Tarifs

Actav Suite

Création & cession d'entreprise

Suivre mon dossier avec mon avocat : statuts, actes, messagerie, formalités.

Actav Vigilance

Surveillance des procédures collectives

Surveiller mes clients et mes créances, être alerté d'un redressement ou d'une liquidation.

Deux services indépendants, donc deux comptes distincts : vous pouvez avoir les deux avec la même adresse e-mail.

Le Clausier · Sources officielles

Clause de non-dénigrement : protéger la réputation sans museler

Définition en clair, modèle rédigé par avocat à copier, générateur personnalisé et analyseur de validité : tout est gratuit sur cette page.

Cette page fournit une information juridique générale, établie à partir de sources officielles (Légifrance, Cour de cassation) vérifiées le 6 juillet 2026. Elle ne constitue pas une consultation juridique et ne remplace pas l'analyse de votre situation par un professionnel.

Définition

La clause de non-dénigrement interdit à une partie (souvent un salarié, à la rupture) de tenir des propos dénigrants sur l'autre. Restreignant la liberté d'expression, elle doit être justifiée et proportionnée au but recherché (L.1121-1 C. trav.) : protéger la réputation et l'image. La pratique la veut réciproque, bornée, sans entrave au droit de témoigner.

À quoi elle sertSécuriser une séparation : au moment d'une rupture négociée, chacun a intérêt à ce que l'autre se taise sur les griefs : la clause transforme cette attente en obligation contractuelle, sanctionnée par des dommages et intérêts.
Condition cléLe test de l'article L.1121-1 : nul ne peut apporter aux libertés des restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche ni proportionnées au but recherché : une clause de non-dénigrement générale et perpétuelle muselant toute critique excède ce que la protection de la réputation exige.
Le risqueLa ligne rouge de l'abus : même sans clause, le dénigrement est déjà fautif (termes injurieux, diffamatoires ou excessifs) ; avec clause, la frontière demeure : la critique mesurée reste libre, le témoignage en justice et les signalements légaux ne peuvent jamais être interdits.

Modèle de clause de non-dénigrement (contrat de travail (pendant l'exécution))

Rédigé à partir de sources officielles, à adapter à votre situation. Version commentée ligne à ligne plus bas sur la page.

151015

Article X — Respect mutuel et non-dénigrement. Dans le cadre de l'exécution du contrat et du devoir de loyauté, le Salarié s'abstient de tout propos dénigrant à l'égard de [désignation des parties protégées] ; la Société s'astreint à la même retenue à l'égard du Salarié. Le présent article ne restreint ni la liberté d'expression du Salarié dans ses limites légales, ni son droit de témoigner ou d'agir en justice, ni l'exercice des signalements prévus par la loi.

Voir la version commentée ↓✓ Clause copiée

ComprendreDéfinition et fondement légal

Clause de non dénigrement rupture conventionnelle : La clause de non-dénigrement interdit à une partie (souvent un salarié, à la rupture) de tenir des propos dénigrants sur l'autre. Restreignant la liberté d'expression, elle doit être justifiée et proportionnée au but recherché (L.1121-1 C. trav.) : protéger la réputation et l'image. La pratique la veut réciproque, bornée, sans entrave au droit de témoigner. Sécuriser une séparation : au moment d'une rupture négociée, chacun a intérêt à ce que l'autre se taise sur les griefs : la clause transforme cette attente en obligation contractuelle, sanctionnée par des dommages et intérêts.

VérifierLes 5 conditions de validité (cumulatives)

  • 1
    Une restriction de liberté, donc un test de proportionnalitéNul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives des restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché : la clause de non-dénigrement vit sous ce contrôle.Art. L.1121-1 C. trav. (recoupé multi-sources) — vérifié 20/07/2026
  • 2
    La validité de principe dans les accords de ruptureUne clause limitant la liberté d'expression insérée dans une transaction est admise dès lors qu'elle est justifiée et proportionnée au but recherché (protéger la réputation et l'image et prévenir le dénigrement) la chambre sociale l'a admis en 2014.Cass. soc., 14/01/2014 [n° en JURIS_SEED, à collecter] — vérifié 20/07/2026
  • 3
    La liberté d'expression demeure la règleSauf abus : termes injurieux, diffamatoires ou excessifs : , le salarié jouit de sa liberté d'expression dans l'entreprise et en dehors : la clause sanctionne le dénigrement, elle ne peut éteindre la critique mesurée.Jurisprudence constante de la chambre sociale (recoupée multi-sources) — vérifié 20/07/2026
  • 4
    Les réserves que la clause ne peut jamais franchirTémoigner en justice, agir en justice, répondre aux autorités, exercer les signalements que la loi organise : aucune stipulation ne peut y faire obstacle : les clauses soignées le rappellent expressément.Droit d'agir en justice (principe) ; dispositifs légaux de signalement — vérifié 20/07/2026
  • 5
    Sans clause, le dénigrement reste sanctionnéLa clause ajoute une responsabilité contractuelle à un socle qui existe déjà : le dénigrement engage la responsabilité civile (art. 1240), et la diffamation publique relève de la loi du 29 juillet 1881 avec ses délais très courts.Art. 1240 C. civ. [texte constant — contrôle pipeline] ; loi du 29/07/1881 — vérifié 20/07/2026

RédigerExemple de rédaction, commenté ligne à ligne

Reprenons le modèle proposé en haut de page et regardons pourquoi chaque membre de phrase est là :

« Chacune des parties s'interdit, pendant une durée de vingt-quatre (24) mois, tout propos dénigrant à l'égard de l'autre, de ses dirigeants et de ses salariés, sur tout support. Le présent engagement ne fait obstacle ni au témoignage en justice, ni à l'exercice d'une action en justice, ni aux signalements prévus par la loi. » : La clause équilibrée type : réciproque, bornée dans le temps, limitée aux propos dénigrants, avec les réserves impératives : le canevas qui passe le test de proportionnalité.
« Le Salarié s'interdit définitivement toute déclaration, tout commentaire et toute critique concernant la Société, sur quelque support que ce soit. » : Contre-exemple : unilatérale, perpétuelle, visant « toute critique » : la restriction excède manifestement le but recherché (L.1121-1) et s'expose à être écartée ; elle omet en outre les réserves de justice.
« En contrepartie des engagements réciproques de non-dénigrement stipulés à l'article 4, toute violation dûment établie ouvrira droit à une indemnité forfaitaire de 5 000 €, sans préjudice de la réparation du préjudice complémentaire démontré. » : Le volet sanction : clause pénale chiffrée et proportionnée (révisable par le juge si excessive), adossée à des engagements réciproques : la violation se règle au contrat, sans dépendre de la seule preuve du préjudice.

ÉviterPièges et erreurs fréquentes

Recopier une interdiction générale et perpétuelle « S'interdit définitivement tout propos sur l'entreprise » : disproportionnée (L.1121-1), la clause s'expose à être écartée : viser les propos dénigrants, borner la durée, réserver la justice et les signalements.
Négliger la réciprocité Un salarié muselé face à un employeur libre de commenter son départ : l'asymétrie fragilise la clause et empoisonne la négociation : l'engagement de discrétion se stipule dans les deux sens (dirigeants et représentants compris).
Confondre dénigrement, diffamation et critique La critique mesurée est libre ; le dénigrement (propos excessifs jetant le discrédit) est fautif ; la diffamation (imputation d'un fait précis portant atteinte à l'honneur) obéit à la loi de 1881 et à ses délais de trois mois : chaque terrain a ses règles et ses preuves.
Oublier la clause dans les accords où elle compte La transaction et les protocoles de sortie sont son habitat naturel : l'omettre puis découvrir des posts au vitriol laisse pour seul recours le droit commun, plus lent et plus aléatoire qu'une stipulation calibrée.

SuivreCette clause évolue : restez informé

Le suivi jurisprudentiel de cette clause est automatisé : chaque nouvel arrêt publié au Bulletin est détecté quotidiennement via Judilibre (open data de la Cour de cassation) et ajouté ici avec sa référence et son sommaire officiels.

Soyez prévenu si cette clause évolue. Nouvel arrêt publié, article de loi modifié : vous recevez l'alerte en clair.

Questions fréquentesClause de non-dénigrement : vos questions

Une clause de non-dénigrement est-elle valable en droit du travail ?

Oui, à condition de passer le test de l'article L.1121-1 : restriction justifiée (protection de la réputation et de l'image) et proportionnée (objet délimité : les propos dénigrants : , durée raisonnable, réserves pour la justice et les signalements). La chambre sociale l'a admis pour les clauses transactionnelles dès 2014.

Peut-on l'insérer dans une rupture conventionnelle ?

Pas dans le formulaire de rupture lui-même : l'engagement se loge dans un accord séparé : typiquement une transaction conclue après l'homologation, portant sur des différends d'exécution. C'est dans ce cadre que la clause de non-dénigrement réciproque trouve sa place naturelle.

Que risque celui qui viole la clause ?

Des dommages et intérêts contractuels (le préjudice d'image se prouve), voire l'application d'une clause pénale si elle est stipulée et proportionnée. S'y ajoutent, selon les propos, les terrains du dénigrement (art. 1240) ou de la diffamation (loi de 1881) : qui existent même sans clause.

La clause peut-elle m'empêcher de témoigner contre mon ex-employeur ?

Non. Aucune stipulation ne peut faire obstacle au témoignage en justice, à l'action en justice ou aux signalements que la loi organise et protège : les clauses bien rédigées le rappellent expressément, et l'absence de cette réserve est un signal d'alarme.

Un avis négatif sur internet viole-t-il la clause ?

Tout dépend des termes : la critique mesurée et factuelle relève de la liberté d'expression ; les propos excessifs, injurieux ou jetant le discrédit basculent dans le dénigrement : clause ou pas. Avec une clause, la qualification est facilitée côté employeur : prudence rédactionnelle avant de publier.

ContinuerClauses liées

La clause ne suffit pas ? Passez à l'étape suivante.

Un contrat entier rédigé par avocat, une société créée en ligne avec accompagnement : Actav couvre la suite, au-delà de la clause.

  • Avocat dédié (Actav Suite)
  • Analyse gratuite avec LancIA
  • 100 % en ligne
Surveillez vos débiteurs avec Actav Vigilance

Sources juridiques : L.1121-1 Code du travail ; 1240 Code civil (dénigrement) ; loi du 29/07/1881 (diffamation) ; jurisprudence de la Cour de cassation (décisions publiées, liens vers les textes officiels). Information générale à jour au ; ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.

Bibliothèque
ACTAV Suite
Assistant en ligne
Propulsé par ACTAV · support@actav.fr