Actav · Cas spécifiques
Peut on etre salarié et auto entrepreneur ?
En bref
Peut on etre salarié et auto entrepreneur ? Oui : le cumul est autorisé dès lors que votre contrat de travail ne comporte pas de clause d'exclusivité, que votre activité indépendante ne concurrence pas votre employeur et qu'elle s'exerce hors temps de travail. Une fois l'activité lancée, le formalisme s'applique pleinement : un auto-entrepreneur doit fournir des CGV à ses clients particuliers avant chaque vente (art. L111-1 du Code de la consommation) et sur demande à ses clients professionnels. Ses CGV de micro-entreprise intègrent deux mentions propres au statut : la mention « EI » (loi du 14 février 2022) et, en franchise, la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». Modèles rédigés par un avocat Actav, conformes aux exigences 2026.
La question « peut on etre salarié et auto entrepreneur » revient chez tous les porteurs de projet : la réponse est oui, et ce cumul ne vous dispense d'aucune obligation du statut. Beaucoup d'indépendants pensent en effet que la micro-entreprise dispense de formalisme juridique. C'est une idée reçue. Dès lors qu'un auto-entrepreneur vend à des particuliers, ses conditions générales de vente deviennent une obligation légale. Mal rédigées ou absentes, elles exposent à des litiges, des impayés et à une amende administrative pouvant atteindre 3 000 € face à un particulier, voire 15 000 € face à un client professionnel.
Cet article répond d'abord à la question du cumul salariat et micro-entreprise, puis fait le point sur les obligations des CGV auto-entrepreneur en 2026 : à qui elles s'imposent, quelles mentions y faire figurer, et en quoi le statut d'entrepreneur individuel impose des règles spécifiques. Il traite enfin les questions pratiques du quotidien : facturier, livre des recettes, Cesu, tarifs, sous-traitance et embauche. Pour aller plus loin sur les pièges fréquents, consultez aussi notre guide des erreurs de CGV à éviter.
En pratique, peut on etre salarié et auto entrepreneur ?
Oui, le cumul est autorisé, et il est même très courant. Un salarié peut créer et exploiter sa micro-entreprise à condition de respecter trois limites, rappelées par Service-Public :
- Pas de clause d'exclusivité : votre contrat de travail ne doit pas vous interdire l'exercice d'une autre activité professionnelle.
- Pas de concurrence : l'obligation de loyauté vous interdit de démarcher les clients de votre employeur ou de divulguer son savoir-faire.
- Hors temps de travail : l'activité de micro-entrepreneur s'exerce en dehors de vos horaires salariés.
La question « peut on etre salarié et auto entrepreneur » appelle donc une réponse positive, avec une conséquence pratique : vous cotisez dans les deux régimes et déclarez séparément vos salaires et votre chiffre d'affaires. Le manquement à la loyauté, lui, peut justifier un licenciement pour faute. Et dès la première facture émise, vos CGV auto-entrepreneur deviennent indispensables, exactement comme pour un indépendant à temps plein.
Un auto-entrepreneur doit-il avoir des CGV ?
Oui en B2C, sur demande en B2B. Le micro-entrepreneur est un professionnel comme un autre : il est soumis à l'obligation d'information précontractuelle. Cette obligation découle de l'article L111-1 du Code de la consommation pour les ventes aux particuliers et de l'article 1112-1 du Code civil pour le principe général d'information entre parties.
Avec un client particulier (B2C)
Les CGV auto-entrepreneur sont strictement obligatoires et doivent être communiquées avant la conclusion de la vente ou de la prestation, en général jointes au devis. Le non-respect de cette obligation peut donner lieu à une injonction de la DGCCRF et à une amende administrative pouvant atteindre 3 000 € pour une personne physique (ce qu'est l'auto-entrepreneur) et 15 000 € pour une société (art. L131-1 du Code de la consommation).
Avec un client professionnel (B2B)
L'article L441-1 du Code de commerce n'impose pas une communication systématique : l'auto-entrepreneur doit fournir ses CGV à tout client professionnel qui en fait la demande pour les besoins de son activité. Un refus de communication expose à une amende administrative pouvant atteindre 15 000 € pour une personne physique et 75 000 € pour une société (art. L441-1 du Code de commerce). Disposer de CGV de micro-entreprise prêtes à l'emploi reste donc recommandé dans tous les cas.
Quelles mentions obligatoires dans des CGV de micro-entreprise ?
Au-delà des clauses classiques, des CGV auto-entrepreneur conformes en 2026 doivent intégrer des mentions propres au régime de la micro-entreprise. Voici les éléments à ne pas omettre.
| Mention | Ce qu'elle couvre |
|---|---|
| Identité + « EI » | Nom, adresse, SIRET, et la mention « EI » ou « Entrepreneur individuel » accolée au nom, obligatoire sur tous les documents professionnels depuis le 15 mai 2022. |
| Prix et conditions de règlement | Barème des prix unitaires, modalités de paiement, délais, pénalités de retard et indemnité forfaitaire de recouvrement. |
| Mention TVA | En franchise en base : « TVA non applicable, article 293 B du CGI ». Les prix sont alors exprimés hors taxe, sans TVA facturée. |
| Droit de rétractation | Pour les ventes à distance B2C : délai légal de 14 jours (art. L221-18 et suivants du Code de la consommation), avec ses exceptions (biens personnalisés, denrées périssables). |
| Garanties légales | Garantie de conformité et garantie des vices cachés dues au consommateur, à rappeler dans les CGV. |
| Données personnelles (RGPD) | Information sur la collecte et le traitement des données, finalités, durée de conservation et droits du client. |
| Litiges et médiation | Droit applicable, tribunal compétent et recours au médiateur de la consommation pour les clients particuliers. |
Attention aux clauses abusives : une clause qui exonère totalement l'auto-entrepreneur de sa responsabilité envers un consommateur est abusive et réputée non écrite (art. L212-1 et L241-1 du Code de la consommation). Pour les métiers du numérique, des modèles dédiés existent, par exemple pour les CGV de freelance développeur ou les CGV de freelance designer.
Pour vos CGV d'auto-entrepreneur, Actav propose des modèles rédigés par un avocat et organisés par activité : prestation de service, e-commerce, freelance, artisanat. Il n'existe pas de modèle « auto-entrepreneur » unique : vous choisissez celui qui correspond à votre métier et l'adaptez à votre micro-entreprise. Tous les modèles sont réunis dans la bibliothèque Actav.
La mention « EI » : une obligation depuis 2022
Depuis l'entrée en vigueur, le 15 mai 2022, du décret n° 2022-725 du 28 avril 2022 pris en application de la loi n° 2022-172 du 14 février 2022 en faveur de l'activité professionnelle indépendante, tout entrepreneur individuel, auto-entrepreneur inclus, doit faire figurer la mention « EI » ou « Entrepreneur individuel » sur ses documents et correspondances à usage professionnel. Les CGV en font partie, au même titre que les devis et les factures.
Pourquoi cette mention compte
Cette réforme a instauré une séparation automatique entre le patrimoine professionnel et le patrimoine personnel de l'entrepreneur individuel (articles L. 526-22 et suivants du Code de commerce). Concrètement, seuls les biens utiles à l'activité peuvent en principe être saisis par les créanciers professionnels. La mention « EI » signale aux clients et partenaires que vous exercez sous ce statut protecteur et conditionne l'opposabilité de cette séparation.
Où la placer
La mention « EI » doit être accolée à votre nom (par exemple « Camille Martin EI »). Dans des CGV de micro-entreprise, elle figure logiquement dans l'article consacré à l'identité du prestataire, en tête de document. L'oublier fragilise la protection de votre patrimoine personnel.
Besoin d'un cadre solide pour votre activité ? Avec Actav, le modèle de CGV correspondant à votre métier est rédigé et validé par un avocat, puis centralisé dans Actav Suite, votre espace de travail où chaque échange est couvert par le secret professionnel. Retrouvez tous les modèles dans la bibliothèque Actav.
La mention TVA en franchise en base (art. 293 B du CGI)
La plupart des auto-entrepreneurs relèvent de la franchise en base de TVA : ils ne facturent pas de TVA et ne la récupèrent pas sur leurs achats. Dans ce cas, leurs factures et leurs CGV doivent porter la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI ». L'omettre expose à des difficultés en cas de contrôle.
Les seuils applicables en 2026
Le projet de seuil unique à 25 000 € ayant été abandonné, les seuils de franchise restent inchangés en 2026 : 37 500 € de chiffre d'affaires pour les prestations de services (seuil majoré 41 250 €) et 85 000 € pour les activités de vente de marchandises (seuil majoré 93 500 €). Au-delà du seuil majoré, vous devenez redevable de la TVA dès le dépassement et devez alors mettre à jour vos CGV auto-entrepreneur en retirant la mention 293 B.
À anticiper : la facturation électronique se déploie dès septembre 2026. Même en franchise de TVA, un auto-entrepreneur devra pouvoir recevoir des factures électroniques. Pour vos obligations sociales et déclaratives, l'URSSAF auto-entrepreneur reste la source officielle.
Comment rédiger des CGV auto-entrepreneur ?
Rédiger des CGV de micro-entreprise ne s'improvise pas : un document copié sur Internet est rarement adapté à votre activité réelle et peut contenir des clauses inapplicables, voire abusives. Voici la méthode à suivre.
- Partez de votre activité réelle : prestation de service, vente de biens, e-commerce ou activité mixte n'appellent pas les mêmes clauses.
- Distinguez B2C et B2B : les obligations d'information et le droit de rétractation diffèrent selon que votre client est un particulier ou un professionnel.
- Intégrez les mentions du statut : identité avec « EI », mention TVA 293 B en franchise, conditions de paiement et pénalités.
- Prévoyez la communication : joignez vos CGV au devis ou faites-les accepter en ligne (case à cocher horodatée) pour garantir leur opposabilité.
- Faites-les valider par un avocat : c'est la seule garantie que vos clauses sont conformes et réellement protectrices.
Un modèle de conditions générales de vente en ligne pour auto-entrepreneur, c'est-à-dire des CGV auto-entrepreneur rédigées par un professionnel du droit, vous fait gagner du temps tout en sécurisant chaque transaction.
CGV freelance (auto-entrepreneur) vs CGV de société : les différences
Un freelance en micro-entreprise et une société (SAS, SARL) ne sont pas soumis aux mêmes contraintes documentaires. Comprendre ces écarts évite de réutiliser des CGV inadaptées.
Forme juridique et identité
L'auto-entrepreneur exerce en son nom propre : ses CGV mentionnent son identité personnelle suivie de « EI ». Une société dispose d'une personnalité morale distincte : ses CGV indiquent la dénomination sociale, la forme, le capital et le numéro RCS.
Responsabilité et patrimoine
Depuis 2022, le patrimoine personnel de l'auto-entrepreneur est en principe protégé, mais l'entrepreneur reste personnellement engagé sur son patrimoine professionnel. Dans une société, c'est la personne morale qui s'engage, la responsabilité des associés étant en principe limitée à leurs apports.
Mentions fiscales
La mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » concerne surtout les structures en franchise, fréquente chez les auto-entrepreneurs. Une société assujettie facture la TVA et fait figurer son numéro de TVA intracommunautaire. Vos CGV auto-entrepreneur doivent donc être pensées pour votre régime précis, pas calquées sur un modèle de société.
Avec Actav, le modèle de CGV adapté à votre activité est rédigé et validé par un avocat, puis centralisé dans Actav Suite. Échanges couverts par le secret professionnel : tout l'écosystème Actav sécurise votre activité d'indépendant. Choisissez votre modèle dans la bibliothèque.
Facturier auto entrepreneur : ce qu'il faut savoir
À quoi sert un facturier auto entrepreneur ?
Le facturier auto entrepreneur est le support (carnet papier ou logiciel) qui rassemble vos factures dans l'ordre où vous les émettez. La règle clé est la numérotation : chaque facture porte un numéro unique, fondé sur une séquence chronologique et continue, sans trou ni doublon (par exemple 2026-001, 2026-002…), conformément aux mentions obligatoires de facturation.
Chaque facture reprend votre identité suivie de « EI », votre SIRET, le détail de la prestation et, en franchise, la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI ». Conservez factures et pièces justificatives pendant 10 ans : elles alimentent votre livre des recettes et sécurisent tout contrôle. Un facturier bien tenu complète des CGV auto-entrepreneur à jour : les deux forment votre socle documentaire.
Lld auto entrepreneur sans bilan : ce qu'il faut savoir
Comment obtenir une lld auto entrepreneur sans bilan ?
La location longue durée d'un véhicule suppose de prouver sa solvabilité. Or le micro-entrepreneur n'établit ni bilan ni compte de résultat : sa comptabilité se limite pour l'essentiel au livre des recettes. Une lld auto entrepreneur sans bilan reste néanmoins accessible, car les loueurs acceptent des justificatifs de substitution.
Préparez un dossier avec vos derniers avis d'imposition, vos déclarations de chiffre d'affaires à l'Urssaf, une attestation de vigilance et vos relevés bancaires professionnels. Plusieurs mois d'activité régulière rassurent davantage qu'un encaissement ponctuel élevé. Exemple concret : pour un loyer de 400 € par mois, le loueur vérifiera que ce montant reste marginal par rapport à vos encaissements mensuels moyens. En cas de refus, un dépôt de garantie renforcé ou une caution personnelle servent souvent de solutions alternatives.
Auto-entrepreneur nettoyage de tombe : ce qu'il faut savoir
Comment se lancer comme auto-entrepreneur nettoyage de tombe ?
L'entretien de sépultures est une prestation de services parfaitement compatible avec la micro-entreprise. Devenir auto-entrepreneur nettoyage de tombe suppose une déclaration d'activité via le guichet unique, une assurance responsabilité civile professionnelle et, comme pour toute prestation, des devis accompagnés de vos CGV auto-entrepreneur remis avant la vente.
Attention à un point souvent mal compris : la prestation se déroule au cimetière, pas au domicile du client. Elle n'entre donc pas dans les services à la personne, qui supposent une intervention chez le particulier, et n'ouvre pas droit au crédit d'impôt de 50 %. Côté TVA, vous relevez de la franchise en base jusqu'à 37 500 € de chiffre d'affaires de services : vos tarifs s'affichent nets, avec la mention 293 B du CGI sur factures et CGV.
Livre de recette auto entrepreneur : ce qu'il faut savoir
Comment tenir un livre de recette auto entrepreneur conforme ?
Le livre de recette auto entrepreneur, officiellement « livre des recettes », est la pièce maîtresse de votre comptabilité allégée. Vous y reportez chronologiquement chaque encaissement avec quatre informations : le montant, l'origine de la recette (identité du client), le mode de règlement (chèque, espèces ou autres) et la référence de la pièce justificative, c'est-à-dire le numéro de la facture correspondante.
Le document peut être papier ou électronique, à condition d'être identifié et daté par un moyen offrant toute garantie de preuve. Les données et leurs justificatifs se conservent 10 ans à partir de la clôture de l'exercice. Si vous vendez des marchandises ou proposez de l'hébergement, un registre des achats s'y ajoute. Le détail figure sur Service-Public.
Cesu auto entrepreneur : ce qu'il faut savoir
Comment fonctionne le cesu auto entrepreneur ?
Le sujet cesu auto entrepreneur recouvre deux dispositifs très différents. Le Cesu déclaratif sert au particulier employeur à déclarer le salarié qu'il emploie à son domicile : il ne concerne pas le micro-entrepreneur, qui n'est pas le salarié de son client et facture ses prestations.
Le Cesu préfinancé, en revanche, est un titre de paiement. Un particulier peut régler avec ces titres la prestation d'un auto-entrepreneur, à une condition stricte : l'activité doit relever des services à la personne (ménage, garde d'enfants, soutien scolaire, petits travaux de jardinage) et l'indépendant doit avoir effectué au préalable sa déclaration, obtenu un agrément ou demandé une autorisation, comme le précise Service-Public. Hors services à la personne, refusez le Cesu et privilégiez le virement ou le chèque classique.
Salaire convoyage voiture auto-entrepreneur : ce qu'il faut savoir
Quel salaire convoyage voiture auto-entrepreneur espérer ?
Parler de salaire convoyage voiture auto-entrepreneur est un abus de langage : le convoyeur indépendant ne perçoit pas un salaire mais un chiffre d'affaires, versé mission par mission par les plateformes ou les professionnels de l'automobile. La rémunération varie selon la distance, les délais imposés et le trajet retour, souvent à votre charge.
Raisonnez donc toujours en marge nette. Exemple calculé : pour une liaison payée 90 €, si le retour en train et le repas vous coûtent 40 €, il vous reste 50 €, mais vos cotisations sociales se calculent sur les 90 € encaissés, car le régime micro applique un abattement forfaitaire et ne déduit pas les charges réelles. Privilégiez les missions groupées sur un même axe et refusez celles dont les frais absorbent la recette.
Tarif nettoyage pour auto-entrepreneur : ce qu'il faut savoir
Comment fixer un tarif nettoyage pour auto-entrepreneur ?
Le tarif nettoyage pour auto-entrepreneur est libre : aucun barème légal ne s'impose. Construisez-le à partir de vos coûts réels (produits, déplacements, assurance, matériel) en gardant à l'esprit que le régime micro ne déduit pas ces charges : votre prix doit les couvrir intégralement.
Exemple calculé : pour encaisser 2 000 € avec 100 heures facturées dans le mois, votre taux horaire doit atteindre 20 € ; à 25 €, les mêmes heures rapportent 2 500 €. En franchise de TVA, vos prix s'entendent nets jusqu'à 37 500 € de chiffre d'affaires annuel de services. Atout commercial décisif : si vous intervenez au domicile de particuliers dans le cadre déclaré des services à la personne, votre client récupère 50 % des sommes versées en crédit d'impôt. Indiquez vos conditions tarifaires dans vos devis et vos CGV.
Tarif jardinier auto-entrepreneur : ce qu'il faut savoir
Quel tarif jardinier auto-entrepreneur appliquer ?
Comme pour le nettoyage, le tarif jardinier auto-entrepreneur se fixe librement, selon la prestation (tonte, taille, débroussaillage), la surface et le matériel mobilisé. Un argument change la donne : les petits travaux de jardinage relèvent des services à la personne. Votre client particulier bénéficie alors d'un crédit d'impôt de 50 % des sommes versées, dans la limite de 5 000 € de dépenses par an et par foyer (Service-Public).
Exemple calculé : une remise en état de jardin facturée 600 € ne coûte réellement que 300 € au client après crédit d'impôt. Affichez cet avantage sur vos devis et rappelez, dans vos CGV auto-entrepreneur, la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » tant que vous restez en franchise de TVA.
FAQ : CGV auto-entrepreneur
Oui en B2C. Vis-à-vis des particuliers, les CGV sont obligatoires et doivent être communiquées avant la vente (art. L111-1 du Code de la consommation). En B2B, elles ne sont pas systématiquement imposées mais doivent être fournies à tout client professionnel qui en fait la demande (art. L441-1 du Code de commerce). Le manquement est sanctionné par une amende administrative : jusqu'à 3 000 € pour un défaut d'information du consommateur (personne physique) et jusqu'à 15 000 € en cas de refus de communication à un professionnel.
Oui si vous êtes en franchise en base. La mention exacte est « TVA non applicable, article 293 B du CGI ». Elle indique que vous facturez hors taxe, sans collecter ni récupérer la TVA. En 2026, les seuils de franchise sont de 37 500 € pour les services et 85 000 € pour la vente de marchandises.
Oui depuis le 15 mai 2022. La loi du 14 février 2022 et son décret du 28 avril 2022 imposent à tout entrepreneur individuel d'accoler « EI » ou « Entrepreneur individuel » à son nom sur ses documents professionnels, CGV comprises. Cette mention est liée à la séparation automatique des patrimoines professionnel et personnel.
En partant de votre activité réelle. Distinguez vos clients particuliers et professionnels, intégrez les mentions du statut (identité avec « EI », TVA 293 B, conditions de paiement, rétractation, RGPD) et prévoyez un mode de communication opposable (devis ou acceptation en ligne). La validation par un avocat garantit la conformité de vos clauses.
La forme juridique change tout. Un freelance auto-entrepreneur contracte en son nom propre avec la mention « EI » ; une société (SAS, SARL) engage sa personnalité morale et indique sa dénomination, son capital et son RCS. La responsabilité, le patrimoine engagé et les mentions fiscales diffèrent. Les CGV doivent être adaptées au statut exact.
Rarement. Un modèle générique ignore les spécificités de votre activité et peut contenir des clauses inapplicables ou abusives (réputées non écrites face à un consommateur). Pour des CGV réellement opposables et protectrices, mieux vaut un modèle rédigé ou validé par un avocat, adapté à votre régime de micro-entreprise.
Oui, dans un cadre strict. Le stage suppose obligatoirement une convention signée entre le stagiaire, l'organisme d'accueil et l'établissement d'enseignement, avec un enseignant référent et un tuteur désignés. Accueillir un « stagiaire » hors cursus scolaire ou universitaire n'a pas de cadre légal et vous expose à une requalification en contrat de travail. Si le stage dépasse 2 mois consécutifs sur la même année scolaire ou universitaire, une gratification minimale est due : 4,50 € par heure de stage, soit 15 % du plafond horaire de la sécurité sociale. Prévoyez enfin un encadrement réel : poste de travail, missions pédagogiques et disponibilité du tuteur.
Oui, la sous-traitance est permise. Aucune règle du régime micro n'interdit de confier une partie d'une mission à un autre indépendant. Vous restez toutefois seul responsable de la bonne exécution vis-à-vis de votre client : verrouillez ce point dans vos CGV et dans un contrat de sous-traitance écrit. Point de vigilance chiffré : pour tout contrat d'un montant supérieur ou égal à 5 000 € HT, le donneur d'ordre doit obtenir de son sous-traitant une attestation de vigilance Urssaf, valable 6 mois et renouvelée pendant toute la prestation. Enfin, évitez de sous-traiter en continu à une seule personne travaillant sous vos directives : la relation pourrait être requalifiée en salariat.
Oui, rien ne l'interdit — mais c'est rarement rentable. Le statut de micro-entrepreneur n'empêche pas d'embaucher : vous devenez alors employeur, avec une déclaration préalable à l'embauche (DPAE) transmise à l'Urssaf avant la prise de fonction, au plus tôt dans les 8 jours précédant l'embauche, puis un contrat de travail et des bulletins de paie. Le vrai frein est économique : vos cotisations et votre impôt restent calculés sur le chiffre d'affaires avec un abattement forfaitaire, sans déduction du salaire et des charges patronales que vous versez. Ajoutez les plafonds de chiffre d'affaires du régime : le besoin d'embaucher signale généralement qu'il est temps de basculer en société.
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Des CGV de micro-entreprise conformes 2026 : mention EI, TVA 293 B, rétractation, RGPD. Adaptées à votre activité.
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