Tarifs

Actav Suite

Création & cession d'entreprise

Suivre mon dossier avec mon avocat : statuts, actes, messagerie, formalités.

Actav Vigilance

Surveillance des procédures collectives

Surveiller mes clients et mes créances, être alerté d'un redressement ou d'une liquidation.

Deux services indépendants, donc deux comptes distincts : vous pouvez avoir les deux avec la même adresse e-mail.

Actav · Droit commercial

Mention obligatoire devis : la liste complète 2026, par avocat

Mis à jour le 27 août 2026

Réponse rapide

Mention obligatoire devis : il n'existe pas, en droit français, de liste unique valable pour toutes les activités. Trois textes se superposent. Face à un particulier, l'article L. 111-1 du code de la consommation impose les caractéristiques essentielles de la prestation, le prix, la date ou le délai d'exécution, l'identité et les coordonnées du professionnel, les garanties légales et le médiateur de la consommation. Entre professionnels, le III de l'article L. 441-1 du code de commerce oblige le prestataire à communiquer, sur demande, la méthode de calcul du prix ou « un devis suffisamment détaillé » quand le prix ne peut pas être fixé à l'avance. Enfin, le seul texte qui énumère précisément les mentions d'un devis est l'article 4 de l'arrêté du 24 janvier 2017, réservé au dépannage, à la réparation et à l'entretien dans le bâtiment et l'équipement de la maison : date de rédaction, nom et adresse de l'entreprise, nom du client, lieu d'exécution, nature exacte des réparations, décompte détaillé en quantité et en prix, frais de déplacement le cas échéant, somme globale hors taxes et toutes taxes comprises avec le taux de TVA, durée de validité de l'offre et caractère payant ou gratuit du devis. Aucun seuil de 150 € TTC ne figure dans ce texte : le devis détaillé est dû avant toute prestation visée, quel que soit le montant.

mention obligatoire devis : liste des mentions légales à faire figurer sur un devis en 2026 — Actav
Les mentions d'un devis ne viennent pas d'un article unique : elles se cumulent selon le client, le secteur d'activité et le statut de l'entreprise.

Mention obligatoire devis : la question paraît simple, et pourtant aucun texte français ne fixe de liste unique applicable à toutes les entreprises. Les modèles téléchargés en ligne annoncent tantôt douze mentions, tantôt quinze, souvent recopiées d'un article de blog à l'autre sans que personne ne rouvre le texte. Le résultat est visible tous les jours : des devis d'artisan qui citent une loi abrogée depuis 2023, des devis qui affichent un total TTC sans le taux de TVA, et un prétendu seuil de 150 € qui n'existe plus dans le texte en vigueur.

Ce guide reprend le problème dans l'ordre. D'abord les trois socles juridiques qui se superposent, selon que le client est un particulier ou une entreprise. Ensuite la seule liste légale détaillée qui existe, celle du bâtiment, reproduite mention par mention. Puis les secteurs où le devis est obligatoire par lui-même, les mentions qui dépendent du statut de l'entreprise, les règles propres à une acceptation au domicile du client, la durée de validité, la valeur contractuelle du document et les sanctions encourues. Chaque règle citée renvoie au texte en vigueur sur Légifrance ou à une fiche officielle de l'administration, lue au moment de la rédaction.

Surveillez vos débiteurs avec Actav Vigilance Un devis conforme ne garantit pas d'être payé. Vigilance Libre surveille gratuitement les publications BODACC de vos clients, sur un nombre illimité de SIREN.

Mention obligatoire devis : que dit vraiment la loi en 2026 ?

Derrière la recherche « mention obligatoire devis » se cache une attente très précise : une liste. Le droit français n'en propose qu'une seule, et elle ne concerne pas toutes les entreprises. Commençons donc par lever le malentendu. Il n'existe pas d'article du code de commerce ou du code de la consommation intitulé « mentions obligatoires du devis », comme il existe un article sur les mentions de la facture. Les mentions d'un devis se déduisent de trois sources qui se cumulent selon la situation : le droit de la consommation quand le client est un particulier, le droit des pratiques commerciales quand le client est une entreprise, et des arrêtés sectoriels quand l'activité en relève.

SituationTexte applicableCe qu'il impose
Vous vendez à un particulier (B2C)Art. L. 111-1 et L. 111-2 C. consom.Caractéristiques essentielles, prix, date ou délai d'exécution, identité et coordonnées du professionnel, garanties légales, médiateur de la consommation, puis les informations complémentaires fixées par décret
Vous vendez à une entreprise (B2B) et le prix n'est pas déterminable à l'avanceArt. L. 441-1, III, dernier alinéa, C. com.Communiquer au client qui le demande la méthode de calcul du prix, ou « un devis suffisamment détaillé »
Vous faites du dépannage, de la réparation ou de l'entretien dans le bâtiment et l'équipement de la maisonArt. 4 de l'arrêté du 24 janvier 2017Remettre un devis détaillé avant l'exécution, comportant dix mentions énumérées par le texte
Vous vendez à distance ou hors établissement à un particulierArt. L. 221-5 et L. 221-9 C. consom.Information précontractuelle renforcée, dont le droit de rétractation, et forme imposée au contrat

Le devis en B2B repose sur une phrase du code de commerce

La base légale du devis entre professionnels tient en un alinéa, souvent ignoré. Le III de l'article L. 441-1 du code de commerce se termine ainsi : « Lorsque le prix d'un service ne peut être déterminé a priori ou indiqué avec exactitude, le prestataire de services est tenu de communiquer au destinataire qui en fait la demande la méthode de calcul du prix permettant de vérifier ce dernier, ou un devis suffisamment détaillé. » Deux enseignements en découlent. L'obligation naît d'une demande du client, elle n'est pas automatique. Et le texte laisse le choix entre deux voies : la méthode de calcul, par exemple un taux horaire et un mode de décompte, ou le devis chiffré.

Le devis en B2C repose sur l'information précontractuelle

Face à un particulier, la logique s'inverse : les informations sont dues avant l'engagement, sans que le client ait à les réclamer. L'article L. 111-1 du code de la consommation commence par cette phrase : « Avant que le consommateur ne soit lié par un contrat à titre onéreux, le professionnel communique au consommateur, de manière lisible et compréhensible, les informations suivantes ». Suivent six rubriques, dont le prix, la date ou le délai d'exécution en l'absence d'exécution immédiate, les garanties légales et « la possibilité de recourir à un médiateur de la consommation ». L'article L. 111-2 du même code y ajoute, pour les prestations de services, des « informations complémentaires relatives à ses coordonnées, à son activité de prestation de services et aux autres conditions contractuelles ».

Le prix affiché à un particulier se lit toujours toutes taxes comprises. L'article 1er de l'arrêté du 3 décembre 1987 relatif à l'information du consommateur sur les prix dispose que « toute information sur les prix de produits ou de services doit faire apparaître, quel que soit le support utilisé, la somme totale toutes taxes comprises qui devra être effectivement payée par le consommateur, exprimée en euros ». Un devis adressé à un particulier qui n'affiche qu'un montant hors taxes ne remplit donc pas son office. En B2B, à l'inverse, le raisonnement se fait hors taxes.

Quelles sont les mentions obligatoires d'un devis de travaux ?

C'est ici que se trouve la seule liste légale détaillée du droit français. L'article 4 de l'arrêté du 24 janvier 2017 relatif à la publicité des prix des prestations de dépannage, de réparation et d'entretien dans le secteur du bâtiment et de l'équipement de la maison, en vigueur depuis le 1er avril 2017, pose que « préalablement à l'exécution de toute prestation visée à l'article 1er, conclue en établissement commercial, le professionnel remet au client un devis détaillé, qui comporte, outre les mentions des articles L. 111-1 et L. 111-2 du code de la consommation, les mentions suivantes ». Voici ces mentions, reproduites une à une.

Mention exigée par le texteCe que cela veut dire en pratique
La date de rédactionElle sert de point de départ à la durée de validité et fige les prix annoncés
Le nom et l'adresse de l'entrepriseDénomination exacte et adresse de l'établissement, pas seulement un nom commercial
Le nom du clientLe devis est nominatif, un document type sans destinataire ne répond pas au texte
Le lieu d'exécution de l'opérationL'adresse du chantier, qui peut différer de celle du client
La nature exacte des réparations à effectuer« Remise aux normes » ou « travaux de plomberie » ne suffit pas : il faut décrire l'intervention
Le décompte détaillé, en quantité et en prix, de chaque prestation et produitLe texte précise : dénomination, prix unitaire, désignation de l'unité (heure de main-d'œuvre, mètre linéaire, mètre carré) et quantité prévue
Le cas échéant, les frais de déplacementIls apparaissent en ligne distincte, jamais fondus dans un forfait global
La somme globale à payer hors taxes et toutes taxes comprises, en précisant le taux de TVALes deux totaux figurent, et le taux appliqué est indiqué
La durée de validité de l'offreUne durée chiffrée, choisie librement par l'entreprise
L'indication du caractère payant ou gratuit du devisLe silence n'est pas une option : l'information doit être écrite

Le III du même article ajoute une obligation que les modèles du commerce oublient presque toujours : dans le devis ou dans le contrat conclu hors établissement, « le consommateur doit être informé qu'il peut conserver les pièces, les éléments ou appareils remplacés », selon un modèle type figurant en annexe de l'arrêté. Une chaudière, un chauffe-eau ou une pièce démontée appartiennent au client tant qu'il n'y a pas renoncé.

Attention au champ d'application, plus étroit qu'il n'y paraît

Cette liste ne vaut pas pour toutes les entreprises. L'article 1er de l'arrêté limite son application au professionnel qui réalise « des prestations de dépannage, de réparation et d'entretien dans les secteurs du bâtiment et de l'équipement de la maison, énumérées en annexe ». Un consultant, une agence de communication, un traiteur ou un développeur ne sont pas visés. Pour eux, le devis obéit à l'article L. 111-1 du code de la consommation si le client est un particulier, et au III de l'article L. 441-1 du code de commerce si le client est une entreprise. Présenter la liste du bâtiment comme « les mentions obligatoires du devis » tout court est une erreur de champ, et c'est l'erreur la plus répandue sur le sujet. Elle reste en revanche une excellente trame de bonne pratique pour les autres activités.

Le devis conclu hors établissement suit un autre régime

Le II de l'article 4 traite le cas du contrat signé ailleurs que dans les locaux de l'entreprise, typiquement au domicile du client. Le devis détaillé « revêt la forme du contrat déterminée aux articles L. 221-5 et L. 221-9 du code de la consommation ». Le décompte reste exigé, avec « en particulier le taux horaire de main d'œuvre et le temps estimé ou, le cas échéant, le montant forfaitaire de chaque prestation », la dénomination et le prix unitaire des produits et matériels, et les frais de déplacement s'il y en a.

Le devis est-il obligatoire, et à partir de quel montant ?

Deux idées circulent en même temps, et elles sont toutes les deux fausses. La première veut que le devis soit toujours facultatif. La seconde veut qu'il devienne obligatoire au-delà de 150 € TTC. La réalité est plus simple : le devis est obligatoire dans certains secteurs, et dans le principal d'entre eux, le bâtiment, aucun seuil n'apparaît dans le texte en vigueur.

Le seuil de 150 € TTC ne figure pas dans l'arrêté du 24 janvier 2017. Son article 4 vise « toute prestation visée à l'article 1er », sans distinction de montant. Une intervention de dépannage facturée 90 € appelle donc le même devis détaillé qu'un chantier de 9 000 €. Le chiffre vient du texte précédent : l'article 3 de l'arrêté du 2 mars 1990 ne rendait le devis détaillé obligatoire, en dehors d'une demande du client, que « dès lors que leur montant estimé (devis compris) est supérieur à 150 euros T.T.C. ». Or l'article 7 de l'arrêté du 24 janvier 2017 a abrogé cet arrêté de 1990, seuil compris. Avant d'écrire 150 € dans une page ou dans des conditions de vente, rouvrez le texte en vigueur.

Les quatre secteurs où le devis obéit à une règle propre

Quatre régimes sectoriels méritent d'être connus, chacun avec sa propre règle de déclenchement. Trois imposent la remise d'un devis, le quatrième en encadre le contenu.

SecteurLe devis est dûGratuit ?Texte
Dépannage, réparation, entretien du bâtiment et de l'équipement de la maisonAvant l'exécution de toute prestation visée, sans seuil de montantLe texte n'impose pas la gratuité, mais impose d'indiquer si le devis est payant ou gratuitArt. 4 de l'arrêté du 24 janvier 2017
Services à la personneDès que le prix mensuel proposé atteint 100 € TTC, et en dessous sur demande du clientOui, le devis personnalisé est fourni gratuitementArt. 6 de l'arrêté du 17 mars 2015
DéménagementAvant la conclusion de tout contrat de déménagementOui, remis gratuitement au clientArt. 1er de l'arrêté du 27 avril 2010
Prestations funérairesTout devis remis doit être conforme au modèle réglementaire commun à tous les opérateurs, déposé auprès des communes et actualisé tous les trois ansLes textes cités n'imposent pas la gratuité, mais la conformité au modèle réglementaireArt. L. 2223-21-1 CGCT et arrêté du 23 août 2010, dont l'annexe a été remplacée au 1er juillet 2025

Services à la personne : la règle des 100 € par mois

L'article 6 de l'arrêté du 17 mars 2015 relatif à l'information préalable du consommateur sur les prestations de services à la personne pose deux obligations symétriques. « Un devis personnalisé est fourni gratuitement à tout consommateur auquel le prestataire de service propose une prestation ou un ensemble de prestations dont le prix mensuel est supérieur ou égal à 100 € TTC. » Et en dessous de ce montant, le devis reste dû, mais seulement à la demande du client. Le texte ajoute deux exigences pratiques : « un exemplaire du devis est conservé par le professionnel pendant une durée minimum d'un an », et une phrase d'information doit être affichée de façon visible dans les lieux de vente comme sur les offres à distance. Ménage à domicile, garde d'enfants, soutien scolaire et jardinage chez un particulier entrent dans ce cadre.

Déménagement : le prix annoncé est un prix définitif

L'article 1er de l'arrêté du 27 avril 2010 relatif à la publicité des prix des prestations de déménagement est direct : « Avant la conclusion de tout contrat de déménagement, les entreprises sont tenues de remettre gratuitement au client un devis. » Le devis, accompagné des conditions générales, porte les références de l'entreprise, le nom et l'adresse du client, la date ou la période d'exécution, les lieux de chargement et de livraison, le volume du mobilier, la définition exacte de la prestation, les modalités de paiement, et « le montant HT et TTC du déménagement et la mention que ce prix est définitif ». C'est le seul secteur où le caractère définitif du prix est une mention imposée par le texte lui-même.

Modèles de documents juridiques vérifiés par avocat Conditions générales de vente, contrats de prestation, baux : des modèles Word éditables, rédigés par des avocats inscrits au Barreau.

Quelles mentions dépendent du statut de l'entreprise ?

Aux mentions liées à la prestation s'ajoutent celles qui tiennent à l'identité et à la situation de l'entreprise. Elles ne varient pas selon le client, mais selon l'immatriculation, le régime de TVA et l'obligation d'assurance. C'est le bloc que les modèles génériques traitent le plus mal.

Votre situationCe qui doit figurerTexte
Toute personne immatriculéeLe numéro unique d'identification de l'entreprise, la mention RCS suivie du nom de la ville du greffe, le lieu du siège socialArt. R. 123-237 C. com.
Entrepreneur individuelLa dénomination incorporant votre nom, précédé ou suivi immédiatement des mots « entrepreneur individuel » ou des initiales « EI »Art. R. 123-237, 9°, C. com.
Entreprise du secteur des métiers et de l'artisanat soumise à une assurance professionnelle obligatoireL'assurance souscrite, les coordonnées de l'assureur ou du garant, la couverture géographique du contrat ou de la garantieArt. L. 132-1 du code de l'artisanat
Entreprise assujettie à la TVALe taux de TVA appliqué, avec le total hors taxes et le total toutes taxes comprisesArt. 4 de l'arrêté du 24 janvier 2017 pour le bâtiment ; art. 1er de l'arrêté du 3 décembre 1987 pour le prix TTC dû au consommateur
Entreprise en franchise en base de TVALa mention « TVA non applicable - article 293 B du CGI », prescrite pour la facture et à reprendre sur le devis, avec un total identique en HT et en TTCFiche officielle « Franchise en base de TVA », entreprendre.service-public.gouv.fr, vérifiée le 1er janvier 2026
Prestation vendue à un particulierLes coordonnées du médiateur de la consommation compétentArt. L. 111-1, 6°, C. consom.

Assurance professionnelle : le texte a changé de code en 2023

Voici le point sur lequel presque toutes les pages du web sont restées bloquées. La mention de l'assurance professionnelle sur les devis et les factures était prévue par l'article 22-2 de la loi n° 96-603 du 5 juillet 1996. Cet article a été abrogé par l'ordonnance n° 2023-208 du 28 mars 2023. La disposition n'a pas disparu pour autant : elle figure aujourd'hui à l'article L. 132-1 du code de l'artisanat, en vigueur depuis le 1er juillet 2023, dans des termes identiques. Les personnes immatriculées au registre national des entreprises comme entreprise du secteur des métiers et de l'artisanat, ainsi que les entrepreneurs relevant du régime de l'article L. 613-7 du code de la sécurité sociale, « indiquent, sur chacun de leurs devis et sur chacune de leurs factures, l'assurance professionnelle, dans le cas où elle est obligatoire pour l'exercice de leur métier, qu'ils ont souscrite au titre de leur activité, les coordonnées de l'assureur ou du garant, ainsi que la couverture géographique de leur contrat ou de leur garantie ». Trois informations sont donc attendues, pas une : l'assurance, l'assureur et la zone couverte. Un devis qui cite l'ancien article de 1996 cite un texte abrogé.

Le mot « devis » ne figure pas à l'article R. 123-237

Point de précision, parce qu'il est souvent tranché trop vite. L'article R. 123-237 du code de commerce, dans sa version en vigueur depuis le 15 mai 2022, vise « les factures, notes de commande, tarifs et documents publicitaires ainsi que sur toutes correspondances et tous récépissés concernant son activité et signés par elle ou en son nom ». Le mot devis n'y apparaît pas. Un devis n'en reste pas moins un papier d'affaires adressé au client et signé au nom de l'entreprise, ce qui le place naturellement dans cette catégorie. Et pour le bâtiment, la question ne se pose même pas : l'arrêté du 24 janvier 2017 exige déjà « le nom et l'adresse de l'entreprise », et l'article L. 111-2 du code de la consommation impose les coordonnées du prestataire. En pratique, porter le SIREN et la mention RCS sur le devis est la bonne réponse dans tous les cas.

Franchise en base de TVA : ce que le devis doit refléter

Une entreprise en franchise en base ne facture pas de TVA. La fiche officielle « Franchise en base de TVA » du service public de l'entrepreneur, vérifiée le 1er janvier 2026, précise que « la mention TVA non applicable - article 293 B du CGI doit figurer sur chaque facture ou note d'honoraires ». La mention est donc prescrite pour la facture. La porter aussi sur le devis évite un total incohérent : sans TVA collectée, le montant hors taxes et le montant toutes taxes comprises sont identiques, et le client doit comprendre pourquoi. La même fiche fixe pour 2026 les seuils de la franchise à 85 000 € de chiffre d'affaires pour les activités de vente et d'hébergement et à 37 500 € pour les prestations de services et les professions libérales, avec des seuils de tolérance respectifs de 93 500 € et 41 250 €, appréciés par rapport à l'année civile précédente.

Devis établi au domicile du client : quelles règles s'ajoutent ?

Un devis accepté chez le client n'obéit pas aux mêmes règles qu'un devis accepté au bureau. Il devient un contrat conclu hors établissement, au sens du code de la consommation, et trois règles supplémentaires s'appliquent. Elles pèsent lourd, car leur méconnaissance se règle rarement à l'amiable.

  • Un droit de rétractation de quatorze jours. L'article L. 221-18 du code de la consommation donne au consommateur « un délai de quatorze jours pour exercer son droit de rétractation d'un contrat conclu à distance, à la suite d'un démarchage téléphonique ou hors établissement, sans avoir à motiver sa décision ». Pour une prestation de services, ce délai court à compter de la conclusion du contrat, donc de la signature du devis.
  • Aucun paiement pendant sept jours. L'article L. 221-10 du code de la consommation est catégorique : « Le professionnel ne peut recevoir aucun paiement ou aucune contrepartie, sous quelque forme que ce soit, de la part du consommateur avant l'expiration d'un délai de sept jours à compter de la conclusion du contrat hors établissement. » Encaisser un acompte le jour même de la signature à domicile est donc interdit, sauf dans quatre cas énumérés par le texte, dont les travaux d'entretien ou de réparation à réaliser en urgence expressément sollicités par le client. La sanction n'a rien de symbolique : l'article L. 242-7 du même code punit ce manquement de deux ans d'emprisonnement et de 150 000 € d'amende.
  • La forme du contrat est imposée. Le II de l'article 4 de l'arrêté du 24 janvier 2017 renvoie aux articles L. 221-5 et L. 221-9 du code de la consommation : le devis doit alors comporter l'information précontractuelle renforcée de la vente hors établissement, dont les conditions, le délai et les modalités d'exercice du droit de rétractation ainsi que le formulaire type.

Les travaux urgents ne suppriment pas tout

Beaucoup d'entreprises de dépannage croient qu'une intervention urgente les dispense de tout formalisme. Le 8° de l'article L. 221-28 du code de la consommation écarte bien le droit de rétractation pour les « travaux d'entretien ou de réparation à réaliser en urgence au domicile du consommateur et expressément sollicités par lui ». Mais l'exclusion est strictement bornée : elle ne joue que « dans la limite des pièces de rechange et travaux strictement nécessaires pour répondre à l'urgence ». Tout ce qui excède l'urgence, remplacement d'un équipement complet, travaux annexes proposés sur place, reste soumis aux quatorze jours. Et le devis détaillé, lui, reste dû.

Devis gratuit ou payant, et quelle durée de validité ?

Ces deux questions ont la même réponse de méthode : la loi n'impose pas de contenu, elle impose de l'écrire. Dans le bâtiment, l'article 4 de l'arrêté du 24 janvier 2017 range côte à côte « la durée de validité de l'offre » et « l'indication du caractère payant ou gratuit du devis ». Aucun des deux textes ne fixe de durée minimale ni n'interdit de facturer l'établissement du devis. Ce qui est sanctionné, c'est le silence.

Un devis peut-il être payant ?

Oui, sauf dans les secteurs où la gratuité est imposée. L'arrêté du 27 avril 2010 impose de remettre gratuitement le devis de déménagement, et l'arrêté du 17 mars 2015 fait de même pour les services à la personne, dès 100 € TTC de prix mensuel proposé comme en dessous sur demande du client. Pour les prestations funéraires, en revanche, ni l'article L. 2223-21-1 du code général des collectivités territoriales ni l'arrêté du 23 août 2010 ne prévoient la gratuité : ils imposent la conformité du devis à un modèle réglementaire. En dehors de ces cas, un artisan peut facturer le déplacement et l'étude nécessaires à un chiffrage complexe, à condition de l'annoncer avant. La bonne pratique, courante dans le bâtiment, consiste à prévoir que le montant du devis sera déduit de la facture si les travaux sont confiés à l'entreprise. Cette clause n'est imposée par aucun texte, mais elle évite l'essentiel des litiges sur ce point.

Combien de temps un devis engage-t-il l'entreprise ?

Le temps que l'entreprise a elle-même indiqué. Un mois et trois mois sont les durées les plus fréquentes. Le choix n'est pas neutre : pendant toute cette période, les prix annoncés sont opposables à l'entreprise, y compris si le coût des matériaux augmente. Sur un chantier dépendant de matières premières volatiles, une durée courte protège la marge. Passé le terme, l'offre tombe et un nouveau devis doit être établi. Un devis sans durée de validité laisse au contraire planer une incertitude que le client peut exploiter, en plus de manquer à une mention exigée dans le bâtiment.

Durée de validité et délai de rétractation sont deux horloges différentes. La durée de validité court à compter de la date de rédaction du devis et concerne l'entreprise, qui reste tenue par son offre. Le délai de rétractation de quatorze jours court à compter de la conclusion du contrat et concerne le client, qui peut revenir sur son engagement, mais il n'existe que si le devis a été signé à distance ou hors établissement : un devis accepté dans les locaux de l'entreprise n'ouvre aucun droit de rétractation. Un devis valable trente jours, signé au domicile du client le vingt-neuvième jour, ouvre donc encore quatorze jours de rétractation au consommateur.

Pourquoi les mentions font la valeur contractuelle du devis

Un devis accepté n'est pas une intention, c'est un contrat. L'article 1113 du code civil énonce que « le contrat est formé par la rencontre d'une offre et d'une acceptation par lesquelles les parties manifestent leur volonté de s'engager », et que « cette volonté peut résulter d'une déclaration ou d'un comportement non équivoque de son auteur ». Le devis est l'offre, la signature précédée de la formule « bon pour accord » est l'acceptation. À partir de là, l'entreprise doit exécuter les travaux décrits et le client doit en payer le prix.

Encore faut-il que le document mérite le nom d'offre. L'article 1114 du code civil pose la frontière : « L'offre, faite à personne déterminée ou indéterminée, comprend les éléments essentiels du contrat envisagé et exprime la volonté de son auteur d'être lié en cas d'acceptation. A défaut, il y a seulement invitation à entrer en négociation. » Un devis précis, chiffré, daté et nominatif est une offre. Une estimation vague, sans décompte ni durée de validité, risque de n'être qu'une invitation à discuter, ce qui prive l'entreprise comme le client de tout appui en cas de litige. Les mentions obligatoires ne sont donc pas seulement une contrainte administrative : ce sont elles qui donnent au devis sa force contractuelle.

Le prix du devis peut-il être dépassé ?

Non, pas unilatéralement. Un travail supplémentaire non prévu suppose un accord du client, matérialisé par un devis complémentaire ou un avenant écrit. Le déménagement pousse cette logique jusqu'au bout : l'arrêté du 27 avril 2010 impose de porter sur le devis « le montant HT et TTC du déménagement et la mention que ce prix est définitif », et l'article 4 du même arrêté prévoit que si le montant de la note délivrée au client diffère de celui du devis accepté, elle « doit porter mention précise et explicite des justifications ». Dans le bâtiment, la même prudence s'impose : un décompte détaillé, ligne par ligne, rend un dépassement difficile à contester quand il a été accepté, et impossible à imposer quand il ne l'a pas été.

Devis non conforme : quelles sanctions en 2026 ?

Les sanctions ne viennent pas d'un texte unique, elles suivent la mention manquante. Deux régimes coexistent, l'un administratif et confié à la DGCCRF, l'autre pénal, de la simple contravention au délit.

ManquementSanction encourueTexte
Non-respect des arrêtés d'information sur les prix, dont l'arrêté du 24 janvier 2017 et l'arrêté du 3 décembre 1987Amende administrative de 3 000 € au plus pour une personne physique et de 15 000 € au plus pour une personne moraleArt. L. 131-5 C. consom.
Absence des mentions d'identification sur les papiers d'affaires de l'entrepriseAmende prévue pour les contraventions de la 4e classe, soit 750 € au plusArt. R. 123-237 C. com. et art. 131-13, 4°, C. pén.
Paiement encaissé moins de sept jours après la signature d'un contrat hors établissementDeux ans d'emprisonnement et 150 000 € d'amende, hors les quatre exceptions énumérées par le texteArt. L. 221-10 et art. L. 242-7 C. consom.
Défaut de communication des conditions générales de vente à un acheteur professionnel qui en fait la demandeAmende administrative de 15 000 € au plus pour une personne physique et de 75 000 € au plus pour une personne moraleArt. L. 441-1, IV, C. com.

La première ligne est celle qui concerne le plus de devis. L'article L. 131-5 du code de la consommation vise « tout manquement aux dispositions de l'article L. 112-1 définissant les modalités d'information sur le prix et les conditions de vente ainsi qu'aux dispositions des arrêtés pris pour son application ». L'arrêté du 24 janvier 2017 est précisément l'un de ces arrêtés d'application. Un devis de dépannage sans durée de validité, sans taux de TVA ou sans décompte détaillé entre donc dans le champ de cette amende.

La seconde ligne est plus discrète mais bien réelle : le dernier alinéa de l'article R. 123-237 du code de commerce prévoit que « toute contravention aux dispositions des alinéas précédents est punie de l'amende prévue pour les contraventions de la 4e classe ». L'article 131-13 du code pénal fixe cette amende à « 750 euros au plus ».

La troisième ligne est la plus lourde, et c'est celle que les entreprises de dépannage à domicile connaissent le moins. L'article L. 242-7 du code de la consommation punit « le fait d'exiger ou d'obtenir du client, en infraction aux dispositions de l'article L. 221-10, un paiement ou une contrepartie avant l'expiration du délai de sept jours à compter de la conclusion du contrat hors établissement » d'une peine d'emprisonnement de deux ans et d'une amende de 150 000 €. Encaisser un acompte le jour d'une signature au domicile du client n'est donc pas une irrégularité de forme : c'est un délit.

Au-delà de l'amende, le vrai risque est contractuel. Un devis incomplet affaiblit la position de l'entreprise devant le juge : sans décompte détaillé, il devient difficile de démontrer ce qui avait été commandé, et un client de bonne ou de mauvaise foi peut contester une part du prix. Les mentions ne protègent pas seulement le consommateur, elles sécurisent d'abord le professionnel qui les porte.

A

Un devis conforme réduit les litiges, il ne garantit pas l'encaissement. Sur Actav (actav.fr), Vigilance surveille les publications BODACC de vos clients pour vous alerter le jour où une procédure collective est publiée. La formule Vigilance Libre est affichée « 0 € pour toujours » et couvre un nombre illimité de SIREN, avec les alertes le jour de la publication, l'historique BODACC, le suivi des rectificatifs, un tableau de bord et l'export CSV. Vigilance Pro est affichée à 49 € HT par mois, ou 490 € HT par an avec deux mois offerts, et ajoute l'encours sous protection, un échéancier avec rappels et trois dossiers mensuels inclus. Les tarifs et le détail des formules figurent sur la page tarifs de Vigilance.

Mention obligatoire devis : les erreurs les plus fréquentes

Après lecture des textes, sept erreurs reviennent dans presque tous les devis non conformes. La plupart ne viennent pas d'une négligence mais d'un modèle recopié : les pages consacrées aux mentions obligatoires du devis se citent les unes les autres, et une référence périmée se propage vite. Ces sept points se corrigent en une demi-heure sur un modèle, et ils évitent l'essentiel des difficultés.

  • Reprendre le seuil de 150 € TTC. Il venait de l'article 3 de l'arrêté du 2 mars 1990, abrogé par l'article 7 de l'arrêté du 24 janvier 2017. Le devis détaillé est dû avant toute prestation visée, quel que soit le montant.
  • Citer l'article 22-2 de la loi du 5 juillet 1996 pour l'assurance. Il a été abrogé par l'ordonnance du 28 mars 2023. La bonne référence est l'article L. 132-1 du code de l'artisanat, en vigueur depuis le 1er juillet 2023.
  • Appliquer la liste du bâtiment à toutes les activités. L'arrêté du 24 janvier 2017 ne vise que le dépannage, la réparation et l'entretien du bâtiment et de l'équipement de la maison, selon la liste de son annexe.
  • Oublier la durée de validité de l'offre. C'est une mention exigée par le texte, et son absence laisse l'entreprise tenue par un prix ancien.
  • Ne pas indiquer si le devis est payant ou gratuit. Le texte impose l'information, pas un choix particulier.
  • Afficher un total sans préciser HT ou TTC, ou sans le taux de TVA. L'arrêté exige les deux totaux et le taux. Face à un particulier, c'est le total TTC qui fait foi, en application de l'arrêté du 3 décembre 1987.
  • Encaisser un acompte le jour de la signature à domicile. L'article L. 221-10 du code de la consommation l'interdit pendant sept jours, hors les quatre exceptions qu'il énumère.

Un dernier réflexe : dater et archiver

La date de rédaction est une mention obligatoire dans le bâtiment, et c'est aussi la pièce qui sert le plus en cas de litige. Elle situe l'offre dans le temps, fait courir sa durée de validité et permet de rattacher la prestation à la version des textes applicable. Les services à la personne poussent la logique plus loin en imposant la conservation d'un exemplaire du devis pendant au moins un an. Rien n'interdit d'appliquer la même discipline partout : un devis archivé avec sa preuve d'envoi vaut mieux qu'une reconstitution de mémoire deux ans plus tard.

FAQ : vos questions sur les mentions obligatoires d'un devis

Quatre délais structurent la vie d'un devis. Le premier est la durée de validité de l'offre, fixée librement par l'entreprise mais obligatoirement écrite dans le bâtiment, en application de l'article 4 de l'arrêté du 24 janvier 2017 : un mois et trois mois sont les usages les plus courants. Le deuxième est le délai de rétractation de quatorze jours dont dispose le consommateur lorsque le devis a été signé à distance ou hors établissement, prévu par l'article L. 221-18 du code de la consommation, qui court à compter de la conclusion du contrat pour une prestation de services. Le troisième est l'interdiction d'encaisser un paiement pendant sept jours après un contrat conclu hors établissement, posée par l'article L. 221-10 du même code. Le quatrième est la conservation du devis pendant au moins un an dans les services à la personne, exigée par l'article 6 de l'arrêté du 17 mars 2015.

Six étapes suffisent à mettre un modèle de devis en conformité. Identifiez d'abord votre client, particulier ou professionnel, car le socle applicable en dépend : article L. 111-1 du code de la consommation dans le premier cas, III de l'article L. 441-1 du code de commerce dans le second. Vérifiez ensuite si votre activité relève d'un arrêté sectoriel, notamment l'arrêté du 24 janvier 2017 pour le dépannage, la réparation et l'entretien du bâtiment. Reprenez les dix mentions de son article 4 si vous en relevez. Ajoutez le bloc d'identification de l'entreprise exigé par l'article R. 123-237 du code de commerce, puis l'assurance professionnelle si l'article L. 132-1 du code de l'artisanat vous concerne. Précisez la durée de validité de l'offre et le caractère payant ou gratuit du devis. Ajoutez enfin, pour une signature au domicile du client, le formulaire de rétractation et l'information sur les quatorze jours.

Un devis conforme s'appuie sur quatre pièces que l'entreprise doit avoir sous la main. L'extrait d'immatriculation, qui donne le numéro unique d'identification, la ville du greffe et l'adresse du siège social exigés par l'article R. 123-237 du code de commerce. L'attestation d'assurance professionnelle en cours de validité, dont l'article L. 132-1 du code de l'artisanat impose de reprendre l'assureur et la couverture géographique sur chaque devis. Les conditions générales de vente, qui portent les conditions de règlement et, en B2B, les pénalités de retard et l'indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 € fixée par l'article D. 441-5 du code de commerce. Et pour une signature hors établissement, le formulaire type de rétractation prévu par l'article L. 221-5, 7°, du code de la consommation. Les services à la personne ajoutent l'obligation de conserver un exemplaire du devis pendant un an au minimum.

Les plus coûteuses tiennent à des textes périmés et à des mentions oubliées. Reprendre le seuil de 150 € TTC : il venait de l'article 3 de l'arrêté du 2 mars 1990, abrogé par l'article 7 de l'arrêté du 24 janvier 2017, dont l'article 4 vise toute prestation visée à l'article 1er sans condition de montant. Citer l'article 22-2 de la loi du 5 juillet 1996 pour l'assurance professionnelle, alors qu'il a été abrogé par l'ordonnance n° 2023-208 du 28 mars 2023 et remplacé par l'article L. 132-1 du code de l'artisanat. Appliquer la liste du bâtiment à une activité qui n'en relève pas. Omettre la durée de validité de l'offre ou l'indication du caractère payant ou gratuit du devis, deux mentions expressément exigées. Afficher un montant sans préciser s'il est hors taxes ou toutes taxes comprises, alors que l'arrêté du 3 décembre 1987 impose le total TTC face à un consommateur. Encaisser un acompte le jour d'une signature à domicile, interdit pendant sept jours par l'article L. 221-10 du code de la consommation.

Elle ne dit rien de général, et beaucoup de choses de particulier. Aucun article ne fixe une liste de mentions valable pour tous les devis. L'article L. 111-1 du code de la consommation, dans sa version en vigueur depuis le 1er octobre 2021, impose l'information précontractuelle du consommateur : caractéristiques essentielles, prix, date ou délai d'exécution, identité et coordonnées du professionnel, garanties légales et médiateur de la consommation. Le III de l'article L. 441-1 du code de commerce, en vigueur depuis le 26 avril 2019, oblige le prestataire à fournir sur demande la méthode de calcul du prix ou un devis suffisamment détaillé lorsque le prix ne peut pas être déterminé à l'avance. L'article 4 de l'arrêté du 24 janvier 2017, en vigueur depuis le 1er avril 2017, énumère dix mentions pour le dépannage, la réparation et l'entretien du bâtiment. L'article L. 132-1 du code de l'artisanat, en vigueur depuis le 1er juillet 2023, ajoute la mention de l'assurance professionnelle sur chaque devis.

La règle dépend de l'activité, pas du statut. Le régime du micro-entrepreneur ne crée ni obligation ni dispense propre en matière de devis. Un micro-entrepreneur qui fait du dépannage, de la réparation ou de l'entretien dans le bâtiment relève de l'arrêté du 24 janvier 2017 comme n'importe quelle autre entreprise, et doit donc remettre un devis détaillé avant l'exécution. Deux mentions demandent une attention particulière. S'il bénéficie de la franchise en base de TVA, la mention « TVA non applicable - article 293 B du CGI » doit figurer sur ses factures selon la fiche officielle du service public de l'entrepreneur, et le total hors taxes est alors égal au total toutes taxes comprises. S'il est immatriculé au secteur des métiers et de l'artisanat, l'article L. 132-1 du code de l'artisanat lui impose d'indiquer sur chaque devis son assurance professionnelle obligatoire, les coordonnées de l'assureur et la couverture géographique du contrat.

Oui, et de deux manières différentes selon le client. Dans le bâtiment, l'article 4 de l'arrêté du 24 janvier 2017 exige « la somme globale à payer hors taxes et toutes taxes comprises, en précisant le taux de TVA » : les deux totaux et le taux figurent sur le devis. Face à un particulier en général, l'article 1er de l'arrêté du 3 décembre 1987 impose de faire apparaître « la somme totale toutes taxes comprises qui devra être effectivement payée par le consommateur, exprimée en euros ». Entre professionnels, le raisonnement se fait hors taxes : l'obligation d'affichage toutes taxes comprises de l'arrêté du 3 décembre 1987 vise la somme « effectivement payée par le consommateur », elle ne régit pas les relations entre entreprises. Une entreprise en franchise en base ne collecte pas de TVA : elle porte la mention « TVA non applicable - article 293 B du CGI » et affiche un total identique en hors taxes et en toutes taxes comprises. Ne jamais additionner un montant hors taxes et un montant toutes taxes comprises.

Oui dans le bâtiment, et c'est une bonne pratique partout ailleurs. L'article 4 de l'arrêté du 24 janvier 2017 range « la durée de validité de l'offre » parmi les mentions du devis détaillé, au même titre que « l'indication du caractère payant ou gratuit du devis ». Le texte impose d'écrire la durée, il n'en fixe aucune : un mois et trois mois sont les usages les plus répandus. Le choix a une conséquence directe sur la marge, puisque les prix annoncés restent opposables à l'entreprise pendant toute la période, même si le coût des matériaux augmente. Passé le terme, l'offre tombe et un nouveau document doit être établi. Ne pas confondre cette durée avec le délai de rétractation de quatorze jours de l'article L. 221-18 du code de la consommation : la première court à compter de la date de rédaction et engage l'entreprise, le second court à compter de la conclusion du contrat et protège le consommateur.

Trois situations justifient un regard juridique, au-delà de la simple mise en conformité d'un modèle. La première est la construction du couple devis et conditions générales de vente : c'est là que se logent les conditions de règlement, les pénalités de retard et l'indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 € prévue par l'article D. 441-5 du code de commerce, dont l'absence dans les conditions de règlement est elle-même sanctionnable selon le b) de l'article L. 441-16 du même code. La deuxième est le litige déjà né : contestation d'un dépassement de prix, refus de payer, travaux jugés non conformes. La troisième est le contrôle de la DGCCRF, qui peut prononcer les amendes administratives de l'article L. 131-5 du code de la consommation. Sur actav.fr, les modèles de la bibliothèque sont rédigés et vérifiés par des avocats inscrits au Barreau ; le site ne délivre pas de conseil juridique personnalisé.

Surveillance des clients

Surveillez vos débiteurs avec Actav Vigilance

Un devis conforme sécurise la commande. Vigilance surveille ensuite les publications BODACC de vos clients et vous alerte le jour où une procédure collective est publiée, sur un nombre illimité de SIREN.

Vigilance Libre : 0 € pour toujours · Sans engagement, résiliable en un clic

Découvrir Actav Vigilance →
Bibliothèque
ACTAV Suite
Assistant en ligne
Propulsé par ACTAV · support@actav.fr