ComprendreDéfinition et fondement légal
Clause propriété intellectuelle prestation de service : La clause de propriété intellectuelle organise la cession des droits d'auteur sur les créations du salarié ou du prestataire. Sans clause conforme, le créateur reste titulaire : le contrat de travail n'emporte aucune cession automatique (L.111-1 CPI), sauf logiciels et œuvre collective. La cession exige un écrit précis (L.131-3), jamais global sur les œuvres futures (L.131-1). Sécuriser les actifs immatériels : sans cession écrite et conforme, l'entreprise qui paie la création n'en possède pas les droits : le salarié ou le prestataire peut les revendiquer, y compris des années plus tard, à la rupture.
VérifierLes 5 conditions de validité (cumulatives)
- 1Pas de cession automatique à l'employeurL'existence ou la conclusion d'un contrat de louage d'ouvrage ou de service n'emporte aucune dérogation à la jouissance du droit d'auteur : le salarié comme le prestataire restent titulaires de leurs créations, sauf cession conforme ou dévolution légale.Art. L.111-1 CPI (recoupé multi-sources) — vérifié 16/07/2026
- 2Les deux dévolutions légalesLes droits patrimoniaux sur les logiciels (et leur documentation) créés par les salariés dans l'exercice de leurs fonctions sont dévolus à l'employeur (L.113-9) ; l'œuvre collective appartient à la personne sous le nom de laquelle elle est divulguée (L.113-5).Art. L.113-9 et L.113-5 CPI (recoupés) — vérifié 16/07/2026
- 3Le formalisme de la cessionLa transmission des droits est subordonnée à la mention distincte de chaque droit cédé dans l'acte, et à la délimitation du domaine d'exploitation quant à son étendue, sa destination, son lieu et sa durée : le contrat d'auteur s'interprète restrictivement en faveur du créateur.Art. L.131-2 et L.131-3 CPI (recoupés multi-sources) — vérifié 16/07/2026
- 4La prohibition des œuvres futuresLa cession globale des œuvres futures est nulle : une clause du contrat de travail cédant par avance « toutes les créations » du salarié est exposée à l'annulation : la pratique y répond par des cessions échelonnées, au fur et à mesure des créations.Art. L.131-1 CPI (recoupé multi-sources) — vérifié 16/07/2026
- 5La rémunération de l'auteurLa cession doit prévoir une participation proportionnelle aux recettes, le forfait n'étant admis que dans les cas prévus par la loi : dont la cession des droits sur un logiciel ; la cession gratuite est possible mais doit être expresse et consentie en pleine connaissance de cause.Art. L.131-4 et L.122-7 CPI (recoupés, dont APP et CA citées) — vérifié 16/07/2026
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Questions fréquentesClause de propriété intellectuelle : vos questions
Non : l'existence d'un contrat de travail n'emporte aucune dérogation à la titularité du créateur (L.111-1 CPI). Deux exceptions légales : les logiciels créés dans l'exercice des fonctions (droits patrimoniaux dévolus à l'employeur, L.113-9) et l'œuvre collective (propriété de celui qui la divulgue, L.113-5). Pour tout le reste, il faut une cession écrite et conforme.
Quatre exigences (L.131-3) : mention distincte de chaque droit cédé (reproduction, représentation, adaptation…), délimitation de l'étendue et de la destination, du lieu et de la durée de l'exploitation. S'y ajoutent l'écrit (L.131-2) et une rémunération identifiée (proportionnelle par principe, forfait possible notamment pour les logiciels, L.131-4).
Non : la cession globale des œuvres futures est prohibée (L.131-1). La pratique y répond par une clause « au fur et à mesure » : la cession prend effet à chaque création ou remise de livrable, selon les modalités prédéfinies au contrat : l'effet économique est proche, la validité en plus.
Même principe, enjeu décuplé : le prestataire (freelance, agence, studio) reste titulaire de ses livrables tant qu'une cession conforme n'est pas signée : payer la facture ne suffit pas. Tout contrat de commande créative (site, logo, développement, contenus) doit intégrer la clause de cession, livrable par livrable.
Non : les inventions de salariés relèvent du droit des brevets (L.611-7 CPI), régime distinct avec ses missions inventives et sa rémunération supplémentaire. Quant aux créations assistées par IA, elles posent des questions de titularité spécifiques : la page dédiée à la clause IA du Clausier les traite.
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