ComprendreDéfinition et fondement légal
En cas de démission, clause de non-concurrence et contrepartie financière restent dues : la démission est une rupture comme une autre au regard de la clause (code du travail, art. L1237-1 ; principe de proportionnalité de l'art. L1121-1). L'employeur qui veut s'en libérer doit y renoncer dans les formes et délais prévus, faute de quoi l'indemnité est due pour toute la durée de l'interdiction.
VérifierLes 4 conditions de validité (cumulatives)
- 1La clause s'applique à la démission comme aux autres rupturesSauf stipulation limitant expressément son champ, la clause joue quelle que soit la cause de la rupture : le salarié démissionnaire y reste tenu dès la fin de son préavis.Jurisprudence constante — vérifié 06/07/2026
- 2Une contrepartie au taux plein, sans minorationEst réputée non écrite la minoration de la contrepartie pour un mode déterminé de rupture : le salarié démissionnaire perçoit le taux le plus élevé stipulé, non réductible par le juge.Cass. soc. 09/04/2015, n° 13-25.847 — vérifié 06/07/2026
- 3La même règle contre les conventions collectivesLa minoration prévue par une convention collective (agents généraux d'assurance, métallurgie, Syntec) est également réputée non écrite, comme contraire au libre exercice d'une activité professionnelle.Cass. soc. 14/04/2016, n° 14-29.679 — vérifié 06/07/2026
- 4Un point de départ à la fin du préavis ou au départ effectifL'obligation court à la fin du préavis ; en cas de dispense, tout se cale sur le départ effectif : début de l'interdiction, exigibilité de la contrepartie et date limite de renonciation de l'employeur.Cass. soc. 13/03/2013, n° 11-21.150 — vérifié 06/07/2026
RédigerExemple de rédaction, commenté ligne à ligne
Reprenons le modèle proposé en haut de page et regardons pourquoi chaque membre de phrase est là :
ÉviterPièges et erreurs fréquentes
SuivreCe que disent les juges
Doit être réputée non écrite la minoration par les parties, dans le cas d'un mode déterminé de rupture du contrat de travail, de la contrepartie pécuniaire de la clause de non-concurrence ; la contrepartie la plus élevée s'applique et n'est pas susceptible de réduction par le juge.
En clair : Une contrepartie à 25 % en cas de licenciement mais 10 % en cas de démission ? C'est 25 % pour tout le monde : le rabais démission ne vaut rien.
La disposition d'une convention collective minorant la contrepartie financière en cas de démission est contraire au principe de libre exercice d'une activité professionnelle et à l'article L1121-1 du Code du travail : elle est réputée non écrite.
En clair : Même si c'est la convention collective qui prévoit le rabais en cas de démission, il ne s'applique pas.
En cas de rupture avec dispense d'exécution du préavis, la date du départ effectif de l'entreprise détermine le point de départ de l'obligation de non-concurrence, l'exigibilité de la contrepartie et la période de référence de son calcul, nonobstant stipulations ou dispositions contraires.
En clair : Dispensé de préavis, le salarié est libre ou indemnisé à compter du jour où il quitte réellement l'entreprise : pas à la fin du préavis théorique.
Soyez prévenu si cette clause évolue. Nouvel arrêt publié, article de loi modifié : vous recevez l'alerte en clair.
Questions fréquentesClause de non-concurrence démission : vos questions
Oui, sauf si sa rédaction en limite le champ à certains modes de rupture : le salarié démissionnaire est tenu par l'interdiction dès la fin de son préavis (ou son départ effectif en cas de dispense) et a droit, en échange, à la contrepartie financière.
Non : la minoration de la contrepartie pour un mode déterminé de rupture est réputée non écrite, qu'elle figure dans le contrat de travail ou dans la convention collective. Le salarié perçoit le montant le plus élevé stipulé, que le juge ne peut pas réduire.
À la fin du préavis. En cas de dispense de préavis, c'est la date du départ effectif de l'entreprise qui compte : début de l'interdiction, exigibilité de la contrepartie et date limite de renonciation de l'employeur s'y calent, nonobstant toute clause contraire.
Oui, si le contrat ou la convention collective le prévoit, dans les formes et le délai stipulés : délai qui court souvent de la réception de la lettre de démission. En cas de dispense de préavis, la levée doit intervenir au plus tard au départ effectif du salarié.
Il perd définitivement la contrepartie, peut devoir rembourser les sommes déjà perçues à compter de la violation, être condamné à des dommages-intérêts et se voir ordonner de cesser l'activité concurrente sous astreinte.
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