinaire à la vente d'une maison.

Encore faut-il mesurer cette prépondérance immobilière comme l'administration la mesure. Le BOFiP est précis : « Sont considérés comme sociétés à prépondérance immobilière les sociétés dont l'actif est, à la clôture des trois exercices qui précèdent la cession, constitué pour plus de 50 % de sa valeur réelle par des immeubles ou des droits portant sur des immeubles, non affectés par ces sociétés à leur propre exploitation industrielle, commerciale, agricole ou à l'exercice d'une profession non commerciale » (BOI-RFPI-SPI-10-20, § 50). Trois exercices, pas un seul : « Si le rapport n'excède pas 50 % au titre de l'un de ces trois exercices, la cession est soumise au régime des plus-values sur valeurs mobilières et droits sociaux. » Une SCI qui a vendu son immeuble deux ans avant la cession des parts peut donc sortir du régime immobilier, alors même qu'elle s'appelle toujours société civile immobilière.

Deuxième bascule, plus radicale : l'option pour l'impôt sur les sociétés. Le même document l'écrit sans détour : « Le régime de la prépondérance immobilière ne s'applique plus aux cessions de titres de sociétés de capitaux ou de sociétés de personnes ayant opté pour l'impôt sur les sociétés. » Les parts d'une SCI à l'IS relèvent alors des plus-values de cession de valeurs mobilières, comme des actions de société cotée, même si la société ne possède qu'un immeuble.

Situation de la SCIRégime de la plus-valueTaux 2026 avant abattementTexte
SCI à l'impôt sur le revenu, actif immobilier à plus de 50 % aux trois derniers exercicesPlus-values immobilières des particuliers19 % + 17,2 % de prélèvements sociauxArt. 150 UB CGI
SCI à l'impôt sur le revenu, seuil de 50 % non atteint sur l'un des trois exercicesPlus-values de valeurs mobilières31,4 % (PFU) ou barème sur optionArt. 150-0 A CGI
SCI ayant opté pour l'impôt sur les sociétésPlus-values de valeurs mobilières31,4 % (PFU) ou barème sur optionArt. 150-0 A CGI

Attention : il existe deux définitions de la prépondérance immobilière, et elles ne se recouvrent pas. Celle de l'article 150 UB, qui commande le régime de la plus-value, s'apprécie sur les trois exercices clos avant la cession. Celle du 2° du I de l'article 726 du CGI, qui commande les droits d'enregistrement et la forme de l'acte, vise la personne morale « dont l'actif est, ou a été au cours de l'année précédant la cession des participations en cause, principalement constitué d'immeubles ou de droits immobiliers situés en France ». Une même cession peut donc être taxée à 5 % de droits d'enregistrement tout en relevant, pour la plus-value, du régime des valeurs mobilières. Le détail du test figure dans notre article sur la société à prépondérance immobilière.

Cession de parts de SCI : quelle fiscalité s'applique concrètement ?

Une fois le régime identifié, la fiscalité d'une cession de parts de SCI à l'impôt sur le revenu se déroule en cinq étapes, toujours dans le même ordre. Le BOFiP fixe le taux d'entrée : « Les plus-values des particuliers entrant dans le champ d'application de l'article 150 UB du code général des impôts (CGI) sont soumises à une imposition au taux forfaitaire prévu au premier alinéa de l'article 200 B du CGI, soit 19 %, et aux prélèvements sociaux » (BOI-RFPI-SPI-30). Le taux des prélèvements sociaux sur les plus-values immobilières reste fixé à 17,2 % en 2026, comme l'indique la fiche de l'administration mise à jour le 7 juillet 2026.

  • Étape 1. Calculer la plus-value brute : prix de cession des parts moins prix d'acquisition majoré des frais réels.
  • Étape 2. Retirer l'abattement pour durée de détention, différent pour l'impôt sur le revenu et pour les prélèvements sociaux.
  • Étape 3. Appliquer 19 % sur la base après abattement d'impôt sur le revenu, et 17,2 % sur la base après abattement de prélèvements sociaux.
  • Étape 4. Vérifier si la taxe sur les plus-values immobilières élevées se déclenche, ce qui suppose une plus-value imposable supérieure à 50 000 €.
  • Étape 5. Déposer la déclaration n° 2048-M et payer, en principe au moment de l'enregistrement de l'acte.

Voici un exemple complet. Une associée a acquis ses parts le 15 juin 2010 pour 60 000 €, avec 1 200 € de frais justifiés. Elle les cède le 29 août 2026 pour 180 000 €. Sa durée de détention est de 16 années entières, la seizième période de douze mois s'achevant le 15 juin 2026.

Étape du calculImpôt sur le revenuPrélèvements sociaux
Prix de cession180 000 €180 000 €
Prix d'acquisition majoré des frais réels61 200 €61 200 €
Plus-value brute118 800 €118 800 €
Abattement pour 16 ans de détention66 % (11 années × 6 %)18,15 % (11 années × 1,65 %)
Base imposable40 392 €97 238 €
Taux19 %17,2 %
Impôt dû7 674 €16 725 €

Le coût fiscal total ressort à 24 399 €, soit un peu plus de 20 % de la plus-value brute, alors que l'addition brute des deux taux affiche 36,2 %. Tout l'écart vient de l'abattement. La taxe sur les plus-values élevées ne se déclenche pas ici, puisqu'elle se mesure sur la plus-value imposable après abattement, soit 40 392 €, en dessous du seuil de 50 000 €.

Comment calculer la plus-value de cession de parts d'une SCI à l'IR ?

Le principe tient en une soustraction. « La plus-value est calculée par différence entre le prix de cession et le prix d'acquisition des titres augmenté de certains frais », résume le BOI-RFPI-SPI-20. Encore faut-il savoir ce que chaque terme recouvre.

Le prix de cession

« Le prix de cession à retenir est le prix réel tel qu'il est stipulé dans l'acte », précise la même doctrine, ce prix étant « majoré des charges en capital et indemnités prévues au profit du vendeur ». Concrètement, une somme versée au vendeur en dehors du prix affiché, par exemple le remboursement d'un compte courant surévalué, a vocation à être réintégrée. Les frais supportés par le vendeur à l'occasion de la cession viennent en revanche en diminution.

Le prix d'acquisition

« Le prix d'acquisition est le prix effectivement acquitté par le cédant. » Il se majore des frais d'acquisition, mais avec une limite qui surprend beaucoup de vendeurs : ces frais « ne peuvent cependant être pris en compte que pour leur montant réel ». C'est la principale différence avec la vente d'un immeuble. Pour un bien immobilier, l'administration admet, à défaut de justificatifs, un « forfait de 7,5 % du prix d'achat » et un « forfait de 15 % du prix d'achat » au titre des travaux lorsque le bien est détenu depuis plus de cinq ans. Ces deux forfaits sont attachés à la vente du bien, pas à la vente des parts. Sur une cession de parts, aucun justificatif ne signifie aucun frais ajouté.

Les moins-values

Une déception ne se compense pas. « La moins-value brute réalisée sur les biens immobiliers ou droits relatifs à ces biens n'est pas prise en compte (CGI, art. 150 VD, I) », rappelle le BOI-RFPI-PVI-20-20. Un associé qui vend à perte les parts d'une SCI ne peut donc pas imputer cette perte sur la plus-value réalisée la même année sur une autre SCI. Le principe est général.

ÉlémentEffet sur la plus-valueCondition
Prix stipulé dans l'acte de cessionBase de départPrix réel, dissimulation réintégrée
Charges en capital et indemnités au profit du vendeurAugmente le prix de cessionPrévues au profit du vendeur
Frais supportés par le vendeur lors de la cessionDiminue le prix de cessionJustifiés
Frais d'acquisition des partsAugmente le prix d'acquisitionMontant réel uniquement, aucun forfait
Travaux réalisés par la SCI sur l'immeubleAucun effet direct sur la plus-value de partsLa cession porte sur des titres, pas sur l'immeuble
Moins-value sur d'autres partsNon imputableArt. 150 VD, I du CGI

Abattement pour durée de détention : quels délais s'appliquent ?

C'est le levier le plus puissant du régime, et le seul qui puisse ramener l'impôt à zéro sans condition tenant à la personne du vendeur. Le I de l'article 150 VC du CGI pose la règle pour l'impôt sur le revenu : « La plus-value brute réalisée sur les biens ou droits mentionnés aux articles 150 U, 150 UB et 150 UC est réduite d'un abattement fixé à : 6 % pour chaque année de détention au-delà de la cinquième ; 4 % au titre de la vingt-deuxième année de détention. » Les parts de SCI relevant de l'article 150 UB sont donc visées nommément.

Les prélèvements sociaux suivent un rythme différent, et bien plus lent. Le BOFiP le détaille : « 1,65 % pour chaque année de détention au-delà de la cinquième et jusqu'à la vingt-et-unième ; 1,60 % pour la vingt-deuxième année de détention ; 9 % pour chaque année au-delà de la vingt-deuxième. » Résultat : l'exonération d'impôt sur le revenu est acquise au bout de 22 ans, celle des prélèvements sociaux au bout de 30 ans. Entre les deux, huit années pendant lesquelles le vendeur ne paie plus que 17,2 % sur une base qui décroît vite.

Le décompte ne souffre aucune approximation : « Les délais de possession doivent être calculés par périodes de douze mois depuis la date d'acquisition jusqu'à la date de cession » (BOI-RFPI-PVI-20-20, § 20). Une signature avancée de trois semaines peut coûter une année entière d'abattement.

Durée de détention des partsAbattement d'impôt sur le revenuAbattement de prélèvements sociauxTaux effectif restant
5 ans ou moins0 %0 %36,2 % de la plus-value
10 ans30 %8,25 %29 % environ
15 ans60 %16,5 %22 % environ
20 ans90 %24,75 %14,8 % environ
22 ans100 %28 %12,4 % environ
25 ans100 %55 %7,7 % environ
30 ans100 %100 %0 %

Un exemple chiffre l'enjeu. Sur une plus-value brute de 100 000 €, un vendeur qui cède au bout de 10 ans acquitte 13 300 € d'impôt sur le revenu et 15 781 € de prélèvements sociaux, soit 29 081 €. Il faut y ajouter la taxe sur les plus-values élevées détaillée plus bas : sa plus-value imposable ressort à 70 000 €, au-dessus du seuil de 50 000 €, ce qui ajoute 1 400 € et porte l'addition à 30 481 €. Le même vendeur qui attend la vingt-deuxième année ne paie plus que 12 384 € de prélèvements sociaux, sans impôt sur le revenu ni taxe additionnelle, puisque sa plus-value imposable est alors nulle. À 30 ans, il ne paie rien.

Ne confondez pas les deux abattements pour durée de détention. Celui décrit ici concerne les plus-values immobilières et donc les parts d'une SCI à l'impôt sur le revenu. Il en existe un second, réservé aux plus-values de valeurs mobilières, qui joue de 50 % entre deux et huit ans de détention et de 65 % au-delà de huit ans. Ce dernier ne s'applique qu'aux titres acquis avant le 1er janvier 2018 et seulement si le vendeur opte pour le barème progressif.

Quelle fiscalité pour une cession de parts de SCI à l'IS ?

Dès que la société est soumise à l'impôt sur les sociétés, de plein droit ou sur option, le régime immobilier disparaît. La vente des parts devient une cession de valeurs mobilières, imposée comme telle. Ces gains relèvent du prélèvement forfaitaire unique, aussi appelé flat tax, dont l'administration fixe le taux global à « 31,4 % (12,8 % au titre de l'impôt sur le revenu et 18,6 % au titre des prélèvements sociaux) ». Ce taux de prélèvements sociaux est supérieur à celui qui frappe les plus-values immobilières : les deux fiches officielles publiées par l'administration en 2026 retiennent 18,6 % pour les gains mobiliers et 17,2 % pour les gains immobiliers.

Le vendeur peut préférer le barème progressif. L'option est ouverte à tous : « Les plus-values et autres gains entrant dans son champ d'application peuvent, sur option expresse et irrévocable du contribuable, être soumis au barème progressif de l'impôt sur le revenu », et « elle est exercée chaque année lors du dépôt de la déclaration de revenus n° 2042 (l'option est validée en cochant la case 2OP) ». Elle vaut alors pour tous les gains entrant dans son champ, et non pour la seule cession de parts de SCI.

Cette option n'a d'intérêt que dans deux cas : une tranche marginale d'imposition à 0 % ou 11 %, ou des parts acquises avant 2018. L'administration est claire sur ce dernier point : « Lorsque vous optez pour l'imposition selon le barème progressif, vos plus-values résultant de la cession de titres acquis ou souscrits avant le 1er janvier 2018 sont réduites d'un abattement proportionnel », de 50 % pour une détention de deux à huit ans et de 65 % au-delà de huit ans. Pour des parts souscrites lors de la création d'une SCI en 2021, aucun abattement n'existe, quelle que soit la durée de détention.

Point de comparaisonSCI à l'impôt sur le revenuSCI à l'impôt sur les sociétés
Régime de la plus-valuePlus-values immobilières des particuliers (art. 150 UB)Plus-values de valeurs mobilières (art. 150-0 A)
Impôt sur le revenu19 % au taux forfaitaire12,8 % au PFU, ou barème sur option
Prélèvements sociaux 202617,2 %18,6 %
Taux global avant abattement36,2 %31,4 %
Abattement pour durée de détentionOui : exonération à 22 ans puis à 30 ansSeulement pour les titres acquis avant 2018, sur option pour le barème
DéclarationDéclaration n° 2048-M lors de l'enregistrementFormulaire n° 2074 puis déclaration 2042 l'année suivante
PaiementAu moment de la cessionAvec l'impôt sur le revenu de l'année suivante

Un exemple. Des parts d'une SCI à l'IS souscrites en 2019 pour 50 000 € sont cédées 150 000 €. Le gain net atteint 100 000 €. Au prélèvement forfaitaire unique, l'imposition s'élève à 31 400 €, dont 12 800 € d'impôt sur le revenu et 18 600 € de prélèvements sociaux. Avec l'option pour le barème et une tranche marginale à 30 %, elle grimpe à 48 600 €, puisque les parts acquises après 2018 n'ouvrent droit à aucun abattement. L'écart, 17 200 €, se joue sur une case cochée.

Le passage à l'IS ne supprime pas les droits d'enregistrement à 5 %. Le régime de la plus-value et celui des droits d'enregistrement obéissent à deux textes distincts. Une SCI à l'IS dont l'actif reste principalement immobilier au sens du 2° du I de l'article 726 du CGI supporte le droit de 5 %, à la charge de l'acquéreur en principe. Les mécanismes sont détaillés dans notre article sur le droit d'enregistrement d'une cession de parts.

Quel simulateur utiliser pour une plus-value de parts de SCI soumise à l'IS ?

Le calcul de la plus-value de valeurs mobilières se prête bien à la simulation : trois données suffisent, le prix de cession, le prix d'acquisition et la durée de détention. Actav publie un simulateur en ligne dédié, présenté comme un calcul gratuit 2026, qui traite précisément ce cas. Il propose deux modes d'imposition, le prélèvement forfaitaire unique à 31,4 % ou le barème de l'impôt sur le revenu avec abattement, et demande la tranche marginale estimée du foyer. En sortie, il affiche la plus-value brute, l'abattement pour durée de détention, l'impôt sur le revenu, les prélèvements sociaux à 18,6 %, l'imposition totale et le net encaissé après impôt. Le résultat peut être téléchargé en PDF.

Votre situationOutil adaptéCe qu'il faut vérifier
SCI soumise à l'impôt sur les sociétésSimulateur Actav de plus-value de cession de partsDate d'acquisition des titres, avant ou après le 1er janvier 2018
SCI à l'impôt sur le revenu, actif immobilierCalcul manuel selon les articles 150 UB à 150 VDDurée de détention en périodes de douze mois et frais réels justifiés
Doute sur le régime de la sociétéTest de prépondérance immobilière sur les trois derniers exercicesBilans des trois exercices clos avant la cession

Une réserve d'usage s'impose. Un simulateur applique un taux à des montants saisis : il ne vérifie ni la qualification de la société, ni la réalité des frais retenus, ni l'existence d'une exonération. Sur une SCI à l'impôt sur le revenu détenue depuis longtemps, l'écart entre le résultat brut d'un simulateur mobilier et l'imposition réelle peut représenter plusieurs dizaines de milliers d'euros, uniquement à cause des abattements immobiliers. Le simulateur sert à cadrer un ordre de grandeur avant la négociation, pas à remplir une déclaration.

Simulateur plus value cession parts SCI soumise à l'IS Calcul gratuit 2026 : PFU à 31,4 % ou barème progressif avec abattement, imposition totale et net encaissé.

Quelles exonérations peuvent effacer la plus-value ?

La liste est courte, et c'est la principale mauvaise surprise du régime. Le BOFiP pose le principe : « Les exonérations prévues en faveur des plus-values réalisées lors de la cession de biens ou droits immobiliers ne sont pas applicables aux plus-values mentionnées au I de l'article 150 UB du CGI sous réserve des exceptions suivantes. » Deux exceptions seulement suivent cette phrase.

L'habitation principale de l'associé

La première vise un montage fréquent, celui de la SCI qui loge gratuitement l'un de ses associés. « Les cessions de titres de sociétés à prépondérance immobilière qui mettent, en droit ou en fait, gratuitement un logement à la disposition de l'associé cédant qui l'occupe à titre d'habitation principale sont en tout ou partie exonérées. » L'exonération n'est pas automatique et rarement totale : « Seule la fraction de la plus-value déterminée en fonction de la valeur du logement occupé par l'associé par rapport à la valeur globale de l'actif social est exonérée. » Si le logement occupé représente 40 % de l'actif social, 40 % de la plus-value échappe à l'impôt, le reste est taxé normalement.

La durée de détention

La seconde exception est l'abattement décrit plus haut, qui aboutit à une exonération complète au bout de 22 ans pour l'impôt sur le revenu et de 30 ans pour les prélèvements sociaux.

Tout le reste tombe. L'exonération des cessions dont le prix ne dépasse pas 15 000 €, celle de la première cession d'un logement autre que la résidence principale, celles liées à l'âge ou à l'invalidité du vendeur, ne figurent pas parmi les deux exceptions admises. Un associé qui vend 12 000 € de parts d'une SCI acquise trois ans plus tôt est imposable sur la totalité de son gain, alors que la vente d'un studio au même prix serait exonérée.

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Cas particulier de la famille. Une cession de parts entre parent et enfant reste une cession à titre onéreux si un prix est payé : la plus-value est calculée et imposée dans les mêmes conditions. Seule la transmission à titre gratuit, donation ou succession, change de régime et relève des droits de mutation. Le sujet est traité dans notre article sur la cession de parts de SCI familiale.

Taxe sur les plus-values élevées : quand s'ajoute-t-elle ?

Peu de vendeurs la connaissent, et elle vise pourtant expressément les parts de SCI. L'article 1609 nonies G du CGI, dans sa version en vigueur depuis le 1er janvier 2024, institue une taxe sur les plus-values réalisées dans les conditions prévues aux articles 150 U et 150 UB à 150 UD. Le BOFiP confirme le champ : sont soumises à la taxe les plus-values réalisées par les particuliers lors de la « cession d'immeubles, de droits réels immobiliers ou de titres de sociétés à prépondérance immobilière ».

Trois règles suffisent à savoir si elle vous concerne. La taxe est due lorsque la plus-value imposable dépasse 50 000 €, c'est-à-dire après application de l'abattement pour durée de détention, et non sur la plus-value brute. Elle ne s'applique pas aux cessions de terrains à bâtir. Ses taux vont de 2 % à 6 %, et le BOFiP précise qu'ils sont « applicables au montant total de la plus-value imposable correspondante réalisée par le cédant, et cela dès le premier euro de plus-value imposable réalisée par le cédant ».

Plus-value imposableMontant de la taxe
Jusqu'à 50 000 €Aucune taxe
De 50 001 à 60 000 €2 % de la plus-value, minorés de (60 000 − plus-value) × 1/20
De 60 001 à 100 000 €2 % de la plus-value
Tranches intermédiairesTaux croissant de 3 % à 5 %, avec un lissage à l'entrée de chaque palier
Supérieure à 260 000 €6 % de la plus-value

Un exemple pour mesurer l'effet de seuil. Une plus-value imposable de 70 000 € supporte 1 400 € de taxe, soit 2 %. Cette taxe se cumule avec les 19 % d'impôt sur le revenu et les 17,2 % de prélèvements sociaux, et elle est due par le vendeur au moment de la cession.

Comment déclarer et payer la plus-value de cession de parts de SCI ?

Le calendrier n'a rien à voir selon le régime, et c'est une source constante d'erreurs. Pour une SCI à l'impôt sur le revenu, tout se joue au moment de l'acte. Le BOI-RFPI-SPI-40 impose une déclaration spécifique, la déclaration n° 2048-M, formulaire CERFA n° 12358, relative aux « plus-value sur cessions de biens meubles ou de parts de sociétés à prépondérance immobilière ». Elle se dépose lors de la formalité d'enregistrement de l'acte. En l'absence d'acte soumis obligatoirement à l'enregistrement, « la déclaration est déposée au SIE dont relève le domicile du vendeur dans un délai d'un mois à compter de la cession ».

Aucune déclaration n'est exigée dans deux hypothèses : lorsque « la plus-value est exonérée par une exonération expresse » ou par l'abattement pour durée de détention, et lorsque « la cession ne donne pas lieu à une imposition : plus-value égale à zéro ou constatation d'une moins-value ». Un vendeur qui cède des parts détenues depuis 32 ans n'a donc rien à déposer.

Reste une formalité que beaucoup oublient l'année suivante. La plus-value immobilière déjà taxée doit être reportée sur la déclaration de revenus. L'administration l'explique ainsi : « L'impôt et les prélèvements sociaux liés à cette plus-value ont déjà été payés lors de la cession », mais la plus-value entre dans le calcul du revenu fiscal de référence et doit être portée en case 3VZ de la déclaration complémentaire n° 2042-C. Ce report « n'entraîne pas de nouvelle imposition ».

FormalitéSCI à l'impôt sur le revenuSCI à l'impôt sur les sociétés
FormulaireDéclaration n° 2048-M (CERFA 12358)Formulaire n° 2074 puis déclaration 2042
Moment du dépôtLors de l'enregistrement de l'acte, ou dans le mois de la cession à défaut d'acte soumis obligatoirement à l'enregistrementAu printemps suivant l'année de la cession
Paiement de l'impôtImmédiat, au moment de la formalitéAvec le solde de l'impôt sur le revenu de l'année suivante
Report sur la déclaration annuelleCase 3VZ de la 2042-C, pour le seul revenu fiscal de référenceReport du gain net imposable sur la 2042
DispensePlus-value exonérée, nulle, ou moins-valueAucune dispense de déclaration en cas de gain

Ce que la réforme du 25 juin 2026 change pour votre cession

La fiscalité n'a pas bougé en 2026, mais la forme de l'acte, oui, et l'enjeu dépasse largement le formalisme. L'article 1865-1 du Code civil, créé par l'article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 et en vigueur depuis le 27 juin 2026, dispose : « A peine de nullité, la cession de parts sociales ou d'actions d'une personne morale à prépondérance immobilière, au sens du 2° du I de l'article 726 du code général des impôts, est constatée par : 1° Un acte authentique ; 2° Un acte contresigné par avocat, au sens de l'article 1374 du présent code ; 3° Dans les seuls cas où un expert-comptable est légalement habilité à le rédiger […] ». La citation s'arrête ici : le 3° se poursuit par le renvoi aux textes qui habilitent l'expert-comptable, et le II du même article écarte les parts et actions de placements collectifs.

Le verrou est fiscal autant que civil. L'article 635-0 A du CGI, issu de la même loi, subordonne l'enregistrement de ces cessions « à la présentation de la copie de l'acte authentique ou de l'acte contresigné par avocat ou, le cas échéant, de l'acte sous signature privée rédigé par un expert-comptable ». Un acte sous seing privé ordinaire ne peut donc plus être enregistré, ce qui bloque en pratique le paiement des droits, la déclaration de plus-value déposée à cette occasion et la publication au registre du commerce et des sociétés. Cette publication reste par ailleurs la condition de l'opposabilité aux tiers, en application de l'article 1865 du Code civil. La fiche officielle F36016, vérifiée le 9 juillet 2026, ajoute que les statuts doivent être mis à jour après la cession et que la modification se déclare au guichet des formalités des entreprises « dans un délai d'un mois ».

Trois coûts se cumulent donc au moment de signer : les droits d'enregistrement, fixés à 5 % pour les parts d'une société à prépondérance immobilière et à 3 % après abattement de 23 000 € proratisé dans les autres cas de sociétés dont le capital n'est pas divisé en actions, l'imposition de la plus-value décrite plus haut, et la rémunération du rédacteur de l'acte. Notre article sur la question du notaire obligatoire pour une cession de parts de SCI compare les trois voies ouvertes par le texte.

A

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Quelles erreurs coûtent le plus cher ?

Les dossiers qui dérapent se ressemblent. Six erreurs reviennent, toutes évitables avant la signature.

  • Raisonner sur l'immeuble et non sur les parts. Les forfaits de 7,5 % de frais et de 15 % de travaux appartiennent à la vente d'un bien immobilier. Sur une cession de parts, seuls les frais réels justifiés majorent le prix d'acquisition.
  • Confondre les deux tests de prépondérance immobilière. Trois exercices clos pour le régime de la plus-value, l'année précédant la cession pour les droits d'enregistrement et la forme de l'acte. Une même opération peut relever de l'un sans relever de l'autre.
  • Oublier que l'option pour l'IS change tout. Elle fait sortir la cession du régime immobilier, supprime les abattements immobiliers et remplace 17,2 % de prélèvements sociaux par 18,6 %.
  • Croire à une exonération de résidence principale automatique. Elle suppose un logement mis gratuitement à disposition de l'associé cédant qui l'occupe à titre d'habitation principale, et ne porte que sur la fraction correspondante de la valeur de l'actif social.
  • Ignorer la taxe sur les plus-values élevées. Au-delà de 50 000 € de plus-value imposable, 2 % à 6 % s'ajoutent à l'addition, dès le premier euro.
  • Signer un acte sous seing privé simple. Depuis le 27 juin 2026, la sanction est la nullité de la cession, et l'enregistrement est refusé faute de production d'un des trois actes admis. Notre article sur la nullité d'une cession de parts de SCI détaille les conséquences.

FAQ : vos questions sur la plus value cession parts sci

Deux régimes, jamais un seul. Si la SCI relève de l'impôt sur le revenu et que son actif est constitué pour plus de 50 % d'immeubles à la clôture des trois exercices qui précèdent la cession, la plus-value suit l'article 150 UB du CGI : 19 % d'impôt sur le revenu, 17,2 % de prélèvements sociaux, abattement pour durée de détention conduisant à l'exonération à 22 ans puis à 30 ans. Si la SCI est à l'impôt sur les sociétés, la plus-value relève des valeurs mobilières : prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026, soit 12,8 % et 18,6 %, ou barème progressif sur option en case 2OP. S'ajoutent, dans les deux cas, les droits d'enregistrement de 5 % ou 3 % et, depuis le 27 juin 2026, l'obligation de constater la cession par acte authentique, acte contresigné par avocat ou acte d'expert-comptable habilité, à peine de nullité.

Le calcul est commun, le régime ne l'est pas. Dans tous les cas, la plus-value s'obtient par différence entre le prix de cession stipulé dans l'acte et le prix d'acquisition des parts majoré des seuls frais réels justifiés, sans aucun forfait. Ce qui change, c'est le régime d'imposition. Celui des plus-values immobilières des particuliers, avec ses 19 %, ses 17,2 % de prélèvements sociaux et ses abattements pour durée de détention, est réservé par l'article 150 UB du CGI aux sociétés qui relèvent des articles 8 à 8 ter et dont l'actif est constitué pour plus de 50 % d'immeubles à la clôture des trois exercices précédant la cession. Toutes les autres parts sociales, celles d'une SARL, d'une SCI ayant opté pour l'impôt sur les sociétés ou d'une société civile sans immeuble, relèvent de l'article 150-0 A : prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026, soit 12,8 % et 18,6 %, ou barème progressif sur option, avec un abattement de 50 % ou 65 % réservé aux titres acquis avant le 1er janvier 2018.

Trois familles de pièces. Côté titres : les statuts à jour, l'acte d'acquisition ou de souscription des parts cédées, les justificatifs des frais réels supportés à l'achat, puisque aucun forfait n'est admis, et l'acte de donation ou la déclaration de succession si les parts ont été reçues à titre gratuit. Côté société : les bilans des trois exercices clos avant la cession, seul moyen de prouver le respect ou le franchissement du seuil de 50 % d'actif immobilier, et la décision d'agrément des associés. Côté formalité : la déclaration n° 2048-M, formulaire CERFA n° 12358, déposée lors de l'enregistrement de l'acte, accompagnée du détail du calcul de la plus-value et de l'abattement pour durée de détention.

Trois lignes, dont deux fiscales. L'imposition de la plus-value d'abord : 36,2 % au total avant abattement pour une SCI à l'impôt sur le revenu, 31,4 % pour une SCI à l'impôt sur les sociétés. Sur 118 800 € de plus-value brute après 16 ans de détention, l'addition ressort à 24 399 €, soit un peu plus de 20 % du gain, grâce aux abattements. Les droits d'enregistrement ensuite : 5 % pour les parts d'une société à prépondérance immobilière, en principe à la charge de l'acquéreur. La rédaction de l'acte enfin, qui n'est plus facultative depuis le 27 juin 2026. Sur Actav, l'estimation du budget d'avocat est gratuite et prend 2 minutes, le déblocage du dossier coûte 99 € de frais de plateforme, et les honoraires d'avocat sont libres, à partir de 350 € HT selon le dossier.

Les plus coûteuses tiennent au régime et aux justificatifs. Appliquer à des parts les forfaits réservés à la vente d'un immeuble, 7,5 % de frais d'acquisition et 15 % de travaux, alors que la doctrine impose le montant réel des frais. Oublier que l'option pour l'impôt sur les sociétés fait sortir la cession du régime immobilier et supprime tout abattement pour les titres acquis depuis 2018. Confondre le test de prépondérance immobilière de l'article 150 UB, apprécié sur trois exercices, avec celui de l'article 726, apprécié sur l'année précédente. Compter la durée de détention en années civiles au lieu de périodes de douze mois de date à date. Négliger la taxe sur les plus-values imposables supérieures à 50 000 €. Et signer un acte sous seing privé ordinaire, désormais nul.

Distinguez le blocage entre associés et le désaccord avec l'administration. Le refus d'agrément relève du droit des sociétés : la fiche officielle F36016, vérifiée le 9 juillet 2026, rappelle que « la cession de parts sociales à un tiers est soumise à l'agrément des associés », selon la procédure de notification et la majorité prévues par les statuts. Le désaccord fiscal relève, lui, de la procédure de rectification : l'administration peut contester la valeur retenue pour les parts ou le montant des frais admis, et le vendeur répond par une réclamation contentieuse. Le refus d'enregistrement, enfin, tient le plus souvent à la forme de l'acte depuis le 27 juin 2026, l'article 635-0 A du CGI subordonnant la formalité à la production d'un acte authentique, d'un acte contresigné par avocat ou d'un acte d'expert-comptable habilité.

Un professionnel est désormais obligatoire, l'avocat est l'une des trois voies. L'article 1865-1 du Code civil impose, à peine de nullité, un acte authentique, un acte contresigné par avocat au sens de l'article 1374 du Code civil, ou un acte sous signature privée rédigé par un expert-comptable dans les seuls cas où il y est légalement habilité. Le choix se fait donc entre notaire, avocat et, dans un champ étroit, expert-comptable. L'acte contresigné par avocat présente l'avantage de couvrir dans le même document la fiscalité de la plus-value, l'agrément des associés et la mise à jour des statuts. Sur Actav, l'avocat est inscrit au Barreau, engage sa responsabilité civile professionnelle et signe une convention d'honoraires avant tout engagement.

Six étapes, dans cet ordre. Déterminer le régime applicable en vérifiant l'imposition de la SCI et la composition de son actif sur les trois exercices clos avant la cession. Calculer la plus-value brute par différence entre le prix de cession et le prix d'acquisition majoré des frais réels. Appliquer l'abattement pour durée de détention, compté par périodes de douze mois depuis l'acquisition. Obtenir l'agrément des associés et faire rédiger l'acte par un notaire, un avocat ou un expert-comptable habilité. Déposer la déclaration n° 2048-M et payer l'impôt lors de l'enregistrement de l'acte, ou dans le mois de la cession à défaut d'acte soumis obligatoirement à l'enregistrement. Reporter enfin la plus-value en case 3VZ de la déclaration 2042-C l'année suivante, pour le seul revenu fiscal de référence.

Cession de parts de SCI

Cédez vos parts de SCI par acte contresigné par avocat, sans notaire (réforme 2026)

Depuis la loi du 25 juin 2026, la cession de parts d'une société à prépondérance immobilière obéit à un formalisme précis. Un avocat inscrit au Barreau rédige l'acte, gère l'agrément des associés, l'enregistrement fiscal et le dépôt.

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