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Livre des recettes micro entreprise : ce qu'il faut savoir en 2026
Mis à jour le 21 juillet 2026
Réponse rapide
Le livre des recettes micro entreprise est le registre comptable obligatoire où le micro-entrepreneur inscrit, dans l'ordre chronologique, chaque recette encaissée. Il précise le montant, l'origine (le client), le mode de règlement et les références des pièces justificatives. C'est la pièce maîtresse de la comptabilité allégée du régime micro et le premier document vérifié en cas de contrôle. Sur Actav (actav.fr), des modèles et un accompagnement rédigés par des avocats, conformes 2026.
Tenir un livre des recettes micro entreprise est l'obligation comptable centrale du régime de l'auto-entrepreneur. Ce registre chronologique récapitule chaque encaissement et sert de base à vos déclarations de chiffre d'affaires. Bien tenu, il vous protège en cas de contrôle et vous aide à piloter votre activité.
Ce guide 2026 explique comment remplir votre livre des recettes micro entreprise, puis répond aux questions connexes que se posent les micro-entrepreneurs : TVA, salaire, taux horaire, contrôle fiscal, régime artiste-auteur, ainsi que les situations de cession, de divorce ou de CESU lorsqu'une société est en jeu. Pour choisir votre structure, comparez d'abord les avantages et inconvénients de la SARL.
Livre des recettes micro entreprise : qu'est-ce que c'est et comment le tenir ?
Ce registre des recettes est le document où vous inscrivez, au fur et à mesure et dans l'ordre chronologique, chaque recette encaissée dans le cadre de votre activité. Il constitue l'obligation comptable principale du régime micro, qui dispense de bilan et de comptabilité d'engagement. Pour l'administration (service-public.fr), « vous devez tenir à jour un livre des recettes encaissées ».
Chaque ligne précise le montant et l'origine de la recette (identité du client), le mode de règlement (chèque, espèces ou autre) et les références des pièces justificatives (numéros de factures ou de notes). Vous totalisez vos recettes tous les trois mois. Les micro-entrepreneurs qui vendent des marchandises tiennent en plus un registre des achats. Aucun logiciel n'est imposé : un tableau tenu proprement suffit.
- Chronologie : les recettes sont enregistrées dans l'ordre de leur encaissement.
- Traçabilité : chaque montant renvoie à une facture ou une note numérotée.
- Conservation : gardez le livre et les justificatifs pour appuyer vos déclarations.
| Mention obligatoire | Ce qu'il faut inscrire | Exemple |
|---|---|---|
| Date d'encaissement | Jour où la recette est perçue | 12/03/2026 |
| Montant | Somme réellement encaissée | 480 € |
| Origine (client) | Identité du client ou du mandataire | Client Dupont |
| Mode de règlement | Chèque, espèces, virement, carte | Virement |
| Pièce justificative | Référence de la facture ou de la note | Facture 2026-014 |
Bien rempli, ce registre des recettes reste la meilleure preuve de votre chiffre d'affaires réel. Il conditionne le calcul de vos cotisations et de votre impôt, et vous évite les mauvaises surprises lors d'un contrôle.
Sur Actav (actav.fr), des modèles et un accompagnement rédigés par des avocats vous aident à tenir ce registre des recettes et à sécuriser vos obligations 2026.
Comment vendre une entreprise sarl (cession de parts) ?
Pour vendre une entreprise sarl, on cède le plus souvent les parts sociales de la société, et non un fonds de commerce isolé. L'opération se prépare en trois temps : évaluer les parts, obtenir l'agrément des associés lorsque l'acheteur est un tiers, puis signer un acte de cession et l'enregistrer.
L'article L223-14 du Code de commerce pose le principe : « les parts sociales ne peuvent être cédées à des tiers étrangers à la société qu'avec le consentement de la majorité des associés représentant au moins la moitié des parts sociales ». Le projet de cession est notifié à la société et à chaque associé ; sans réponse dans les trois mois, l'agrément est réputé acquis. La cession donne lieu à des droits d'enregistrement et à l'information de l'administration.
- Évaluation : fixer le prix des parts, au besoin via un expert (art. 1843-4 du Code civil).
- Agrément : recueillir l'accord des associés pour un acheteur extérieur.
- Formalités : acte de cession, enregistrement et mise à jour des statuts.
Une cession entre associés ou au profit du conjoint, d'ascendants ou de descendants est en principe libre, sauf clause contraire des statuts. Pour comparer les formes de société avant de céder, consultez notre guide différence entre SA et SARL.
Divorce entreprise sarl : que deviennent les parts en cas de séparation ?
Le sujet divorce entreprise sarl dépend d'abord de votre régime matrimonial. Sous le régime légal de la communauté, les parts de SARL souscrites avec des fonds communs pendant le mariage ont une valeur commune : elle entre dans la masse à partager, même si un seul époux figure comme associé.
La qualité d'associé, elle, reste attachée à l'époux qui a souscrit les parts et signé les statuts ; le conjoint peut, sous conditions, revendiquer la qualité d'associé pour la moitié des parts communes. En pratique, le divorce impose d'évaluer les parts à la date de la liquidation, puis d'organiser le partage : rachat par l'associé, soulte au conjoint, ou entrée du conjoint au capital si les autres associés l'agréent.
- Communauté : la valeur des parts acquises pendant le mariage se partage.
- Séparation de biens : les parts restent propres à l'époux qui les détient.
- Agrément : les statuts peuvent filtrer l'entrée du conjoint comme associé.
Un pacte d'associés ou une clause statutaire d'agrément anticipe utilement ces situations. Notre guide SARL ou SASU détaille les équilibres entre associés.
Étudiez vos options sur Actav : la cession, la transmission ou le partage de parts de SARL méritent un acte rédigé par un avocat pour éviter tout litige.
Comment se déroule un controle fiscal micro entreprise ?
En cas de controle fiscal micro entreprise, la première pièce demandée est votre livre des recettes, complété des factures et des relevés bancaires. L'administration vérifie que le chiffre d'affaires déclaré correspond aux encaissements réels et que les plafonds du régime micro sont respectés.
Le droit de reprise s'exerce, selon l'article L169 du Livre des procédures fiscales, « jusqu'à l'expiration de la troisième année suivant celle au titre de laquelle l'imposition est due » : concrètement, un délai de trois ans. Ainsi, les recettes de 2023 peuvent être contrôlées jusqu'à fin 2026. Un registre tenu à jour, chronologique et justifié, reste votre meilleure protection : il démontre la sincérité de vos déclarations et limite le risque de redressement.
En cas d'écart, l'administration peut reconstituer le chiffre d'affaires et notifier une rectification. Tenir rigoureusement votre livre des recettes est donc la première précaution à prendre.
Faut-il declarer sa tva en micro entreprise ?
Savoir declarer sa tva en micro entreprise revient d'abord à connaître la franchise en base de TVA. Tant que votre chiffre d'affaires reste sous les seuils, vous ne facturez pas la TVA, vous ne la déclarez pas et vous portez sur vos factures la mention de franchise en base.
Pour 2026, ces seuils restent inchangés : la franchise s'applique jusqu'à 85 000 € (seuil majoré 93 500 €) pour la vente de marchandises et l'hébergement, et jusqu'à 37 500 € (seuil majoré 41 250 €) pour les prestations de services. Le projet de seuil unique de 25 000 € issu de la loi de finances pour 2025 a été abandonné. Au-delà du seuil majoré, la TVA devient exigible : vous la facturez, la collectez et la déclarez depuis votre espace professionnel sur impots.gouv.fr.
- Sous le seuil : pas de TVA facturée ni déclarée, mention de franchise obligatoire.
- Au-delà : TVA collectée, déclarations périodiques en ligne, droit à déduction.
- Suivi : votre livre des recettes permet de surveiller le franchissement des seuils.
Les seuils de TVA et les plafonds du régime micro sont revalorisés périodiquement : vérifiez le barème de l'année en cours sur impots.gouv.fr avant de facturer.
Micro entreprise salaire : comment se rémunère le micro-entrepreneur ?
La notion de micro entreprise salaire prête à confusion : le micro-entrepreneur ne se verse pas de salaire et n'établit pas de fiche de paie. Sa rémunération correspond au bénéfice disponible, c'est-à-dire au chiffre d'affaires encaissé, diminué des cotisations sociales et de l'impôt.
Les cotisations sont prélevées en pourcentage du chiffre d'affaires : environ 12,3 % pour la vente de marchandises, 21,2 % pour les prestations de services commerciales et artisanales, et un taux porté à 25,6 % au 1er janvier 2026 pour les professions libérales relevant du régime général. Ce qui reste après cotisations et impôt constitue votre revenu. Votre livre des recettes vous indique précisément le chiffre d'affaires encaissé, donc la somme réellement disponible chaque mois.
À la différence d'un dirigeant de société, vous ne pouvez ni lisser votre rémunération en bulletins de paie, ni déduire vos charges réelles : l'abattement forfaitaire tient lieu de frais.
Comment fixer son taux horaire micro entreprise ?
Fixer un taux horaire micro entreprise juste, c'est partir de votre revenu net souhaité, puis remonter la chaîne des prélèvements et des charges. Un taux trop bas ignore les cotisations et les temps non facturables ; un taux réaliste intègre tout ce que l'abattement forfaitaire ne rembourse pas.
La méthode tient en quatre étapes : estimez votre revenu net annuel visé ; ajoutez les cotisations sociales (un pourcentage du chiffre d'affaires selon l'activité) et l'impôt ; ajoutez vos charges réelles (matériel, assurance, déplacements) puisqu'elles ne sont pas déductibles ; enfin, divisez ce total par le nombre d'heures réellement facturables dans l'année, congés et prospection déduits. On facture rarement plus de la moitié de son temps.
- Ne pas oublier : congés, jours fériés, administratif et prospection non facturés.
- Marge de sécurité : prévoir les périodes creuses et les impayés.
- Contrôle : le livre des recettes confirme si le taux appliqué couvre vos charges.
Réévaluez votre taux chaque année : la hausse des cotisations libérales en 2026 justifie souvent un ajustement.
Artiste auteur et micro entreprise : quel régime choisir ?
Le couple artiste auteur et micro entreprise mêle deux régimes différents. Les revenus tirés de la création d'œuvres (écriture, illustration, composition, photographie d'art) relèvent du régime social des artistes-auteurs, géré par l'Urssaf, et non du régime micro-social classique des indépendants.
Concrètement, un artiste-auteur déclare ses droits d'auteur et revenus de cession dans le cadre de ce régime dédié ; il ne bascule pas ces revenus en micro-entreprise. En revanche, des activités accessoires (ateliers, cours, prestations annexes) peuvent, dans certaines limites, être exercées en micro-entreprise, en BNC. Il faut alors distinguer clairement les deux flux de revenus et, si vous êtes en micro pour l'accessoire, tenir un livre des recettes pour cette part.
Avant de cumuler les deux statuts, vérifiez le rattachement de chaque activité auprès de l'Urssaf artistes-auteurs afin d'éviter une double affiliation mal calibrée.
Un doute sur votre régime ? Sur Actav (actav.fr), des avocats vous aident à sécuriser vos obligations (livre des recettes, TVA, cotisations et choix de statut) conformes 2026.
FAQ : livre des recettes micro entreprise
Oui. Tout micro-entrepreneur doit tenir à jour un livre des recettes encaissées, enregistrées de façon chronologique. C'est l'obligation comptable centrale du régime micro, qui remplace la comptabilité complète exigée des sociétés.
Pour chaque recette : le montant et l'origine (identité du client), le mode de règlement (chèque, espèces, virement) et les références des pièces justificatives, comme le numéro de facture ou de note. Les recettes sont totalisées tous les trois mois.
Aucun logiciel n'est imposé. Un tableur, un cahier ou un outil dédié conviennent, tant que les recettes sont enregistrées chronologiquement, sans blanc ni rature, avec les mentions obligatoires. L'essentiel est la traçabilité de chaque encaissement.
Plusieurs années. L'administration peut exercer son droit de reprise jusqu'à la fin de la troisième année suivant celle de l'imposition ; en pratique, conservez le livre et ses pièces justificatives plus longtemps pour couvrir toute demande.
Oui pour les activités de vente de marchandises, de fournitures ou d'hébergement. Ce registre récapitule, année par année et de façon chronologique, le détail des achats, avec le mode de paiement et les références des factures.
Un redressement. En cas de contrôle, l'absence de livre des recettes fragilise vos déclarations : l'administration peut reconstituer votre chiffre d'affaires et notifier une rectification. Un registre tenu rigoureusement reste votre meilleure preuve de bonne foi.
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