ComprendreDéfinition et fondement légal
VérifierLes 5 conditions de validité (cumulatives)
- 1La définition légale du séquestre conventionnelLe séquestre conventionnel est le dépôt fait par une ou plusieurs personnes d'une chose contentieuse entre les mains d'un tiers qui s'oblige de la rendre, après la contestation terminée, à la personne qui sera jugée devoir l'obtenir.Art. 1956 C. civ. (texte reproduit à l'identique par 4+ sources) — vérifié 20/07/2026
- 2L'usage dans la vente immobilièreLe dépôt de garantie du compromis (en pratique 5 à 10 % du prix, sans minimum légal ni obligation de principe) est remis au séquestre (le plus souvent le notaire) qui le conserve jusqu'à la réitération, l'imputation sur le prix ou la restitution.Pratique recoupée multi-sources (Pretto, Empruntis, Solent) — vérifié 20/07/2026
- 3La rétractation : restitution intégrale sous vingt et un joursL'acquéreur non professionnel dispose de dix jours pour se rétracter de l'avant-contrat ; s'il exerce ce droit, les sommes versées lui sont intégralement remboursées dans un délai de vingt et un jours à compter du lendemain de la rétractation.Art. L.271-1 et L.271-2 CCH (recoupés multi-sources) — vérifié 20/07/2026
- 4Conditions suspensives : tout dépend de l'imputabilitéSi la condition (obtention du prêt, notamment) défaille sans faute de l'acquéreur, le dépôt lui revient ; s'il n'a pas accompli les diligences promises : demandes de prêt conformes aux caractéristiques stipulées : , la défaillance lui est imputable et le vendeur peut conserver les fonds selon la clause.Jurisprudence recoupée (ONB, Victoris) ; renvoi clause suspensive d'obtention de prêt — vérifié 20/07/2026
- 5La responsabilité du séquestreLe séquestre ne se dessaisit que dans les conditions convenues : en cas de contestation, il attend l'accord des parties ou la décision de justice : le notaire qui libère les fonds en violation de la convention de séquestre engage sa responsabilité professionnelle.Art. 1956 C. civ. ; Cass. 1re civ., 20/01/2021 [en JURIS_SEED] — vérifié 20/07/2026
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Questions fréquentesClause de séquestre : vos questions
La stipulation qui confie le dépôt de garantie versé par l'acquéreur (5 à 10 % du prix en pratique) à un tiers (le plus souvent le notaire) chargé de le conserver jusqu'à l'issue : imputation sur le prix si la vente se réalise, restitution ou conservation selon les cas sinon. Juridiquement, c'est un séquestre conventionnel (art. 1956 C. civ.).
Non, en principe : aucun texte ne l'impose pour un compromis ordinaire : c'est un usage, que le vendeur érige souvent en condition. Cas particulier signalé par la loi : les promesses unilatérales de longue durée (plus de dix-huit mois) obéissent à un régime de versement obligatoire : point à vérifier avec le rédacteur de l'acte.
Si la rétractation intervient dans le délai légal de dix jours (acquéreur non professionnel, L.271-1 CCH), la restitution est de droit : l'intégralité des sommes doit être remboursée dans les vingt et un jours à compter du lendemain de la rétractation : sans pénalité ni justification à fournir.
Tout dépend de votre comportement : demandes de prêt conformes aux caractéristiques du compromis (montant, taux, durée) et refus documentés = restitution ; absence de démarches ou demandes non conformes = défaillance imputable, et le vendeur peut conserver le dépôt selon la clause. Conservez chaque preuve de dépôt et de refus.
Oui, tant que le sort des fonds est contesté : le séquestre ne se dessaisit qu'après la contestation terminée, au profit de qui il sera jugé devoir l'obtenir (1956) : en cas de désaccord entre vendeur et acquéreur, il attend leur accord écrit ou une décision de justice. C'est une protection, pas un abus : le notaire qui libérerait à tort engagerait sa responsabilité.
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