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SASU ou micro-entreprise : que choisir pour se lancer ?

Mis à jour le 9 septembre 2026

SASU ou micro-entreprise : pour se lancer seul sur un projet simple, la micro-entreprise l'emporte presque toujours, avec une déclaration gratuite au guichet unique de l'INPI et des cotisations limitées à 12,3 % à 25,6 % du chiffre d'affaires encaissé (taux 2026). La SASU devient pertinente quand le chiffre d'affaires s'installe au-delà des plafonds micro (203 100 € en vente, 83 600 € en services pour 2026-2028), que les frais réels dépassent l'abattement forfaitaire ou que le projet appelle dividendes, associés ou financement bancaire. Si un avocat structure ce passage en société, ses honoraires sont libres et fixés d'un commun accord dans une convention écrite (art. 10, loi du 31 décembre 1971), avec une estimation gratuite en ligne. « Seul, sans actif à protéger et avec un apport simple en numéraire : une legaltech de création suffit. Dès qu’un des 3 A est présent — plusieurs Associés, un Actif (fonds de commerce, immobilier), des Apports complexes — les statuts deviennent un acte sur mesure : il faut un avocat, qui engage sa responsabilité professionnelle. »

sasu ou micro entreprise : le comparatif 2026 pour se lancer — Actav
La micro-entreprise pour tester, la SASU pour structurer : le match se joue sur vos chiffres

La micro-entreprise pour démarrer, la SASU pour structurer : la formule est connue, et elle est globalement vraie. Encore faut-il savoir où passe la frontière : à quel chiffre d'affaires, pour quels frais, avec quelles conséquences sur les cotisations, la TVA et le chômage.

Ce comparatif pose les chiffres 2026 vérifiés aux sources officielles, donne un verdict par profil, puis détaille le passage de l'une à l'autre. Pour creuser chaque voie : notre simulateur de statut juridique (2 minutes, sans compte) et notre guide complet de la micro-entreprise.

SASU ou micro-entreprise : de quoi parle-t-on exactement ?

Le match oppose moins deux statuts que deux logiques. La micro-entreprise n'est pas une forme juridique : c'est le régime ultra-simplifié de l'entreprise individuelle (auto-entrepreneur en est l'ancien nom, resté dans l'usage). Vous exercez en votre nom propre, sans créer de personne morale : une déclaration en ligne sur le guichet unique de l'INPI, dont l'immatriculation est toujours gratuite à l'exception des agents commerciaux (23,21 €), comme le précise la fiche officielle du micro-entrepreneur, et l'activité peut commencer.

La SASU est l'inverse : une société par actions simplifiée unipersonnelle, personne morale distincte, avec des statuts, un capital libre dès 1 € et une immatriculation payante. Elle sait tout faire (verser une rémunération, distribuer des dividendes, accueillir des associés ou des investisseurs), au prix des obligations comptables et fiscales d'une vraie société (fiche officielle SAS et SASU).

Un faux critère à évacuer d'emblée : la protection du patrimoine. Depuis le 15 mai 2022, l'entrepreneur individuel, micro-entrepreneur compris, bénéficie d'une séparation automatique entre patrimoine professionnel et patrimoine personnel (fiche officielle du statut de l'entrepreneur individuel) ; la SASU limite la responsabilité de l'associé à ses apports. Sur ce terrain, le match est nul : tout se joue ailleurs.

SASU ou auto-entrepreneur : le tableau comparatif 2026

Que la question se formule « SASU ou auto-entrepreneur » ou dans l'autre sens, voici les lignes qui décident réellement, chiffres 2026 vérifiés :

CritèreMicro-entrepriseSASU
NatureRégime simplifié de l'entreprise individuelle (personne physique)Société par actions à associé unique (personne morale)
Plafond de chiffre d'affaires203 100 € (ventes) ou 83 600 € (services), seuils 2026-2028Aucun
Cotisations sociales 202612,3 % (ventes), 21,2 % (services BIC), 25,6 % (libéral non réglementé) du CA encaissé≈ 75 à 82 % du net versé au président (hypothèse : 78 %)
Sans revenuAucune cotisation si rien n'est encaisséAucune cotisation sans rémunération ; comptabilité et IS demeurent
ImpôtIR sur le CA après abattement forfaitaire de 71 %, 50 % ou 34 %IS : 25 % (15 % jusqu'à 42 500 €), option IR 5 exercices
TVAFranchise en base sous 85 000 € / 37 500 €Mêmes seuils de franchise ; au régime réel, TVA facturée et récupérée
DividendesImpossibles (pas de société)Sans cotisations sociales, PFU 31,4 % (dont 18,6 % de prélèvements sociaux)
Chômage (ARE)Cumul partiel : allocation réduite de 70 % des revenus déclarésMaintien possible en totalité avec un mandat non rémunéré
ComptabilitéLivre des recettes (et registre des achats en vente)Comptabilité complète, comptes annuels déposés au greffe
Frais de créationImmatriculation gratuite (hors agent commercial : 23,21 €)Greffe 33,83 € TTC, bénéficiaires effectifs 19,33 € TTC, annonce légale 142 € HT
Crédibilité (banques, grands comptes)Suffisante pour facturer, plus limitée pour emprunter ou répondre à de gros appels d'offresStatuts, capital et comptes publiés : le format attendu des partenaires

Les plafonds micro sont fixés pour la période 2026-2028 par la fiche officielle des seuils du régime micro ; les taux de cotisations et les abattements sont publiés par les fiches cotisations du micro-entrepreneur et régime fiscal de la micro-entreprise (le versement libératoire ajoute 1 à 2,2 points selon l'activité). Côté SASU, l'ordre de grandeur des cotisations se vérifie sur le simulateur officiel de l'Urssaf.

La vraie différence est l'assiette, pas le taux. La micro cotise sur le chiffre d'affaires encaissé, charges comprises : 21,2 % d'un CA de 50 000 € en services font 10 600 €, que la marge soit de 80 % ou de 15 %. La SASU cotise sur la seule rémunération que vous décidez de verser : rien versé, rien dû.

Auto-entrepreneur ou SASU : le verdict critère par critère

Poser la question dans l'autre sens (« auto-entrepreneur ou SASU ») ne change pas les règles ; le verdict, lui, dépend du critère qui pèse le plus dans votre situation.

  • Se lancer vite et sans frais : micro. Déclaration gratuite, premières factures en quelques jours, cotisations uniquement sur ce qui est encaissé.
  • Des frais réels élevés : SASU. La micro ne déduit jamais ses charges au réel, ses abattements de 71 %, 50 % ou 34 % sont forfaitaires : matériel, sous-traitance ou stock importants font vite mieux en société, TVA récupérée en prime.
  • Préserver l'ARE : SASU, le plus souvent. Le président non rémunéré conserve son allocation en justifiant d'une activité effective et de sa non-rémunération (francetravail.fr) ; en micro, l'ARE est réduite de 70 % des revenus déclarés et, pour les droits ouverts depuis le 1er avril 2025, le cumul mobilise au plus 60 % des droits restants.
  • L'ACRE joue pour les deux, différemment. Demande obligatoire à l'Urssaf dans les 60 jours suivant le début d'activité (réponse sous 30 jours, silence vaut accord, carence de 3 ans, publics éligibles listés par la fiche Acre officielle). En micro : cotisations à 75 % du taux normal (21,2 % devient 15,9 % en services) jusqu'à la fin du 3e trimestre civil suivant le début d'activité. En société : exonération de 25 % pendant 12 mois, pleine jusqu'à 36 045 € de revenu, dégressive jusqu'à 48 060 €.
  • Dividendes et investisseurs : SASU. Les dividendes échappent aux cotisations sociales et supportent le PFU de 31,4 % en 2026 (12,8 % d'impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux) ; une micro-entreprise ne distribue rien et ne s'ouvre pas au capital.
Testez votre statut en 2 minutes Six questions (chômage, rémunération, frais, associés) et le simulateur vous dit vers quel statut penche votre cas. Gratuit, sans compte.

Micro-entreprise ou société : les critères qui font vraiment basculer

La question dépasse la seule SASU : micro-entreprise ou société, c'est choisir entre rester une personne physique sous régime forfaitaire et créer une personne morale (SASU, EURL, puis SAS ou SARL à plusieurs). Cinq signaux font pencher vers la société :

  • Un chiffre d'affaires durablement au-dessus des plafonds. Dépasser 203 100 € ou 83 600 € deux années consécutives fait sortir du régime micro au 1er janvier suivant : autant choisir sa structure avant d'y être contraint.
  • Des charges réelles supérieures à l'abattement forfaitaire. Au-delà, chaque euro de frais non déduit est un euro imposé.
  • Une franchise de TVA dépassée. Dès que vous facturez la TVA de toute façon, l'avantage simplicité de la micro fond.
  • Des associés ou une levée de fonds en vue. Seule une société ouvre son capital.
  • Une protection sociale à renforcer. La rémunération d'un président assimilé salarié construit retraite et indemnités du régime général, ce que des cotisations calculées sur un petit CA ne font pas au même niveau.

Si la société l'emporte, reste à choisir sa forme : notre comparatif SASU ou EURL départage les deux unipersonnelles (régime social du dirigeant, dividendes, chômage).

Passer de micro-entreprise à SASU : quand et comment ?

Le bon moment se lit dans quatre signaux : des plafonds micro atteints ou en passe de l'être ; une franchise de TVA dépassée (85 000 € en commerce, 37 500 € en services, seuils majorés 93 500 € et 41 250 €, détaillés par la fiche officielle de la franchise en base de TVA, le projet de seuil unique à 25 000 € ayant été abandonné) ; des frais réels qui dépassent l'abattement ; un projet qui appelle dividendes, associés ou financement.

Juridiquement, l'entreprise individuelle ne se « transforme » pas en SASU : vous créez une société nouvelle, puis vous lui transférez l'activité, par apport ou par cession du fonds (fiche officielle de la mise en société). Dans les grandes lignes, quatre étapes, toutes passées par le guichet unique de l'INPI :

  • Créer la SASU : statuts, dépôt du capital (libre dès 1 €, la moitié des apports en numéraire versée à la création), annonce légale (142 € HT en 2026), immatriculation (33,83 € et 19,33 € TTC).
  • Transférer l'activité : apport du fonds (clientèle, matériel, nom commercial) à la société, avec commissaire aux apports sauf décision contraire si aucun apport ne dépasse 30 000 € et si le total des apports en nature reste sous la moitié du capital ; ou cession du fonds à la SASU.
  • Radier la micro-entreprise : déclaration de cessation d'activité au guichet unique, dernières déclarations Urssaf et fiscales.
  • Basculer les contrats : banque, assurance, clients et fournisseurs repartent sur la nouvelle personne morale, qui reçoit son propre numéro SIREN.

C'est ici que le comparatif rejoint notre grille : le passage en société fait apparaître un Actif (le fonds constitué en micro) et souvent des Apports en nature à évaluer, soit deux des 3 A. L'apport se chiffre, la plus-value professionnelle s'anticipe, la date se choisit : un dossier d'avocat, au sens propre. Le périmètre est détaillé sur notre page créer une SASU avec un avocat.

Un avocat pour la bascule : quel budget ? Honoraires libres, convention écrite (art. 10, loi du 31 décembre 1971), estimation en ligne gratuite : la page tarifs explique le fonctionnement, sans surprise.

Legaltech ou avocat : notre grille de décision, en clair

Ce guide vous dira parfois de ne pas passer par un avocat : quand une legaltech de création suffit, nous le disons. Et pour le profil de cet article, nous allons plus loin : une micro-entreprise se déclare seul, gratuitement, sans aucun intermédiaire.

Votre profilNotre verdict
Tester une activité seul, frais réduits, revenus encore modestesMicro-entreprise : la déclaration gratuite au guichet unique suffit, sans intermédiaire
Créer une SASU standard : associé unique, apports en numéraire, aucun actifUne legaltech de création type Legalstart ou LegalPlace suffit
ARE à préserver, arbitrage rémunération / dividendes, options fiscales à calerAvocat recommandé : chaque clause sécurise la stratégie
Passage de micro à SASU avec un fonds à apporter, futurs associés, levéeAvocat obligatoire dans notre grille : évaluation et statuts sur mesure

Le raisonnement complet, forme par forme, est dans notre guide legaltech ou avocat pour créer sa société. Sur Actav, la plateforme d'avocats, vous décrivez votre projet, estimez gratuitement votre budget, puis des avocats inscrits au barreau se positionnent et vous choisissez ; les honoraires sont libres et fixés d'un commun accord dans une convention écrite (art. 10, loi du 31 décembre 1971).

Les points clés à retenir

SASU ou micro-entreprise : l'essentiel en six lignes.

  • La micro-entreprise est un régime simplifié de l'entreprise individuelle (déclaration gratuite, ni statuts ni capital) ; la SASU est une société à part entière, sans plafond de chiffre d'affaires.
  • Cotisations 2026 : 12,3 % (ventes), 21,2 % (services BIC) ou 25,6 % (libéral) du chiffre d'affaires en micro, contre environ 78 % du net versé au président en SASU ; l'assiette diffère du tout au tout.
  • Plafonds micro 2026-2028 : 203 100 € (ventes) et 83 600 € (services) ; deux années consécutives de dépassement font sortir du régime. La franchise de TVA (85 000 € / 37 500 €) vaut pour les deux statuts.
  • Dividendes réservés à la SASU : sans cotisations sociales, imposés au PFU de 31,4 % en 2026 (dont 18,6 % de prélèvements sociaux).
  • Chômage : un mandat de président non rémunéré préserve l'ARE ; en micro, l'allocation est réduite de 70 % des revenus déclarés. ACRE : demande à l'Urssaf sous 60 jours dans les deux cas.
  • Passer de micro à SASU : créer la société, apporter ou céder le fonds, radier la micro, le tout via le guichet unique de l'INPI ; l'apport du fonds fait du dossier un dossier d'avocat.

FAQ : vos questions fréquentes

La micro-entreprise est un régime simplifié de l'entreprise individuelle ; la SASU est une société, personne morale distincte. En micro, vous exercez en votre nom, déclarez votre chiffre d'affaires et payez de 12,3 % à 25,6 % de cotisations (taux 2026), dans la limite de 203 100 € ou 83 600 € de CA. La SASU n'a aucun plafond, tient une comptabilité complète, paie l'IS et peut verser une rémunération comme des dividendes.

La SASU permet le maintien le plus complet, la micro un cumul partiel. Un président qui ne se rémunère pas conserve son ARE en justifiant de sa non-rémunération ; en micro, l'allocation est réduite de 70 % des revenus déclarés et, pour les droits ouverts depuis le 1er avril 2025, le cumul mobilise au plus 60 % des droits restants. L'ACRE, elle, se demande à l'Urssaf dans les 60 jours quel que soit le choix.

Quand les plafonds approchent, que les frais réels dépassent l'abattement forfaitaire ou que le projet appelle dividendes, associés ou financement. Le passage n'est pas une transformation : on crée une SASU, on lui apporte ou on lui cède le fonds, puis on radie la micro-entreprise, le tout sur le guichet unique de l'INPI. L'apport du fonds s'évalue (commissaire aux apports, sauf exceptions) : faites-le chiffrer avant l'opération, pas après.

Oui, pour l'essentiel : depuis le 15 mai 2022, le patrimoine personnel de l'entrepreneur individuel, micro-entrepreneur compris, est séparé de plein droit de son patrimoine professionnel. Les créanciers professionnels ne peuvent saisir que les biens utiles à l'activité, sauf renonciation (caution bancaire) ou fraude. La SASU limite, elle, la responsabilité de l'associé à ses apports : la protection du patrimoine n'est plus le critère qui départage.

La micro-entreprise se déclare gratuitement (hors agent commercial : 23,21 €) ; la SASU coûte 33,83 € d'immatriculation, 19,33 € de déclaration des bénéficiaires effectifs et 142 € HT d'annonce légale (tarifs 2026). S'y ajoutent, si un avocat rédige les statuts ou sécurise l'apport du fonds, des honoraires libres et fixés d'un commun accord dans une convention écrite (art. 10, loi du 31 décembre 1971) ; l'estimation de budget en ligne est gratuite.

Passer en société avec un avocat

Des statuts SASU sur mesure quand la micro ne suffit plus

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