Tarifs

Actav Suite

Création & cession d'entreprise

Suivre mon dossier avec mon avocat : statuts, actes, messagerie, formalités.

Actav Vigilance

Surveillance des procédures collectives

Surveiller mes clients et mes créances, être alerté d'un redressement ou d'une liquidation.

Deux services indépendants, donc deux comptes distincts : vous pouvez avoir les deux avec la même adresse e-mail.

Le Clausier · Sources officielles

Clause de non-garantie des vices cachés : le guide d'avocat

Une page d'information juridique : ce que couvre (et ne couvre pas) la clause d'exclusion de garantie de l'acte de vente : avec un analyseur gratuit de votre clause.

Cette page fournit une information juridique générale, établie à partir de sources officielles (Légifrance, Cour de cassation) vérifiées le 6 juillet 2026. Elle ne constitue pas une consultation juridique et ne remplace pas l'analyse de votre situation par un professionnel.

Définition

La clause de non-garantie des vices cachés, stipulée dans l'acte de vente immobilière, exonère le vendeur de la garantie des articles 1641 et suivants du Code civil. Elle n'est efficace que si le vendeur est un non-professionnel de bonne foi : elle tombe s'il connaissait le vice ou s'il est un vendeur professionnel, réputé irréfragablement le connaître.

À quoi elle sertSécuriser le vendeur particulier : permise par l'article 1643 du Code civil, la clause reporte sur l'acheteur le risque des défauts que le vendeur ignorait : c'est la « clause de style » de la quasi-totalité des ventes entre particuliers.
Condition cléUne double condition d'efficacité : vendeur NON professionnel ET de bonne foi : le vendeur professionnel est réputé connaître les vices de manière irréfragable et ne peut jamais s'en prévaloir (jurisprudence constante).
Le risqueLe risque : la clause ne couvre ni le dol (vice dissimulé), ni les éléments des diagnostics obligatoires erronés ou absents (L.271-4 CCH), ni le vendeur « bricoleur » ayant réalisé lui-même les travaux à l'origine du désordre, assimilé à un professionnel.

Votre clause est-elle valable ? Analysez-la

Collez la clause figurant dans votre contrat : l'analyseur vérifie les 4 critères de validité posés par la jurisprudence. L'analyse se fait dans votre navigateur : votre texte n'est ni transmis ni conservé.

Cette analyse automatique repère les points d'attention classiques ; elle ne détecte pas tout et ne vaut pas avis juridique. Votre texte n'est ni transmis ni conservé. Pour un avis sur votre clause : Actav Connect.

ComprendreDéfinition et fondement légal

Clause de non garantie des vices cachés immobilier : La clause de non-garantie des vices cachés, stipulée dans l'acte de vente immobilière, exonère le vendeur de la garantie des articles 1641 et suivants du Code civil. Elle n'est efficace que si le vendeur est un non-professionnel de bonne foi : elle tombe s'il connaissait le vice ou s'il est un vendeur professionnel, réputé irréfragablement le connaître. Sécuriser le vendeur particulier : permise par l'article 1643 du Code civil, la clause reporte sur l'acheteur le risque des défauts que le vendeur ignorait : c'est la « clause de style » de la quasi-totalité des ventes entre particuliers.

VérifierLes 5 conditions de validité (cumulatives)

  • 1
    Le principe : garantie même des vices ignorésLe vendeur est tenu des vices cachés, quand même il ne les aurait pas connus : à moins que, dans ce cas, il n'ait stipulé qu'il ne sera obligé à aucune garantie : c'est le fondement exprès de la clause d'exclusion.Art. 1643 C. civ. (vérifié au texte, Légifrance) — vérifié 16/07/2026
  • 2
    La clause ne protège que le vendeur de bonne foiL'exclusion ne joue que si le vendeur ignorait le vice : s'il le connaissait, il est de mauvaise foi et reste tenu de tous dommages-intérêts (1645) ; s'il l'ignorait, il n'est tenu qu'à restitution du prix et des frais (1646) : et la clause l'en dispense.Art. 1645 et 1646 C. civ. — vérifié 16/07/2026
  • 3
    Le vendeur professionnel ne peut jamais s'exonérerLe vendeur professionnel est réputé connaître les vices de manière irréfragable : il ne peut se prévaloir d'aucune clause limitative ou exclusive de garantie, même face à un acheteur lui-même professionnel (sauf même spécialité) : et sa qualité doit être caractérisée par les juges.Cass. 1re civ. 21/11/1972, n°70-13.898 ; com. 19/05/2021, n°19-18.230 ; com. 17/01/2024, n°21-23.909 (publié) — vérifié 16/07/2026
  • 4
    Délais : 2 ans, dans la limite de 20 ansL'action s'exerce dans les deux ans de la découverte du vice (délai de prescription, suspendable notamment par l'expertise) enfermé dans le délai butoir de vingt ans courant du jour de la vente conclue par la partie recherchée en garantie.Art. 1648 et 2232 C. civ. ; Cass. ch. mixte, 21/07/2023, n°21-17.789 (et 21-15.809, 21-19.936, 20-10.763, publiés B+R) — vérifié 16/07/2026
  • 5
    Consommation : la clause est abusiveEntre professionnel et consommateur, la clause qui supprime ou réduit le droit à réparation du consommateur (dont la garantie des vices cachés) est irréfragablement présumée abusive : l'exclusion est réservée aux ventes entre particuliers.Art. R.212-1, 6° C. conso — vérifié 16/07/2026

RédigerExemple de rédaction, commenté ligne à ligne

Extraits commentés : pourquoi chaque membre de phrase d'une clause bien rédigée est là :

« L'acquéreur prendra le bien dans l'état où il se trouve au jour de l'entrée en jouissance, sans garantie de la part du vendeur à raison des vices apparents ou cachés, le vendeur déclarant ne pas avoir connaissance de vices cachés affectant le bien. » : Clause de style notariale complète : exclusion expresse (1643) + déclaration de bonne foi du vendeur : cette déclaration deviendra l'arme de l'acheteur si la connaissance du vice est démontrée.
« La présente exclusion ne s'applique pas aux éléments couverts par les diagnostics techniques annexés, qui engagent le vendeur dans les conditions de l'article L.271-4 du CCH. » : Rappel utile de la limite légale : la clause ne couvre pas les risques relevant des diagnostics obligatoires : l'écrire évite les faux espoirs du vendeur.
« Le vendeur déclare avoir réalisé lui-même la réfection de la toiture en 2024. » : Déclaration lourde de conséquences : en cas de désordre lié à ces travaux, le vendeur amateur est assimilé à un professionnel et la clause d'exclusion tombe : la transparence reste préférable, mais elle expose.

ÉviterPièges et erreurs fréquentes

Signer la « clause de style » sans lire les diagnostics La clause n'exonère pas le vendeur des risques couverts par un diagnostic obligatoire absent ou erroné (L.271-4 CCH) : amiante, plomb, termites, assainissement restent des angles morts de l'exclusion.
Vendre « en l'état » après avoir fait soi-même les travaux Le vendeur qui a réalisé lui-même les travaux à l'origine du désordre est assimilé à un professionnel : la clause tombe : le « bricoleur du dimanche » est le grand perdant de cette jurisprudence.
Croire l'action enfermée dans les 2 ans de la vente Les deux ans courent de la DÉCOUVERTE du vice (délai de prescription suspendable), dans la limite du butoir de vingt ans à compter de la vente (ch. mixte, 21/07/2023) : un vice découvert tard reste attaquable.
Invoquer la clause contre le dol ou le défaut de délivrance La clause d'exclusion ne couvre que la garantie des vices cachés : le dol (vice dissimulé, art. 1137) et le défaut de délivrance conforme (art. 1604) restent des actions ouvertes : la dissimulation ruine toute la protection.

SuivreCette clause évolue : restez informé

Le suivi jurisprudentiel de cette clause est automatisé : chaque nouvel arrêt publié au Bulletin est détecté quotidiennement via Judilibre (open data de la Cour de cassation) et ajouté ici avec sa référence et son sommaire officiels.

Soyez prévenu si cette clause évolue. Nouvel arrêt publié, article de loi modifié : vous recevez l'alerte en clair.

Questions fréquentesClause de non-garantie des vices cachés : vos questions

Clause garantie vices cachés : la clause de non-garantie des vices cachés est-elle valable entre particuliers ?

Oui : c'est son terrain d'élection. L'article 1643 du Code civil permet au vendeur de stipuler qu'il ne sera « obligé à aucune garantie » : la clause protège le vendeur particulier de bonne foi, qui ignorait le vice. Elle figure dans la quasi-totalité des actes de vente notariés.

Quand la clause d'exclusion tombe-t-elle ?

Dans trois cas principaux : le vendeur connaissait le vice (mauvaise foi, art. 1645) ; le vendeur est un professionnel : présomption irréfragable de connaissance (jurisprudence constante, réaffirmée en 2023-2024) ; le vendeur amateur a réalisé lui-même les travaux à l'origine du désordre (assimilation au professionnel).

Quel est le délai pour agir en garantie des vices cachés ?

Deux ans à compter de la découverte du vice (délai de prescription, suspendable notamment par une expertise judiciaire) dans la limite d'un délai butoir de vingt ans à compter de la vente (Cass. ch. mixte, 21/07/2023, quatre arrêts publiés).

Clause assainissement compromis vente : l'exclusion couvre-t-elle un assainissement non conforme ?

Prudence : si l'acte comporte un diagnostic assainissement (obligatoire en zone concernée) erroné ou absent, le vendeur reste exposé sur ce point (L.271-4 CCH). Et si le vendeur connaissait la non-conformité et l'a tue, le dol fait tomber toute la protection : la clause n'est jamais un permis de dissimuler.

Clause vice caché notaire : pourquoi parle-t-on de « clause de style » ?

Parce qu'elle figure par défaut dans la plupart des trames notariales de vente entre particuliers. « De style » ne veut pas dire « sans effet » : elle produit pleinement ses effets pour le vendeur non professionnel de bonne foi : d'où l'importance, côté acheteur, des diagnostics, des visites et des questions écrites avant signature.

ContinuerClauses liées

La clause ne suffit pas ? Passez à l'étape suivante.

Un contrat entier rédigé par avocat, une société créée en ligne avec accompagnement : Actav couvre la suite, au-delà de la clause.

  • Avocat dédié (Actav Suite)
  • Diagnostic gratuit avec LancIA
  • 100 % en ligne
Créez votre entreprise avec un avocat

Sources juridiques : 1641, 1643, 1645, 1646 et 1648 Code civil ; 2232 Code civil (délai butoir) ; L.271-4 CCH ; R.212-1, 6° C. conso ; jurisprudence de la Cour de cassation (décisions publiées, liens vers les textes officiels). Information générale à jour au ; ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.

Bibliothèque
ACTAV Suite
Assistant en ligne
Propulsé par ACTAV · support@actav.fr