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Liquidation judiciaire 35 : liste officielle et chiffres 2026 en Ille-et-Vilaine

Liquidation judiciaire 35 : 517 ouvertures de liquidation judiciaire publiées au BODACC à l'Ille-et-Vilaine entre le 1er juillet 2025 et le 31 juillet 2026. Le détail des natures figure dans l'encadré.

871jugements d'ouverture publiés
517liquidations judiciaires
321redressements judiciaires
33autres ouvertures, sauvegardes comprises
Les trois natures ci-dessus se répartissent la totalité des 871 ouvertures. Publications du 1er juillet 2025 au 31 juillet 2026 · source BODACC (DILA, licence ouverte 2.0) · collecte du 6 août 2026
En bref : 3 134 annonces de procédure collective, toutes natures confondues (jugements d'ouverture, conversions, plans et clôtures), concernant des entreprises rattachées à l'Ille-et-Vilaine ont été publiées au BODACC entre le 1er juillet 2025 et le 31 juillet 2026. Parmi elles, 871 jugements d'ouverture ont été publiés, dont 517 ouvertures de liquidation judiciaire et 321 ouvertures de redressement judiciaire, le solde réunissant les autres jugements d'ouverture publiés, sauvegardes comprises. S'y ajoutent 259 jugements de conversion en liquidation judiciaire, rendus dans des procédures déjà ouvertes et jamais additionnés aux ouvertures. Par rapport aux treize mois précédents (899 ouvertures publiées du 1er juin 2024 au 30 juin 2025), le volume d'ouvertures est en recul de 3,1 %. Que la recherche parte du code 35 ou du nom Ille-et-Vilaine en toutes lettres, le périmètre est identique : les annonces rattachées au département, ressorts de Rennes et de Saint-Malo confondus, telles que le BODACC les publie. Le détail entreprise par entreprise ne figure pas sur cette page : il se consulte annonce par annonce sur le BODACC, la publication officielle qui porte chaque procédure à la connaissance des tiers. Pour être prévenu le jour où une publication vise une entreprise que vous suivez, la surveillance Actav Vigilance est gratuite et sans limite de SIREN.

Liquidation judiciaire 35 : les ouvertures publiées en Ille-et-Vilaine

Avec 871 jugements d'ouverture publiés en treize mois, dont 517 ouvertures de liquidation judiciaire, le volume d'ouvertures est en recul de 3,1 % par rapport aux treize mois précédents : les cinq mesures du décompte liquidation judiciaire 35, des annonces toutes natures aux conversions en liquidation, sont détaillées ci-dessous.

Publications BODACC en Ille-et-Vilaine

Du 1er juillet 2025 au 31 juillet 2026
871jugements d'ouverture de procédure collective publiés-3,1 % vs treize mois précédents
517ouvertures de liquidation judiciaire59,4 % des ouvertures
321ouvertures de redressement judiciaire36,9 % des ouvertures
259conversions en liquidation judiciaireprocédures déjà ouvertes, comptées à part
Mesure publiée au BODACCIlle-et-Vilaine (35)France entière
Annonces de procédure collective, toutes natures (ouvertures, conversions, plans, clôtures)3 134225 417
Jugements d'ouverture, toutes procédures confondues87171 259
Ouvertures de liquidation judiciaire51747 688
Ouvertures de redressement judiciaire32122 012
Conversions en liquidation judiciaire (procédures déjà ouvertes)25915 474

Lecture : chaque ligne dit exactement ce qu'elle mesure. La première compte toutes les annonces de procédure collective publiées, quelle que soit leur nature : jugements d'ouverture, conversions, plans et clôtures. La deuxième ne retient que les jugements d'ouverture ; les deux suivantes détaillent les ouvertures prononcées en liquidation judiciaire et en redressement judiciaire ; la dernière compte les jugements de conversion en liquidation judiciaire, rendus dans des procédures déjà ouvertes, qui ne s'additionnent donc jamais aux ouvertures. Les liquidations représentent 59,4 % des ouvertures et les redressements 36,9 %, contre 66,9 % et 30,9 % au niveau national ; le solde réunit les autres jugements d'ouverture publiés, sauvegardes comprises. Toutes les lignes portent sur les annonces publiées entre le 1er juillet 2025 et le 31 juillet 2026 pour le département de l'Ille-et-Vilaine (35) ; la colonne France entière applique le même décompte, sur le même intervalle, à l'échelle nationale. Sur la période précédente, du 1er juin 2024 au 30 juin 2025, 899 jugements d'ouverture avaient été publiés : le volume d'ouvertures de la période récente est donc en recul de 3,1 %.

Source : BODACC, Direction de l'information légale et administrative (DILA), jeu de données « annonces-commerciales » diffusé sur bodacc-datadila.opendatasoft.com sous licence ouverte 2.0. Périmètre : les annonces rattachées au département de l'Ille-et-Vilaine (35). Décompte des annonces publiées entre le 1er juillet 2025 et le 31 juillet 2026, collecté le 6 août 2026. Ces compteurs ne sont pas révisés après collecte.

Entreprises en liquidation ou en redressement judiciaire en Ille-et-Vilaine (35) : la liste officielle

Ni cette page ni aucun site privé ne détient la liste des entreprises bretilliennes en procédure : elle se construit en continu dans le BODACC, où chaque jugement d'ouverture, de conversion ou de clôture prononcé à Rennes ou à Saint-Malo devient une annonce publique datée, consultable gratuitement et filtrable par département. Chercher « liquidation judiciaire 35 » revient donc à interroger ce registre officiel plutôt qu'un annuaire privé : le lien préfiltré donné plus bas ouvre directement les annonces du département.

Les entreprises concernées ne sont pas listées sur cette page. La publication qui fait foi est l'annonce du BODACC elle-même, consultable gratuitement, annonce par annonce, sur le site officiel. Sur la période, 3 134 annonces de procédure collective, toutes natures confondues, ont été publiées pour l'Ille-et-Vilaine : 871 sont des jugements d'ouverture, dont 517 en liquidation judiciaire et 321 en redressement judiciaire, le solde réunissant les autres jugements d'ouverture publiés, sauvegardes comprises.

  • bodacc.fr : le site officiel de la DILA permet de consulter gratuitement en ligne les annonces parues depuis 2008, et d'ouvrir gratuitement un compte Alerte qui envoie chaque jour vers 5 h un courrier électronique signalant toute nouvelle publication correspondant à une recherche enregistrée. Sa recherche préfiltrée affiche directement les annonces de procédures collectives de l'Ille-et-Vilaine (35).
  • Baromètre Actav Vigilance : le décompte national hebdomadaire des ouvertures publiées, avec sa méthodologie complète et le détail par département.
  • Recherche par SIREN sur Actav : l'historique BODACC d'une entreprise que vous désignez vous-même par son numéro.

Une publication au BODACC constate une décision de justice à sa date, rien de plus. Cette page n'attribue aucun score de risque, ne produit aucune notation d'entreprise, ne classe aucune société et ne pronostique rien.

Qu'est-ce qu'une liquidation judiciaire, et en quoi diffère-t-elle du redressement ?

La liquidation judiciaire est une procédure collective ouverte à tout débiteur mentionné à l'article L. 640-2 (commerçants, artisans, agriculteurs, autres professionnels indépendants y compris les professions libérales, et personnes morales de droit privé) en cessation des paiements et dont le redressement est manifestement impossible. L'article L. 640-1 du Code de commerce précise qu'elle est destinée à mettre fin à l'activité de l'entreprise ou à réaliser le patrimoine du débiteur par une cession globale ou séparée de ses droits et de ses biens. C'est la double condition économique qui compte : la cessation des paiements ne suffit pas, il faut aussi que le redressement soit manifestement impossible.

Le redressement judiciaire répond à la première condition seulement. L'article L. 631-1 du même code l'ouvre au débiteur qui, dans l'impossibilité de faire face au passif exigible avec son actif disponible, est en cessation des paiements ; la procédure est destinée à permettre la poursuite de l'activité, le maintien de l'emploi et l'apurement du passif. Le même texte ajoute qu'un débiteur qui établit que les réserves de crédit ou les moratoires consentis par ses créanciers lui permettent de faire face au passif exigible avec son actif disponible n'est pas en cessation des paiements.

En pratique, une annonce de redressement judiciaire signale donc une entreprise qui poursuit son activité sous le contrôle du tribunal, et une annonce de liquidation judiciaire une entreprise dont l'activité prend fin, sauf poursuite provisoire autorisée par le tribunal. Une même société peut faire l'objet des deux annonces à quelques mois d'intervalle, lorsque le redressement est converti en liquidation : chaque jugement donne lieu à sa propre publication.

Liquidation simplifiée ou classique : ce qui change

L'article L. 641-2 du Code de commerce réserve la liquidation judiciaire simplifiée aux dossiers dans lesquels l'actif du débiteur ne comprend pas de bien immobilier et où le nombre de salariés et le chiffre d'affaires hors taxes ne dépassent pas des seuils fixés par décret. L'article D. 641-10 fixe ces seuils à 750 000 € de chiffre d'affaires hors taxes et à 5 salariés, le nombre de salariés s'appréciant sur les six mois précédant l'ouverture de la procédure. La procédure simplifiée allège la vérification des créances et raccourcit les délais de réalisation ; elle ne change rien à la publicité au BODACC, qui reste identique.

Ce que le jugement produit comme effet

Le jugement qui ouvre ou prononce la liquidation judiciaire emporte de plein droit dessaisissement du débiteur de l'administration et de la disposition de ses biens composant le patrimoine engagé par l'activité professionnelle, même de ceux qu'il a acquis à quelque titre que ce soit, tant que la liquidation judiciaire n'est pas clôturée : les droits et actions du débiteur concernant son patrimoine sont exercés par le liquidateur (article L. 641-9). Selon la fiche officielle de service-public.fr, le liquidateur gère l'entreprise, vérifie les créances, vend les biens, procède aux licenciements et au paiement des salaires. La même fiche précise que les contrats de travail sont rompus dans un délai de 15 jours suivant le jugement qui prononce la liquidation judiciaire, ou suivant l'expiration de l'autorisation de poursuite de l'activité lorsque le tribunal en a accordé une : ce maintien provisoire de l'activité ne peut excéder trois mois, prolongeables de trois mois à la demande du ministère public. Ce délai de rupture des contrats est porté à vingt et un jours lorsqu'un plan de sauvegarde de l'emploi est établi. Le tribunal prononce la clôture lorsque tous les créanciers sont désintéressés ou en cas d'insuffisance d'actif.

Comment lire une annonce de procédure collective au BODACC ?

Le BODACC est le Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales. Il se répartit en trois bulletins : le BODACC A publie les ventes et cessions, les immatriculations, les créations, la prévention des difficultés des entreprises et les procédures collectives ; le BODACC B, les modifications générales et les radiations ; le BODACC C, les dépôts des comptes annuels. Les annonces qui nous intéressent ici sont donc celles du bulletin A. Les bulletins paraissent cinq fois par semaine, les lundi-mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi-dimanche.

Le contenu de l'avis n'est pas laissé à l'appréciation du greffe. L'article R. 621-8 du Code de commerce, applicable à la liquidation judiciaire par renvoi de l'article R. 641-7, impose qu'un avis du jugement soit adressé pour insertion au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales, et énumère ce que cette insertion doit contenir, notamment :

  • le nom du débiteur, son siège ou son adresse professionnelle, et son numéro unique d'identification : c'est le numéro SIREN, la seule donnée qui permette d'identifier une société sans ambiguïté, deux entreprises pouvant porter des dénominations très proches ;
  • le nom de la ville du greffe où le débiteur est immatriculé, et l'activité exercée ;
  • la date du jugement qui a ouvert la procédure, et le cas échéant celle de la cessation des paiements fixée par le tribunal si elle est différente : cette seconde date peut remonter loin en arrière, dans la limite prévue par la loi, et elle ne se confond ni avec la date du jugement ni avec la date de publication ;
  • le nom et l'adresse du mandataire judiciaire, ainsi que ceux de l'administrateur s'il en a été désigné, avec l'indication des pouvoirs qui lui sont conférés ;
  • l'avis aux créanciers d'avoir à déclarer leurs créances entre les mains du mandataire judiciaire, et le délai imparti pour cette déclaration ;
  • les références électroniques du portail prévu par les articles L. 814-2 et L. 814-13 du Code de commerce, par lequel la déclaration peut être adressée.

Le même texte prévoit que l'avis est également publié dans un support d'annonces légales du lieu où le débiteur a son siège ou son adresse professionnelle, et que le greffier procède d'office à ces publicités dans les quinze jours de la date du jugement. C'est la raison pour laquelle un décompte d'annonces publiées ne se superpose jamais exactement à un décompte de jugements prononcés.

Trois pièges de lecture reviennent souvent. Une annonce mentionne parfois une entreprise dont le siège est ailleurs que le lieu d'activité, car c'est le siège qui détermine la juridiction et la publication. Une même procédure produit plusieurs annonces successives, l'ouverture, puis les jugements ultérieurs, chacune datée. Enfin, la DILA publie séparément des avis rectificatifs et des avis d'annulation : une annonce lue isolément ne suffit donc pas à établir l'état actuel d'une procédure, il faut regarder l'historique complet d'un SIREN.

Que change la publication d'une annonce au BODACC ?

La publication n'est pas une formalité d'archivage : elle fait courir des délais et elle rend la procédure opposable aux tiers. L'article L. 622-24 du Code de commerce prévoit qu'à partir de la publication du jugement, les créanciers dont la créance est née avant le jugement d'ouverture, à l'exception des salariés, adressent la déclaration de leurs créances au mandataire judiciaire dans des délais fixés par décret en Conseil d'État. L'article L. 641-3 rend ce mécanisme applicable à la liquidation judiciaire, les créanciers déclarant alors leurs créances au liquidateur.

Deux conséquences pratiques en découlent. D'abord, c'est la date de publication qui compte comme point de départ, pas la date du jugement ni la date à laquelle vous apprenez la nouvelle. Ensuite, les créanciers titulaires d'une sûreté publiée ou liés au débiteur par un contrat publié sont avertis personnellement, et le délai court alors à compter de la notification de cet avertissement : leur situation n'est pas celle des autres créanciers.

Ce que la publication ne dit pas mérite autant d'attention. Elle ne préjuge pas de la suite : une entreprise en redressement peut voir un plan arrêté, une liquidation peut être clôturée pour extinction du passif, et chacune de ces décisions fait l'objet de sa propre annonce. Elle ne dit rien de la solvabilité d'un dirigeant, d'un actionnaire ou d'une société sœur, qui sont des personnes distinctes. Et elle ne se confond pas avec une information de presse : une entreprise citée dans la presse locale peut n'apparaître au BODACC que quelques jours plus tard, et seule la publication officielle atteste qu'une entreprise est en procédure, à la date du jugement.

Rennes ou Saint-Malo : quel tribunal de commerce en Ille-et-Vilaine ?

Deux juridictions consulaires se partagent le département : le greffe du tribunal de commerce de Rennes, qui signe la majorité des annonces bretilliennes de la période, et celui du tribunal de commerce de Saint-Malo pour le nord du département. Les greffes des tribunaux judiciaires de Rennes et de Saint-Malo publient les annonces restantes, celles des débiteurs qui n'exercent pas d'activité commerciale ou artisanale, en application de l'article L. 621-2 du Code de commerce. Aucune de ces juridictions ne participe à l'expérimentation des tribunaux des activités économiques : dans le 35, les dénominations classiques restent en vigueur.

Quelle que soit la juridiction, le circuit est le même : le tribunal prononce le jugement, son greffe procède d'office aux mesures de publicité dans les quinze jours, et c'est la publication au BODACC qui porte l'information à la connaissance de tous. Le greffe tient par ailleurs les registres de la procédure et reçoit les requêtes, notamment les requêtes en relevé de forclusion. La fiche officielle de la juridiction est consultable sur l'annuaire du service public : tribunal de commerce de Rennes.

Rennes, Saint-Malo, Fougères : quelle lecture à l'échelle des villes ?

Aucune commune d'Ille-et-Vilaine n'a de page individuelle dans ce dossier, et ce décompte ne publie donc aucun chiffre municipal : la répartition du volume départemental suit celle des sièges sociaux, largement concentrés dans la métropole rennaise, le reste se distribuant entre le pays malouin, Vitré, Fougères et Redon. La recherche géographique du BODACC permet à chacun d'isoler une commune précise, gratuitement et sans compte ; les repères des départements limitrophes figurent quant à eux dans les pages voisines de ce dossier.

Voir aussi : les publications BODACC des Côtes-d'Armor (22), le décompte de la Mayenne (53) et celui de la Loire-Atlantique (44).

Comment vérifier soi-même la situation d'une entreprise ?

Tout ce qui suit est gratuit et accessible sans intermédiaire. La règle de méthode est simple : partir du numéro SIREN, pas de la dénomination, parce que les dénominations se ressemblent, changent et se réutilisent.

  • Le BODACC lui-même. bodacc.fr permet de consulter gratuitement en ligne les annonces parues depuis 2008. Un compte Alerte, gratuit lui aussi, envoie chaque jour vers 5 h un courrier électronique signalant toute nouvelle publication correspondant aux recherches que vous avez enregistrées.
  • L'Annuaire des Entreprises. annuaire-entreprises.data.gouv.fr centralise les données ouvertes relatives aux personnes morales et met ces informations légales consolidées à la disposition de tous, gratuitement. La recherche par numéro SIREN y affiche la fiche de l'entreprise.
  • Les données ouvertes. Le jeu de données « annonces-commerciales » du portail bodacc-datadila.opendatasoft.com, diffusé par la DILA sous licence ouverte 2.0, expose les mêmes annonces sous forme structurée, avec une interface de recherche et une interface de programmation gratuites. C'est la source de tous les chiffres de cette page.
  • Une surveillance continue. Consulter ponctuellement ne protège de rien, puisque le délai de déclaration court à compter de la publication. Actav Vigilance surveille les publications BODACC pour les SIREN que vous ajoutez et alerte le jour de la publication, pour 0 € et sans limite de nombre de SIREN.

Deux précautions valent pour toutes ces sources. Une absence d'annonce ne prouve rien à elle seule, puisque le greffe dispose de quinze jours pour publier. Et un historique se lit en entier : la dernière annonce publiée pour un SIREN peut être une conversion, un plan ou une clôture, qui change complètement la lecture de la précédente.

Créancier, salarié ou dirigeant : que se passe-t-il ensuite ?

À l'échelle d'un département qui a vu publier 517 ouvertures de liquidation en treize mois, les situations individuelles derrière les annonces sont innombrables : les règles rappelées ici sont générales, et c'est précisément pour cela qu'elles ne remplacent l'analyse d'aucun dossier.

Vous êtes créancier de l'entreprise

Rappel général : sauf situations particulières, les créanciers dont la créance est née avant le jugement d'ouverture disposent d'un délai de deux mois à compter de la publication de ce jugement au BODACC pour déclarer leurs créances auprès du mandataire judiciaire (articles L. 622-24 et R. 622-24 du Code de commerce). Ce délai est augmenté de deux mois pour les créanciers ne demeurant pas en France métropolitaine. Des règles différentes s'appliquent notamment aux créanciers titulaires d'une sûreté publiée ou d'un contrat publié, qui sont avertis personnellement. À défaut de déclaration dans les délais, la créance risque de ne plus pouvoir être admise dans la procédure. Cette information est générale et ne constitue pas un conseil juridique individualisé : pour votre situation, faites le point avec un avocat.

La déclaration n'obéit à aucune condition de forme particulière, mais elle doit indiquer le montant de la créance, la nature de la sûreté éventuelle, les modalités de calcul des intérêts, et être accompagnée des éléments de preuve. Elle s'adresse au mandataire judiciaire en sauvegarde et en redressement, au liquidateur en liquidation. Le créancier qui n'a pas déclaré dans le délai est forclos, sauf à déposer au greffe, dans les six mois de la publication, une requête en relevé de forclusion : le greffe n'est que le lieu de dépôt, c'est le juge-commissaire qui statue, le créancier devant justifier que sa défaillance n'est pas de son fait. Le détail de la démarche est traité dans le guide dédié : la déclaration de créance.

Vous êtes salarié de l'entreprise

En liquidation judiciaire, les contrats de travail sont rompus dans un délai de 15 jours suivant le jugement de liquidation ou, lorsque le tribunal a autorisé la poursuite provisoire de l'activité, suivant l'expiration de cette autorisation ; ce délai est porté à vingt et un jours lorsqu'un plan de sauvegarde de l'emploi est établi. Les créances salariales sont couvertes par le régime de garantie des salaires (AGS). Le salarié ne saisit pas l'AGS lui-même : le mandataire judiciaire ou le liquidateur établit un relevé des créances salariales et le transmet à l'AGS, qui avance les fonds dans les limites et les plafonds fixés par la réglementation. Ces montants et ces délais dépendent du type de procédure et de la date de rupture du contrat, ce qui rend indispensable la vérification de votre situation auprès du mandataire ou d'un avocat.

Vous dirigez l'entreprise concernée

Le dessaisissement porte sur l'administration et la disposition des biens de l'entreprise, pas sur la personne du dirigeant. La procédure se termine par un jugement de clôture, pour extinction du passif lorsque tous les créanciers ont été désintéressés, pour insuffisance d'actif dans le cas contraire, et ce jugement fait lui aussi l'objet d'une publication. Chaque situation individuelle relevant d'appréciations propres, cette page ne remplace pas l'examen d'un dossier par un professionnel.

MÉTHODOLOGIE

D'où viennent ces chiffres ?

D'un décompte systématique des annonces publiées au BODACC pour l'Ille-et-Vilaine, sans échantillonnage, sans redressement statistique et sans modèle. Le filtre appliqué retient les annonces rattachées au département de l'Ille-et-Vilaine (35), publiées entre le 1er juillet 2025 et le 31 juillet 2026, soit treize mois. La période de comparaison, du 1er juin 2024 au 30 juin 2025, couvre la même durée et lui est immédiatement contiguë. La collecte a été effectuée le 6 août 2026 via l'interface de programmation publique du jeu de données « annonces-commerciales » diffusé par la DILA.

Ce que ces chiffres ne disent pas

  • Ils portent sur des publications, non sur des jugements. Le greffier dispose de quinze jours pour publier (article R. 621-8 du Code de commerce) : la série ne se compare donc pas aux statistiques de la Banque de France, établies en date de jugement, qui font référence pour la mesure macroéconomique des défaillances.
  • Ils ne mesurent aucun emploi. Le BODACC ne contient pas les effectifs salariés : tout chiffre d'emplois menacés serait une extrapolation, et nous n'en publions aucun.
  • Ils ignorent les procédures amiables. Le mandat ad hoc et la conciliation sont confidentiels par nature, donc absents de toute publication.
  • Le calendrier judiciaire pèse sur la série : vacations d'été, fêtes de fin d'année et jours fériés déplacent les parutions sans traduire de retournement économique.
  • Le rattachement territorial suit l'adresse figurant dans l'annonce, c'est-à-dire le siège ou l'adresse professionnelle du débiteur. Une entreprise qui exerce en Ille-et-Vilaine mais dont le siège est ailleurs n'est pas comptée ici, et inversement.
  • Rien n'y est prédit. Ces compteurs constatent des publications officielles datées, sans produire de score de risque, de pronostic ni de notation d'entreprise.

Réutiliser ces chiffres

Les données sous-jacentes proviennent du BODACC, diffusé par la Direction de l'information légale et administrative sous licence ouverte 2.0. Notre décompte est mis à disposition sous la même licence : reprenez-le librement, y compris à titre commercial, en le citant.

Actav Vigilance, d'après le BODACC (DILA), Ille-et-Vilaine (35), annonces publiées du 1er juillet 2025 au 31 juillet 2026, collecte du 6 août 2026
FAQ

Liquidation judiciaire 35 : vos questions fréquentes

Comment savoir si une entreprise en Ille-et-Vilaine (35) est en liquidation judiciaire ?

Le réflexe fiable tient en deux gestes : identifier le SIREN exact de l'entreprise, par exemple via l'Annuaire des Entreprises, puis interroger bodacc.fr avec ce numéro. Si une liquidation a été ouverte à Rennes ou à Saint-Malo, l'annonce publiée en fait foi, avec la date du jugement et le liquidateur. À l'inverse, tant que rien n'est publié, rien n'est établi, même si des signaux inquiètent : le greffe dispose de quinze jours pour publier. Une surveillance gratuite du SIREN chez Actav Vigilance transforme cette vérification ponctuelle en alerte automatique, le jour même de toute parution.

Où consulter les annonces BODACC en Ille-et-Vilaine (35) ?

Utilisez la recherche officielle de bodacc.fr avec le filtre départemental : le lien préfiltré de cette page ouvre directement les annonces de procédures collectives du 35, dont le cumul sur treize mois atteint 3 134 annonces toutes natures. Le portail de données de la DILA diffuse les mêmes annonces en licence ouverte, ce qui rend nos totaux vérifiables par n'importe qui. Complément utile pour situer la tendance : le baromètre hebdomadaire national d'Actav Vigilance. Toutes ces consultations sont gratuites et sans création de compte obligatoire.

Que faire si votre client ou fournisseur en Ille-et-Vilaine (35) dépose le bilan ?

Cherchez l'annonce au BODACC dès l'information connue : elle précise la procédure ouverte, le tribunal saisi et surtout la date de publication, point de départ, en règle générale, du délai de déclaration des créances fixé à deux mois par les articles L. 622-24 et R. 622-24 du Code de commerce. Chiffrez votre créance au centime, réunissez les justificatifs et adressez la déclaration au mandataire ou au liquidateur indiqué dans l'annonce. Le guide Actav de la déclaration de créance déroule la procédure complète ; au moindre doute sur une sûreté ou une compensation, consultez un avocat.

Salarié d'une entreprise en liquidation en Ille-et-Vilaine (35) : quels droits ?

La liquidation de votre employeur ne supprime pas vos droits à salaire : l'AGS les garantit, dans les plafonds réglementaires, et c'est le liquidateur, jamais le salarié, qui la saisit en lui transmettant le relevé des créances salariales, comme l'explique la fiche officielle de service-public.fr. Les sommes avancées vous sont ensuite reversées par son intermédiaire. Les contrats de travail, eux, prennent fin dans les quinze jours qui suivent le jugement de liquidation ou l'expiration de l'autorisation de poursuite de l'activité, et dans les vingt et un jours en cas de plan de sauvegarde de l'emploi. Vérifiez attentivement le relevé, conservez contrat et bulletins, et signalez toute omission au liquidateur dont le nom figure dans l'annonce BODACC.

Comment déclarer sa créance dans les délais ?

Trois paramètres commandent tout. Le déclencheur : la publication du jugement d'ouverture au BODACC, et elle seule. La durée : deux mois pour un créancier antérieur établi en métropole, quatre mois sinon, en vertu des articles L. 622-24 et R. 622-24 du Code de commerce. Le contenu : le montant échu et à échoir, les modalités de calcul des intérêts, la sûreté éventuelle, les pièces qui prouvent la créance, le tout adressé au mandataire judiciaire ou au liquidateur. Qui laisse passer le délai devient forclos et n'a plus, pendant six mois, que la voie étroite du relevé de forclusion devant le juge-commissaire.

Comment surveiller gratuitement une entreprise (Vigilance Actav) ?

Le principe d'Actav Vigilance est de renverser la charge de la veille : au lieu de consulter le BODACC, vous y déposez vos SIREN bretilliens et l'alerte vous parvient le jour de la publication d'une sauvegarde, d'un redressement ou d'une liquidation. La formule de base est gratuite pour toujours, sans carte bancaire, SIREN illimités et import de listes compris, historique BODACC dès l'ajout : c'est le périmètre publié sur la page des tarifs Actav. L'alternative officielle, le compte Alerte de bodacc.fr, notifie chaque matin les résultats de vos recherches enregistrées ; rien n'empêche de cumuler les deux.

Avertissement : cette page constate des publications officielles et présente des règles générales, vérifiées sur les textes officiels à la date de mise à jour ; elle ne constitue pas un conseil juridique individualisé et aucun délai propre à votre situation n'y est calculé. Pour votre cas précis, faites le point avec un avocat. La mise en relation se fait via Actav Suite.
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