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Contrat assistante maternelle : ce qu'il faut savoir en 2026
Mis à jour le 25 août 2026
Réponse rapide
Le contrat assistante maternelle est un contrat de travail écrit, obligatoire, signé au plus tard le jour de l'embauche, et il en faut un par enfant accueilli. Le parent est un particulier employeur : c'est lui qui embauche, qui paie et qui déclare le salaire à l'Urssaf service Pajemploi. La forme normale est le contrat à durée indéterminée, le contrat à durée déterminée restant réservé à des cas précis, le remplacement d'une assistante maternelle absente en premier lieu. Le contrat fixe la durée d'accueil, les horaires, le salaire mensualisé, les congés et le jour de repos hebdomadaire. Deux documents l'entourent souvent : l'engagement réciproque, promesse d'embauche signée en amont, dont la rupture coûte un demi-mois de salaire brut à celui qui l'a décidée, et le projet d'accueil, annexe qui décrit le rythme et les habitudes de l'enfant. En 2026, le salaire horaire brut ne peut pas descendre sous 3,46 € par heure et par enfant, ni sous 4,37 € lorsque la salariée détient le titre professionnel. Toute modification ultérieure passe par un avenant écrit.
Employer une assistante maternelle agréée, ce n'est pas acheter une prestation de garde. C'est devenir employeur, avec un contrat, un bulletin de paie, des congés payés et des règles de rupture. Beaucoup de parents le découvrent au moment du premier désaccord, quand personne ne retrouve ce qui avait été convenu sur les horaires ou sur les semaines d'absence. Le contrat écrit sert exactement à cela : figer ce qui a été décidé, avant que la mémoire des uns et des autres ne diverge.
Ce guide déroule le contrat dans l'ordre où il se construit. D'abord l'engagement réciproque et le projet d'accueil, qui précèdent la signature. Ensuite le choix entre durée indéterminée et durée déterminée, la période d'essai, les mentions que le document doit contenir. Puis le cœur du sujet financier : la mensualisation, l'année complète, l'année incomplète et le calcul du salaire de base. Enfin les avenants, l'accueil occasionnel, l'accueil périscolaire et les annexes. Chaque règle citée renvoie au texte officiel en vigueur, sur Légifrance ou sur les fiches de l'administration.
Contrat assistante maternelle : que dit exactement la loi ?
Le point de départ est simple et il ne souffre aucune exception. La fiche officielle « Contrat de travail et formalités d'embauche de l'assistante maternelle », vérifiée le 8 septembre 2025, pose que « la rédaction d'un contrat de travail écrit est obligatoire » et qu'« au plus tard le jour de l'embauche, le particulier employeur et l'assistante maternelle concluent un contrat de travail pour chaque enfant accueilli ». Deux enfants confiés à la même professionnelle, ce sont donc deux contrats distincts, pas un seul document à deux colonnes.
Ce contrat n'obéit pas au droit commun du salariat. L'assistante maternelle employée par un particulier relève du code de l'action sociale et des familles et de la convention collective de la branche du secteur des particuliers employeurs et de l'emploi à domicile du 15 mars 2021, identifiée sous le numéro 3239. L'article L. 423-17 du code de l'action sociale et des familles, dans sa version en vigueur depuis le 22 mars 2015, renvoie d'ailleurs le détail à un texte réglementaire : « Les mentions du contrat de travail des assistants maternels sont définies par décret. » C'est pour cette raison que chercher les règles dans le code du travail conduit à des réponses fausses. Les conditions d'obtention et de renouvellement de l'agrément, préalable à toute embauche, sont détaillées dans notre guide pour devenir assistante maternelle.
| Question | Réponse | Source |
|---|---|---|
| Le contrat doit-il être écrit ? | Oui, sans exception | Fiche service-public.gouv.fr F16841 |
| Quand doit-il être signé ? | Au plus tard le jour de l'embauche | Fiche service-public.gouv.fr F16841 |
| Combien de contrats ? | Un par enfant accueilli | Fiche service-public.gouv.fr F16841 |
| Quel texte fixe les mentions ? | Un décret, sur renvoi de la loi | Art. L. 423-17 CASF |
| En combien d'exemplaires ? | 2 exemplaires datés, paraphés et signés | Fiche service-public.gouv.fr F16841 |
| Qui déclare le salaire ? | Le particulier employeur, via Urssaf service Pajemploi | Fiche service-public.gouv.fr F16841 |
Le code encadre aussi les limites physiques de l'accueil. L'article L. 423-21 du même code prévoit que « l'assistant maternel bénéficie d'un repos quotidien d'une durée minimale de onze heures consécutives » : un contrat ne peut pas y déroger, seuls un décret ou une convention collective étendue le peuvent. L'article L. 423-22 ajoute que l'assistant maternel « ne peut être employé plus de six jours consécutifs » et que l'employeur « ne peut demander à un assistant maternel de travailler plus de quarante-huit heures par semaine, cette durée étant calculée comme une moyenne sur une période de quatre mois », sans l'accord de la salariée et sans respecter des conditions définies par décret. Avec cet accord, la moyenne peut être calculée sur douze mois, dans la limite de 2 250 heures par an. La fiche « Temps de travail d'une assistante maternelle employée par un particulier », vérifiée le 11 août 2025, précise le point de repère habituel : « La durée de travail de l'assistante maternelle est fixée à 45 heures par semaine », les heures au-delà étant des heures majorées.
Les 11 heures de repos quotidien se comptent tous employeurs confondus. La fiche officielle précise que l'assistante maternelle doit avoir un repos quotidien « d'au moins 11 heures de suite, tous contrats de travail confondus ». Un parent qui propose des horaires très tôt le matin doit donc vérifier ce que font les autres familles employeuses, sous peine de rendre le planning impossible à tenir légalement.
Engagement réciproque assistante maternelle : que faut-il savoir ?
L'engagement réciproque est la promesse d'embauche du secteur. Il se signe quand les parents ont trouvé leur professionnelle mais que l'accueil ne commence que dans plusieurs semaines ou plusieurs mois, à la fin d'un congé maternité par exemple. La fiche F16841 le formule ainsi : « La conclusion d'une promesse d'embauche appelée engagement réciproque est possible avant la signature du contrat. » Le mot « possible » compte : ce document n'est pas obligatoire, mais dès qu'il est signé, il engage les deux côtés.
Sa sanction est chiffrée, et c'est ce qui en fait un vrai engagement. Toujours selon la même fiche, « la partie à l'initiative de la rupture doit verser une indemnité forfaitaire compensatrice » dont « le montant équivaut à 1/2 mois de salaire brut ». Peu importe qui renonce : des parents qui trouvent finalement une place en crèche paient cette indemnité, exactement comme une assistante maternelle qui accepte une autre famille entre-temps. La rupture se notifie par lettre recommandée avec accusé de réception ou par remise en main propre contre décharge.
Deux situations font tomber l'indemnité. La fiche officielle indique qu'elle n'est pas due en cas de « décès de l'enfant » ni en cas de « retrait, suspension ou non-renouvellement de l'agrément ». Ce second cas est le plus fréquent en pratique : sans agrément valide, l'accueil devient impossible, et la loi ne fait pas payer un événement que personne ne maîtrise.
Un exemple chiffré
Des parents signent en mars un engagement réciproque pour un accueil démarrant en septembre, sur la base d'un salaire mensualisé de 760 € bruts. En juin, une place se libère en crèche et ils renoncent. Ils doivent alors une indemnité forfaitaire compensatrice de la moitié d'un mois de salaire brut, soit 380 €. Cette somme n'est pas un dédommagement à négocier, c'est un forfait prévu par la convention collective de branche.
L'engagement réciproque ne remplace jamais le contrat. Il fixe une date de début, un volume d'accueil prévisionnel et un salaire prévisionnel. Le contrat de travail écrit reste dû, au plus tard le jour de l'embauche. Signer l'un en croyant s'être dispensé de l'autre laisse la relation sans cadre le jour où l'enfant arrive.
Projet d'accueil assistante maternelle : que faut-il savoir ?
Le projet d'accueil est le document qui décrit comment l'enfant va être accueilli, au quotidien. Il n'a pas le même statut que le contrat : aucun texte n'en impose la signature, alors que le contrat écrit, lui, est obligatoire. Il s'agit d'une annexe, rédigée par l'assistante maternelle et discutée avec les parents, qui met par écrit ce qui se joue vraiment dans une journée de garde. Sa force est pratique plutôt que juridique : il évite les malentendus sur le sommeil, les repas ou les sorties.
La logique dans laquelle il s'inscrit, elle, est officielle. L'article L. 214-1-1 du code de l'action sociale et des familles, dans sa version en vigueur depuis le 17 novembre 2024, prévoit qu'« une charte nationale pour l'accueil du jeune enfant, prise par arrêté du ministre chargé de la famille, établit les principes applicables à l'accueil du jeune enfant ». Le projet d'accueil est la déclinaison individuelle de ces principes, pour un enfant donné et une famille donnée.
Certaines informations qui figurent souvent dans le projet d'accueil sont, elles, des mentions attendues du contrat. La fiche officielle F16841 range parmi les « consignes concernant l'enfant » sa « santé », son « régime alimentaire », le « médecin de référence », les « soins ou médicaments » et les « consignes en cas d'urgence ». Autrement dit, ces éléments doivent apparaître dans le dossier contractuel, que l'on choisisse de les regrouper dans une annexe intitulée projet d'accueil ou de les inscrire directement dans le contrat.
Annexe contrat assistante maternelle : quel statut pour les pièces jointes ?
Une annexe ne vaut que par sa signature. La fiche officielle exige que le contrat et ses avenants soient « établis en 2 exemplaires datés, paraphés et signés par l'employeur et l'assistante maternelle » : une annexe qui touche à une stipulation contractuelle, comme les horaires, le nombre de semaines programmées ou le salaire, suit donc le même formalisme et passe par un avenant écrit. À l'inverse, les pièces purement documentaires, bulletin de vaccination, liste des personnes autorisées à venir chercher l'enfant ou coordonnées à appeler en cas d'urgence, se mettent à jour sans avenant : il suffit de remettre la version datée la plus récente. Le tableau ci-dessous répartit chaque élément entre le contrat, le projet d'accueil et les documents annexés.
| Élément | Où il figure | Statut |
|---|---|---|
| Rythme de sommeil, repas, sorties, activités | Projet d'accueil | Facultatif, fortement conseillé |
| Période d'adaptation et son déroulé | Projet d'accueil ou contrat | Prévue par la convention collective |
| Santé, régime alimentaire, médecin de référence | Contrat (consignes concernant l'enfant) | Mention attendue du contrat |
| Soins, médicaments, consignes en cas d'urgence | Contrat (consignes concernant l'enfant) | Mention attendue du contrat |
| Autorisation de déplacement de l'enfant | Document annexé | Document complémentaire |
| Personnes autorisées à venir chercher l'enfant | Document annexé | Document complémentaire |
Contrat cdi assistante maternelle et cdd : quelles règles spécifiques ?
La règle de principe est claire. Selon la fiche officielle F16841, « le contrat de travail conclu entre le particulier employeur et l'assistante maternelle est, en principe, un CDI ». Le contrat à durée indéterminée est donc la norme, y compris lorsque les parents savent déjà que l'enfant entrera à l'école dans deux ans. Une échéance prévisible ne transforme pas un contrat en contrat à durée déterminée.
Le recours au contrat à durée déterminée est encadré. La même fiche indique que « le principal motif de recours au CDD est celui du remplacement de l'assistante maternelle absente », par exemple pendant une maladie ou un congé maternité. Le tableau ci-dessous compare les deux formes point par point.
| Point de comparaison | Contrat à durée indéterminée | Contrat à durée déterminée |
|---|---|---|
| Usage | Le principe, tout accueil durable | L'exception, principalement le remplacement d'une assistante maternelle absente |
| Mentions supplémentaires | Aucune mention spécifique de motif | Motif du recours, personne remplacée, terme ou durée minimale |
| Période d'essai | 3 mois pour un accueil sur 1, 2 ou 3 jours calendaires par semaine ; 2 mois pour 4 jours ou plus | 1 jour par semaine, dans la limite de 2 semaines si la durée est de 6 mois ou moins ; dans la limite d'1 mois au-delà |
| Démission de la salariée | Possible, avec préavis | Impossible ; rupture anticipée seulement par accord, embauche en CDI, faute grave ou force majeure |
| Fin du contrat | Retrait de l'enfant, démission, préavis selon l'ancienneté | Arrivée du terme, avec indemnité de fin de contrat de 10 % de la rémunération brute totale |
La différence de sortie mérite d'être pesée avant de signer. La fiche « Démission d'une assistante maternelle », vérifiée le 21 juillet 2026, est catégorique : « L'assistante maternelle en CDD ne peut pas démissionner. » La rupture anticipée n'est alors ouverte que par accord des parties, en cas d'embauche en contrat à durée indéterminée ailleurs, de faute grave ou de force majeure. À l'inverse, en contrat à durée indéterminée, elle peut démissionner en respectant un préavis de 15 jours calendaires entre 3 mois et 1 an d'ancienneté, et d'1 mois calendaire au-delà d'un an, aucun préavis n'étant dû avant 3 mois.
Contrat assistante maternelle cdd : les mentions qui justifient l'exception
Un contrat à durée déterminée qui ne dit pas pourquoi il en est un se fragilise tout seul. Le document doit préciser le motif du recours, le nom et la qualification de la personne remplacée, et les dates de début et de fin, ou une durée minimale lorsque le terme est imprécis parce que le retour de la salariée absente n'est pas daté. S'y ajoutent les mentions communes à tous les contrats du secteur : identité des parties, numéro d'identification employeur, numéro de sécurité sociale, références de l'agrément, nom et date de naissance de l'enfant, durée du travail, horaires, rémunération mensualisée, congés payés et jour de repos hebdomadaire. La période d'essai obéit à sa propre règle, 1 jour par semaine dans la limite de 2 semaines pour un contrat de 6 mois ou moins, dans la limite d'1 mois au-delà. Ces mentions ne sont pas décoratives : ce sont elles qui justifient l'exception au principe du contrat à durée indéterminée.
Contrat cdd assistante maternelle : l'indemnité de fin de contrat
C'est la contrepartie financière de la précarité, et les parents l'oublient souvent dans leur budget. La fiche « Rupture du contrat de travail d'une assistante maternelle par un particulier employeur », vérifiée le 13 juin 2025, énonce qu'à l'expiration d'un contrat à durée déterminée « l'employeur verse à l'assistante maternelle une indemnité de fin de contrat (dite indemnité de précarité) égale à 10 % de la rémunération brute totale versée pendant le contrat ». Sur un remplacement de quatre mois à 700 € bruts mensuels, soit 2 800 € au total, cette indemnité représente 280 €.
Contrat type assistante maternelle : que doit contenir le document ?
La fiche F16841 classe les mentions en deux familles. La première décrit la relation de travail, la seconde décrit l'enfant. Le tableau ci-dessous reprend cette structure, mention par mention.
| Famille de mentions | Ce que le contrat doit indiquer | Pourquoi c'est utile |
|---|---|---|
| Identification | Type de contrat, identité des parties, numéro d'identification employeur, numéro de sécurité sociale de la salariée | Permet la déclaration à l'Urssaf service Pajemploi |
| Enfant et agrément | Nom de l'enfant et date de naissance, date d'embauche, lieu de travail, références de l'agrément | L'agrément conditionne la légalité de l'accueil |
| Temps de travail | Durée du travail, périodes d'accueil et horaires, jour de repos hebdomadaire | Sert de référence en cas de désaccord sur le planning |
| Rémunération | Éléments de rémunération mensualisée et mode de calcul | Rend le salaire vérifiable mois après mois |
| Congés | Conditions de détermination des périodes de congés payés | Évite le conflit récurrent sur les dates de vacances |
| Consignes concernant l'enfant | Santé, régime alimentaire, médecin de référence, soins ou médicaments, consignes en cas d'urgence | Sécurise la conduite à tenir en cas de problème |
Le formalisme de signature est précisé par la même fiche : le contrat et ses avenants sont « établis en 2 exemplaires datés, paraphés et signés par l'employeur et l'assistante maternelle ». Parapher signifie initialer chaque page, ce qui empêche qu'une page soit remplacée après coup. Chacun conserve son exemplaire.
Modèle contrat assistante maternelle : où trouver un document officiel gratuit ?
Il existe des modèles officiels, gratuits, et c'est le point de départ le plus sûr. Service-public.gouv.fr met à disposition un modèle de contrat de travail à durée indéterminée pour assistante maternelle agréée et un modèle de contrat de travail à durée déterminée, tous deux vérifiés le 3 septembre 2025 et issus du site de l'Urssaf service Pajemploi. Ces deux documents portent déjà les rubriques attendues, y compris la mensualisation et les congés payés : il reste à les remplir. Partir de là évite de recopier un modèle trouvé au hasard, souvent périmé sur les montants, puisque le plancher horaire suit le salaire minimum de croissance et change à chaque revalorisation.
Exemple contrat assistante maternelle : les pièces qui l'accompagnent
Un dossier complet ne se limite pas au contrat. La fiche officielle énumère les documents complémentaires à joindre : « autorisation concernant les modes de déplacement de l'enfant », « documents concernant la santé de l'enfant (bulletin de vaccination…) », « liste des personnes exerçant l'autorité parentale », « liste et coordonnées des personnes autorisées à venir chercher l'enfant » et « liste des personnes à contacter en cas d'urgence ». Ces pièces se périment vite : une liste de personnes autorisées datant de deux ans n'est plus fiable, et c'est elle que l'assistante maternelle appliquera pourtant.
Assistante maternelle contrat : quelle période d'essai et quelle adaptation ?
La période d'essai du secteur ne ressemble pas à celle du droit commun, car sa durée dépend du nombre de jours d'accueil par semaine, et non de la qualification. Selon la fiche F16841, dans un contrat à durée indéterminée elle est de « 3 mois si l'accueil de l'enfant s'effectue sur 1, 2 ou 3 jours calendaires par semaine » et de « 2 mois pour un accueil sur 4 jours ou plus ». La logique se comprend : moins l'enfant est présent, plus il faut de temps pour se faire une opinion.
Dans un contrat à durée déterminée, l'essai se calcule autrement : « 1 jour par semaine, dans la limite de 2 semaines » pour un contrat de six mois ou moins, et « 1 jour par semaine, dans la limite d'1 mois » au-delà de six mois.
La rupture pendant cette période est allégée mais pas informelle. La fiche précise que « pendant la période d'essai, le contrat de travail peut être rompu par l'employeur ou l'assistante maternelle par écrit » et qu'« il n'y a pas de préavis ». L'écrit reste donc exigé, un simple appel téléphonique ne suffit pas.
La période d'essai commence en général par une phase plus douce : la fiche mentionne « une période d'adaptation d'une durée maximum de 30 jours calendaires », pendant laquelle l'enfant est accueilli progressivement, sur des durées courtes puis croissantes. Cette phase se planifie dans le contrat ou dans le projet d'accueil, avec ses horaires réels, car les heures effectuées sont du travail et se paient comme tel.
Simulation contrat assistante maternelle : comment faire le calcul du salaire ?
C'est la partie où les erreurs coûtent le plus cher, et la mécanique est pourtant fixe. Le salaire ne se calcule pas mois par mois selon les heures réellement faites : il est mensualisé, c'est-à-dire lissé sur douze mois pour donner un montant identique chaque mois. Deux planchers horaires s'appliquent d'abord. Selon la fiche « Salaire de l'assistante maternelle employée par un particulier employeur », vérifiée le 17 juin 2026, le salaire horaire brut ne peut pas être inférieur à « 3,46 € par heure d'accueil et par enfant », et il ne peut pas être inférieur à « 4,37 € » lorsque la salariée détient le titre professionnel d'assistant maternel ou assistant parental, ce montant correspondant au « salaire horaire minimum prévu par la convention collective nationale des particuliers employeurs et de l'emploi à domicile majoré de 4 % ».
Ce plancher de 3,46 € n'est pas un chiffre arbitraire. L'article D. 423-9 du code de l'action sociale et des familles pose que « la rémunération des assistants maternels ne peut être inférieure à 0,281 fois le montant du salaire minimum de croissance » par enfant et par heure. Or l'arrêté du 22 mai 2026 relatif au relèvement du salaire minimum de croissance fixe celui-ci à « 12,31 € l'heure » à compter du 1er juin 2026 en métropole et dans les départements d'outre-mer. Le produit des deux donne 3,459 €, arrondi à 3,46 €. Quand le salaire minimum de croissance bouge, ce plancher bouge avec lui.
La formule officielle, pas à pas
La fiche F12812 donne deux formules, selon le rythme d'accueil. Elles s'enchaînent en deux étapes.
- Accueil sur 52 semaines. « Nombre d'heures de travail par semaine × 52 semaines / 12 mois = nombre d'heures de travail lissées par mois », puis « nombre d'heures de travail lissées par mois × salaire horaire brut = salaire de base mensualisé ».
- Accueil sur 46 semaines ou moins. « Nombre d'heures de travail par semaine × nombre de semaines programmées / 12 mois = nombre d'heures de travail lissées par mois », puis la même multiplication par le salaire horaire brut.
Prenons un accueil de 40 heures par semaine, rémunéré 4,37 € bruts de l'heure, chez une professionnelle titulaire du titre professionnel. Sur 52 semaines, le calcul donne 40 × 52 / 12, soit 173,33 heures lissées par mois, puis 173,33 × 4,37, soit environ 757,47 € bruts de salaire de base mensualisé, versés douze mois sur douze. Sur 42 semaines programmées, le même horaire donne 40 × 42 / 12, soit 140 heures lissées, puis environ 611,80 € bruts. L'écart annuel entre les deux situations dépasse 1 700 € bruts, pour un horaire hebdomadaire identique.
| Paramètre | Accueil sur 52 semaines | Accueil sur 42 semaines |
|---|---|---|
| Heures par semaine | 40 h | 40 h |
| Heures lissées par mois | 173,33 h | 140 h |
| Salaire horaire brut retenu | 4,37 € | 4,37 € |
| Salaire de base mensualisé brut | environ 757,47 € | environ 611,80 € |
| Indemnité de congés payés | Incluse : les congés sont rémunérés lors de leur prise, à la place du salaire de base | Ajoutée au salaire mensuel brut de base |
Ces montants sont des applications directes des formules officielles, donnés à titre d'illustration. Le salaire réellement convenu peut être supérieur au plancher, la convention collective ou l'accord entre les parties pouvant prévoir mieux. Les indemnités d'entretien et de repas s'ajoutent au salaire et ne sont pas du salaire : elles ne se comptent pas dans ce calcul.
Les indemnités qui s'ajoutent au salaire
Deux sommes complètent la rémunération sans en faire partie. L'indemnité d'entretien de l'assistante maternelle couvre le matériel, les jeux, l'eau, l'électricité et le chauffage. La fiche F12812 indique que « l'indemnité prévue par la convention collective est au moins égale à 3,92 € par enfant et pour une journée de 9 heures » et que « son montant varie en fonction de la durée d'accueil », sans jamais pouvoir « être inférieur à 2,65 € ». S'y ajoute, le cas échéant, une indemnité de repas, dont le montant est fixé entre les parties selon les repas fournis et doit figurer dans le contrat.
Contrat assistante maternelle année incomplète : que faut-il savoir ?
C'est la distinction la plus structurante du contrat, et celle qui provoque le plus de litiges. L'année complète correspond à un accueil sur 52 semaines : l'enfant est gardé toute l'année, l'assistante maternelle et la famille prennent leurs congés en même temps. L'année incomplète correspond, selon la fiche officielle sur le salaire, à un accueil sur « 46 semaines ou moins » : des semaines sans accueil sont programmées à l'avance, typiquement les vacances scolaires ou les semaines où le parent ne travaille pas.
La conséquence est double. Sur le salaire, la formule change de diviseur, comme montré plus haut : ce ne sont plus 52 semaines qui sont lissées sur 12 mois, mais le nombre de semaines réellement programmées. Sur les congés payés, le traitement diffère aussi. La fiche « Congés payés d'une assistante maternelle », vérifiée le 23 mai 2025, indique que pour un accueil sur 52 semaines les congés sont rémunérés lors de leur prise et remplacent le salaire de base, tandis que pour un accueil sur 46 semaines ou moins l'indemnité de congés payés « s'ajoute au salaire mensuel brut de base ».
Le contrat doit donc dire clairement, dès la signature, combien de semaines d'accueil sont programmées et lesquelles. Un contrat qui se contente d'indiquer « année incomplète » sans chiffrer les semaines rend le salaire mensualisé incalculable, et l'erreur se répète chaque mois pendant des années.
Les congés payés, dans les deux cas
Le socle est commun. La même fiche rappelle que « l'assistante maternelle a droit à 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois ou période de 4 semaines », soit 30 jours ouvrables au maximum, la période de référence courant « du 1er juin de l'année N-1 au 31 mai de l'année N ». L'indemnité correspond au montant le plus favorable entre la rémunération qu'aurait perçue la salariée pendant le congé et « le 1/10e de la rémunération totale brute perçue au cours de l'année de référence ». Cette règle du dixième figure aussi dans la loi : l'article L. 423-6 du code de l'action sociale et des familles prévoit une indemnité représentative du congé annuel payé « égale au dixième du total formé par la rémunération ».
L'indemnité de congés payés ne se verse pas tous les mois. La fiche officielle sur les congés payés précise que le versement mensuel est interdit. Elle peut être versée « en 1 seule fois au mois de juin », au moment de la prise des congés, ou progressivement, mais jamais lissée sur chaque bulletin. C'est une erreur fréquente, et elle se rattrape mal.
Avenant contrat de travail assistante maternelle : quand et comment le rédiger ?
La règle tient en une phrase de la fiche officielle F16841 : « Toute modification du contrat de travail doit faire l'objet d'un avenant écrit. » Aucun seuil, aucune tolérance pour les petits changements. Un accord oral sur un horaire décalé d'une demi-heure n'a aucune existence le jour où l'un des deux change d'avis ou oublie.
Avenant assistante maternelle : les situations qui l'imposent
Tout ce qui touche à la durée du travail, aux jours d'accueil, au nombre de semaines programmées ou au salaire relève de l'avenant. Ce qui relève d'un aléa ponctuel, à l'inverse, n'en appelle aucun : une semaine d'absence non programmée ne modifie pas le contrat, elle se règle par les règles de maintien du salaire mensualisé. Le tableau ci-dessous trie les cas les plus fréquents et indique, pour chacun, ce qu'il faut recalculer.
| Situation | Faut-il un avenant ? | Ce qu'il faut recalculer |
|---|---|---|
| Changement durable du nombre d'heures hebdomadaires | Oui | Heures lissées et salaire mensualisé |
| Passage d'une année complète à une année incomplète | Oui | Nombre de semaines programmées, salaire mensualisé, traitement des congés payés |
| Augmentation du salaire horaire | Oui | Salaire mensualisé |
| Modification durable des jours d'accueil | Oui | Jour de repos hebdomadaire, éventuellement la période d'essai si le contrat débute |
| Entrée à l'école et passage en accueil périscolaire | Oui | Périodes d'accueil, horaires, semaines programmées, salaire mensualisé |
| Absence exceptionnelle d'une semaine, non programmée | Non | Rien : le salaire mensualisé reste dû selon les règles de maintien de salaire |
| Accueil d'un deuxième enfant de la même famille | Non, un nouveau contrat | Un contrat distinct, un par enfant accueilli |
La dernière ligne est la plus mal connue. L'arrivée d'un second enfant ne se traite pas par avenant au contrat du premier : la fiche officielle impose « un contrat de travail pour chaque enfant accueilli ». Deux contrats coexistent alors, avec chacun leur salaire, leur mensualisation et leur période d'essai.
Avenant contrat assistante maternelle : ce que le document doit contenir
L'avenant obéit au même formalisme que le contrat : deux exemplaires datés, paraphés et signés par les deux parties, chacun gardant le sien. Il ne réécrit pas tout le contrat, il désigne l'article modifié, énonce la nouvelle rédaction et indique la date d'effet. Quand la modification touche au temps d'accueil, il refait aussi le calcul complet : nombre d'heures par semaine, nombre de semaines programmées, heures lissées par mois et salaire de base mensualisé, faute de quoi le bulletin de paie du mois suivant devient indéfendable. Le reste du contrat continue de s'appliquer sans changement.
Avenant au contrat assistante maternelle : et si l'autre partie refuse de signer ?
Un avenant se signe à deux. Le formalisme officiel impose deux exemplaires datés, paraphés et signés par l'employeur et par l'assistante maternelle : sans les deux signatures, il n'y a pas d'avenant, et ce sont les stipulations d'origine qui continuent de produire leurs effets. Des parents qui veulent passer de 40 à 30 heures hebdomadaires et se heurtent à un refus restent donc tenus du salaire mensualisé prévu au contrat, tant qu'ils n'ont pas obtenu l'accord de la salariée. La seule autre voie est le retrait de l'enfant, qui rompt le contrat, ouvre un préavis de 8 jours calendaires avant 3 mois d'ancienneté, de 15 jours de 3 mois à 1 an et d'1 mois au-delà, et déclenche après 9 mois d'ancienneté l'indemnité de rupture de 1/80e des salaires bruts perçus. La règle vaut dans les deux sens : l'assistante maternelle ne peut pas non plus imposer seule une hausse de son taux horaire.
Contrat occasionnel et contrat periscolaire assistante maternelle : quelles différences ?
Ces deux mots désignent des situations d'accueil, pas des catégories juridiques de contrat. Il n'existe pas un « contrat occasionnel » ou un « contrat périscolaire » à côté du contrat à durée indéterminée et du contrat à durée déterminée : il existe un contrat écrit dont les rubriques de durée du travail et de rémunération sont adaptées au rythme réel. C'est la confusion la plus fréquente sur le sujet, et elle conduit des parents à signer des documents sans base. Le tableau ci-dessous met chaque rythme d'accueil en face de son mode de rémunération.
| Type d'accueil | Rythme | Mode de rémunération | Contrat écrit |
|---|---|---|---|
| Accueil régulier sur année complète | 52 semaines programmées | Mensualisation sur 52 semaines, congés rémunérés lors de leur prise | Obligatoire |
| Accueil régulier sur année incomplète | 46 semaines programmées ou moins | Mensualisation sur les semaines programmées, indemnité de congés payés en plus | Obligatoire |
| Accueil périscolaire | Heures autour de l'école, semaines scolaires connues | Le plus souvent une mensualisation en année incomplète | Obligatoire |
| Accueil occasionnel | Ponctuel, non programmé | Paiement des heures réellement effectuées | Obligatoire |
Contrat occasionnel assistante maternelle : comment se paie l'accueil ponctuel ?
L'accueil occasionnel vise une garde ponctuelle et non planifiée à l'avance, sur des durées courtes et irrégulières. Comme l'accueil n'est pas programmé, le lissage sur douze mois n'a rien à lisser : les heures effectuées se paient au réel, sur la base du salaire horaire convenu, dans le respect des mêmes planchers de 3,46 € et 4,37 € bruts par heure et par enfant. Le contrat écrit reste dû, avec les mêmes mentions d'identité, d'agrément et de consignes concernant l'enfant.
Accueil périscolaire : l'année incomplète comme règle
L'accueil périscolaire est, lui, très planifié : il correspond aux heures qui encadrent l'école, le matin avant la classe, le soir après, parfois le mercredi et les vacances scolaires. Il relève typiquement de l'année incomplète, puisque les semaines de classe sont connues à l'avance et les semaines sans accueil aussi. Le contrat doit alors chiffrer les semaines programmées et distinguer, le cas échéant, les semaines scolaires des semaines de vacances, faute de quoi le salaire mensualisé ne peut pas être calculé.
Dans tous les cas, les plafonds physiques restent les mêmes : 48 heures hebdomadaires au maximum, six jours consécutifs au maximum et 11 heures de repos quotidien, tous employeurs confondus. Un accueil occasionnel accepté en plus de contrats réguliers peut faire franchir ces limites sans que personne ne s'en aperçoive.
Contrat travail assistante maternelle : comment prend-il fin ?
La rupture à l'initiative des parents ne s'appelle pas un licenciement, et ce n'est pas qu'une question de vocabulaire. La fiche officielle F16842 décrit le mécanisme : « L'employeur peut exercer son droit de retrait de l'enfant. Ce retrait entraine la rupture du contrat de travail. » Elle ajoute que « cette décision de rupture (pour retrait de l'enfant) est notifiée par lettre RAR ou remise en main propre contre décharge » et que « l'entretien préalable n'est pas nécessaire ». Le code de l'action sociale et des familles impose lui aussi cette forme : son article L. 423-24 oblige le particulier employeur qui ne confie plus d'enfant à une assistante maternelle employée depuis trois mois à notifier sa décision par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, la date de présentation de la lettre fixant le point de départ du préavis ; son article L. 423-25 fixe ce préavis à quinze jours à partir de trois mois d'ancienneté et à un mois lorsque l'enfant est accueilli depuis un an ou plus. La rédaction de cette notification est détaillée dans notre guide sur la lettre de fin de contrat d'assistante maternelle.
| Ancienneté de l'accueil | Préavis en cas de retrait de l'enfant | Préavis en cas de démission |
|---|---|---|
| Moins de 3 mois | 8 jours calendaires | Aucun préavis |
| De 3 mois à 1 an | 15 jours calendaires | 15 jours calendaires |
| Plus d'1 an | 1 mois calendaire | 1 mois calendaire |
Une indemnité de rupture s'ajoute au-delà d'un certain seuil d'ancienneté. Selon la fiche F16842, après 9 mois d'ancienneté « une indemnité de rupture est due », et « son montant est égal à 1/80e du total des salaires bruts perçus pendant la durée du contrat ». Sur un contrat de trois ans ayant donné lieu à 27 000 € de salaires bruts cumulés, l'indemnité s'élève ainsi à 337,50 €. Les parents doivent également remettre le certificat de travail, le reçu pour solde de tout compte détaillant les sommes versées et l'attestation destinée à France Travail.
Contrat de travail assistante maternelle : quand se faire accompagner ?
Pour un accueil classique, les modèles officiels de l'Urssaf service Pajemploi relayés par service-public.gouv.fr suffisent dans la très grande majorité des cas. Le recours à un professionnel se justifie quand la situation sort du cadre : accueil partagé entre parents séparés avec deux employeurs, cumul de plusieurs contrats aux plannings imbriqués, désaccord sur le nombre de semaines programmées après plusieurs années, ou contestation d'une indemnité de rupture.
Le réflexe préalable est gratuit : les relais petite enfance des communes et les services de protection maternelle et infantile des départements renseignent les familles et les assistantes maternelles sur le contrat, et l'Urssaf service Pajemploi gère les déclarations et le calcul des cotisations. Un avocat n'intervient utilement qu'en cas de litige constitué ou de montage inhabituel.
Sur Actav (actav.fr), la bibliothèque propose des modèles Word éditables rédigés par des avocats, sur les statuts, les contrats, les conditions générales de vente et les baux. Elle ne comporte pas de modèle de contrat d'assistante maternelle : pour ce contrat, les modèles officiels gratuits de service-public.gouv.fr, à durée indéterminée comme à durée déterminée, sont la bonne référence. Actav accompagne en revanche la création d'entreprise : le analyse LancIA est gratuit, la publication du dossier au réseau ne demande aucun paiement, le déblocage du dossier coûte 99 € HT et les honoraires de l'avocat démarrent à 290 € HT. Les frais officiels sont facturés à part, dont 33,83 € TTC pour l'INPI et 19,33 € TTC pour le registre des bénéficiaires effectifs.
FAQ : vos questions sur le contrat assistante maternelle
Un délai avant l'accueil, plusieurs après. Avant : le contrat écrit doit être conclu au plus tard le jour de l'embauche. Au début : la période d'adaptation dure au maximum 30 jours calendaires, et la période d'essai est de 3 mois pour un accueil sur 1, 2 ou 3 jours calendaires par semaine, de 2 mois pour un accueil sur 4 jours ou plus. En contrat à durée déterminée, l'essai est d'1 jour par semaine, dans la limite de 2 semaines si la durée est de 6 mois ou moins, dans la limite d'1 mois au-delà. À la fin : le préavis de retrait de l'enfant est de 8 jours calendaires avant 3 mois d'ancienneté, de 15 jours calendaires de 3 mois à 1 an et d'1 mois calendaire au-delà. L'indemnité de rupture est due après 9 mois d'ancienneté. La période de référence des congés payés court du 1er juin au 31 mai.
Trois démarches, dans cet ordre. D'abord vérifier l'agrément de l'assistante maternelle et en reporter les références dans le contrat. Ensuite rédiger et signer le contrat de travail écrit, un par enfant accueilli, au plus tard le jour de l'embauche, en 2 exemplaires datés, paraphés et signés par les deux parties, en partant des modèles officiels gratuits de service-public.gouv.fr. Enfin déclarer l'emploi : selon la fiche officielle, « le service Urssaf Pajemploi est l'interlocuteur pour les formalités déclaratives d'embauche ». Les parents qui perçoivent le complément de libre choix du mode de garde sont inscrits automatiquement à ce service, les autres doivent contacter l'Urssaf service Pajemploi pour s'y inscrire. Les salaires sont ensuite déclarés chaque mois en ligne.
Le contrat, puis ses annexes. Le contrat lui-même mentionne le type de contrat, l'identité des parties, le numéro d'identification employeur, le numéro de sécurité sociale de la salariée, le nom et la date de naissance de l'enfant, la date d'embauche, le lieu de travail, les références de l'agrément, la durée du travail, les périodes d'accueil et horaires, les éléments de rémunération mensualisée et leur mode de calcul, les conditions de détermination des périodes de congés payés et le jour de repos hebdomadaire. S'y ajoutent les consignes concernant l'enfant : santé, régime alimentaire, médecin de référence, soins ou médicaments, consignes en cas d'urgence. En annexe : l'autorisation concernant les modes de déplacement de l'enfant, les documents de santé dont le bulletin de vaccination, la liste des personnes exerçant l'autorité parentale, celle des personnes autorisées à venir chercher l'enfant et celle des personnes à contacter en cas d'urgence.
Cinq erreurs reviennent en permanence. Signer un seul contrat pour deux enfants de la même famille, alors qu'il en faut un par enfant accueilli. Écrire « année incomplète » sans chiffrer les semaines programmées, ce qui rend le salaire mensualisé incalculable. Verser l'indemnité de congés payés chaque mois, alors que le versement mensuel est interdit : elle se verse en une seule fois en juin, au moment des congés, ou progressivement. Modifier les horaires ou le salaire à l'oral sans avenant écrit, alors que toute modification du contrat doit faire l'objet d'un avenant écrit. Enfin, oublier que le repos quotidien de 11 heures se compte tous employeurs confondus, ce qui rend certains plannings illégaux dès qu'une deuxième famille s'ajoute.
Deux sources se combinent, et aucune n'est le code du travail. Le code de l'action sociale et des familles fixe le socle : son article L. 423-17 renvoie les mentions du contrat à un décret, son article L. 423-19 prévoit une rémunération minimale par enfant présent et par heure fixée par décret, son article L. 423-21 impose 11 heures de repos quotidien et son article L. 423-22 interdit d'employer l'assistant maternel plus de six jours consécutifs et de lui demander plus de 48 heures par semaine, moyenne calculée sur quatre mois, sans son accord. La convention collective de la branche du secteur des particuliers employeurs et de l'emploi à domicile du 15 mars 2021, numéro 3239, complète ce socle sur la période d'essai, la mensualisation et les indemnités. Côté chiffres 2026 : le salaire horaire brut minimum est de 3,46 € par heure et par enfant, porté à 4,37 € avec le titre professionnel, l'indemnité d'entretien étant au moins égale à 3,92 € par enfant pour une journée de 9 heures, sans pouvoir descendre sous 2,65 €.
Rarement pour rédiger, plus souvent pour trancher un désaccord. Pour un accueil classique, les modèles officiels gratuits de service-public.gouv.fr, à durée indéterminée comme à durée déterminée, couvrent le besoin, et le relais petite enfance de la commune comme le service de protection maternelle et infantile du département renseignent gratuitement. L'accompagnement devient utile quand la situation se complique : accueil partagé entre parents séparés, plusieurs contrats aux plannings imbriqués, requalification discutée d'un accueil occasionnel devenu régulier, contestation du nombre de semaines programmées après plusieurs années, ou désaccord sur l'indemnité de rupture calculée au 1/80e des salaires bruts perçus pendant le contrat. Dans ces cas, l'écrit préexistant, contrat et avenants, décide de tout : c'est lui qu'il faut réunir avant toute démarche.
Non, jamais. La fiche officielle « Contrat de travail et formalités d'embauche de l'assistante maternelle » est sans nuance : « La rédaction d'un contrat de travail écrit est obligatoire. » Elle précise qu'au plus tard le jour de l'embauche, le particulier employeur et l'assistante maternelle concluent un contrat de travail pour chaque enfant accueilli. Un accord verbal ne dispense donc de rien, et il place surtout les deux parties en difficulté : sans écrit, plus rien ne prouve le nombre d'heures convenu, le nombre de semaines programmées, le salaire horaire retenu ni le jour de repos hebdomadaire. Le contrat et ses avenants doivent être établis en 2 exemplaires datés, paraphés et signés par l'employeur et l'assistante maternelle, chacun conservant le sien.
Le nombre de semaines d'accueil programmées, et tout ce qui en découle. L'année complète correspond à un accueil sur 52 semaines, l'année incomplète à un accueil sur 46 semaines ou moins. Le salaire mensualisé se calcule différemment : sur 52 semaines, « nombre d'heures de travail par semaine × 52 semaines / 12 mois » donne les heures lissées par mois ; sur 46 semaines ou moins, on remplace 52 par le nombre de semaines réellement programmées. Les congés payés diffèrent aussi : sur 52 semaines, ils sont rémunérés lors de leur prise et remplacent le salaire de base ; sur 46 semaines ou moins, l'indemnité de congés payés s'ajoute au salaire mensuel brut de base. Un exemple : 40 heures par semaine à 4,37 € bruts donnent environ 757,47 € bruts par mois sur 52 semaines, contre environ 611,80 € sur 42 semaines.
Oui, un contrat par enfant accueilli. La fiche officielle indique qu'au plus tard le jour de l'embauche, le particulier employeur et l'assistante maternelle concluent un contrat de travail pour chaque enfant accueilli. L'arrivée d'un second enfant ne se traite donc pas par un avenant au contrat du premier : il faut un contrat distinct, avec sa propre durée du travail, ses propres horaires, son propre salaire mensualisé et sa propre période d'essai. Le salaire horaire minimum s'apprécie d'ailleurs « par heure d'accueil et par enfant », ce qui confirme cette logique de contrats séparés. En revanche, les plafonds physiques se comptent globalement : 48 heures par semaine au maximum, six jours consécutifs au maximum, et 11 heures de repos quotidien tous contrats de travail confondus.
Une indemnité forfaitaire d'un demi-mois de salaire brut est due. Selon la fiche officielle, la partie à l'initiative de la rupture doit verser une indemnité forfaitaire compensatrice dont le montant équivaut à 1/2 mois de salaire brut. La règle est symétrique : elle s'applique aux parents qui renoncent comme à l'assistante maternelle qui accepte une autre famille. Sur un salaire mensualisé prévisionnel de 760 € bruts, l'indemnité s'élève à 380 €. Deux exceptions sont prévues, dans lesquelles l'indemnité n'est pas due : le décès de l'enfant, et le retrait, la suspension ou le non-renouvellement de l'agrément. La rupture se notifie par lettre recommandée avec accusé de réception ou par remise en main propre contre décharge, et l'engagement réciproque ne dispense jamais de signer ensuite le contrat de travail écrit.
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