ComprendreDéfinition et fondement légal
Clause 14 droit de visite annuel du bailleur : La clause de droit de visite organise l'accès du bailleur au logement loué, principalement en vue de la vente ou de la relocation. La loi l'encadre strictement : est réputée non écrite la clause qui oblige le locataire à laisser visiter les jours fériés ou plus de deux heures les jours ouvrables (art. 4 a, loi du 6 juillet 1989). Organiser les visites sans conflit : sans clause, le bailleur n'a aucun droit d'accès automatique au logement : la clause crée une obligation de coopération du locataire, dans les limites d'ordre public de la loi de 1989.
VérifierLes 5 conditions de validité (cumulatives)
- 1Le texte d'ordre publicEst réputée non écrite toute clause qui oblige le locataire, en vue de la vente ou de la location du local loué, à laisser visiter celui-ci les jours fériés ou plus de deux heures les jours ouvrables.Art. 4 a) loi n°89-462 du 06/07/1989 (vérifié au texte, Légifrance) — vérifié 16/07/2026
- 2A contrario : la clause encadrée est liciteUne clause organisant les visites en vue de la vente ou de la relocation, limitée aux jours ouvrables et à deux heures par jour, n'est pas réputée non écrite : elle crée une obligation de coopération du locataire : pas un droit d'entrée du bailleur.Art. 4 a) loi de 1989 (interprétation a contrario constante) — vérifié 16/07/2026
- 3Travaux : le locataire doit laisser faireLe locataire est obligé de laisser exécuter dans les lieux les travaux d'amélioration des parties communes ou privatives du même immeuble, ainsi que les travaux nécessaires au maintien en état et à l'entretien normal : avec les garanties de l'article 1724 du Code civil (réduction de loyer au-delà de 21 jours).Art. 7 e) loi de 1989 ; art. 1724 C. civ. — vérifié 16/07/2026
- 4Le domicile du locataire est inviolableLe locataire a droit au respect de son domicile jusqu'à la restitution des clés : l'introduction ou le maintien dans le logement à l'aide de manœuvres, menaces, voies de fait ou contrainte est puni de trois ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende.Art. 226-4 C. pén. (rédaction loi n°2023-668 du 27/07/2023 — peines triplées) ; art. 9 C. civ. — vérifié 16/07/2026
- 5Le refus abusif du locataire a aussi un prixLe refus persistant et injustifié de laisser visiter (clause licite) ou de laisser exécuter des travaux nécessaires peut engager la responsabilité du locataire, voire fonder un motif légitime et sérieux de congé : l'équilibre joue dans les deux sens.Art. 4 et 7 loi de 1989 ; jurisprudences du fond [références en JURIS_SEED] — vérifié 16/07/2026
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Questions fréquentesClause de droit de visite du bailleur : vos questions
Un intitulé courant des baux types : la clause qui organise l'accès du bailleur au logement (visite de contrôle annuelle, visites en vue de la vente ou de la relocation). Sa validité dépend du respect de l'article 4 de la loi de 1989 : jamais les jours fériés, jamais plus de deux heures les jours ouvrables, et toujours avec l'accord du locataire sur les créneaux.
Non, jamais : le locataire a droit au respect de son domicile jusqu'à la restitution des clés. Entrer sans autorisation (même avec un double des clés, même pour « vérifier l'état du bien ») constitue une violation de domicile punie de trois ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende (art. 226-4 C. pénal).
« En cas de congé délivré par l'une des parties ou de mise en vente du logement, le locataire s'engage à laisser visiter les lieux deux heures par jour maximum, les jours ouvrables, selon des créneaux fixés d'un commun accord. » Le générateur de la page produit la clause complète, y compris le volet travaux.
Pas les travaux visés par la loi : il doit laisser exécuter les travaux d'amélioration des parties communes ou privatives et les travaux d'entretien nécessaires (art. 7 e), avec réduction de loyer si les travaux durent plus de 21 jours (1724 C. civ.). Il peut en revanche discuter les modalités d'accès (horaires, prévenance).
Sa responsabilité contractuelle : le bailleur peut demander réparation (perte de chance de vendre ou relouer) et, dans les cas persistants, invoquer un manquement aux obligations du bail. L'équilibre est simple : clause licite = coopération due ; clause excessive = réputée non écrite.
Elle organise un accès ponctuel, à date convenue avec le locataire, pour vérifier l'état du logement et anticiper les travaux d'entretien. Hors stipulation et hors accord du locataire, le bailleur n'a aucun droit d'entrer : le logement loué est le domicile du locataire et reste protégé à ce titre.
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