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ACRE : êtes-vous éligible, et combien allez-vous économiser ?

Attention, les règles ont changé : depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, l'ACRE n'est plus automatique, même pour les sociétés, et doit être demandée à l'URSSAF dans les 60 jours. Répondez à 5 questions : le simulateur vérifie votre éligibilité selon les règles en vigueur et estime votre exonération.

L'exonération porte sur 25 % des cotisations pendant 12 mois : le simulateur vérifie votre éligibilité et chiffre l'économie pour votre situation.
Aucun compte requis Réforme 2026 intégrée (décret n° 2026-69) Sources officielles citées

L'ACRE (aide à la création ou à la reprise d'entreprise) est une exonération partielle de cotisations sociales de début d'activité : 25 % pendant 12 mois, réservée à une liste précise de bénéficiaires, et depuis le 1ᵉʳ janvier 2026 elle doit être demandée à l'URSSAF dans les 60 jours suivant le début d'activité, quel que soit le statut (fiche F11677 d'entreprendre.service-public.gouv.fr, décret n° 2026-69). Le simulateur ci-dessous vérifie votre éligibilité et estime votre économie. Pour créer la société elle-même : « Seul, sans actif à protéger et avec un apport simple en numéraire : une legaltech de création suffit. Dès qu'un des 3 A est présent — plusieurs Associés, un Actif (fonds de commerce, immobilier), des Apports complexes — les statuts deviennent un acte sur mesure : il faut un avocat, qui engage sa responsabilité professionnelle. » Les honoraires d'avocat sont libres et fixés d'un commun accord dans une convention écrite (art. 10, loi du 31 décembre 1971).

🎯 SIMULATEUR ACRE 2026

Votre éligibilité et votre exonération, en 5 questions

Le simulateur applique les règles en vigueur (liste officielle des bénéficiaires, contrôle effectif pour les sociétés, plafonds 2026) et estime votre économie.

Vous créez ou reprenez :

Une micro-entreprise
Une société (SASU, EURL, SARL, SAS…)
Une entreprise individuelle (hors micro)

Quelle est votre situation vis-à-vis de l'emploi ?

C'est le premier critère d'éligibilité : un seul choix.

Je touche le chômage (ARE) ou l'allocation de sécurisation professionnelle (ASP)
Je suis inscrit à France Travail sans être indemnisé (au moins 6 mois sur les 18 derniers)
Je touche le RSA ou l'ASS
Aucune de ces situations

L'un de ces cas particuliers vous concerne-t-il ?

J'ai entre 18 et 25 ans (ou jusqu'à 29 ans, reconnu handicapé)
J'ai moins de 30 ans, sans droit au chômage
Je touche la PreParE (congé parental)
Je reprends une entreprise en procédure collective (dont je suis salarié ou licencié)
Je suis sans emploi avec un contrat CAPE
Aucun

Où sera implantée votre entreprise ?

Certains territoires ouvrent droit à l'ACRE à eux seuls.

Dans un quartier prioritaire de la ville (QPV)
Dans une zone France ruralités revitalisation (ZFRR / ZFRR+)
Ailleurs

Contrôlez-vous effectivement la société ?

Contrôle effectif = l'un des 3 cas : plus de 50 % du capital (seul ou en famille) dont au moins 35 % à titre personnel · dirigeant avec au moins 1/3 du capital dont 25 % personnel (aucun autre associé au-delà de 50 %) · demandeurs détenant ensemble plus de 50 %, dont un dirigeant. À maintenir 2 ans (art. R5141-2 C. trav.).

Oui, je suis dans l'un de ces 3 cas
Non

Avez-vous déjà bénéficié de l'ACRE au cours des 3 dernières années ?

Non
Oui

Votre revenu estimé la 1ʳᵉ année

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Généré avec VOS réponses : votre synthèse d'éligibilité, le bon formulaire URSSAF pour votre statut, la liste de vos pièces justificatives et le compte à rebours des 60 jours, en PDF, GRATUIT.

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Sources : entreprendre.service-public.gouv.fr (fiche F11677, mise à jour du 01/07/2026) · décret n° 2026-69 du 6 février 2026 · art. L131-6-4, D131-6-1 et D131-6-3 du Code de la sécurité sociale · art. R5141-2 du Code du travail. L'éligibilité définitive est appréciée par l'URSSAF (réponse sous 30 jours, le silence valant accord).
📚 DÉFINITION

L'ACRE, c'est quoi ? Définition simple

L'ACRE (aide à la création ou à la reprise d'entreprise) est une exonération partielle et temporaire de cotisations sociales accordée en début d'activité. Pendant votre première période d'exercice, une partie des cotisations dues sur vos revenus professionnels n'est tout simplement pas prélevée : vous cotisez moins, donc vous gardez davantage de trésorerie au moment où votre entreprise en a le plus besoin. Le dispositif est défini à l'article L. 131-6-4 du code de la sécurité sociale et présenté sur service-public.gouv.fr.

Le dispositif ACRE s'adresse aux créateurs et aux repreneurs d'entreprise, que l'activité soit exercée en entreprise individuelle (micro-entreprise comprise) ou en société (SASU, SAS, EURL, SARL...). Depuis 2026, il faut appartenir à une liste officielle de bénéficiaires et déposer une demande à l'URSSAF : rien n'est automatique.

💡 L'ACRE n'est pas une prime. Aucune somme n'est versée sur votre compte : c'est une réduction de cotisations, appliquée directement par l'URSSAF. L'aide en capital versée par France Travail est un autre dispositif, l'ARCE, qui exige d'ailleurs d'avoir obtenu l'ACRE au préalable.

Autre limite à connaître dès maintenant : l'exonération est partielle. La CSG-CRDS, la retraite complémentaire et la contribution à la formation professionnelle restent dues dans tous les cas. L'ACRE allège le début d'activité, elle ne le rend jamais totalement gratuit en cotisations.

🧭 RÉFORME 2026

Ce qui change en 2026 : demande obligatoire, exonération réduite

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (article 23 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025) et son décret d'application n° 2026-69 du 6 février 2026 ont profondément réformé l'ACRE. Une grande partie des contenus encore en ligne décrit l'ancien régime : voici les règles réellement applicables, vérifiées sur les textes.

SujetJusqu'au 31 décembre 2025Depuis 2026
Attribution (EI au réel, sociétés)Automatique, sans aucune démarcheSur demande à l'URSSAF, dans les 60 jours suivant le début d'activité
Conditions d'éligibilitéAucune condition hors micro-entrepriseListe unique de bénéficiaires, identique pour tous les statuts
Niveau d'exonération (hors micro)Exonération totale des cotisations couvertes sous 75 % du plafondExonération limitée à 25 % des cotisations couvertes, sous le même plafond de revenus
Micro-entrepreneursTaux de cotisation réduit de moitié (50 % du taux normal)Taux fixé à 75 % du taux normal, pour les créations à compter du 1er juillet 2026

Le calendrier compte : la demande obligatoire sous 60 jours et l'exonération de 25 % s'appliquent aux créations et reprises intervenues depuis le 1er janvier 2026 pour les entrepreneurs individuels au réel et les dirigeants de sociétés, et depuis le 1er juillet 2026 pour les micro-entrepreneurs. Les micro-entreprises créées avant le 1er juillet 2026 conservent leurs taux réduits antérieurs jusqu'au terme de leur période d'exonération. La réforme a aussi consolidé la liste des bénéficiaires, qui intègre les créations en zone France ruralités revitalisation (ZFRR et ZFRR+), en plus des quartiers prioritaires de la politique de la ville.

💡 Attention aux contenus périmés. Un article qui annonce encore une ACRE « automatique » ou une « exonération de 50 % » décrit le droit antérieur à 2026. Depuis le décret n° 2026-69, tout le monde doit la demander, et l'exonération est de 25 %. En cas de doute, fiez-vous à service-public.gouv.fr et à l'URSSAF.
✅ ÉLIGIBILITÉ

Qui a droit à l'ACRE ? Les conditions d'éligibilité

Depuis le 1er janvier 2026, les conditions ACRE sont les mêmes pour tous les statuts : il faut se trouver dans l'une des situations de la liste officielle au moment de la création ou de la reprise. La liste complète, publiée sur service-public.gouv.fr, vise :

  • les demandeurs d'emploi indemnisés par France Travail (ex-Pôle emploi) au titre de l'ARE ou de l'ASP ;
  • les demandeurs d'emploi non indemnisés, inscrits au moins 6 mois à France Travail au cours des 18 derniers mois ;
  • les bénéficiaires du RSA ou de l'ASS (allocation de solidarité spécifique) ;
  • les jeunes de 18 à 25 ans révolus (jusqu'à 29 ans révolus pour les personnes reconnues handicapées) ;
  • les personnes de moins de 30 ans qui ne remplissent pas la condition d'activité antérieure pour être indemnisées ;
  • les salariés ou les personnes licenciées d'une entreprise en sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire qui reprennent tout ou partie de cette entreprise ;
  • les titulaires d'un contrat d'appui au projet d'entreprise (CAPE) ;
  • les créateurs ou repreneurs d'une entreprise implantée dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) ;
  • les créateurs ou repreneurs d'une entreprise implantée en zone France ruralités revitalisation (ZFRR ou ZFRR+) ;
  • les bénéficiaires de la prestation partagée d'éducation de l'enfant (PreParE).

En société : la condition de contrôle effectif

Créer une société ne suffit pas : il faut en exercer le contrôle effectif, au sens de l'article R. 5141-2 du code du travail. Trois situations alternatives sont admises :

  1. détenir, seul ou avec son conjoint, son partenaire de PACS, son concubin, ses ascendants et descendants, plus de la moitié du capital, dont au moins 35 % à titre personnel ;
  2. être dirigeant de la société et détenir, dans les mêmes conditions familiales, au moins un tiers du capital, dont au moins 25 % à titre personnel, sans qu'aucun autre associé détienne plus de la moitié du capital ;
  3. à plusieurs demandeurs : détenir ensemble plus de la moitié du capital, à condition que l'un au moins soit dirigeant et que chacun détienne une part au moins égale au dixième de celle du principal associé.

Ces conditions doivent rester remplies pendant 2 ans au minimum : à défaut, l'URSSAF peut retirer l'aide et réclamer les cotisations exonérées. Dernière règle transversale, posée par l'article L. 131-6-4 : ne pas avoir déjà bénéficié de l'ACRE au cours des 3 années précédentes, décomptées depuis la fin du précédent bénéfice.

🧭 PAR STATUT

L'ACRE selon votre statut : micro, SASU, EURL, SARL, EI

Le statut juridique détermine trois choses : la forme que prend l'exonération, sa durée et le formulaire à déposer. Voici les règles applicables statut par statut.

ACRE auto-entrepreneur et micro-entreprise

Pour un micro-entrepreneur, l'ACRE prend la forme d'un taux de cotisation minoré : 75 % du taux normal, arrondi au dixième de pourcent supérieur, pour les créations intervenues depuis le 1er juillet 2026 (article D. 131-6-3 du code de la sécurité sociale). Sur la base des taux 2026 publiés par service-public.gouv.fr, cela donne :

Activité en micro-entrepriseTaux normal 2026Taux avec ACRE (création depuis le 01/07/2026)
Achat-revente de marchandises (BIC)12,3 %9,3 %
Prestations de services BIC21,2 %15,9 %
Activités libérales BNC (hors Cipav)25,6 %19,2 %
Activités libérales relevant de la Cipav23,2 %17,4 %

Le taux réduit s'applique jusqu'à la fin du 3ᵉ trimestre civil qui suit celui du début d'activité. Conséquence pratique : mieux vaut démarrer en tout début de trimestre civil (1er janvier, 1er avril, 1er juillet, 1er octobre) pour profiter de la durée maximale. La demande passe par le formulaire de demande d'ACRE micro-entrepreneur, à déposer sur autoentrepreneur.urssaf.fr, idéalement en même temps que la déclaration de création.

ACRE en SASU ou SAS

Le président de SASU ou de SAS est un dirigeant assimilé salarié : l'ACRE exonère 25 % des cotisations sociales couvertes, calculées sur sa rémunération, pendant 12 mois et sous conditions de revenus. Le formulaire adapté est la demande d'ACRE mandataire social assimilé salarié, accompagnée du justificatif de contrôle effectif de la société (statuts, répartition du capital). À noter : sans rémunération versée, il n'y a pas de cotisations, donc rien à exonérer (voir la FAQ).

ACRE en EURL ou SARL

Le gérant associé unique d'EURL et le gérant majoritaire de SARL sont des travailleurs indépendants : s'ils relèvent d'un régime réel, ils utilisent le formulaire de demande d'ACRE travailleur indépendant ; si l'entreprise relève du régime micro-social, c'est le formulaire micro-entrepreneur qui s'applique. Le gérant minoritaire ou égalitaire rémunéré, assimilé salarié, dépose quant à lui le formulaire mandataire social. Dans tous les cas, le contrôle effectif de la société doit être démontré.

ACRE en entreprise individuelle (EI)

L'entrepreneur individuel au régime réel bénéficie de l'exonération de 25 % pendant 12 mois, via le formulaire travailleur indépendant. S'il a opté pour le régime de la micro-entreprise, ce sont les taux minorés du tableau ci-dessus qui s'appliquent, avec le formulaire micro-entrepreneur.

📊 MONTANT

Montant de l'ACRE : combien économise-t-on ?

L'exonération ACRE porte sur les cotisations d'assurance maladie et maternité, de retraite de base, d'invalidité-décès et d'allocations familiales. Restent dues en totalité : la CSG-CRDS, la retraite complémentaire, la contribution à la formation professionnelle et, pour les assimilés salariés, les cotisations d'accidents du travail. Pour les créations intervenues depuis le 1er janvier 2026 (hors micro), l'article D. 131-6-1 du code de la sécurité sociale fixe l'exonération au quart des cotisations couvertes, avec un barème dégressif selon le revenu :

Revenu ou rémunération sur la périodeExonération applicable
Jusqu'à 36 045 € (75 % du plafond de la sécurité sociale 2026)25 % des cotisations couvertes, à taux plein
De 36 045 € à 48 060 €Exonération dégressive, qui décroît linéairement
À partir de 48 060 € (plafond annuel 2026)Aucune exonération

Deux exemples chiffrés, calculs vérifiables. Premier cas, un micro-entrepreneur en prestations de services BIC créé en août 2026, qui encaisse 30 000 € de chiffre d'affaires pendant sa période ACRE : au taux normal de 21,2 %, il paierait 6 360 € de cotisations ; au taux ACRE de 15,9 %, il en paie 4 770 €, soit 1 590 € d'économie. Second cas, la dégressivité hors micro : la formule réglementaire réduit l'exonération proportionnellement à l'approche du plafond. À 43 254 € de revenu (90 % du plafond), il ne reste que 10 % d'exonération sur les cotisations couvertes ; à 48 060 €, plus rien.

En achat-revente, un micro-entrepreneur qui réalise 50 000 € de chiffre d'affaires sur la période passe de 6 150 € de cotisations (taux de 12,3 %) à 4 650 € (taux ACRE de 9,3 %) : 1 500 € conservés. Le simulateur en haut de page applique ces barèmes 2026 à votre situation, statut par statut.

💡 L'ACRE ne divise pas vos charges par deux. L'exonération est plafonnée à 25 % des seules cotisations couvertes : sur un échéancier complet, l'économie réelle est donc toujours inférieure à 25 % du total des prélèvements, CSG-CRDS et retraite complémentaire restant dues.
⏱ DURÉE

Combien de temps dure l'ACRE ?

Pour les entrepreneurs individuels au réel et les dirigeants de sociétés, la durée de l'ACRE est de 12 mois, décomptés depuis la date d'effet de l'affiliation ou le début d'activité de l'entreprise (article L. 131-6-4 du code de la sécurité sociale).

Pour les micro-entrepreneurs, le taux minoré s'applique jusqu'à la fin du 3ᵉ trimestre civil qui suit celui du début d'activité. La durée réelle dépend donc de la date de départ : une activité déclarée le 1er octobre 2026 bénéficie du taux réduit jusqu'au 30 septembre 2027, soit 12 mois pleins ; la même activité déclarée le 15 septembre 2026 en bénéficie jusqu'au 30 juin 2027, soit environ 9 mois et demi. D'où le conseil déjà donné plus haut : caler son immatriculation en tout début de trimestre civil.

Dans les deux cas, la période n'est ni prolongeable ni renouvelable à volonté : une nouvelle ACRE suppose d'attendre 3 ans après la fin de la précédente.

📄 DEMANDE

La demande d'ACRE à l'URSSAF, pas à pas

Depuis le 1er janvier 2026, la demande d'ACRE est obligatoire pour tous, quel que soit le statut. Le décret n° 2026-69 fixe la règle : la demande est introduite auprès de l'URSSAF au plus tard le soixantième jour qui suit la date d'ouverture de l'activité, telle qu'elle figure sur le justificatif de création. Le bon réflexe : déposer la demande en même temps que le dossier de création, ou dans la foulée, sans attendre la fin du délai.

Quel formulaire de demande d'ACRE selon votre statut ?

Votre situationFormulaireDépôt
Micro-entrepreneur (auto-entrepreneur)Demande d'ACRE micro-entrepreneurEn ligne sur autoentrepreneur.urssaf.fr, avec ou juste après la déclaration de création
Travailleur indépendant hors micro (EI au réel, gérant associé unique d'EURL, gérant majoritaire de SARL)Demande d'ACRE travailleur indépendantÀ transmettre à l'URSSAF, de préférence depuis votre compte en ligne urssaf.fr
Mandataire social assimilé salarié (président de SAS ou SASU, gérant minoritaire rémunéré)Demande d'ACRE mandataire social assimilé salariéÀ transmettre à l'URSSAF

Comment demander l'ACRE : les 5 étapes

  1. Vérifiez que vous êtes dans l'une des situations de la liste des bénéficiaires, et notez la date d'ouverture d'activité portée sur votre justificatif de création : c'est elle qui fait courir le délai de 60 jours.
  2. Téléchargez le formulaire correspondant à votre statut (tableau ci-dessus) et remplissez-le : identification de l'entreprise, situation ouvrant droit à l'aide, et pour une société la répartition du capital.
  3. Joignez la ou les pièces justificatives de votre situation (liste ci-dessous).
  4. Déposez le dossier de demande d'ACRE auprès de l'URSSAF dans les 60 jours : en ligne pour les micro-entrepreneurs, via votre compte URSSAF ou par envoi du formulaire pour les autres statuts. Conservez précieusement l'accusé de dépôt.
  5. Attendez la décision : l'URSSAF répond sous 30 jours et, sans réponse dans ce délai, l'ACRE est considérée comme accordée (service-public.gouv.fr).

Les pièces justificatives, situation par situation

  • Demandeur d'emploi indemnisé (ARE, ASP) : notification d'ouverture de droits de France Travail ou dernier titre de paiement.
  • Demandeur d'emploi non indemnisé : historique d'inscription attestant 6 mois de présence sur les listes au cours des 18 derniers mois.
  • Bénéficiaire du RSA ou de l'ASS : attestation justifiant du bénéfice de l'allocation.
  • 18 à 25 ans : pièce d'identité, la date de naissance suffisant à établir le droit.
  • Moins de 30 ans non indemnisable : attestation de non-indemnisation de France Travail, ou contrat de travail accompagné du justificatif de fin de contrat.
  • Reprise d'une entreprise en procédure collective : copie du jugement (sauvegarde, redressement ou liquidation) ou attestation de l'administrateur ou du liquidateur, avec l'acte de reprise.
  • Titulaire d'un CAPE : copie du contrat d'appui au projet d'entreprise.
  • Implantation en QPV ou en ZFRR / ZFRR+ : justificatif de l'adresse de l'entreprise dans la zone.
  • Bénéficiaire de la PreParE : notification de la CAF.
  • Création en société : justificatif du contrôle effectif (statuts, tableau de répartition du capital).

L'URSSAF peut demander des pièces complémentaires pour instruire le dossier : répondez vite, le délai de réponse de 30 jours ne joue en votre faveur que si le dossier est complet.

💡 60 jours, pas un de plus. Une demande déposée après le soixantième jour suivant le début d'activité est rejetée, et le bénéfice de l'ACRE est définitivement perdu pour cette création. Le délai court depuis la date d'ouverture d'activité mentionnée sur le justificatif de création, pas depuis votre premier client.
⏱ RÉPONSE URSSAF

Délai de réponse de l'URSSAF : 30 jours, silence vaut accord

Combien de temps met l'URSSAF à répondre à une demande d'ACRE ? 30 jours au maximum à compter du dépôt. Si aucune réponse n'est notifiée dans ce délai, l'aide est considérée comme accordée : le silence vaut acceptation, comme l'indique service-public.gouv.fr. C'est précisément pour cette raison qu'il faut conserver l'accusé de dépôt : il date le point de départ du délai et matérialise l'accord implicite.

En cas de refus, la notification précise le motif. Les motifs de refus les plus fréquents sont connus : demande déposée hors du délai de 60 jours, situation absente de la liste des bénéficiaires, ACRE déjà obtenue il y a moins de 3 ans, contrôle effectif de la société non démontré, ou dossier incomplet resté sans réponse.

Un refus n'est pas forcément définitif : vous pouvez d'abord demander un réexamen à votre URSSAF en apportant les pièces manquantes (recours amiable), puis, si le désaccord persiste, saisir la commission de recours amiable de l'organisme dans les 2 mois suivant la notification. Un refus fondé sur le dépassement du délai de 60 jours, en revanche, n'ouvre aucune régularisation possible.

📄 ATTESTATION

Attestation ACRE : comment prouver votre exonération ?

Il n'existe pas de « certificat ACRE » générique à télécharger : la preuve du droit, c'est la décision d'admission notifiée par l'URSSAF ou, en cas de silence gardé pendant 30 jours, votre accusé de dépôt accompagné de l'absence de réponse, qui vaut accord. En cas d'acceptation, l'URSSAF délivre une attestation d'admission au dispositif (service-public.gouv.fr).

Pour les micro-entrepreneurs, cette attestation d'exonération est déposée dans la messagerie du compte en ligne sur autoentrepreneur.urssaf.fr, où elle reste téléchargeable parmi les attestations du compte. Pour les autres statuts, une attestation d'exonération peut être demandée à tout moment via la messagerie du compte urssaf.fr : c'est le document à produire lorsqu'une banque, un expert-comptable ou un organisme de financement demande à « voir l'ACRE ».

Vérifiez enfin son application concrète : les échéanciers de cotisations (ou le taux appliqué à vos déclarations de chiffre d'affaires en micro) doivent refléter l'exonération. Si le taux normal continue d'être appliqué malgré l'accord, signalez-le via la messagerie de votre compte en joignant la décision.

🧭 CUMULS

ACRE, ARE, ARCE : quels cumuls possibles ?

L'ACRE est une exonération de cotisations : elle se cumule avec les aides de France Travail, mais celles-ci s'excluent entre elles. Deux stratégies existent pour un demandeur d'emploi indemnisé qui crée son entreprise :

  • ACRE + maintien de l'ARE : vous conservez vos allocations mensuelles, recalculées en fonction des revenus tirés de la nouvelle activité, tout en payant des cotisations allégées.
  • ACRE + ARCE : l'aide à la reprise ou à la création d'entreprise verse en capital 60 % du reliquat de vos droits ARE, en deux fois (la moitié au démarrage, la moitié 6 mois plus tard si l'activité se poursuit), après une retenue de 3 % au titre de la retraite complémentaire. Point décisif : l'ARCE exige d'avoir obtenu l'ACRE, comme le précisent France Travail et la fiche service-public.gouv.fr dédiée.

Impossible en revanche de cumuler ARCE et maintien mensuel de l'ARE : il faut choisir entre le capital immédiat et le filet de sécurité mensuel. Ce choix mérite un calcul à part entière (montants, rythme de revenus, trimestres de retraite validés) : notre article ACRE ou ARCE compare les deux stratégies chiffres à l'appui.

Côté minima sociaux, l'ACRE ne fait perdre ni le RSA ni l'ASS : ces allocations continuent d'obéir à leurs propres règles de calcul et de déclaration de revenus, indépendamment de l'exonération de cotisations.

❓ FAQ

ACRE : vos questions fréquentes

L'ACRE est-elle automatique ?

Non, plus depuis le 1er janvier 2026 : la demande est obligatoire pour tous. L'attribution automatique dont bénéficiaient les créateurs hors micro-entreprise a été supprimée par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026. La demande se dépose auprès de l'URSSAF dans les 60 jours suivant le début d'activité, avec le formulaire propre à votre statut.

ACCRE ou ACRE : quelle différence ?

C'est le même dispositif, renommé au 1er janvier 2019. L'ACCRE (aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d'entreprise) est devenue l'ACRE, ouverte au-delà des seuls chômeurs. Les règles ont ensuite évolué plusieurs fois, en dernier lieu avec la réforme de 2026 : un contenu qui parle encore d'ACCRE a de fortes chances d'être doublement périmé.

Peut-on bénéficier de l'ACRE deux fois ?

Oui, mais pas avant un délai de carence de 3 ans. L'article L. 131-6-4 du code de la sécurité sociale interdit un nouveau bénéfice pendant les 3 années qui suivent la fin de la précédente période d'exonération. Une seconde création trop rapprochée sera donc éligible aux autres aides, mais pas à l'ACRE.

Quel formulaire pour demander l'ACRE ?

Cela dépend de votre statut : trois formulaires coexistent. Micro-entrepreneur : formulaire de demande d'ACRE micro-entrepreneur, sur autoentrepreneur.urssaf.fr. Travailleur indépendant hors micro (EI au réel, gérant majoritaire) : formulaire travailleur indépendant. Président de SAS ou SASU et autres dirigeants assimilés salariés : formulaire mandataire social assimilé salarié. Les trois sont accessibles depuis service-public.gouv.fr.

L'ACRE est-elle rétroactive si j'oublie de la demander ?

Non : passé le délai de 60 jours, le droit est définitivement perdu pour cette création. Le décret n° 2026-69 impose un dépôt au plus tard le soixantième jour suivant la date d'ouverture de l'activité. Aucune régularisation tardive n'est prévue : la seule protection, c'est de déposer la demande en même temps que le dossier de création.

Combien économise-t-on avec l'ACRE ?

Jusqu'à 25 % des cotisations couvertes pendant la période d'exonération. En micro-entreprise, le taux de cotisation passe par exemple de 21,2 % à 15,9 % en prestations de services : 1 590 € conservés sur 30 000 € de chiffre d'affaires. Hors micro, l'exonération à taux plein suppose un revenu inférieur ou égal à 36 045 € en 2026, puis décroît jusqu'à s'annuler à 48 060 €.

L'ACRE vaut-elle pour une SASU sans rémunération ?

Elle peut être accordée, mais elle ne produit aucun effet tant qu'aucune rémunération n'est versée. Un président de SASU non rémunéré ne paie pas de cotisations sociales : il n'y a donc rien à exonérer. L'exonération joue uniquement sur les rémunérations versées pendant les 12 mois de la période, qui court quoi qu'il arrive à partir du début d'activité et ne se reporte pas.

ACRE et RSA sont-ils cumulables ?

Oui : être bénéficiaire du RSA est même l'une des situations qui ouvrent droit à l'ACRE. L'exonération de cotisations ne supprime pas l'allocation. Le RSA reste versé selon ses propres règles et se recalcule périodiquement en fonction des revenus que dégage la nouvelle activité, déclarés à la CAF.

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