ComprendreDéfinition et fondement légal
VérifierLes 5 conditions de validité (cumulatives)
- 1Une condition de validité de la clauseDepuis les arrêts fondateurs du 10 juillet 2002, la contrepartie financière est l'une des conditions cumulatives de licéité de la clause de non-concurrence du salarié : sans elle, la clause est nulle.Cass. soc., 10/07/2002, n°00-45.135 (L.1121-1 C. trav.) — vérifié 16/07/2026
- 2Un montant qui ne peut pas être dérisoireUne contrepartie dérisoire équivaut à une absence de contrepartie et entraîne la nullité de la clause ; le caractère dérisoire s'apprécie au regard des contraintes imposées au salarié (durée, espace, activités).Cass. soc., 15/11/2006, n°04-46.721 — vérifié 16/07/2026
- 3Le juge ne peut ni fixer ni majorer la contrepartieLe juge ne peut pas substituer son appréciation à celle des parties : il annule la clause dérisoire, sans accorder la contrepartie qu'il estimerait justifiée.Cass. soc., 16/05/2012, n°11-10.760 — vérifié 16/07/2026
- 4Due quel que soit le mode de ruptureLes stipulations minorant ou excluant la contrepartie selon le mode de rupture (faute grave, démission, rupture conventionnelle) sont réputées non écrites : l'indemnité pleine est due.Cass. soc., 08/04/2010, n°08-43.056 ; 25/01/2012, n°10-11.590 ; 09/04/2015, n°13-25.847 ; 18/01/2018, n°15-24.002 — vérifié 16/07/2026
- 5Une nature salarialeLa contrepartie a la nature d'une indemnité compensatrice de salaire : cotisations sociales et CSG/CRDS, mention en paie, et indemnité de congés payés selon la jurisprudence.Cass. soc., 28/11/2001, n°99-46.032 [VÉRIF·SOURCE UNIQUE — contrôle pipeline] — vérifié 16/07/2026
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Questions fréquentesIndemnité de la clause de non-concurrence : vos questions
Il n'existe pas de minimum légal général : le montant est fixé par le contrat ou la convention collective, en proportion des contraintes (durée, zone, activités interdites). Exemple fictif : salaire brut mensuel moyen de 3 000 €, clause prévoyant 30 % pendant 12 mois : soit 900 € par mois, versés après la rupture. Vérifiez toujours la convention collective : elle fixe souvent un plancher.
La clause est nulle : le salarié retrouve sa liberté de travailler chez un concurrent. S'il a néanmoins respecté l'interdiction, il peut demander réparation du préjudice subi au conseil de prud'hommes. Le juge ne peut pas « sauver » la clause en fixant lui-même une contrepartie.
Oui : la contrepartie a la nature d'un salaire. Elle supporte les cotisations sociales et la CSG/CRDS, apparaît en paie et, selon la jurisprudence, ouvre droit à l'indemnité de congés payés : d'où l'intérêt de préciser si le montant s'entend congés payés inclus.
Oui. L'indemnité de non-concurrence n'est pas un revenu d'activité : elle se cumule avec l'allocation d'aide au retour à l'emploi. Déclarez-la à France Travail lors de votre inscription et de vos actualisations.
Adressez une mise en demeure écrite (lettre recommandée avec accusé de réception) rappelant la clause, votre respect de l'interdiction et le montant dû. La contrepartie ayant une nature salariale, l'action en paiement se prescrit par trois ans (L.3245-1 C. trav.). À défaut de règlement, saisissez le conseil de prud'hommes.
Oui, mais seulement s'il renonce expressément, dans le délai et selon les formes prévus par le contrat ou la convention collective. Une renonciation tardive ou implicite ne le libère pas : l'indemnité reste due.
Dès la rupture effective du contrat et pendant toute la période d'interdiction : en pratique, l'indemnité se verse au fil de la période, le plus souvent mensuellement. Sa nature salariale soumet la réclamation à la prescription applicable aux salaires ; n'attendez donc pas la fin de l'interdiction pour agir si l'employeur ne paie pas.
Quatre éléments : le rappel de la clause et de l'absence de renonciation régulière de l'employeur, la période d'interdiction courue, le décompte des sommes dues, et un délai de paiement avant saisine du conseil de prud'hommes. Envoyez-la en recommandé avec accusé de réception et conservez les preuves du respect de votre obligation.
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