ComprendreDéfinition et fondement légal
VérifierLes 5 conditions de validité (cumulatives)
- 1Le texte : la nullité côté débiteurEst nulle l'obligation contractée sous une condition dont la réalisation dépend de la seule volonté du débiteur ; cette nullité ne peut être invoquée lorsque l'obligation a été exécutée en connaissance de cause.Art. 1304-2 C. civ. (vérifié source primaire Légifrance ; création ord. 2016-131, ancien art. 1174) — vérifié 20/07/2026
- 2L'appréciation dans la seule personne du débiteurLa potestativité se juge du côté du débiteur de l'obligation conditionnée, et de lui seul : la condition dont la réalisation est à la main du créancier (lever une option, agréer une opération) est valable, car elle ne menace pas la consistance de l'engagement.Jurisprudence constante recoupée multi-sources [références en JURIS_SEED] — vérifié 20/07/2026
- 3Purement ou simplement potestative : la frontièreSeule la condition PUREMENT potestative est nulle ; celle qui dépend aussi d'un élément extérieur (la décision d'un tiers, un fait objectif) est licite : la condition d'obtention d'un prêt en est l'archétype, la réalisation dépendant de la banque et non du seul emprunteur.Distinction recoupée multi-sources (IEJ Paris 1, doctrine) — vérifié 20/07/2026
- 4La portée de la nullitéLa nullité frappe l'obligation conditionnée ; elle peut emporter le contrat entier lorsque cette obligation portait sur un élément essentiel : d'où l'enjeu de purger les rédactions « à sa seule discrétion » avant signature.Analyse recoupée (IEJ Paris 1) ; art. 1184 C. civ. — vérifié 20/07/2026
- 5Le verrou de l'exécution en connaissance de causeCelui qui exécute l'obligation en connaissant la potestativité de la condition ne peut plus en invoquer la nullité : la seconde phrase de l'article 1304-2 consacre une confirmation tacite par l'exécution.Art. 1304-2, seconde phrase (vérifié source primaire) — vérifié 20/07/2026
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Questions fréquentesClause potestative : vos questions
Une clause dont la condition dépend de la seule volonté d'une partie. La loi sanctionne la potestativité du côté du débiteur : l'obligation contractée sous une condition dont la réalisation dépend de sa seule volonté est nulle (art. 1304-2 C. civ.) : « je vous paierai si je le décide » n'engage à rien, donc n'est pas un engagement.
Non, deux tempéraments majeurs : la condition à la main du CRÉANCIER est valable (lever une option, agréer) ; et la condition « simplement » potestative (qui dépend aussi d'un tiers ou d'un fait extérieur) est licite. L'obtention d'un prêt en est l'exemple type : l'emprunteur fait les démarches, la banque décide.
Les rédactions « à sa seule discrétion », « s'il le juge opportun », « si le vendeur décide de vendre » ; la promesse dont le prix serait fixé plus tard par le seul débiteur ; la condition suspensive dont la réalisation ne tient qu'à celui qui s'oblige. À l'inverse, earn-out indexé sur des données économiques réelles, agrément d'un tiers ou critères objectifs échappent au grief.
La nullité de l'obligation conditionnée : qui peut emporter le contrat entier si elle portait sur un élément essentiel. Deux limites : l'exécution en connaissance de cause interdit d'invoquer ensuite la nullité, et le grief ne prospère que dirigé contre une condition à la main du débiteur.
Objectiver : remplacer la volonté pure par des critères vérifiables (seuils chiffrés, échéances), des diligences obligatoires (déposer les demandes, justifier des refus) ou la décision d'un tiers (banque, expert, administration). C'est exactement ce que les juges « sauvent » : et ce que l'analyseur de la page aide à repérer.
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