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Comment remplir une attestation d'hébergement : les 6 blocs à écrire, modèle gratuit, pièces à joindre et délais. Le point 2026, vérifié par un avocat.
Comment remplir une attestation d'hébergement : c'est l'hébergeant qui la rédige et la signe, jamais la personne hébergée. Le document se résume à une déclaration sur l'honneur qui doit porter six blocs d'information : l'état civil complet de celui qui héberge, celui de la personne hébergée, l'adresse complète du logement, la date de début de l'hébergement, le lieu et la date de rédaction, et la signature manuscrite de l'hébergeant. Le modèle officiel les décompose en seize champs obligatoires. Aucun cerfa n'existe : le générateur Actav, 100 % gratuit, le modèle gratuit de service-public.gouv.fr et une attestation d'hébergement à remplir sur papier libre ont exactement la même valeur.
L'attestation ne circule jamais seule. Pour une carte d'identité ou un passeport, la fiche officielle exige trois pièces : la photocopie de la pièce d'identité de l'hébergeant, l'attestation en original, et un justificatif de domicile de moins d'un an au nom de l'hébergeant. Attention à la date : l'administration attend un hébergement « stable ou depuis plus de 3 mois » pour un titre d'identité, mais une attestation « datant de moins de 3 mois » pour une inscription sur la liste électorale. Une attestation mensongère est un délit puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende par l'article 441-7 du code pénal.
Sur Actav (actav.fr), retrouvez des modèles rédigés par avocat dans la bibliothèque de modèles.Savoir comment remplir une attestation d'hébergement est devenu un réflexe administratif banal : on héberge un enfant majeur, un conjoint, un ami de passage, un parent, et il faut lui permettre de prouver où il habite. Le document semble anodin. Il ne l'est pas tout à fait : c'est une déclaration sur l'honneur, donc un écrit dont le mensonge est pénalement sanctionné.
La difficulté vient d'ailleurs. Il n'existe aucun formulaire cerfa, aucun texte de loi qui fixerait une liste de mentions obligatoires. Ce qui existe, ce sont les exigences propres à chaque démarche, et elles ne coïncident pas. Une attestation parfaitement acceptable pour un dossier de carte d'identité peut être refusée pour une inscription sur la liste électorale, pour une simple question de date. Ce guide reprend donc les règles administration par administration, avec le modèle officiel gratuit reproduit champ par champ, les trois pièces qui accompagnent toujours l'attestation, les cas particuliers du mineur et de la résidence alternée, la distinction avec l'attestation d'accueil qui coûte 30 € en mairie, et les risques encourus en cas de fausse déclaration. Si vous cherchez d'abord la définition du document, elle est traitée dans notre guide c'est quoi une attestation d'hébergement. Chaque règle citée renvoie au texte en vigueur ou à la fiche officielle de l'administration.
Commençons par écarter une idée reçue. Aucun article du code civil ni du code pénal ne dresse la liste des mentions d'une attestation d'hébergement. Le document n'est pas réglementé en lui-même : il tire sa valeur de ce qu'il est, une déclaration sur l'honneur, et de ce que l'administration destinataire accepte de recevoir.
La référence pratique est donc le modèle mis en ligne gratuitement par l'administration, sur la page « Attestation d'hébergement » de service-public.gouv.fr, dont la dernière vérification officielle date du 11 mai 2026. Le simulateur associé range la saisie en quatre blocs et seize champs obligatoires, plus un champ facultatif, le complément d'adresse. Ces champs se regroupent en six blocs d'information, que voici dans l'ordre où ils apparaissent.
| Bloc du document | Ce qu'il faut écrire | Erreur fréquente |
|---|---|---|
| Identité de l'hébergeant | Prénom, nom, date de naissance, ville de naissance, et le genre grammatical à utiliser dans la lettre | Oublier la date et le lieu de naissance, qui figurent dans le modèle officiel |
| Identité de la personne hébergée | Prénom, nom, date de naissance, ville de naissance, et le genre grammatical | Écrire « mon fils » sans état civil complet |
| Date de début de l'hébergement | Une date précise, jour, mois et année | Écrire « depuis plusieurs mois », formule qui ne prouve pas l'ancienneté exigée |
| Adresse du logement | Adresse complète, code postal, commune | Indiquer une adresse différente de celle du justificatif de domicile joint |
| Lieu et date de rédaction | Commune de rédaction et date du jour | Antidater le document, ce qui le rend faux |
| Signature | Signature manuscrite de l'hébergeant, sous ses prénom et nom | Faire signer la personne hébergée, qui n'atteste de rien |
Le corps du texte suit une formule unique, celle que génère le modèle officiel : « Je soussigné(e) [prénom et nom de la personne qui héberge], né(e) le [date de naissance] à [ville de naissance], déclare sur l'honneur héberger à mon domicile [prénom et nom de la personne hébergée], né(e) le [date de naissance] à [ville de naissance], depuis le [date] à l'adresse suivante : [adresse] [code postal et commune] ». Le document se referme sur « [commune], le [date] », la signature et le nom de l'hébergeant. Le simulateur précise que « sauf indication contraire, toutes les informations demandées sont obligatoires » : seul le complément d'adresse y est signalé comme facultatif.
Trois ajouts fréquents fragilisent le document plutôt qu'ils ne le renforcent. Le premier est une durée prévisionnelle du type « jusqu'en décembre » : l'administration demande depuis quand l'hébergement dure, pas jusqu'à quand il durera. Le deuxième est une justification personnelle, sur la situation familiale ou financière de l'hébergé, qui n'a pas sa place et livre des informations que personne n'a demandées. Le troisième est une mention de loyer ou de participation aux charges, qui transforme la nature du document : on n'atteste plus d'un hébergement à titre gratuit mais d'une occupation contre paiement, ce qui relève d'un bail ou d'une convention d'occupation, pas d'une attestation.
Le sens de la signature. L'attestation est signée par celui qui héberge, jamais par celui qui est hébergé. C'est logique : la personne hébergée ne peut pas attester de sa propre adresse, sinon le document ne prouverait rien. C'est aussi ce qui explique que la pièce d'identité jointe soit celle de l'hébergeant.
C'est le champ qui bloque le plus souvent, parce qu'un enfant n'a jamais « emménagé ». Le simulateur officiel tranche lui-même la question dans son aide de saisie : « Si vous hébergez votre enfant, vous pouvez indiquer comme date de début d'hébergement sa date de naissance ou la date d'emménagement dans votre domicile actuel. » Les deux réponses sont donc admises, et l'une comme l'autre satisfait l'ancienneté de plus de trois mois exigée pour un titre d'identité. Choisissez celle qui reste cohérente avec le reste du dossier : si vous avez déménagé il y a deux ans, la date d'emménagement colle mieux à votre justificatif de domicile actuel que la date de naissance de l'enfant. Le raisonnement vaut aussi pour un parent ou un conjoint accueilli en cours d'année : on inscrit la date réelle d'entrée dans les lieux, jamais une date arrondie ni une durée prévisionnelle. Le cas du mineur est détaillé dans notre guide sur l'attestation d'hébergement pour un enfant.
Il existe une source officielle, gratuite, et elle est méconnue. L'administration propose un modèle en ligne sur la page « Attestation d'hébergement » de service-public.gouv.fr. La page décrit un parcours en trois temps : compléter les informations demandées, télécharger le résultat au format PDF, puis l'imprimer et le signer. Le service y est explicitement présenté comme gratuit, et il vise « toute personne qui souhaite justifier de son domicile ».
Ce modèle n'a rien d'obligatoire. Une attestation d'hébergement à remplir sur papier libre, manuscrite ou tapée, produit exactement le même effet dès lors qu'elle porte les six blocs d'information du tableau précédent et la signature de l'hébergeant. Le choix se fait donc sur le confort, pas sur la validité.
| Support | Coût | Valeur juridique | Intérêt pratique |
|---|---|---|---|
| Générateur Actav « Modèle attestation d'hébergement » | Gratuit | Identique aux autres supports | Document reçu par email aux formats Word et PDF, sans inscription, le Word restant modifiable |
| Modèle officiel service-public.gouv.fr | Gratuit | Identique | Aucune mention oubliée, mise en forme neutre reconnue des guichets |
| Papier libre manuscrit | Gratuit | Identique | Aucun outil requis, mais risque d'oubli d'une mention |
| Traitement de texte personnel | Gratuit | Identique | Facile à corriger et à réémettre si la date devient trop ancienne |
| Formulaire cerfa dédié | Sans objet | Sans objet | Aucun cerfa d'attestation d'hébergement n'existe |
Beaucoup d'internautes cherchent une attestation d'hébergement à titre gratuit, et cette expression décrit en réalité le cas normal. Héberger, c'est loger quelqu'un sans contrepartie financière. Si une somme est versée en échange du logement, le rapport n'est plus un hébergement mais une location, et le document adapté devient un bail, meublé ou non, avec les obligations qui l'accompagnent : loyer, dépôt de garantie, état des lieux, quittance. La mention « à titre gratuit » peut donc être ajoutée pour lever toute ambiguïté, elle n'est pas exigée par le modèle officiel.
Récupérée sur un site tiers, une attestation d'hébergement pré remplie, ou une attestation d'hébergement a completer, demande trois vérifications avant signature. D'abord, supprimer les mentions qui ne correspondent pas à votre situation, en particulier les formules de durée prévisionnelle. Ensuite, contrôler que l'adresse écrite est rigoureusement celle qui figure sur le justificatif de domicile que vous joindrez, à la lettre près, boîte aux lettres et numéro d'appartement compris. Enfin, redater le document au jour de la signature : une attestation recyclée d'un dossier précédent, avec une date ancienne, sera écartée par les administrations qui exigent moins de trois mois. Un document généré à la demande, comme celui du générateur Actav ou du modèle officiel, évite ces trois écueils puisqu'il sort daté du jour et rempli de vos seules données.
Les deux fonctionnent, et la question se tranche sur un seul critère : la signature. Le modèle officiel produit un PDF que l'on complète à l'écran avant de le télécharger, ce qui évite les oublis et rend le document parfaitement lisible au guichet. Le générateur Actav renvoie de son côté deux fichiers, un PDF prêt à imprimer et un Word encore modifiable si un service demandeur réclame une précision supplémentaire. Rien n'interdit à l'inverse d'imprimer un document vierge et de le remplir à la main, ni de tout écrire de sa main sur une feuille blanche. Dans tous les cas, la signature doit être manuscrite : les administrations qui réclament l'attestation « en original » attendent en pratique un exemplaire papier signé à la main, pas un fichier signé électroniquement. Le plus simple reste donc de compléter à l'écran, d'imprimer, puis de signer au stylo.
C'est le point qui fait échouer le plus de dossiers. L'attestation n'est jamais suffisante à elle seule : elle forme un lot de trois pièces. La fiche « Demande de carte d'identité ou de passeport : quel justificatif de domicile présenter ? », vérifiée le 19 mai 2026, énonce qu'« il faut présenter les 3 documents suivants » lorsque l'on est hébergé chez un particulier.
La même fiche verrouille la liste par une phrase qu'il est utile de connaître avant de se présenter au guichet : « Aucun autre document ne doit être exigé. » Un agent qui réclamerait une pièce supplémentaire sortirait de ce que prévoit la fiche officielle.
Le troisième document du lot est un justificatif classique, au nom de l'hébergeant et de moins d'un an. La fiche F14807 en donne la liste : « Facture de téléphone (y compris de téléphone mobile) », « Facture d'électricité ou de gaz », « Quittance de loyer (d'un organisme social ou d'une agence immobilière) ou titre de propriété », « Facture d'eau », « Avis d'imposition ou certificat de non imposition », « Attestation ou facture d'assurance du logement », « Relevé de la Caf mentionnant les aides liées au logement ».
Deux pièges se cachent dans cette liste. Une quittance de loyer n'est retenue que si elle émane « d'un organisme social ou d'une agence immobilière » : celle qu'un bailleur particulier rédige lui-même n'y figure pas. Et l'hébergeant locataire fournit sa quittance ou sa facture, l'hébergeant propriétaire son titre de propriété ou son avis d'imposition, chacun avec le document dont il dispose réellement.
Deux durées à ne pas confondre. Le justificatif de domicile de l'hébergeant doit dater de moins d'un an. L'hébergement, lui, doit être « stable ou depuis plus de 3 mois » pour un titre d'identité. Ce sont deux exigences distinctes : la première porte sur l'âge d'une facture, la seconde sur l'ancienneté d'une situation.
Il n'existe pas une attestation d'hébergement mais un document unique dont les administrations attendent des choses différentes. Le tableau ci-dessous compare les deux démarches dont les exigences sont publiées, et elles divergent sur la date. C'est la source de refus la plus courante.
| Démarche | Ce que l'attestation doit certifier | Pièces jointes exigées | Fiche officielle |
|---|---|---|---|
| Carte nationale d'identité ou passeport | Un hébergement « stable ou depuis plus de 3 mois », attestation datée et signée, remise en original | Photocopie de la pièce d'identité de l'hébergeant + justificatif de domicile de l'hébergeant de moins d'un an | Fiche F14807, vérifiée le 19 mai 2026 |
| Inscription sur la liste électorale en mairie | Un « certificat d'hébergement » établi par l'hébergeant, attestant que vous habitez chez lui et « datant de moins de 3 mois » | Copie de la carte d'identité de l'hébergeant + document prouvant votre lien avec la commune | Fiche F1965, vérifiée le 13 août 2026 |
| Mineur hébergé (carte d'identité ou passeport) | Une attestation sur l'honneur « datée, signée et certifiant une résidence stable ou supérieure à 3 mois », remise en original | Photocopie de la pièce d'identité de l'hébergeant + justificatif de domicile de l'hébergeant de moins d'un an | Fiche F32675, vérifiée le 22 avril 2025 |
La lecture de ces deux premières lignes mérite qu'on s'y arrête. Pour un titre d'identité, l'ancienneté est demandée à l'hébergement : il doit durer depuis plus de trois mois. Pour la liste électorale, l'exigence porte sur le document : le certificat d'hébergement lui-même doit dater de moins de trois mois. Une attestation rédigée l'an dernier pour un hébergement qui dure depuis deux ans conviendra donc pour un passeport, et sera refusée en mairie pour une inscription électorale.
La fiche « S'inscrire sur la liste électorale en mairie : quel justificatif de domicile ? », mise à jour le 13 août 2026, emploie un autre nom et ajoute une pièce qui n'existe nulle part ailleurs. Elle réclame un « certificat d'hébergement établi par la personne chez qui vous habitez, attestant que vous habitez chez elle et datant de moins de 3 mois » : c'est le même écrit que l'attestation d'hébergement, sous une appellation différente, et il n'y a pas lieu d'en changer la rédaction. Elle demande en outre la « copie de la carte d'identité de la personne chez qui vous habitez » et un « document prouvant votre lien avec la commune (bulletin de salaire récent ou tout document indiquant votre nom et l'adresse de la personne vous hébergeant) ». Le raisonnement est propre au droit électoral : la commune vérifie une attache réelle, pas seulement un toit.
La même fiche allège la procédure pour les jeunes hébergés chez leurs parents. Avant 26 ans, deux documents suffisent et l'attestation disparaît : « document de moins de 3 mois prouvant le domicile réel de votre parent dans la commune » et « document prouvant votre lien de filiation », par exemple une copie du livret de famille. À partir de 26 ans, le régime redevient celui de l'hébergement chez un tiers, avec un certificat d'hébergement établi par le parent.
Pour un mineur, la fiche « Carte d'identité, passeport : quel justificatif de domicile pour un mineur ? », vérifiée le 22 avril 2025, reprend les trois mêmes pièces que pour un majeur hébergé. Un cas mérite attention, celui de la résidence alternée : lorsque les deux adresses doivent figurer sur le titre, il faut produire « la preuve de la résidence alternée (convention conclue entre les parents ou décision du juge) » et « 2 justificatifs de domicile (un pour chaque parent) ». À défaut, prévient la fiche, « le titre d'identité sera établi uniquement avec l'adresse communiquée par le parent qui dépose la demande ». Pour le mineur simplement hébergé, la fiche rappelle là encore qu'aucun autre document ne doit être exigé. Le détail de ce cas est traité dans notre guide attestation d'hébergement enfant.
Voici la confusion la plus coûteuse, parce qu'elle se paie en argent et en délai. Deux documents portent des noms voisins et n'ont rien de commun.
L'attestation d'hébergement est un écrit privé. Elle se rédige à la maison, elle est gratuite, elle ne passe devant aucune administration et elle sert à prouver une adresse en France. L'attestation d'accueil est un acte administratif. Selon la fiche « Attestation d'accueil » de service-public.gouv.fr, vérifiée le 21 octobre 2025, elle concerne l'accueil d'un étranger non européen venant en France pour un séjour touristique de moins de trois mois. Elle se demande en mairie, « la présence de l'hébergeant en mairie est une condition nécessaire pour la validation de l'attestation d'accueil », et « l'attestation d'accueil coûte 30 € », réglés par timbre fiscal. Cette taxe « est due même en cas de refus de la demande » et n'est pas remboursée.
| Critère | Attestation d'hébergement | Attestation d'accueil |
|---|---|---|
| Nature | Écrit privé, déclaration sur l'honneur | Document validé par le maire |
| À quoi elle sert | Justifier une adresse en France | Permettre un séjour touristique de moins de 3 mois d'un étranger non européen |
| Où l'obtenir | Modèle gratuit en ligne ou papier libre | Guichet de la mairie du lieu d'hébergement |
| Coût | Gratuit | 30 € en timbre fiscal |
| Pièces demandées à l'hébergeant | Sa pièce d'identité et son justificatif de domicile | Identité, titre d'occupation du logement, factures, 3 derniers bulletins de salaire, dernier avis d'imposition, éléments sur la surface et la salubrité du logement |
| Délai | Immédiat | Instruction par le maire ; son silence pendant 1 mois vaut refus implicite, contestable devant le préfet dans les 2 mois |
Retenez le test le plus simple. Si la personne hébergée vit déjà en France et doit prouver son adresse pour un titre, une inscription ou un dossier, c'est une attestation d'hébergement, gratuite. Si elle vient de l'étranger, hors Union européenne, pour un séjour de moins de trois mois, c'est une attestation d'accueil, en mairie, à 30 €.
C'est la raison pour laquelle il faut lire ce que l'on signe. Une attestation d'hébergement est une attestation au sens du code pénal, et le mensonge y est un délit autonome, indépendamment de tout préjudice constaté.
L'article 441-7 du code pénal dispose qu'« indépendamment des cas prévus au présent chapitre, est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende le fait : 1° D'établir une attestation ou un certificat faisant état de faits matériellement inexacts ; 2° De falsifier une attestation ou un certificat originairement sincère ; 3° De faire usage d'une attestation ou d'un certificat inexact ou falsifié ». Les trois branches se lisent ensemble : celui qui rédige, celui qui modifie et celui qui se sert du document sont visés au même titre. Le texte ajoute une aggravation : « Les peines sont portées à trois ans d'emprisonnement et à 45 000 euros d'amende lorsque l'infraction est commise soit en vue de porter préjudice au Trésor public ou au patrimoine d'autrui, soit en vue d'obtenir un titre de séjour ou le bénéfice d'une protection contre l'éloignement. »
| Comportement | Peine encourue | Texte |
|---|---|---|
| Établir une attestation faisant état de faits matériellement inexacts | 1 an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende | Art. 441-7, 1° C. pén. |
| Falsifier une attestation d'abord sincère, ou faire usage d'une attestation inexacte | 1 an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende | Art. 441-7, 2° et 3° C. pén. |
| Attestation établie pour nuire au Trésor public ou obtenir un titre de séjour | 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende | Art. 441-7, dernier alinéa C. pén. |
| Fausse déclaration pour obtenir une prestation ou un avantage indu | 2 ans d'emprisonnement et 30 000 € d'amende | Art. 441-6, al. 2 C. pén. |
| Altération frauduleuse de la vérité dans un écrit établissant un droit | 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende | Art. 441-1 C. pén. |
La quatrième ligne mérite un mot, car elle vise une situation très concrète. L'article 441-6 du code pénal punit « de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende » le fait « de fournir sciemment une fausse déclaration ou une déclaration incomplète en vue d'obtenir ou de tenter d'obtenir, de faire obtenir ou de tenter de faire obtenir d'une personne publique, d'un organisme de protection sociale ou d'un organisme chargé d'une mission de service public une allocation, une prestation, un paiement ou un avantage indu ». Une attestation d'hébergement de complaisance produite pour déclencher une aide au logement entre dans cette prévision.
Enfin, l'article 441-1 du code pénal pose le cadre général : « Constitue un faux toute altération frauduleuse de la vérité, de nature à causer un préjudice et accomplie par quelque moyen que ce soit, dans un écrit ou tout autre support d'expression de la pensée qui a pour objet ou qui peut avoir pour effet d'établir la preuve d'un droit ou d'un fait ayant des conséquences juridiques. Le faux et l'usage de faux sont punis de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende. »
Le service rendu ne neutralise pas le risque. Beaucoup d'attestations de complaisance sont écrites pour rendre service, sans intention de nuire. L'article 441-7 n'exige pourtant ni intention de nuire ni préjudice effectif : il suffit d'établir en connaissance de cause une attestation faisant « état de faits matériellement inexacts ». Attester d'un hébergement qui n'a pas lieu, ou d'une date de début que l'on sait arrangée, suffit à caractériser le délit.
Oui, sur deux terrains au moins, et cela se décide avant de signer. Le premier est locatif : un locataire qui héberge durablement un tiers doit vérifier son bail, certains contrats encadrant l'occupation par des personnes étrangères au foyer. Le second touche aux aides et aux impôts : la composition du foyer déclarée aux organismes sociaux et à l'administration fiscale doit correspondre à la réalité, et une personne hébergée durablement modifie parfois cette composition. L'attestation, qui date officiellement l'entrée dans les lieux, devient alors une pièce cohérente ou contradictoire avec vos propres déclarations.
La voie la plus rapide passe par le modèle officiel, et l'ensemble tient en une dizaine de minutes si les pièces sont réunies à l'avance. Voici l'ordre à suivre.
Un mot sur la signature électronique : rien ne l'interdit, mais les guichets qui réclament l'attestation « en original » attendent en pratique un document imprimé et signé à la main. Face à un dossier physique, l'impression reste le choix sûr.
Pour une attestation d'hébergement remplir en ligne sans passer par le simulateur de l'administration, Actav met à disposition son propre générateur « Modèle attestation d'hébergement », annoncé sur sa page comme 100 % gratuit et sans inscription. Le principe est le même que celui du modèle officiel, avec deux différences pratiques. La page décrit la démarche ainsi : « Renseignez les quelques informations demandées, indiquez votre email, et récupérez votre attestation d'hébergement aux formats Word et PDF, prête à imprimer et à signer. » Première différence, le document arrive par email en deux formats et non en PDF seul, ce qui laisse le Word modifiable si le service demandeur réclame une précision. Seconde différence, il faut fournir une adresse email, là où le simulateur de service-public.gouv.fr n'en demande pas. Dans les deux cas le résultat est identique au regard des administrations : c'est le même écrit sur l'honneur, avec les mêmes mentions, et il n'existe aucun support imposé.
Sur Actav (actav.fr), le générateur « Modèle attestation d'hébergement » est 100 % gratuit et sans inscription, document reçu par email aux formats Word et PDF. La bibliothèque, elle, réunit des modèles payants rédigés par des avocats inscrits au Barreau pour les actes voisins du logement, notamment le bail habitation à 49 €, le bail mobilité à 75 € et le bail professionnel meublé à 95 €. C'est vers ces baux qu'il faut se tourner lorsque l'occupation du logement s'accompagne d'un paiement, car il ne s'agit alors plus d'un hébergement.
En six blocs d'information, écrits et signés par l'hébergeant. Le modèle officiel gratuit de service-public.gouv.fr, vérifié le 11 mai 2026, les décompose en seize champs obligatoires : les prénom, nom, genre, date et ville de naissance de la personne qui héberge, les mêmes données pour la personne hébergée, la date de début de l'hébergement, l'adresse complète avec code postal et commune, puis le lieu et la date de rédaction. La signature manuscrite s'ajoute après impression. La formule est celle-ci : « Je soussigné(e) [prénom et nom], né(e) le [date] à [ville], déclare sur l'honneur héberger à mon domicile [prénom et nom], né(e) le [date] à [ville], depuis le [date] à l'adresse suivante : [adresse] ». Le simulateur précise que « sauf indication contraire, toutes les informations demandées sont obligatoires », seul le complément d'adresse étant facultatif. Aucun cerfa n'existe : le papier libre a la même valeur.
Oui, c'est le même document et la même méthode. Remplir attestation d'hébergement, avec ou sans l'article, désigne toujours l'écrit sur l'honneur par lequel une personne déclare en héberger une autre à son domicile. Aucun texte ne réglemente ni son nom ni sa forme : les administrations le désignent tantôt « attestation sur l'honneur de l'hébergement » sur la fiche F14807 vérifiée le 19 mai 2026, tantôt « certificat d'hébergement » sur la fiche F1965 vérifiée le 13 août 2026, sans que le contenu change. Dans tous les cas, le document porte les six mêmes blocs d'information, il est rédigé et signé par l'hébergeant, et il voyage avec la photocopie de la pièce d'identité de celui-ci et son justificatif de domicile de moins d'un an.
Sur papier libre, à la première personne, en reprenant la formule du modèle officiel. Le texte commence par « Je soussigné(e) » suivi de votre état civil complet, se poursuit par « déclare sur l'honneur héberger à mon domicile » avec l'état civil de la personne hébergée, puis la date de début de l'hébergement et l'adresse du logement. Il se termine par la commune, la date, votre signature manuscrite et vos prénom et nom. Trois choses à ne pas écrire : une durée prévisionnelle, une mention de loyer ou de participation aux frais, qui ferait basculer le document vers un bail, et des explications personnelles que l'administration ne demande pas. Rédigez au jour de la signature : une attestation antidatée fait état de faits inexacts au sens de l'article 441-7 du code pénal.
En six étapes, pour une dizaine de minutes. Réunissez les états civils complets des deux personnes, cinq données chacune. Fixez une date de début d'hébergement réelle. Ouvrez le générateur gratuit Actav ou le modèle gratuit de service-public.gouv.fr, dont le parcours tient en trois temps, compléter, télécharger le PDF, imprimer et signer, ou reprenez la formule sur papier libre. Signez à la main, en tant qu'hébergeant. Joignez la photocopie de votre pièce d'identité et votre justificatif de domicile de moins d'un an en original, les deux pièces qu'exige la fiche F14807. Vérifiez enfin la date attendue par la démarche : hébergement de plus de 3 mois pour un titre d'identité, attestation de moins de 3 mois pour la liste électorale.
Gratuitement, sur le générateur Actav ou sur service-public.gouv.fr. Actav met en ligne un générateur « Modèle attestation d'hébergement » annoncé comme 100 % gratuit et sans inscription, qui renvoie le document par email aux formats Word et PDF. L'administration, de son côté, met en ligne un modèle à la page R39697, vérifiée le 11 mai 2026, présenté comme un service gratuit destiné à « toute personne qui souhaite justifier de son domicile », avec un parcours en trois étapes : compléter les informations, télécharger le document au format PDF, l'imprimer et le signer. Aucun formulaire cerfa n'existe pour ce document, et aucune administration ne peut imposer un support particulier : une attestation rédigée sur papier libre, manuscrite ou tapée, produit exactement le même effet dès lors qu'elle porte les mentions attendues et la signature de l'hébergeant. Méfiez-vous en revanche des sites tiers qui font payer un modèle disponible gratuitement.
Trois règles, dont deux sont des règles de forme et une de fond. Première règle de forme : c'est l'hébergeant qui rédige et signe, jamais la personne hébergée, faute de quoi le document ne prouve rien. Deuxième règle de forme : l'attestation voyage avec deux pièces, la photocopie de la pièce d'identité de l'hébergeant et son justificatif de domicile de moins d'un an, l'attestation étant remise en original selon la fiche F14807 vérifiée le 19 mai 2026. La règle de fond est la sincérité : l'article 441-7 du code pénal punit d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende le fait d'établir une attestation « faisant état de faits matériellement inexacts », peines portées à 3 ans et 45 000 € en cas d'atteinte au Trésor public ou de recherche d'un titre de séjour.
Aucun délai de délivrance, mais deux délais de validité qu'il ne faut pas confondre. La rédaction est immédiate, l'attestation étant un écrit privé qui ne passe devant aucune administration. En revanche, pour une carte d'identité ou un passeport, l'attestation doit certifier que vous habitez chez l'hébergeant « de manière stable ou depuis plus de 3 mois » : c'est l'hébergement qui doit avoir cette ancienneté. Pour une inscription sur la liste électorale, la fiche F1965 vérifiée le 13 août 2026 exige au contraire un certificat d'hébergement « datant de moins de 3 mois » : c'est le document qui doit être récent. Troisième durée à part : le justificatif de domicile de l'hébergeant joint au dossier doit dater de moins d'un an.
Trois documents forment le lot, et la fiche officielle en ferme la liste. Selon la fiche F14807, il faut présenter la « pièce d'identité de la personne qui vous héberge (photocopie uniquement) », l'« attestation sur l'honneur de l'hébergement datée, signée et certifiant que vous habitez chez elle de manière stable ou depuis plus de 3 mois (original) » et un « justificatif de domicile de moins d'un an au nom de l'hébergeant (original) ». Ce dernier peut être une facture de téléphone, d'électricité, de gaz ou d'eau, une quittance de loyer d'un organisme social ou d'une agence immobilière, un titre de propriété, un avis d'imposition ou de non imposition, une attestation d'assurance du logement ou un relevé de la Caf mentionnant les aides au logement. La fiche ajoute : « Aucun autre document ne doit être exigé. »
Rien. L'attestation d'hébergement est un écrit privé : elle ne se paie pas, ne se fait pas viser et ne demande aucun timbre fiscal. Le modèle mis en ligne par l'administration sur service-public.gouv.fr est explicitement un service gratuit. Une seule dépense possible, et elle est facultative : l'impression du document. La confusion vient de l'attestation d'accueil, qui est un document tout différent : réservée à l'accueil d'un étranger non européen pour un séjour touristique de moins de trois mois, elle se demande en mairie et « coûte 30 € » en timbre fiscal, selon la fiche officielle vérifiée le 21 octobre 2025. Si un site vous facture une attestation d'hébergement, il vous vend un document que l'État distribue gratuitement.
Non, jamais seule. C'est l'erreur la plus fréquente. L'attestation ne vaut justificatif de domicile qu'accompagnée de deux autres pièces, toutes deux relatives à l'hébergeant : la photocopie de sa pièce d'identité et son propre justificatif de domicile de moins d'un an, remis en original. La logique est simple : l'attestation dit qui héberge et depuis quand, la pièce d'identité prouve que le signataire est bien cette personne, et le justificatif de domicile prouve que cette personne habite réellement à l'adresse indiquée. Retirez une des trois pièces et la démonstration s'effondre. La fiche F14807 verrouille d'ailleurs la liste dans les deux sens, puisqu'elle précise qu'« aucun autre document ne doit être exigé ».
C'est possible, mais on quitte alors le terrain de l'attestation d'hébergement. Héberger signifie loger sans contrepartie financière : c'est ce que le document atteste, et c'est pourquoi on parle d'hébergement à titre gratuit. Dès qu'une somme est versée en échange du logement, la relation devient une location, quelle que soit la modestie du montant, et le document adapté est un contrat, bail d'habitation ou bail meublé selon le cas, avec les obligations qui l'accompagnent : montant du loyer, dépôt de garantie, état des lieux et quittances. Écrire dans une attestation d'hébergement que la personne participe aux frais est donc contradictoire : cela décrit une occupation payante sous un document qui certifie l'inverse.
Lorsque l'occupation du logement s'accompagne d'un paiement, ce n'est plus un hébergement : il faut un bail. La bibliothèque Actav réunit des modèles Word rédigés et vérifiés par des avocats inscrits au Barreau.